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Diplomacy & Defense Think Tank News

Erneuerung der konventionellen Rüstungskontrolle in Europa

SWP - Wed, 17/07/2019 - 00:00

∎ Der KSE-Vertrag ist konzeptionell überholt, sein Anpassungsabkommen politisch gescheitert. In der Nato-Russland-Kontaktzone im baltischen Raum entfaltet er keine stabilisierende Wirkung.

∎ Eine neue gesamteuropäische Rüstungskontrollvereinbarung unter Ein­schluss osteuropäischer Konfliktgebiete hat wegen prinzipieller Diver­genzen auf absehbare Zeit keine Aussicht auf Erfolg.

∎ Es sollte aber im Interesse der Nato und Russlands sein, die Spannungen im baltischen Raum abzubauen. Dazu wäre ein subregionales Stabilitätsregime geeignet, das auf fortbestehende politische Zurückhaltungs­erklärungen und bewährte Kernelemente der Rüstungskontrolle aufbaut.

∎ Um dies zu verwirklichen, müsste Russland weiterhin bereit sein, in diesem Raum Zurückhaltung zu üben.

∎ In der Nato wird zwar weiterhin der Grundsatz gelten, dass mit Russland kein business as usual möglich ist, solange es sich nicht aus den Konflikt­gebieten zurückzieht. Es muss aber klargestellt werden, dass ein subregio­nales Stabilitätsregime diesem Grundsatz nicht widerspräche, sondern der Sicherheit aller Bündnispartner dient.

∎ Für diese Ausrichtung sollten Deutschland und gleichgesinnte Staaten werben, und zwar sowohl in der Nato als auch im Strukturierten Dialog der OSZE mit Russland, Weißrussland und bündnisfreien Staaten.

∎ Ein subregionales Stabilitätsregime könnte auch als Nukleus betrachtet werden, um mit weiteren maßgeschneiderten Instrumenten ein Netz von Vereinbarungen zu schaffen, die sich gegenseitig ergänzen und in ihrer Gesamtheit die Sicherheit und Stabilität im OSZE-Raum stärken.

Überschätzte Cyber-Abschreckung

SWP - Wed, 17/07/2019 - 00:00

Befürworter offensiver Cyber-Operationen argumentieren, dass sie abschreckend auf etwaige Cyber-Angreifer wirken könnten, da die Angreifer mit einem digitalen Gegen­schlag rechnen müssten. Diese Vorstellung, die für die neue US Cyber-Doktrin von 2018 bestimmend war, schwingt implizit auch in der Debatte über digitale Gegen­angriffe in Deutschland mit. Diesem Kalkül liegt jedoch eine verkürzte Vorstellung von Abschreckung zugrunde. Abschreckung per Androhung von Vergeltung funktioniert im digitalen Raum nach anderen Prinzipien als etwa nukleare Abschreckung. Probleme der Attribution, Demonstration, Kontrollierbarkeit und Glaubwürdigkeit digitaler Fähigkeiten erhöhen die Gefahr, dass Abschreckung scheitert. Daher wäre die deutsche Cyber-Sicherheitspolitik gut beraten, die defensive Cyber-Sicherheit und die Robustheit (Resilienz) von Systemen zu steigern.

 

Klimaneutralität als Langfrist-Strategie

SWP - Wed, 17/07/2019 - 00:00

Als traditionelle Vorreiterin in der internationalen Klimapolitik steht die Europäische Union unter großem Erwartungsdruck. 2020 muss sie bei den Vereinten Natio­nen ihre Langfrist-Strategie vorlegen. Die politische Aufmerksamkeit gilt bisher dem fehlenden Konsens unter den Mitgliedstaaten in der Frage, ob sie sich das von der Europäischen Kommission vorgeschlagene Ziel der »Treibhausgas-Neutralität« bis 2050 zu eigen machen sollen. Zwei Aspekte dieser Ende 2019 anstehenden Entscheidung sind bislang kaum debattiert worden – zum einen die Frage, ob damit das Ende differenzierter mitgliedstaatlicher Reduktionspflichten eingeläutet wird, zum ande­ren die Verschärfung des EU-Klimaziels für 2030. Beides wird die Bundesregierung bei der Neujustierung der deutschen Klimapolitik mitdenken müssen.

