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Diplomacy & Defense Think Tank News

Super Tuesday : le « come-back » de Joe Biden

IRIS - Wed, 04/03/2020 - 15:53

Quelle nuit !

« On appelle ça un super mardi et on sait pourquoi », a (presque) sobrement commenté Joe Biden en s’adressant à se supporters depuis la Californie. Il faut dire qu’il était certainement loin d’imaginer, il y a à peine une semaine, que cela aurait pu se passer ainsi :

Début de soirée : pas le temps de s’installer

La soirée a commencé gentiment, avec le caucus des Samoa, un territoire dépendant des États-Unis et qui participe à la primaire démocrate, bien que ces habitants n’ont pas le droit de vote pour l’élection générale. Mike Bloomberg (qui y a investi une somme déraisonnable en publicité) et Tulsi Gabbard (qui est née ici) ont remporté ce premier scrutin.

On a alors pu penser pendant un instant que cela allait annoncer une vague Bloomberg, porté par ses millions et une campagne immorale, qui pouvait montrer qu’on peut s’acheter son siège à la Maison-Blanche.

Le premier résultat continental est venu du Maine, un État du nord-est, une région dans laquelle Bernie Sanders devait logiquement écraser tout le monde : il est sénateur du Vermont, et les démocrates sont ici tournés vers l’Europe et les idées plutôt progressistes : un programme de couverture-santé pour tous, ça parle aux électeurs et ça ne fait pas forcément peur. Mais la surprise a été de taille : dans cet État, le vote, qui ne devait être qu’une formalité, s’est révélé très serré et il a été impossible aux instituts de sondage de désigner un vainqueur.

Puis tout s’est emballé très vite : les États du sud ont commencé à tomber et il est devenu évident qu’il se passait quelque chose d’inattendu : en Virginie et en Caroline du Nord, la victoire de Joe Biden a été écrasante. Très vite, il a aussi fallu prendre en compte que la participation était massive : les Afro-Américains, en particulier, étaient donc sortis de chez eux pour faire entendre leur voix et peser sur ce scrutin. En Virginie, où 700 000 électeurs s’étaient déplacés en 2016, on a eu la surprise de constater qu’ils étaient cette fois plus de 1,3 million : presque le double !

Les bastions sont tombés

Les équipes de Sanders n’y ont pas cru tout de suite même si, sur les réseaux sociaux, il y a eu soudain un calme étonnant –certainement dû à l’inquiétude. Et le coup de massue est tombé assez vite : le Minnesota d’abord, mais surtout le Massachusetts, ont été gagnés par Joe Biden. Réalisons-nous bien que le Massachusetts est quasiment le jardin d’hiver de Bernie Sanders qui, en tant que voisin, pensait qu’il n’en ferait qu’une bouchée ? Oh, bien sûr, il fallait d’abord vaincre Elizabeth Warren, qui est sénatrice de cet État, mais il pensait que c’était à sa portée : Elizabeth Warren a été effectivement défaite, durement, mais elle finit troisième car Sanders a rendu les armes lui-aussi. Le Minnesota a donné à l’ancien vice-président de Barack Obama une autre de ces grandes victoires symboliques qui marquent les soirées électorales : il a été aidé par le ralliement d’Amy Klobuchar, la « régionale » de l’étape, et par cette formidable dynamique de rassemblement qui s’est mise en route à 48h de l’élection.

Le sud a suivi : tous les États y ont voté comme un seul électeur : Biden, Biden, Biden semblait être leur seul crédo. Tennessee, Arkansas, Oklahoma… les victoires se sont enchainées et on commençait à se demander ce qu’il resterait à Bernie Sanders pour digérer cette soirée.

Bernie à l’Ouest

Pour le candidat autoproclamé « socialiste », le salut est venu des États situés le plus à l’Ouest : peut-être le vent n’avait pas réussi à souffler assez fort jusque-là pour emporter tous ses espoirs. En réalité, on y a beaucoup voté par anticipation, c’est-à-dire AVANT que ce vent pro-Biden ne se lève sur les États-Unis ; avant aussi que Pete Buttigieg et Amy Klobuchar ne quittent la course : il était donc trop tard pour redresser totalement la barre. Dans le Colorado, Bernie a réussi à passer en tête, tout comme dans l’Utah. Mais pour quel gain ? 67 et 29 délégués, respectivement. Une bien maigre collecte !

Il restait alors les deux grosses timbales de la soirée : le Texas et la Californie : 228 délégués pour l’un et 415 pour l’autre. Les partisans les plus convaincus ont cru y voir un moyen de retourner les choses. Mais il confondait visiblement là deux systèmes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre et qui sont respectivement celui des primaires et celui de l’élection générale : dans le second, le vainqueur emporte TOUS les délégués : c’est le « winner-take-all », le gagnant rafle tout. Toutefois, ce n’est pas le cas dans les primaires, puisque les voix sont réparties à la proportionnelle, en fonction d’un vote populaire pour une part d’entre eux et des résultats dans les territoires pour l’autre partie, et à la condition d’avoir atteint un seuil de 15%. La victoire de Sanders en Californie, que l’on a appris au petit matin ne lui rapportera donc que quelques dizaines de délégués en plus par rapport à Biden, même pas de quoi rattraper le retard accumulé dans les autres États.

Réunir à tout prix

Il s’est donc passé quelque chose d’extraordinaire dans cette course et quelque chose a changé : mais si Sanders se retrouve assommé et que Joe Biden devient ultra-favori pour décrocher l’investiture, il reste toujours un même problème que cette primaire a révélé de façon encore plus criante : l’électorat démocrate a des attentes différentes en fonction du groupe auquel il appartient. Les Hispaniques veulent une couverture-santé plus protectrice et n’ont pas peur de l’interventionnisme de l’État mais les plus âgés veulent conserver un système d’assurances privées et ont peur du coût astronomique des propositions de Bernie Sanders. Les plus jeunes sont idéalistes et adhèrent aux propositions inclusives du doyen des candidats, appelant de leurs vœux un même accès aux soins, à l’éducation ou au logement, pour tous. Les Afro-Américains sont plus pragmatiques et modérés et se méfient de la radicalité de Bernie Sanders.

