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Diplomacy & Defense Think Tank News

Do Harm : Cas de la Fondation Humanitaire pour Gaza

IRIS - Wed, 07/01/2026 - 19:06

L’une des pages les plus sombres de la tragédie qui se déroule à Gaza depuis octobre 2023 s’est achevée après le 10 octobre 2025. Une poignée de mois après son catastrophique lancement le 27 mai 2025, et à l’occasion de la nouvelle trêve qui ne se révèle être dans les faits qu’un conflit à basse intensité, la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) a annoncé fermer ses points de distribution. Mise en place pour supplanter les ONG et le système onusien, notamment sur base d’accusations depuis débunkées de détournement de l’aide humanitaire par le Hamas, la GHF a surtout été utilisée à des fins politiques et militaires, tout en étant un élément facilitant la perpétration de crimes de guerre et la violation du droit international. La situation humanitaire reste aujourd’hui plus que dramatique. Bien qu’élargie depuis plusieurs mois aux autres acteurs et non à la seule GHF , l’entrée de l’aide n’est toujours pas suffisante et ne respecte pas les quantités prévues par le plan de paix de Donald Trump.

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Venezuela : scénario d’avenir. Avec Christophe Ventura

IRIS - Wed, 07/01/2026 - 18:22
Pascal Boniface · Venezuela : scénario d’avenir Avec Christophe Ventura | Entretiens géopo

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, ayant abouti à l’enlèvement du président Nicolás Maduro. Cet événement, aussi spectaculaire qu’inattendu, a pris de court la communauté internationale et suscité de profondes inquiétudes bien au-delà du continent américain. L’opération marque une escalade sans précédent des relations entre Washington et Caracas et interroge sur l’usage de la force par les États. Dans un contexte de remise en cause de la multipolarité, de banalisation des violations du droit international et de retour assumé du rapport de force, comment interpréter cette opération américaine ? Quels objectifs stratégiques poursuit Washington ? Et quels scénarios se dessinent désormais pour l’Amérique du Sud ? Quelle place occupent les enjeux autour du pétrole dans ce contexte ? Comment l’interventionnisme de Donald Trump pourrait-il affecter les équilibres stratégiques entre la Chine et l’Amérique du Sud ?
Dans cet épisode, Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste de l’Amérique latine et journaliste au Monde diplomatique, analyse les récents événements au Venezuela et décrypte les dynamiques régionales face au retour de Donald Trump sur la scène internationale.

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Géopolitique des engrais : la dépendance de l’Europe agricole

IRIS - Wed, 07/01/2026 - 15:34

Pourquoi les engrais sont-ils devenus un sujet géopolitique majeur, et pourquoi l’Europe est-elle particulièrement exposée ?

Les engrais sont des intrants agricoles destinés à apporter aux sols et aux plantes les éléments nutritifs indispensables à la croissance des cultures. Ils compensent l’appauvrissement naturel des sols et soutiennent les rendements agricoles. Ce sont en quelque sorte des vitamines. Les trois nutriments majeurs apportés par les engrais sont l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K), aux fonctionnalités distinctes et complémentaires. Sans engrais, nous n’aurions pas eu de telles évolutions de production agricole au XXème siècle. Ce sont des intrants stratégiques de la sécurité alimentaire mondiale. Là où leur dimension géopolitique s’épaissit, c’est quand nous comprenons que ces engrais, utilisés partout, dépendent de ressources minières concentrées dans quelques pays. La Chine joue un rôle régulateur sur l’azote car elle en produit 30 % et parfois coupe ses exportations. Russie, États-Unis, Qatar, et dans une moindre mesure Égypte et Arabie saoudite, sont les grands pourvoyeurs d’engrais azotés dans le monde. Il faut du gaz pour cela, ce qui explique cette géographie. Sur les roches phosphatées, si la Chine est là encore le premier producteur, c’est le Maroc qui en détient les plus grandes réserves et qui assure plus du tiers des exportations mondiales. Nous en avons aussi aux États-Unis et l’Arabie saoudite cherche à développer cette filière. Concernant la potasse, le Canada, la Russie et le Bélarus réalisent deux tiers de la production et de l’exportation mondiale. Donc très peu de nations, qui monétisent toutes ce pouvoir, et peuvent parfois s’en servir comme argument diplomatique majeur.