Pivoting from Crisis to Development: Preparing for the Next Wave of UN Peace Operations Transitions

European Peace Institute / News - Tue, 16/07/2019 - 21:28

UN peace operations are going through an accelerated period of reconfiguration and drawdown. Between June 2017 and March 2018, long-standing peacekeeping missions in Côte d’Ivoire and Liberia closed, while the mission in Haiti was reconfigured into a transitional peacekeeping mission. Looking ahead, the Security Council has mandated the closure of the peacekeeping mission in Darfur and the initial drawdown of the peacebuilding mission in Guinea-Bissau, and its attention is starting to shift to other missions.

With these upcoming transitions in mind, this issue brief explores experiences and lessons from recent UN transitions in Côte d’Ivoire, Haiti, and Liberia. Each of these transitions has been the subject of a detailed IPI policy report published as part of IPI’s project on “Planning for United Nations Peacekeeping Operations Transitions.” Drawing on this research, this issue brief recommends how to manage politics and recalibrate policies to better shape future transitions. Its recommendations include to:

  • Adopt shared and long-term political strategies, particularly in Security Council mandates and benchmarks, as well as through regular sharing of assessments from the field.
  • Ensure integration in field-level planning strategies well before the Security Council sets transition timelines, with senior leadership from the mission shaping the vision, driving planning, and providing concrete recommendations for the future UN presence in the country.
  • Strategically engage the host society to align peacebuilding priorities and to communicate the core message that the mission is leaving but the UN is remaining in the country.
  • Engage early to secure adequate financing, capitalizing on debates surrounding the transition while it is still on the Security Council’s agenda.
  • Institutionalize dedicated transition support capacity within the UN system, including policy and programmatic guidance, operational support, planning expertise, and surge capacities.
  • Sustain long-term peacebuilding through partnerships, ensuring that residual peacebuilding challenges are mainstreamed into national development plans and international and regional development frameworks.

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Taïwan : « L’élection de janvier 2020 sera une lutte à distance entre Pékin et Washington »

IRIS - Tue, 16/07/2019 - 16:49

 

L’élection présidentielle de Taïwan qui aura lieu en janvier 2020 opposera la présidente sortante Tsai Ing-wen à un candidat de l’opposition nouveau venu, replaçant de nouveau la relation Taipei-Pékin dans la campagne. En ces temps de tension avec Pékin suite à des commandes d’armes américaines, quels sont les enjeux de ce scrutin ? Éclairage par Barthélémy Courmont, directeur de recherche à l’IRIS.

Le candidat de l’opposition (KMT, nationaliste) à la présidentielle de Taïwan de 2020 vient d’être désigné, il s’agit de Han Kuo-yu, maire relativement peu connu jusqu’ici. Qualifié de populiste pro-Pékin, que révèle sa percée sur la scène politique taïwanaise ? Les relations entre Taipei et Pékin vont-elles être remises au cœur du débat ?

Assez peu connu du grand public en effet il y a encore peu de temps, Han Kuo-yu a remporté en 2018 l’élection municipale de Kaohsiung, deuxième ville du pays, et bastion du DPP (le parti démocrate progressiste) depuis 1998. Cette victoire l’a propulsé parmi les présidentiables au KMT, mais il n’a décidé de se lancer dans les primaires que très tardivement, début juin. Une campagne expresse donc, et couronnée de succès face à Terry Gou, le fondateur de Foxconn, et Eric Chu, le maire de New Taipei City. Sa percée politique traduit un manque de leadership au KMT et de grandes difficultés à définir une nouvelle ligne politique depuis la fin de la présidence de Ma Ying-jiou, en 2016. D’ailleurs, Han s’est montré à plusieurs reprises très critique de Ma, qui soutenait de son côté Gou. Le parti historique de Chiang Kai-chek n’avance pas en ordre de bataille vers l’élection présidentielle de janvier 2020, et pourtant ses chances de succès sont réelles.