Autant de groupes différents auxquels le futur candidat unique devra parler et dont il devra porter les aspirations. Il faudra que le candidat unique soit aussi en capacité de parler aux ouvriers, auquel le parti ne parle plus depuis longtemps et qu’il propose une voie pour sortir de la division qui gangrène le pays.

Joe Biden s’est positionné pour être ce candidat modèle, parce qu’il a inscrit sa campagne dans la réunification de la famille démocrate qui était éclatée : les ralliements de Pete Buttigieg, Amy Klobuchar et beto O’Rourke ont créé l’électro-choc qui manquait à ces primaires. Maintenant, il va tacher de ne plus laisser retomber ceet énergie et va tenter de la porter jusqu’au 3 novembre en l’habillant d’un projet qui les mettra tous d’accord : « il faut chasser Donald Trump de la Maison-Blanche. »

« Lesbos, la honte de l’Europe » – 3 questions à Jean Ziegler

IRIS - Wed, 04/03/2020 - 14:20

Longtemps Conseiller national au Parlement de la Confédération suisse puis Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler est aujourd’hui membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Il répond aux questions de Pascal Boniface à l’occasion de la parution de son ouvrage « Lesbos, la honte de l’Europe », aux éditions du Seuil.

1/ Les dépenses investies selon vous dans « la technologie des frontières » en Europe s’élèvent à 15 milliards d’euros. D’où vient cette conclusion ?

La technologie des frontières ne cesse d’innover. Par exemple, les murs érigés sur les frontières sont aujourd’hui dotés de mitrailleuses auto-déclenchables. L’être humain qui s’en approche à 300 mètres entend d’abord un avertissement – émis en trois langues et à plusieurs reprises – qui lui ordonne de faire demi-tour. S’il continue d’avancer, il est abattu par la mitrailleuse dont le tir se déclenche automatiquement. Des drones ultra-performants surveillent nuit et jour les mouvements des réfugiés. Des satellites géostationnaires sont positionnés au-dessus du détroit de Gibraltar, de la mer Égée et du nord du Sahara. Pour détecter les réfugiés cachés dans des camions en Serbie ou au nord de la Bosnie, une nouvelle technologie permet de capter les battements de cœur et de mesurer le volume d’air respiré. Ces scanners aux rayons X sont extrêmement onéreux : un seul appareil coûte 1,6 million d’euros.

Aujourd’hui, les dépenses pour la sécurisation technologique des frontières s’élèvent à 15 milliards d’euros par an. Elles atteindront, selon les prévisions, 29 milliards d’euros en 2022. Tout cela profite évidemment aux marchands d’armes… et incombe aux contribuables européens.

Pour les marchands de canons, les industriels de l’armement et les trafiquants d’armes, la lutte contre les réfugiés et les migrants est désormais plus rentable que toutes les guerres réunies du Yémen, de Syrie et du Darfour. L’Union européenne (UE) vient de publier ses perspectives budgétaires. Jusqu’en 2027, les dotations des deux postes intitulés « Sécurité des frontières » et « Migrations » seront portées à 34,9 milliards d’euros. FRONTEX, l’organisation militaire chargée de sécuriser la frontière sud de la forteresse Europe, verra son budget augmenter de 12 milliards d’euros sur la période 2021-2027. Avec les garde-côtes grecs, eux aussi financés par l’UE, les bateaux de guerre de FRONTEX interceptent en haute mer les embarcations des réfugiés. Par la violence, ils les empêchent d’accoster sur les côtes de l’Europe.

Dans l’esprit de l’UE, les réfugiés constituent une menace pour l’Europe. Le Commissaire européen en charge de la politique des réfugiés, Margaritis Schinas, est en tête d’un dicastère que la Commission a nommé « Migration et promotion du mode de vie européen ». En pratiquant la chasse à l‘homme dans la mer Égée (en Méditerranée et le long des frontières terrestres de l’Europe méridionale), l’UE empêche les persécutés de déposer une demande d’asile.

2/ Vous êtes très sévère avec Filippo Grandi, actuel Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Pourquoi ?

Le Haut Commissaire aux réfugiés des Nations unies doit veiller à l’application de la Convention de l’ONU relative au statut des réfugiés de 1951. Il fonctionne selon un principe de subsidiarité : ce qu’un État membre de l’ONU peut faire, le Haut Commissaire ne le fait pas.

Dans les camps de premier accueil, les hot spots des îles grecques de la mer Égée, où 34.000 hommes, femmes et enfants sont enfermés souvent depuis 3 à 4 ans, dans des abris précaires, suroccupés, manquant de nourriture, souffrant de conditions hygiéniques abominables, les réfugiés sont traités comme des animaux. Les camps sont administrés par la Grèce et financés par l’UE. Ces camps sont une honte pour l’Europe.

Dans de telles situations de carence et d’échec, aucune subsidiarité ne peut être invoquée. La totale passivité de l’ONU est un scandale.

3/ Jusqu’où peut-on ouvrir les frontières aux réfugiés ?

La question n’a pas lieu d’être.

Quiconque est menacé – torturé, bombardé – dans son pays d’origine a le droit de traverser une frontière et de demander protection dans un autre État. Le droit d’asile est une conquête de civilisation. C’est un droit de l’homme universel, garanti par l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 et par la Convention internationale relative au statut des réfugiés de 1951. Tout réfugié a le droit de déposer une demande d’asile. Aucun État n’a le droit de fermer ses frontières au demandeur d’asile. L’État hôte peut ensuite, après interrogatoire et enquête, accepter ou refuser la demande d’asile. Mais refuser au persécuté de déposer sa demande – par la fermeture des frontières – est un crime contre l’humanité.

Los desafíos del gobierno Bolsonaro

Real Instituto Elcano - Wed, 04/03/2020 - 11:35
Esther Solano Gallego. ARI 19/2020 - 4/3/2020

¿Cuáles son las perspectivas de futuro del gobierno de Bolsonaro?