Comprenons bien que le commerce des engrais, à travers des chaînes logistiques mondialisées, est donc nécessaire aux équilibres internationaux. Si le contexte se durcit et si l’instabilité des approvisionnements gagne du terrain, comme c’est le cas depuis quelques années, alors surgissent d’inévitables vulnérabilités pour les régions fortement dépendantes des importations. C’est le cas dans l’Union européenne (UE), l’une des zones agricoles au monde les plus dépendantes envers des engrais venant d’autres régions du globe. Plus de 60 % des engrais consommés dans l’UE sont importés, et pour la potasse ou le phosphore, la dépendance est quasi totale. Pendant longtemps, cette réalité est restée largement sous-estimée, car les engrais étaient considérés comme un intrant technique agricole, non stratégique, souvent confondus avec les produits phytosanitaires. La pandémie de Covid, l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, les tensions énergétiques, les mesures de restrictions à l’exportation de certains acteurs, le retour à des pratiques géoéconomiques transactionnelles sont autant de dynamiques ayant brutalement révélé cette fragilité structurelle européenne.

Quel lien entre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), qui doit protéger l’industrie européenne, avec les engrais et pourquoi crée-t-il une difficulté pour l’agriculture ?

Le MACF est entré en vigueur au 1er janvier 2026 pour le ciment, l’aluminium, le fer, l’acier, l’électricité et les engrais, avant que tous les secteurs soient concernés en 2035. Le MACF n’est pas une surprise. Il fait partie du Pacte vert européen lancé en 2019 pour atteindre la neutralité carbone en 2050 dans l’UE. Il est donc censé être connu depuis plusieurs années par les acteurs concernés, y compris agricoles. D’ailleurs, une analyse prospective en avait été faite dans l’édition 2023 du Déméter, dont la lecture aujourd’hui s’avère éclairante. Il répond à une logique théoriquement cohérente : éviter les fuites de carbone en appliquant aux importations un prix du carbone équivalent à celui supporté par les producteurs européens. Le problème, c’est que l’agriculture se situe à la fois dedans et dehors du système. D’un côté, les engrais – intrants clés de l’agriculture – sont intégrés au MACF. De l’autre, les exploitations agricoles ne sont pas couvertes par le marché carbone européen (ETS), mécanisme de plafonnement et d’échange de quotas d’émission qui impose un coût au carbone pour les secteurs industriels et énergétiques les plus émetteurs. Résultat : les agriculteurs subissent une hausse potentielle du coût de leurs intrants sans bénéficier d’un mécanisme symétrique de compensation. Cette situation illustre une désynchronisation préoccupante : des politiques climatiques européennes pensées pour un monde idéal, complice et où nous serions dans un leadership reconnu en matière de décarbonation, mais déployées dans un environnement géopolitique concurrentiel, pour ne pas dire féroce et belligérant, qui ne cesse de s’exprimer depuis 2020 et dans lequel l’influence de l’UE chute brutalement, comme, hélas, les engagements climatiques.

Le MACF expose l’agriculture européenne à une tarification carbone qu’elle ne maîtrise ni dans son calendrier ni dans ses paramètres précis de fonctionnement. Les estimations des organisations professionnelles montrent un risque de surcoût évalué autour de 150 euros par hectare dans certaines productions. Dans un contexte de marges déjà sous pression, cela fragilise directement la compétitivité des agricultures européennes, notamment céréalières, avec un effet domino possible sur les exportations que nous réalisons en la matière. Les producteurs ne pourront pas acheter longtemps à de tels prix et risquent donc d’utiliser moins d’engrais. Or moins d’engrais, moins de protéines dans les grains, moins de volumes récoltés et donc moins de surplus mobilisables pour par exemple exporter du blé dans le monde. Pourquoi pas diront certains, car après tout à quoi bon préserver une vision globale des enjeux de sécurité alimentaire. Chacun pour soi. Soyons simplement vigilants à ce petit jeu-là et aux effets miroirs qui nous attendent ou aux instabilités sociopolitiques pouvant se développer faute d’accès aux denrées agricoles de base. Nous pouvons critiquer l’interdépendance du système agricole et alimentaire mondial. Mais nous ne connaissons pas bien à quoi ressemblerait une planète où dans ce registre les frontières seraient totales. L’autarcie agricole et alimentaire, sur le plan géopolitique, c’est rarement soutenable…

L’Europe parle beaucoup de souveraineté. Les engrais en sont-ils un test de crédibilité ?