Comment utiliser un disque dur externe sur une PS4 ?

RMES - Wed, 04/03/2020 - 11:18

Les disques durs externes de PS4 sont de petits dispositifs qui servent à accroitre la capacité de votre PS4. Il n’est pas complexe d’en faire usage. Quel que soit le type de disques durs dont il s’agit, le processus d’utilisation reste le même.
Toutefois, leur utilisation peut varier en fonction de l’appareil sur lequel vous désirez le connecter. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’une PS4. Voilà comment procéder !

Le branchement du disque dur externe

C’est une étape obligatoire qui précède l’usage de votre disque dur externe. Il vous faut donc brancher votre disque dur externe et votre PS4. Cette opération est simple à exécuter. En fait, le disque dur externe est fourni avec des câbles USB. Il vous faut donc connecter le disque dur externe et le PS4 par le biais de ce dernier.
Vous devez commencer par brancher le cordon au disque dur. Ensuite, branchez l’autre extrémité du cordon à la PS4 en insérant son bout dans le port USB dont dispose la PS4. Lorsque la connexion sera effectuée, vous devrez apercevoir le voyant lumineux de votre disque dur s’allumer. Si tel n’est pas le cas, il vous faudra bien ajuster le câble. Après cela, il devrait s’allumer.

Lire aussi : Où trouver un bon dictaphone ?

L’installation des jeux

Si vous désirez utiliser convenablement votre disque dur externe, il vous faut impérativement installer les jeux vidéo que vous désirez sur ce dernier. En réalité, l’espace de stockage que présente le disque dur est mis à votre disposition pour cela. Il s’agit de la phase logique. Au cours de cette installation, vous pouvez être confronté à deux situations diverses.
Vous pouvez décider de mettre votre disque dur externe dans votre PS4 ou pas. Dans ce dernier cas, il vous faut au préalable procéder au transfert de vos jeux sur votre disque dur externe. De cette façon, vous pourriez l’utiliser aisément. Une fois que vous relierez le disque dur et votre PS4, vous pourrez avoir accès à vos jeux.

Voir également : Les produits de chez Rakuten

En ce qui concerne le premier cas, il vous faut ajouter le disque dur externe au disque dur interne de votre PS4. Il va de soi que dans ce cas de figure, vous devrez passer par le système de votre PS4.
Il vous faut entrer dans les paramètres de votre PS4. Ensuite, il vous fait choisir le menu nommé stockage. Vous verrez apparaitre vos deux disques durs. Dès lors, il vous faut choisir l’option application.
Enfin, vous devez à présent choisir les applications qui sont présentes sur le disque dur interne. Ensuite, vous pouvez déplacer tous vos jeux du disque dur interne au disque dur externe.

L’installation et le lancement des jeux

Cette étape succède le transfert des jeux vidéo sur le disque dur externe. Il vous faudra aller dans la mémoire du disque dur externe, afin de procéder à l’installation des jeux transférés sur ce dernier. Cliquez ici pour découvrir le comparatif des meilleurs disque durs ps4. Pour cela, il vous faut retrouver les jeux et les sélectionner. Une fois les jeux sélectionnés, cliquez sur l’icône installer. Cela se fera pour chacun des jeux transférés. Patientez que l’installation s’effectue. Lorsque vos jeux seront installés, vous pourrez commencer votre partie.

L’article Comment utiliser un disque dur externe sur une PS4 ? est apparu en premier sur RMES.

Le Déméter 2020 : le Brexit, quelles conséquences agricoles ?

IRIS - Wed, 04/03/2020 - 10:15

À l’occasion de la sortie du Déméter 2020, Ludivine Petetin, maître de conférences de l’Université de Cardiff, répond à nos questions :
– Quel était le poids du Royaume-Uni dans le secteur agricole européen ? Son retrait de l’UE va-t-il peser sur le secteur ?
– Comment le Brexit va-t-il impacter les secteurs de l’agriculture des différentes nations du Royaume-Uni ?
– Le départ du Royaume-Uni peut-il amener les Européens à repenser leur politique agricole ?

La "guerre commerciale" Chine-États-Unis, quelles conséquences ?

Institut Montaigne - Wed, 04/03/2020 - 10:07

Cette série en quatre parties a été écrite entre le 27 novembre 2019 et le 18 février 2020. Contrairement à beaucoup de prédictions, l’économie américaine a bien résisté au conflit commercial, tandis que la Chine a été plus touchée par les prévisions à la baisse que par les pertes commerciales réelles. Au-delà d’une année 2020 imprévisible – avec l’attaque du COVID-19 et l'élection …

The EU Will Not Be Able to Enforce the UN Arms Embargo in Libya

SWP - Wed, 04/03/2020 - 00:00

On 19 January 2020 a high-level conference was held in Berlin to find solutions to the conflict in Libya between the unity government under Fayez al-Sarraj and the troops led by General Khalifa Haftar. A central agreement in the final declaration aims to stop the unimpeded influx of weapons that external actors are making available to the warring parties. The conference participants committed themselves to “unequivocally and fully respect and implement the arms embargo established by United Nations Secu­rity Council Resolution 1970 (2011) and the Council’s subsequent resolutions, including the proliferation of arms from Libya, and call on all international actors to do the same”. The declaration thus reaffirms the existing resolutions, revealing its basic problem: So far, the United Nations (UN) has not been able to effectively enforce the current embargo for a variety of reasons.

La evolución de la imagen y el prestigio de España (2012-2019)

Real Instituto Elcano - Tue, 03/03/2020 - 12:35
Carmen González Enríquez y José Pablo Martínez Romera. 3/3/2020

Se ofrece un análisis panorámico sobre las características principales de la imagen internacional e interna de España, sobre los cambios que esta imagen ha experimentado en los últimos ocho años y sobre las fuentes que el Observatorio para la Imagen de España del Real Instituto Elcano utiliza para conocerla y medirla

Coronavirus : se préparer à la pandémie

Institut Montaigne - Tue, 03/03/2020 - 10:33

L’épidémie du coronavirus SARS-CoV-2 est devenue une pandémie. Alors qu’elle semble stagner en Chine, elle se développe rapidement au Japon, en Iran, en Italie et ailleurs en Europe, y compris en Allemagne et en France. Aux États-Unis, le CDCP (Centre for Disease Control and Prevention), en charge de la prévention et du contrôle des maladies, a prévenu les autorités que le pays ne serait pas épargné, ce qui a provoqué une lourde chute des marchés financiers.…

Die Brexit-Revolution

SWP - Tue, 03/03/2020 - 00:50

Nach dem erfolgten Austritt des Vereinigten Königreichs (VK) aus der Europäischen Union (EU) gehen die Brexit-Verhandlungen in die nächste, entscheidende Phase: In nur noch zehn Monaten Über­gangszeit gilt es, das zukünftige Verhältnis von EU und VK in Wirtschaft, innerer Sicherheit und Außenpolitik sowie einen institutio­nellen Gesamtrahmen auszuhandeln. Doch die Vorzeichen stehen auf Konfrontation. Oberste Maxime der innenpolitisch gestärkten britischen Regierung ist die absolute Abgrenzung von der EU, die Liste von Konflikt­punkten mit den Verhandlungszielen der Union ist lang. Gemeinsam müssen die Verhandlungsführer ein neues Modell der Zusammenarbeit zwischen Partnerschaft und Wett­bewerb finden.

EU-Flüchtlingspolitik: Drei-Punkte-Plan für Brüssel und Athen

SWP - Tue, 03/03/2020 - 00:45

Öffnet Griechenland einige Grenzübergänge für irreguläre Migranten und Schutzsuchende aus der Türkei, droht eine politische Kettenreaktion. Zwar gibt es keine belastbaren Erkenntnisse dazu, dass eine neue unkontrollierbare »Sogwirkung« entstehen könnte. Für das aktuelle Jahr kann mit einer niedrigen sechsstelligen Zahl an Personen gerechnet werden, die irregulär über die sogenannte östliche Mittelmeerroute in die EU einreisen würden. Dies ist eine sehr große Herausforderung, aber nicht mit 2015 zu vergleichen.

Viele EU-Länder verletzen bereits seit zwei Jahren das Schengenrecht

Allerdings wird es in Griechenland zu weiteren gewaltsamen Protesten gegenüber Zuwanderern kommen. Andere EU-Mitgliedstaaten werden bei einer erhöhten Weiterwanderung über die Balkanroute wahrscheinlich Binnengrenzkontrollen ausweiten. Bereits seit zwei Jahren verletzen Deutschland, Österreich, Frankreich und andere nordische Mitgliedstaaten die dazu geltenden Bestimmungen des Schengenrechts.

Zusätzlich droht in Deutschland eine erneute Nabelschau auf die vergangene Migrationspolitik, während in Italien und Frankreich rechtspopulistische Akteure nur auf eine erneute Krise zum Ausbau ihrer Machtposition warten. Schließlich könnte Erdogan versucht sein, weitere Drohungen gegenüber Griechenland und der EU umzusetzen.

Ein Kurs der Härte an der griechischen Außengrenze ist jedoch keinen Deut besser. Die konservative Regierung toleriert lokale Übergriffe gegenüber Zuwanderern und legitimiert somit womöglich neue Bürgerwehren. Die Ankündigung, das Asylsystem für einen Monat zu suspendieren, entbehrt jeglicher rechtlicher Grundlage. Die Prüfung des individuellen Schutzbedürfnisses ist in EU-Gesetzen, der europäischen Grundrechtecharta und dem internationalen Recht festgeschrieben.

Das Urteil des Gerichtshofs für Menschenrechte erlaubt keinesfalls flächendeckende Rückführungen

Das vielbeachtete Urteil des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte zur spanischen Grenzsicherung in Melilla erlaubt keineswegs flächendeckende Rückschiebungen von irregulären  Zuwanderern. Vielmehr argumentierte der Gerichtshof, dass eine Abschiebung ohne Asylantrag in diesem Einzelfall gerechtfertigt war, da die spanische Grenze mit Gewalt gestürmt wurde und andere Zugangswege bestanden hätten. Dies ist nicht ohne weiteres auf Griechenland zu übertragen.

Ungeachtet dessen übt sich Ungarn in seiner Vorreiterrolle für den Abbau liberaler Grundrechte und erklärte als erstes EU-Land, keine neuen Asylanträge mehr anzunehmen. Wenn in den kommenden Tagen Frontex verstärkt für den Außengrenzschutz mobilisiert wird, ohne dass der Respekt für das geltende EU-Asylrecht eingefordert wird, kann die EU ihre Anstrengungen für die Verteidigung der Rechtsstaatlichkeit vorerst beerdigen.

Was also tun? Es braucht keine grundlegend neuen Ideen, sondern eine gemeinschaftliche europäische Politik, die Griechenland und die Türkei entlastet, dabei aber ebenso klare Linien aufzeigt.

Drei Schritte sind nötig

Erstens muss mit der Türkei vereinbart werden, dass im Gegenzug für neue umfangreiche humanitäre Hilfen die reguläre Grenzsicherung wiederhergestellt wird. Der Rahmen der EU-Türkei-Erklärung sollte dazu genutzt werden, neue Gelder gemäß europäischer Interessen zu steuern, also nicht direkt in die türkische Einflusszone in Nordsyrien fließen zu lassen. Sollten erneut Schutzsuchende vorsätzlich an die griechischen Landgrenzen gebracht werden, könnten separate wirtschaftliche Sanktionen gegen die Türkei in den Blick genommen werden.

Zweitens sollten die neu an der griechischen Grenze gestrandeten Personen  kontrolliert eingelassen werden. Griechenland muss zulassen, dass mit direkter EU-Beteiligung dort neue menschenwürdige Aufnahmelager geschaffen werden. Asylanträge der Neuankömmlinge könnten zeitlich gestreckt und mit Hilfe des europäischen Unterstützungsbüros für Asylfragen (EASO) bearbeitet werden.