Il faut évidemment éviter que le MACF, conçu pour lutter contre les fuites de carbone, ne se traduise paradoxalement par une perte de production agricole dans l’UE et une dépendance accrue à des fournisseurs extérieurs. Il est contre-productif de vouloir développer une autonomie stratégique ouverte de l’UE qui puisse affaiblir un secteur productif aussi essentiel. L’UE a longtemps raisonné comme si les chaînes d’approvisionnement resteraient ouvertes, fluides et apolitiques. Cette hypothèse est désormais caduque. L’Union veut se protéger des distorsions de concurrence liées au carbone, mais elle applique cet outil dans une époque géopolitique profondément asymétrique, où des puissances ne partagent ni ses règles, ni son calendrier, ni sa vision. Dans le cas des engrais, l’UE taxe davantage ce qu’elle ne maîtrise pas, sans avoir sécurisé d’alternative crédible. Elle a décidé de taxer les engrais russes, non sans raison, mais ce fournisseur représentait 25 % de ses approvisionnements en engrais azotés, et doit désormais se tourner vers les États-Unis notamment pour en trouver, au prix bien plus fort. Dans cette guerre au gaz, l’UE est de loin la grande perdante.

Ensuite, si précisément ces intrants sont plus chers, et que nous n’en produisons pas dans l’UE, par une dynamique d’emballement normatif, qui paiera la facture ? Les producteurs, les pouvoirs publics, les consommateurs ? Nous devons aussi poser la question des engrais verts à développer sur le sol européen, mais là encore, il faut des industries, des investissements dans les technologies bas-carbone et des cadres réglementaires qui permettent de tels dispositifs. Il faudra expliquer, comme toujours en matière d’écologie, que quand c’est plus vert, c’est généralement beaucoup plus cher.

Plus largement, outre la nécessité de ne pas générer des injustices économiques à l’intérieur, l’UE va devoir expliquer le MACF sans nourrir un récit anti-européen à l’extérieur. Cela a fait l’objet de vives discussions en marge de la Cop30 au Brésil en novembre dernier. Cela passe par une clarification rapide des méthodes de calcul des émissions importées, entre données réelles vérifiées et valeurs par défaut, car l’incertitude est aujourd’hui un facteur de risque en soi.

En résumé, pour l’UE, continuer à parler de souveraineté alimentaire sans traiter frontalement la question des engrais pour son agriculture revient à confondre vision stratégique et incantation politique. Si la décarbonation se traduit par une perte de compétitivité agricole et par une dépendance accrue aux importations, alors on ne parle plus de transition, mais de désarmement productif. Or la puissance ne se décrète pas uniquement par des normes ou des idées, mais par des capacités à faire et des moyens qui crédibilisent dans la durée une action.

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Wohnungen in Deutschland werden erstmals seit Jahrzehnten wieder kleiner

DIW-Auswertung zeigt schrumpfende Größen von Neubauwohnungen seit 2005 – Dadurch sinken nun auch durchschnittliche Wohnungsgrößen im Bestand – Bis 2050 werden die Wohnungen in Deutschland im Schnitt sechs Quadratmeter kleiner sein als heute Nach Jahrzehnten kontinuierlich wachsender Wohnflächen ...

Dubaï, Pékin, Guangzhou : où volera le deuxième A330-900neo d’Air Algérie ?

Algérie 360 - Tue, 06/01/2026 - 16:49

La compagnie aérienne nationale Air Algérie poursuit le renouvellement et l’extension de sa flotte. Fin décembre, le transporteur public a officiellement réceptionné son deuxième Airbus […]

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Sahara occidental : quels enjeux et quel avenir pour la résolution de l’ONU ?

IRIS - Tue, 06/01/2026 - 15:58

Le 31 octobre 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 27971, prorogeant le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) au mois d’octobre 2026. Cette résolution marque une inflexion notable dans la position onusienne, en ce qu’elle appuie, pour la première fois, l’initiative marocaine d’autonomie comme « la base d’un règlement juste, durable et mutuellement acceptable du différend, affirmant qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait être une solution des plus réalisables ». Adoptée par 11 voix favorables, la résolution a vu la Russie, la Chine et le Pakistan s’abstenir, tandis que l’Algérie a choisi de ne pas participer au vote. Cette évolution diplomatique est interprétée par Rabat comme une victoire
majeure, au point que le 31 octobre a été proclamé fête nationale. Autant d’éléments qui invitent à interroger la capacité d’une telle résolution à régler un conflit vieux de cinq décennies.

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Venezuela : quel impact pour la politique intérieure américaine de la doctrine « Donroe » ?

IRIS - Tue, 06/01/2026 - 14:06

L’opération « Absolute Resolve » menée par l’armée et les services secrets américains au Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier, fait courir un énorme risque à Donald Trump en matière de politique intérieure. Les images et les nombreuses réactions aux bombardements américains et à l’enlèvement de Nicolás Maduro ont l’immense avantage, pour le président des États-Unis, de détourner pour un temps l’attention médiatique et politique de l’affaire Epstein, des rumeurs sur sa santé et sa capacité physique et mentale à gouverner, ainsi que de la chute de sa popularité. Autant de marques de faiblesse, ces derniers mois, qu’il entend contrecarrer avec la démonstration de force, en mots comme en actes, au Venezuela – et peut-être ailleurs dans la région dans les semaines ou les mois qui viennent. Ce n’est pas la seule motivation de l’opération militaire mais c’en est une, indéniablement.