Dieser Ansatz ist mit großen praktischen Schwierigkeiten verbunden, vermeidet aber eine noch gefährlichere allgemeine Suspendierung des Asylrechts. Andere EU-Staaten müssen zugleich in substantiellem Umfang Minderjährige und weitere Schutzbedürftige von den griechischen Inseln übernehmen. Diese Forderung ist altbekannt, aber relevanter denn je.

Griechenland darf nicht nur beim Grenzschutz unterstützt werden. Eine neue Anstrengung zur Verteilung Geflüchteter lädt nicht zur unkontrollierten Zuwanderung ein, sondern verteidigt den Kern europäischer Werte.

Drittens muss schnellstmöglich eine größere Reform des europäischen Asylsystems auf den Weg gebracht werden, die unsere Abhängigkeit von Drittstaaten verringert. Ein »neuer Migrationspakt« der Europäischen Kommission und weitere Reformvorstellungen Deutschlands für die EU-Flüchtlingspolitik sollten diesen März offiziell vorgestellt werden.

Dabei werden während der deutschen EU-Ratspräsidentschaft in der zweiten Jahreshälfte noch viele Fragen zu klären sein. Wenn Griechenland und die EU aber jetzt in eine einseitige Politik der Abschreckung zurückfallen, läuft diese Reformdebatte zwangsläufig ins Leere. 

Der Text ist zuerst bei Tagesspiegel.de erschienen.

Auf der Flucht im eigenen Land

SWP - Tue, 03/03/2020 - 00:00

∎ Während das Thema grenzüberschreitende Flucht seit Jahren ganz oben auf der inter­nationalen Agenda steht, erfährt das zahlenmäßig noch größere Phänomen Binnenvertreibung wenig politische Aufmerksamkeit. Das ist problematisch, da Binnenvertreibung Konflikte fördert und Entwicklung hemmt.

∎ Das Problem verschärft sich, wenn Binnenvertreibung lange andauert. Wird einer großen Bevölkerungsgruppe über Jahre die Ausübung von Grund- und Bürgerrechten verwehrt, entstehen hohe gesamtgesellschaftliche Kosten und politische Risiken.

∎ Akute Binnenvertreibung kann vielfältige Ursachen haben. Verstetigt sie sich, deutet das auf grundlegende politische Versäumnisse hin. Entsprechend sensibel ist das Thema für die jeweiligen Regierungen. Sie werten internationale Unterstützungsangebote häufig als unzulässige Eingriffe in ihre inneren Angelegenheiten.

∎ Auf globaler und regionaler Ebene sind seit Anfang der 2000er Jahre Fortschritte in der Rechtsetzung zu verzeichnen. Die Umsetzung ist aber nach wie vor unzureichend, und es fehlt ein zentraler internationaler Akteur, der sich für die Belange von Binnenvertriebenen stark macht.

∎ Voraussetzung für den Schutz und die Unterstützung der Betroffenen ist der politische Wille nationaler Entscheidungsträger. Neue Zugänge lassen sich eröffnen, wenn den Regierungen die Folgen von Binnen­vertreibung klarer vor Augen geführt werden und an ihr Eigeninteresse appelliert wird.

∎ Die Bundesregierung sollte dem Thema Binnenvertreibung mehr Aufmerksamkeit widmen und sich besonders für dauerhafte Lösungen einsetzen. Die wichtigste institutionelle Reform bestände darin, wieder einen Sonderbeauftragten für Binnenvertriebene zu ernennen, der dem Generalsekretär der Vereinten Nationen direkt unterstellt ist.

Vorwahlen in den USA: Mobilisierung des progressiven Spektrums oder Kampf um die moderate Mitte?

SWP - Tue, 03/03/2020 - 00:00

Lange galt der Grundsatz, dass Präsidentschaftswahlen in den USA in der politi­schen Mitte gewonnen werden. Aufgrund des Mehrheitswahlrechts war im amerikani­schen Zwei-Parteiensystem der Kampf um die dort verorteten Wechselwähler ent­scheidend. Deshalb galten Kandidaten mit moderaten Positionen als besonders er­folgversprechend. Bewerber wie der erzkonservative Republikaner Barry Goldwater 1964 oder der linke Demokrat George McGovern 1972 wurden durch haushohe Nie­derlagen abgestraft.

Bereits die Wiederwahl von George W. Bush im Jahr 2004 erschütterte diese Ge­wissheit. Erstmals führte eine bewusst nicht auf die Mitte, sondern den konservativen Rand des politischen Spektrums ausgerichtete Wahlkampfstrategie zum Erfolg. Auch die überraschende Niederlage von Hillary Clinton gegen Donald Trump vor vier Jah­ren verdeutlichte, wie entscheidend die Mobilisierung des gesamten Wählerpotentials für den Wahlausgang ist.

Die ideale Kandidatur begeistert die eigenen Anhänger und überzeugt gleichzeitig Unentschlossene davon, für die Demokraten zu stimmen. Barack Obama kam die­sem Ideal nahe, doch im diesjährigen Wahlkampf ist keine vergleichbare Person in Sicht; zudem ist unklar, ob er unter den heutigen Bedingungen ebenso erfolgreich sein könnte. Den größten Enthusiasmus löst bislang Bernie Sanders aus. Allerdings befürchten viele, dass er mit seinen progressiv-linken Positionen mögliche Wechsel­wähler verschreckt. Deren Zahl hat jedoch in den letzten Jahrzehnten deutlich abge­nommen, und zwar parallel zur stetig ansteigenden parteipolitischen und ideologi­schen Polarisierung der amerikanischen Gesellschaft. In den 1990er Jahren wurde ihr Anteil am Elektorat noch auf etwa 20 Prozent geschätzt, mittlerweile gelten aber nur noch sechs bis zehn Prozent als tatsächlich unentschlossen. Die Zielgruppe, die durch die richtige Kombination aus Kandidatin bzw. Kandidat und moderaten Poli­tikinhalten zu gewinnen ist, ist somit um die Hälfte geschrumpft.