Sur le plan légal, avec cette concrétisation de la doctrine « Donroe » – ainsi que la surnomment ses opposants (en référence à la doctrine Monroe) –, Donald Trump s’assoit sur le droit international et s’appuiera, au plan national, sur des textes juridiques suffisamment flous pour qu’il ne se sente pas menacé par d’éventuelles poursuites à l’avenir. Ainsi, le gouvernement américain parle de «law enforcement » pour arrêter un criminel (Maduro) et non d’« opération militaire », laquelle aurait nécessité l’aval du Congrès des États-Unis. Il est, en outre, important d’insister sur le fait que les contrôles institutionnels mis en place avec le Watergate, il y a cinquante ans, se sont largement affaiblis depuis (par exemple, G. W. Bush n’a jamais été inquiété pour le mensonge d’État sur les armes de destruction massive en Irak, et qui ont eu les conséquences que l’on connait). Trump peut également invoquer l’article 2 de la Constitution sur les pouvoirs présidentiels, qui permet de protéger les personnels et ressortissants américains en cas d’attaque existante ou imminente. D’autres textes sont à sa disposition comme par exemple l’Alien Enemies Act, qui est très vague, et dont l’interprétation peut in fine revenir à la Cour suprême – on sait comment elle interprète le droit depuis au moins un an, souvent dans le sens du président Trump.

Le risque est donc moins du côté d’un éventuel futur procès en illégalité que du côté électoral : celui d’une défiance de l’électorat républicain, y compris son cœur MAGA, à l’encontre de Donald Trump et du parti aux midterms de novembre prochain, et ce, pour deux raisons. La première est financière. Gouverner le Venezuela (« We will run the country », dit Trump), depuis Washington et/ou in situ, risque d’être coûteux en déploiement militaire (ça l’est déjà) et en dépenses directes. Donald Trump, dans sa conférence de presse du 3 janvier, a notamment parlé de « milliards de dollars » nécessaires à la reconstruction des infrastructures pétrolières au Venezuela, mais cet argent viendra-t-il uniquement du privé ? Rien n’est moins sûr. Et ce ne sera pas les seules dépenses : « contrôler » le pays nécessite de financer le tissu social, les forces politiques formelles et informelles, les institutions, etc. Or, l’opinion publique américaine est déjà fortement remontée contre les coupes votées dans les budgets sociaux et de santé. Elle n’acceptera pas un nouvel arbitrage de l’État fédéral en faveur de la reconstruction d’un pays étranger, même au bénéfice annoncé des « intérêts » des États-Unis.

Donald Trump a, par ailleurs, fait une promesse isolationniste à son électorat (promesse déjà trahie par les bombardements en Iran en juin dernier), et le traumatisme des guerres en Irak et en Afghanistan (et même au Viêtnam) demeure immense dans la population américaine en général. D’où les « justifications » de l’opération au Venezuela, par la Maison-Blanche, par des références au renforcement de la « domination occidentale des États-Unis », à la « sécurité nationale » ou à la lutte contre « l’immigration vénézuélienne ». Ces mots suffiront-ils ? Les faits vont peser face aux slogans. L’affaire Epstein a montré que Trump faisait partie d’une élite corrompue et criminelle. L’attaque contre le Venezuela fait la preuve qu’il appartient bel et bien à l’establishment politique : il n’a rien d’un outsider. Trump s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs républicains, Reagan, Bush père et Bush fils, quoi qu’il en dise. Le parti républicain est pour l’heure dans le déni, refusant de voir que le gros sujet des élections de mi-mandat pourrait bien être le coût de la vie (« affordability »). Et de très influents podcasters et streamers MAGA, comme Steve Bannon et Candace Owens, à qui Trump doit une grande partie de sa réélection, ont rappelé depuis 48 heures le précédent des fiascos irakien et afghan. Comme le dit son ancienne lieutenante, Marjorie Taylor Greene : « punaise, est-ce qu’on s’est trompé ? » (comprendre : « est-ce que Trump nous a trahis ? »).

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Wie Urbanisierung die Politik in Afrika verändert

Die rasante Urbanisierung auf dem afrikanischen Kontinent ist ein Megatrend, der nicht aufzuhalten ist. Bereits jetzt lebt ungefähr die Hälfte aller Afrikanerinnen und Afrikaner in Städten und es wird geschätzt, dass 80 Prozent des Bevölkerungswachstums im Zeitraum von 2020-2050 in Städten stattfinden wird. Dies bringt nicht nur große Herausforderungen im Bereich der Infrastrukturentwicklung mit sich, sondern verändert auch fundamental das soziale und politische Miteinander.