Weitgehend unstrittig ist, dass das Wählerpotenzial der Demokraten größer ausfällt als das der Republikaner. Die Demokraten vereinen die Stimmen einer Vielzahl von gesellschaftlichen Gruppen auf sich, die ein breites kulturelles, ethnisches und politi­sches Spektrum repräsentieren – von der schwarzen Gewerkschafterin bis zum queeren Genderaktivisten. Uneinigkeit herrscht hingegen über den richtigen Weg, dieses Wählerpotenzial zu aktivieren. Entscheidet sich die Wahl durch die Mobilisie­rung des progressiven Spektrums oder im Kampf um die moderate Mitte? Lars Brozus und Johannes Thimm kommen zu unterschiedlichen Schlussfolgerungen.

Lars Brozus: Wer Trump schlagen will, muss das progressive Spektrum mobilisieren

Lars Brozus

Zwei Gründe sprechen dafür, dass der Weg in die Mitte ein Fehler wäre. Erstens be­steht die beste Chance, im November vorn zu liegen, darin, jemanden zu nominie­ren, der nicht nur die eigenen Anhänger, sondern auch Erst- und Nichtwähler zu elektrisieren vermag. Dieses Wählerpotenzial lässt sich durch moderate Positionen jedoch nur schwer aktivieren. Progressive Ideen fallen hingegen auf fruchtbaren Bo­den, denn das ideologische Spektrum der Demokraten hat sich nach links verscho­ben. Zudem ist die Wahlbevölkerung jünger und bunter geworden: Der Anteil der Erstwähler hat sich seit 2016 auf etwa zehn Prozent verdoppelt, ethnische Minder­heiten machen inzwischen ein Drittel des Elektorats aus. All das schwächt das mode­rate Milieu, das Obama noch zu erreichen vermochte. Schon Hillary Clinton gelang es mit ihren gemäßigten Positionen vor vier Jahren nicht, das progressiv-linke Spekt­rum des demokratischen Wählerpotenzials für sich zu gewinnen.

Zweitens dürfte es nahezu unmöglich sein, konservative Wähler davon zu überzeu­gen, diesmal für die Demokraten oder zumindest nicht für Trump zu stimmen. Denn die vorwiegend weiße, ländliche und ältere Wählerschaft der Republikaner befürch­tet, dauerhaft zur Minderheit zu werden. Tatsächlich wird die amerikanische Gesell­schaft ethnisch heterogener, kulturell vielfältiger und gesellschaftspolitisch liberaler. In einer Art Dauerwahlkampfmodus nutzt Trump diese Angst, indem er die Ernen­nung konservativer Richter oder die Eindämmung der Immigration als Erfolge ver­kauft, die der Liberalisierung der amerikanischen Gesellschaft Grenzen setzen. Mit den Erfolgsmeldungen verbunden ist die Drohung, dass alles gefährdet sei, wenn die Demokraten wieder an die Macht kämen. Weil diese Botschaft den republikanischen Anhängern unaufhörlich eingehämmert wird, dürften sie hochmotiviert sein, zur Wahl zu gehen und für Trump zu stimmen.

Im demokratischen Kandidatenfeld stehen Elizabeth Warren und Bernie Sanders für progressive Ideen. Warren entfacht bislang nur wenig Begeisterung, während San­ders über die enthusiastischsten Anhänger verfügt. Er ist sicher nicht die erste Wahl, wenn es darum geht, Wechselwähler in der Mitte zu gewinnen. Aber die bisherigen Vorwahlergebnisse und die Tatsache, dass er seine Wahlkampagne durch Millionen von Kleinspendern finanzieren kann, unterstreichen seine Popularität. Die Warnung, dass seine Nominierung Trumps Wiederwahl garantieren würde, überzeugt daher nicht.

Johannes Thimm: Die Mitte aufzugeben, ist riskant

Johannes Thimm

Das Argument, dass Mobilisierung mit progressiven Positionen wichtiger sei als ein Ansprechen der Mitte, hat drei entscheidende Schwächen.

Erstens könnte ein Kandidat vom linken Rand nicht nur die eigene Basis mobilisieren, sondern auch die Basis von Trump in Rekordhöhe an die Wahlurnen treiben und so den eigenen Mobilisierungsvorteil wieder zunichtemachen.

Zweitens ist davon auszugehen, dass gerade die dezidiert linken Anhänger der De­mokraten hoch motiviert sind, Trump aus dem Amt zu wählen und zu diesem Zweck auch für eine Person stimmen würden, die ihre politischen Präferenzen nicht voll­ständig reflektiert. Um sie zu mobilisieren, bedarf es keines besonders linken Kandi­daten.

Drittens, und das ist das zentrale Argument für einen Kandidaten der Mitte, verlieren die Demokraten die Unentschlossenen, wenn diese gezwungen sind, zwischen zwei Extremen zu wählen. Schwierig wird es insbesondere dann, wenn sie zu der Auffas­sung gelangen, dass das Programm eines sehr linken Kandidaten einen zufrieden­stellenden Status quo, etwa die wirtschaftliche Stabilität, gefährdet.

Ein Beispiel: Ein massiver Ausbau des Sozialstaats – unter anderem ein steuerfinan­ziertes öffentliches Gesundheitssystem und kostenlose Universitätsbildung –, wie Sanders ihn fordert, muss mit deutlich höheren Steuern finanziert werden. Diese Aussicht könnte viele Unentschiedene unabhängig von ihrer Parteizugehörigkeit ver­schrecken, selbst solche, die von Trump genug haben: Sie würden entweder nicht wählen oder doch für Trump stimmen. Man kann daher nicht sicher davon ausgehen, dass die mutmaßlich höhere Wahlbeteiligung am linken Ende des Spektrums, die ein progressiver Kandidat verspricht, die damit einhergehenden Verluste in der Mitte ausgleichen könnte.

Umgekehrt kann es gerade in eher konservativ geprägten Wahlkreisen durchaus er­folgversprechend sein, mit moderaten Positionen anzutreten. Dies gilt besonders, da durch die Besonderheiten im amerikanischen Wahlsystem konservative Wahlkreise überproportional viel Gewicht haben. So gelang es den Demokraten bei den Zwi­schenwahlen zum Kongress 2018, durch die Nominierung von Kandidaten der Mitte zahlreiche Wahlkreise zu gewinnen, die zuvor an die Republikaner gegangen waren.

Zwar mag die Zahl der Wechselwähler insgesamt schwinden, doch können sie noch immer wahlentscheidend sein. Es darf daher bezweifelt werden, ob es für die Demo­kraten taktisch klug ist, sich auf Trumps Spiel der maximalen Polarisierung einzulassen.

So schafft die EU den Neustart ihrer Afrika-Beziehungen

Nie zuvor haben sich so viele EU-Spitzenpolitiker*innen für Afrika interessiert. Neben der EU-Kommissionspräsidentin hat vor wenigen Wochen auch EU-Ratspräsident Charles Michel seine erste Auslandsreise zur Afrikanischen Union (AU) in Addis Abeba unternommen. Letzte Woche haben sich die Kommissionen der EU und AU getroffen, unter anderem um den im Oktober 2020 stattfindenden AU-EU-Gipfel vorzubereiten. Auch in den EU-Mitgliedstaaten – einschließlich Deutschland – nimmt das Kooperationsinteresse mit Afrika stark zu.

Die Rolle Afrikas angesichts geostrategischer Herausforderungen

Verschiedene globale Dynamiken machen eine enge Kooperation mit Ländern in Afrika dringlicher denn je: Die Migrationspolitik ist und bleibt ein wichtiges und sensibles Thema. Angesichts des anhaltenden Bevölkerungswachstums und einer fortschreitenden Urbanisierung werden afrikanische Länder nicht nur von EU-Staaten, sondern auch von China, Indien, der Türkei, Russland und anderen als wichtige Partner und Zukunftsmärkte gesehen. Auch EU-Akteure setzen sich seit einiger Zeit sehr viel stärker für die Förderung von Wirtschaftsbeziehungen und privaten Investitionen mit afrikanischen Ländern ein.

Neu hinzu kommt, dass Europa dringend internationale Partner braucht, um zumindest Teile der regelbasierten multilateralen Ordnung zu bewahren. Seit die USA und das transatlantische Bündnis weniger verlässlich sind und der wirtschaftliche und geopolitische Wettbewerb mit China stark zugenommen hat, ist Europa auf der Suche nach neuen Partnern und einer neuen außenpolitischen Rolle. Ursula von der Leyen hat daher eine „geopolitische Kommission“ ausgerufen. Kooperation mit Afrika gewinnt damit auch auf globaler Ebene stark an Bedeutung. Zum einen haben viele afrikanische und EU-Staaten ein hohes Interesse am Erhalt und Ausbau multilateraler Institutionen. Zum anderen muss die EU afrikanische Akteure stärker in ihren multilateralen Interessen und Agenden mitvertreten.

Globale Probleme – Europa muss umdenken!

AU-EU-Beziehungen sind bislang für die Bearbeitung globaler Herausforderungen wie dem Klimawandel, Digitalisierung und demographischem Wandel schlecht aufgestellt. Zwar sprechen beide Seiten seit einigen Jahren von einer „gleichberechtigten Partnerschaft“. Die EU betont, dass die „Geber-Empfänger-Beziehung“ der Vergangenheit angehört. De facto geht es in Brüssel aber nach wie vor darum, was sich in Afrika ändern muss und wie die EU diese Veränderungen unterstützen kann. Dass sich auch in der EU einiges ändern muss und unser Gesellschaftsmodell durch Digitalisierung, die notwendige Transformation zur Nachhaltigkeit und alternde Gesellschaften grundlegend in Frage gestellt ist, kommt bislang nicht zur Sprache.

Angesichts der globalen Herausforderungen und des geopolitischen Wettbewerbes bräuchten die AU-EU-Beziehungen daher ein reset und kein update. Der Anspruch einer „geopolitischen Kommission“, das hohe politische Interesse an der Kooperation mit afrikanischen Staaten, die ambitionierte Agenda des European Green Deal und die Initiative der AU eine Afrikanische Kontinentale Freihandelszone (AfCFTA) zu errichten, sind hierfür eine gute Ausgangsbasis.

Für reset braucht es Bewegung auf beiden Seiten

Seitens der AU liegt eine ambitionierte AU-Reformagenda vor, deren Umsetzung eine strategischere Positionierung gegenüber externen Akteuren bedeuten würde – ein wichtiger Schritt für eine Neuausrichtung der AU-EU-Beziehungen. Auch die Artikulation afrikanischer Interessen und Zielkonflikte, die bei einer Organisation mit 55 Mitgliedstaaten wie der AU nicht ausbleiben, ist eine wichtige Grundlage für ein reset. Seitens der EU und EU-Mitgliedstaaten braucht es einen europäischen Ansatz in der Afrikapolitik, der gemeinsame Ziele und Strategien für die EU-Akteure definiert. Der Anspruch einer „geopolitischen Kommission“ lässt außerdem erwarten, dass die EU ihre Interessen in den Beziehungen transparenter macht. Gleichzeitig sollte die EU den Wettbewerb mit China und anderen nicht verschärfen, sondern wo möglich auf Kooperation hinwirken.

Wichtig ist das mindset der Europäer*innen, mit dem sie auf die Beziehungen schauen. Offenheit für eine Kursänderung wäre ein Anfang. In der EU selbst herrscht große Unklarheit, wie zukunftsfähige Gesellschaftsmodelle in Zeiten des Klimawandels, der Digitalisierung und des demographischen Wandels aussehen können. AU-Kommissionspräsident Moussa Faki Mahamat hat letzte Woche betont, dass eine Seite der anderen kein Modell aufdrängen kann. Dementsprechend müsste gemeinsames Lernen und gemeinsame Wissensproduktion in den AU-EU-Beziehungen in den Vordergrund rücken. Das bedeutet auch, dass Meinungsverschiedenheiten sichtbarer werden.