Wie Urbanisierung die Politik in Afrika verändert

Die rasante Urbanisierung auf dem afrikanischen Kontinent ist ein Megatrend, der nicht aufzuhalten ist. Bereits jetzt lebt ungefähr die Hälfte aller Afrikanerinnen und Afrikaner in Städten und es wird geschätzt, dass 80 Prozent des Bevölkerungswachstums im Zeitraum von 2020-2050 in Städten stattfinden wird. Dies bringt nicht nur große Herausforderungen im Bereich der Infrastrukturentwicklung mit sich, sondern verändert auch fundamental das soziale und politische Miteinander.

Wie Urbanisierung die Politik in Afrika verändert

Die rasante Urbanisierung auf dem afrikanischen Kontinent ist ein Megatrend, der nicht aufzuhalten ist. Bereits jetzt lebt ungefähr die Hälfte aller Afrikanerinnen und Afrikaner in Städten und es wird geschätzt, dass 80 Prozent des Bevölkerungswachstums im Zeitraum von 2020-2050 in Städten stattfinden wird. Dies bringt nicht nur große Herausforderungen im Bereich der Infrastrukturentwicklung mit sich, sondern verändert auch fundamental das soziale und politische Miteinander.

Iran : bientôt la chute des mollahs ? | Les mardis de l’IRIS

IRIS - Tue, 06/01/2026 - 12:30

Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’‪IRIS ‬pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Thierry Coville, chercheur à l’IRIS, sur le mouvement de mobilisation en Iran qui a débuté le 28 décembre dans un contexte d’augmentation du coût de la vie et de durcissement de la répression.

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Quelles évolutions des rapports de forces géopolitiques au Moyen-Orient ?

IRIS - Tue, 06/01/2026 - 11:26

En Palestine tout d’abord. En dépit de l’irréductible volonté du peuple palestinien de rester sur sa terre et de résister, tant que faire se peut, il apparait assez clairement que le rapport de force est en faveur de l’État d’Israël. À Gaza, le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 – qui n’est en rien un plan de paix contrairement à ce qui est répété en boucle par de nombreux responsables politiques et médiatiques – n’est pas respecté par Israël et l’on peut dénombrer plus de 400 victimes palestiniennes depuis sa proclamation. 58 % de la bande de Gaza reste sous contrôle de l’armée d’occupation israélienne, l’aide humanitaire parvient au compte-gouttes à la population qui vit dans un état de dénuement complet. Pour sa part, la fumeuse communauté internationale détourne pudiquement le regard et nous assistons à la poursuite d’un génocide programmé dont l’histoire se souviendra comme d’une tache indélébile sur des principes d’humanité plus guère respectés. En Cisjordanie, dans un contexte certes différent, le processus est en réalité identique : le déchainement de violences de colons radicalisés et fanatisés a pour but explicite d’expulser les Palestiniens de leurs terres et habitations pour procéder à une annexion pure et simple.

L’impunité dont jouit l’État d’Israël lui permet de pousser la réalisation de ses projets sans qu’il ne soit aucunement sanctionné alors qu’il foule méthodiquement aux pieds les principes du droit international. Pour cette raison, l’activisme du gouvernement israélien ne se cantonne pas au territoire palestinien et il a multiplié ces derniers mois d’autres opérations militaires extérieures, dont l’acmé fut la guerre des 12 jours contre l’Iran en juin 2025. Si les résultats ne sont pas aussi nets que s’en sont vantés Benjamin Netanyahou et Donald Trump – les experts considèrent en effet que le programme nucléaire iranien est ralenti, mais aucunement anéanti, et surtout les 440 kilos d’uranium enrichi à 60 % ne sont désormais plus contrôlés par l’AIEA –, il marque néanmoins un affaiblissement, probablement durable, de l’ « axe de la résistance » patiemment construit par la République islamique d’Iran depuis plusieurs décennies.

Ces quelques éléments signifient donc que les rapports de forces se modifient et que de profondes recompositions s’opèrent actuellement au Moyen-Orient. Trois puissances régionales s’affirment et veulent s’assurer de leur leadership : Israël, l’Arabie saoudite et la Turquie.