Nachdem die EU-Kommission Eckpunkte für eine „umfassende Strategie mit Afrika“ vorgestellt hat, sind nun beide Seiten am Zug. Dann haben die AU- und EU-Mitgliedstaaten Gelegenheit, das Ambitionsniveau der Beziehungen auf ein neues Level zu heben.

So schafft die EU den Neustart ihrer Afrika-Beziehungen

Nie zuvor haben sich so viele EU-Spitzenpolitiker*innen für Afrika interessiert. Neben der EU-Kommissionspräsidentin hat vor wenigen Wochen auch EU-Ratspräsident Charles Michel seine erste Auslandsreise zur Afrikanischen Union (AU) in Addis Abeba unternommen. Letzte Woche haben sich die Kommissionen der EU und AU getroffen, unter anderem um den im Oktober 2020 stattfindenden AU-EU-Gipfel vorzubereiten. Auch in den EU-Mitgliedstaaten – einschließlich Deutschland – nimmt das Kooperationsinteresse mit Afrika stark zu.

Die Rolle Afrikas angesichts geostrategischer Herausforderungen

Verschiedene globale Dynamiken machen eine enge Kooperation mit Ländern in Afrika dringlicher denn je: Die Migrationspolitik ist und bleibt ein wichtiges und sensibles Thema. Angesichts des anhaltenden Bevölkerungswachstums und einer fortschreitenden Urbanisierung werden afrikanische Länder nicht nur von EU-Staaten, sondern auch von China, Indien, der Türkei, Russland und anderen als wichtige Partner und Zukunftsmärkte gesehen. Auch EU-Akteure setzen sich seit einiger Zeit sehr viel stärker für die Förderung von Wirtschaftsbeziehungen und privaten Investitionen mit afrikanischen Ländern ein.

Neu hinzu kommt, dass Europa dringend internationale Partner braucht, um zumindest Teile der regelbasierten multilateralen Ordnung zu bewahren. Seit die USA und das transatlantische Bündnis weniger verlässlich sind und der wirtschaftliche und geopolitische Wettbewerb mit China stark zugenommen hat, ist Europa auf der Suche nach neuen Partnern und einer neuen außenpolitischen Rolle. Ursula von der Leyen hat daher eine „geopolitische Kommission“ ausgerufen. Kooperation mit Afrika gewinnt damit auch auf globaler Ebene stark an Bedeutung. Zum einen haben viele afrikanische und EU-Staaten ein hohes Interesse am Erhalt und Ausbau multilateraler Institutionen. Zum anderen muss die EU afrikanische Akteure stärker in ihren multilateralen Interessen und Agenden mitvertreten.

Globale Probleme – Europa muss umdenken!

AU-EU-Beziehungen sind bislang für die Bearbeitung globaler Herausforderungen wie dem Klimawandel, Digitalisierung und demographischem Wandel schlecht aufgestellt. Zwar sprechen beide Seiten seit einigen Jahren von einer „gleichberechtigten Partnerschaft“. Die EU betont, dass die „Geber-Empfänger-Beziehung“ der Vergangenheit angehört. De facto geht es in Brüssel aber nach wie vor darum, was sich in Afrika ändern muss und wie die EU diese Veränderungen unterstützen kann. Dass sich auch in der EU einiges ändern muss und unser Gesellschaftsmodell durch Digitalisierung, die notwendige Transformation zur Nachhaltigkeit und alternde Gesellschaften grundlegend in Frage gestellt ist, kommt bislang nicht zur Sprache.

Angesichts der globalen Herausforderungen und des geopolitischen Wettbewerbes bräuchten die AU-EU-Beziehungen daher ein reset und kein update. Der Anspruch einer „geopolitischen Kommission“, das hohe politische Interesse an der Kooperation mit afrikanischen Staaten, die ambitionierte Agenda des European Green Deal und die Initiative der AU eine Afrikanische Kontinentale Freihandelszone (AfCFTA) zu errichten, sind hierfür eine gute Ausgangsbasis.

Für reset braucht es Bewegung auf beiden Seiten

Seitens der AU liegt eine ambitionierte AU-Reformagenda vor, deren Umsetzung eine strategischere Positionierung gegenüber externen Akteuren bedeuten würde – ein wichtiger Schritt für eine Neuausrichtung der AU-EU-Beziehungen. Auch die Artikulation afrikanischer Interessen und Zielkonflikte, die bei einer Organisation mit 55 Mitgliedstaaten wie der AU nicht ausbleiben, ist eine wichtige Grundlage für ein reset. Seitens der EU und EU-Mitgliedstaaten braucht es einen europäischen Ansatz in der Afrikapolitik, der gemeinsame Ziele und Strategien für die EU-Akteure definiert. Der Anspruch einer „geopolitischen Kommission“ lässt außerdem erwarten, dass die EU ihre Interessen in den Beziehungen transparenter macht. Gleichzeitig sollte die EU den Wettbewerb mit China und anderen nicht verschärfen, sondern wo möglich auf Kooperation hinwirken.

Wichtig ist das mindset der Europäer*innen, mit dem sie auf die Beziehungen schauen. Offenheit für eine Kursänderung wäre ein Anfang. In der EU selbst herrscht große Unklarheit, wie zukunftsfähige Gesellschaftsmodelle in Zeiten des Klimawandels, der Digitalisierung und des demographischen Wandels aussehen können. AU-Kommissionspräsident Moussa Faki Mahamat hat letzte Woche betont, dass eine Seite der anderen kein Modell aufdrängen kann. Dementsprechend müsste gemeinsames Lernen und gemeinsame Wissensproduktion in den AU-EU-Beziehungen in den Vordergrund rücken. Das bedeutet auch, dass Meinungsverschiedenheiten sichtbarer werden.

Nachdem die EU-Kommission Eckpunkte für eine „umfassende Strategie mit Afrika“ vorgestellt hat, sind nun beide Seiten am Zug. Dann haben die AU- und EU-Mitgliedstaaten Gelegenheit, das Ambitionsniveau der Beziehungen auf ein neues Level zu heben.

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