Comme expliqué précédemment, Israël exerce une indéniable domination militaire qui exprime sa force, mais aussi sa faiblesse. Aveuglé par sa radicalité, Tel-Aviv refuse d’envisager quelque forme de solution politique qui nécessiterait des négociations et l’élaboration de compromis. Cette politique extrémiste empêche, à ce stade, l’État hébreu de s’insérer et de se normaliser davantage dans la région. Tout en étant de facto protégée par l’inanité de la plupart des régimes arabes et leur manque d’initiative politique concrète, la volonté israélienne de réactiver et d’élargir le nombre d’États arabes partis aux accords d’Abraham reste pour l’instant vaine. Le refus saoudien d’y adhérer tant qu’un État de Palestine ne sera reconnu par Tel-Aviv est assez clair. En outre, si le soutien inconditionnel de Donald Trump à Israël ne fait guère en doute, des divergences existent néanmoins à propos de certaines initiatives israéliennes qui dérangent le président étatsunien dans la réalisation de ses objectifs. Le bombardement du Qatar, le 9 septembre 2025, en constitue un exemple puisque le président étatsunien a ensuite contraint Benjamin Netanyahou à présenter ses excuses à l’émir Tamim Hamad Al Thani. De même, Donald Trump a refusé qu’une référence à l’annexion des territoires palestiniens soit incluse dans son plan de cessez-le-feu en 20 points présenté à Washington, le 29 septembre 2025, aux côtés du Premier ministre israélien. Pour autant, n’en doutons pas, le soutien stratégique de Washington à Tel-Aviv restera entier.

L’Arabie saoudite, sous l’impulsion de Mohamed Ben Salman est en passe de s’imposer dans la région. Le prince héritier s’est rapidement moulé dans les habits d’un responsable politique de premier plan, ce qui marque une rupture patente avec les erreurs à répétition de ses premières années d’exercice du pouvoir. L’Arabie saoudite occupe désormais un rôle central dans le remodelage géopolitique du Moyen-Orient voulu et organisé par Donald Trump. Son rôle dans le parrainage et le soutien aux nouvelles autorités politiques syriennes dans leur réintégration régionale et internationale est ainsi d’une importance avérée. Plus révélatrice encore, en ces premiers jours de 2026, est la façon dont les forces armées saoudiennes ont promptement fait plier leurs homologues émiriens au Yémen. Mohamed Ben Zayed, président des Émirats arabes unis, qui a un temps été le mentor du jeune Mohamed Ben Salman, est désormais considéré par ce dernier comme un élément déstabilisateur. Les initiatives émiriennes au Soudan et au Yémen, ainsi que l’approfondissement de ce que l’on peut désormais qualifier de partenariat stratégique entre les Émirats arabes unis et Israël, apparaissent en effet aujourd’hui contradictoires avec les intérêts saoudiens. Désormais, les rapports de force se sont modifiés et Riyad semble fermement décidé à ne plus accepter qu’Abu Dhabi contrarie ses projets. En un mot, l’Arabie saoudite a plus que jamais besoin de stabilité politique régionale pour mener à bien ses projets de réformes intérieures et s’imposer comme leader des mondes arabes. En ce sens, il y a adéquation et convergence avec la politique de Donald Trump.

La Turquie enfin, tend à confirmer son rôle d’acteur régional incontournable. La proximité affichée de Recep Tayyip Erdoğan avec le président étatsunien semble se confirmer, tout en soulignant que l’imprévisibilité de Donald Trump ne peut pas donner un caractère d’alliance durable à la relation entre Ankara et Washington. Pour l’instant, la Turquie adhère à la vision de Donald Trump sur la région qui pour sa part lui reconnait quelque vertu. C’est particulièrement visible en Syrie, où la Turquie assume un important rôle, aux côtés de l’Arabie saoudite, dans la normalisation internationale du pays. De même, alors que par la radicalité verbale des condamnations de Recep Tayyip Erdoğan de la politique d’Israël à Gaza avait empêché la Turquie de jouer un rôle aux côtés du Qatar et de l’Égypte dans les complexes médiations entre le Hamas et Tel-Aviv, le retour remarqué de la Turquie sur ce dossier au cours des derniers mois de l’année 2025 est un indicateur que Washington a besoin d’Ankara. Ce qui au passage est un irritant supplémentaire entre Tel-Aviv et Washington.

Un mot particulier doit enfin être mentionné quant à l’Iran, considérablement affaibli par les sanctions étatsuniennes et internationales et par l’agression militaire dont il a été victime en 2025, comme déjà indiqué. Ces premiers jours de l’année 2026 voient en outre un nouveau mouvement de contestation intérieure contre la hausse des prix et la dégradation économique du pays aux conséquences préoccupantes pour la vie quotidienne des citoyens. À travers ces revendications, nous avons une preuve supplémentaire de la contradiction fondamentale entre les aspirations d’une grande partie du peuple iranien et la crispation du pouvoir sur ses prérogatives et privilèges. Nul ne sait quand et comment cette contradiction se dénouera mais, en dépit de ses graves difficultés, l’Iran restera, pour de multiples raisons, un des États déterminants dans les évolutions de la région à l’horizon d’une quinzaine d’années.

On le voit, les conséquences du 7 octobre 2023 couplées au retour de Donald Trump à la Maison-Blanche sont nombreuses dans la région. Au-delà des quelques lignes de force, ici brièvement rappelées, de nombreuses tensions, crises et guerres sont à craindre dans les mois à venir.

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Venezuela-Trump : la force pour loi

IRIS - Mon, 05/01/2026 - 16:58

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 2026, les États-Unis ont mené une attaque au Venezuela pour enlever le président Nicolas Maduro et sa femme, ensuite exfiltrés vers New York où ils vont être jugés. Perçue comme une prouesse militaire puisqu’il n’y a eu aucune perte étasunienne, cette attaque a tout de même causé plusieurs morts au Venezuela.

Si l’on peut se réjouir du départ du dictateur Maduro, on doit tout autant s’inquiéter de la méthode utilisée par une force étrangère en totale violation du droit international. D’autant plus qu’il est clair que Donald Trump est bien plus intéressé par les importantes ressources pétrolières du Venezuela que par le « rétablissement » de la démocratie dans le pays. L’histoire nous donne en effet de nombreux exemples d’interventions étasuniennes désastreuses de l’Iraq à la Libye en passant par l’Afghanistan.

Le président américain montre ainsi bien ses intentions de remodeler l’ordre international en toute impunité. Il se pourrait qu’il continue dans cette lancée avec le Groenland, territoire sous souveraineté danoise qu’il convoite depuis plusieurs mois.

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‘Soft Power’ Meets ‘Hard Security’: Leveraging Europe’s Regulatory Strength for Energy Transformation in Defence

IRIS - Mon, 05/01/2026 - 14:53

Europe’s defence-industrial expansion coincides with the urgent need to accelerate the energy transition and reduce dependencies on imported fossil fuels and critical raw materials. This paper examines how the EU can leverage its regulatory power to align defence spending with wider sustainable transformation objectives. It argues that energy security provides a pragmatic entry point for integrating clean innovation into defence policy, given operational vulnerabilities of conventional fuel systems and rapidly evolving warfare realities. New defence frameworks such as the European Defence Industrial Strategy and Readiness 2030 still pay limited attention to the strategic role of energy transition for military readiness and Europe’s broader resilience. The paper outlines opportunities to systematically link defence procurement with clean industrial policy and to foster security-centric energy and material innovation through existing EU legislative and funding instruments. It concludes that achieving regulatory coherence between defence-industrial build-up and energy transition can help to strengthen Europe’s technological leadership and strategic autonomy in a volatile geopolitical environment.

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Maduro était un dictateur. Les États-Unis sont devenus un État voyou.

IRIS - Mon, 05/01/2026 - 11:49

L’administration Trump-Vance poursuit un objectif très clair à l’international depuis son arrivée au pouvoir, le 20 janvier 2025. Un objectif qui pourrait se résumer ainsi : mettre à bas ce qui demeure de l’ordre international mis en place à partir de 1945.

Bien évidemment, l’ordre multilatéral était déjà moribond depuis un bon moment. Sa déliquescence — et celle d’organisations comme l’ONU — avait commencé dès les années quatre-vingt-dix. Donald Trump n’en est pas responsable. Il n’aura fait que précipiter le mouvement. Et il en a signé, avec l’enlèvement de Nicolas Maduro samedi 3 janvier 2026, l’arrêt de mort officiel.

Certes,  personne ne se plaindra de voir Maduro perdre le pouvoir au Venezuela. Mais là n’est pas la question. En passant à l’action comme ils l’ont fait, les Américains nous ont fait entrer dans une autre époque. Il y aura un avant et un après. Les États-Unis se sont désormais ouvertement comportés comme un État mafieux, si ce n’est terroriste. On pourrait même parler de la première puissance de cette importance pratiquant le racket à l’échelle internationale. Et surtout — c’est là le plus inquiétant — ils ne cherchent plus à dissimuler leurs motifs.

Jusqu’au début de l’année 2025, chaque fois que les États-Unis intervenaient à l’étranger, ils se  drapaient dans le prétexte d’exporter la démocratie, de combattre le terrorisme ou de protéger les droits humains. Mais lorsque Trump a menacé d’annexer par la force le Groenland, il n’y avait aucun prétexte de cette sorte derrière cette menace. Sans parler du coup fatal porté à l’esprit même de l’OTAN : un pays membre de cette organisation, son pays fondateur et le plus puissant, menaçait un autre pays membre de lui arracher par la force une partie de son territoire.

Lorsque Trump a décidé de taxer le Brésil à 50 % parce que Lula refusait de laisser Jair Bolsonaro sortir de prison, même logique. Contrairement à ses politiques de taxation tous azimuts, habituellement dissimulées derrière le prétexte des « méchants Européens » ou des « méchants Canadiens » qui profiteraient des États-Unis, là, non : c’était cash. « Tu veux mettre mon copain en taule ? Moi, je te taxe. »

Avec le Venezuela, nous assistons à une fuite en avant dans cette même dynamique. Les États-Unis ne se donnent même plus la peine de maintenir une couche de vernis civilisationnel, en laissant croire, par exemple, et comme ils l’auraient fait auparavant, qu’ils répondraient à l’appel de l’opposition pour l’aider à prendre le pouvoir. Aucun effort pour construire un prétexte crédible, si ce n’est cette guerre contre le narcotrafic qui n’abuse plus personne. Des forces spéciales américaines ont mené samedi à l’aube une opération militaire à Caracas, bombardé le plus grand complexe militaire du pays (Fuerte Tiuna), capturé Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, dans ce que Trump a décrit comme « une forteresse aux portes d’acier », puis les ont exfiltrés vers New York. Le tout en violation manifeste du droit international, mais aussi du droit américain.

Et Donald Trump continue d’assumer pleinement ses méthodes de gangster néocolonialiste et sa politique de racket : « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse », a-t-il déclaré samedi depuis Mar-a-Lago. Le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a été encore plus explicite : « Nous allons nous assurer d’avoir accès à davantage de richesses et de ressources sans avoir à verser de sang américain. »

Traduction : on prend le pétrole — les 303 milliards de barils de réserves, soit un cinquième des réserves mondiales — et le Venezuela paiera ce qu’on lui demandera. Faute de quoi, on recommencera. Par de nouveaux bombardements, ou par tout autre moyen permettant aux États-Unis de régir formellement le pays.

Et ceux qui se réfugient naïvement derrière l’argument selon lequel Trump aurait voulu « donner un exemple » à tous les dictateurs du monde me font sourire. Si l’objectif était réellement de montrer aux « tyrans » qu’ils sont à la merci des États-Unis, pourquoi Kim Jong-un n’a-t-il pas été arrêté lui aussi ? Pensons-nous vraiment que Washington aurait les moyens d’enlever le président chinois ou le président russe ? Et même en admettant que ce soit le cas, risqueraient-ils une bombe atomique sur New York ou Los Angeles ? Arrêtons.

Derrière ce coup d’éclat, plusieurs motivations se superposent. La première est évidemment l’appropriation des ressources naturelles du Venezuela. La deuxième consiste à marquer son territoire dans l’hémisphère occidental — la doctrine Monroe 2.0, le « corollaire Trump ». La troisième est de rappeler à la face du monde qu’il y a, comme on dit chez nous en Amérique, « a sheriff in town ». La quatrième vise à satisfaire l’électorat MAGA à un moment où Trump est en difficulté, notamment sur la scène internationale, la paix en Ukraine semblant lui échapper. Enfin, toute la mise en scène autour de l’arrestation de Maduro, de son inculpation et de son incarcération au Metropolitan Detention Center de Brooklyn permet aussi de détourner l’attention de l’affaire Epstein.

Quoi qu’il en soit, comme l’a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney, les choses ne seront plus jamais les mêmes. L’ordre international de 1945 est bel et bien mort. Nous sommes entrés dans un monde où le bilatéralisme et la loi du plus fort font loi, où les alliances seront de circonstance, et où le multilatéralisme ne sera plus qu’un souvenir lointain.

Le plus triste, dans tout cela, est de voir certains des chantres de l’ancien ordre international — Emmanuel Macron en tête — ne même pas mentionner l’illégalité de l’action américaine au Venezuela. Sans doute le président français ne souhaite-t-il pas contrarier Trump afin d’obtenir des concessions sur l’Ukraine. Mais ce silence de la France ne servira ni l’Ukraine ni le droit international. Bien au contraire, il ne fera qu’entériner un peu plus un ordre mondial où la force prime définitivement sur le droit.

Nous y sommes. L’Amérique de Donald Trump est désormais officiellement un État voyou.

Et le reste du monde n’a plus qu’à choisir : se soumettre, ou affronter les conséquences.

Romuald Sciora dirige l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, où il est chercheur associé. Essayiste et politologue franco-américain, il est l’auteur de nombreux ouvrages, articles et documentaires et intervient régulièrement dans les médias internationaux afin de commenter l’actualité. Il vit à New York.

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