Il faut cependant se montrer prudent quant aux qualificatifs de « populiste » et « pro-Pékin » dont les médias américains, le New York Times en tête, se sont immédiatement emparés pour décrire la personnalité de Han. Gou semble en effet davantage correspondre à cette description, avec notamment la révélation de la déesse Mazu ayant justifié son entrée en politique, ou encore son engagement auprès d’un rapprochement inter-détroit. Sans doute d’ailleurs ces excès n’ont pas plu à une grande partie de ses supporters. De son côté, Han n’est pas un nouveau venu en politique, puisqu’il fut parlementaire de 1992 à 2002, avant une carrière dans le monde agricole et ce retour remarqué. Il fut également candidat à la présidence du KMT en 2017. Concernant sa proximité avec Pékin, il convient d’abord de signaler que « pro-Pékin » ne signifie pas grand-chose à Taïwan, ou en tout cas ne doit pas être entendu de la même manière qu’à Hong Kong. Si Han met en avant un discours « pro-Pékin » (à savoir une volonté d’unification politique), ses chances de victoire seront quasiment nulles. En revanche, si son propos consiste à rechercher un partenariat accru avec la Chine, économique et commercial en particulier, comme sa visite à Hong Kong, Macao, Shenzhen et Xiamen en mars dernier en fut l’objet (sur les questions agricoles), son discours se rapproche de celui de Ma Ying-jiou, président de 2008 à 2016. Il est donc encore trop tôt pour juger des intentions de ce candidat. Mais il est certain que, comme les scrutins précédents, celui de janvier 2020 se fera dans l’ombre de la relation avec la Chine continentale.

Taïwan a récemment conclu une nouvelle commande d’armes avec les États-Unis. La Chine a annoncé le 12 juillet des sanctions envers les entreprises américaines impliquées dans cette transaction. Que signifient ces menaces pour Washington et Taipei ?

Les États-Unis sont, avec la Chine, l’autre grand acteur qui va jouer un rôle dans cette élection taïwanaise, et une fois encore, l’article du New York Times ne fait que le démontrer. S’il est inutile de revenir ici sur la longue relation entre Washington et Taipei, il est en revanche important de signaler quelques faits récents. D’abord l’échange téléphonique entre Tsai Ing-wen et Donald Trump au lendemain de l’élection de ce dernier, en novembre 2016, et conséquence d’un balai d’élus républicains à Taïwan entre l’élection de Tsai en janvier et celle de Trump en novembre. Cet échange téléphonique très médiatisé était une première, et un geste symbolique fort, puisque le président américain, peu au fait des réalités géopolitiques asiatiques, avait ensuite critiqué le statu quo inter-détroit. Ensuite, les (énièmes) ventes d’armes américaines à Taïwan, justifiées par la défense face aux velléités chinoises. Enfin, et de manière plus événementielle, la visite de Tsai Ing-wen aux États-Unis (non officielle, statut de Taïwan oblige) et ses appels répétés, et sans doute justifiés, à un plus grand soutien des États-Unis. Le contexte politique dans la région et sur le sujet de la relation avec la Chine est celui que l’on connaît, avec des pressions diplomatiques et économiques que Pékin fait peser sur Taipei, et la question de Hong Kong, dont l’incidence sur le scrutin taïwanais sera évidente. Les États-Unis, par ailleurs engagés dans un bras de fer sur tous les sujets avec la Chine (et qui a débuté bien avant l’arrivée au pouvoir de Donald Trump), vont chercher à favoriser l’élection du candidat qu’ils estiment le plus hostile à Pékin, et c’est Tsai Ing-wen.

Taïwan est considérée comme une province sécessionniste par Pékin et reste peu reconnue au niveau international. La Chine n’excluant pas une réunification par la force, quelles sont ses velléités pour les années à venir ? Taïwan aurait-elle les moyens de résister ?

S’il est nécessaire de faire mention des manœuvres américaines à Taïwan, justifiées par les ventes d’armes et la lutte d’influence avec Pékin, c’est évidemment surtout du côté de la Chine que les regards inquiets se tournent. Depuis l’élection de Tsai Ing-wen, la Chine s’est engagée dans une vaste campagne de dénigrement de l’exécutif taïwanais, et c’est la Chine qui a rompu les contacts. Isolement diplomatique accru, humiliations récurrentes dans les instances internationales, limitation du nombre de touristes chinois à Taïwan, ou encore l’annonce de mesures de rétorsion contre des entreprises travaillant avec Taïwan dans des secteurs jugés hostiles à Pékin sont la concrétisation d’une politique de sabotage. Les discours va-t-en-guerre, notamment celui de Xi Jinping début janvier, s’ajoutent à ces manœuvres délétères et attisent un nationalisme chinois qui reste obsédé par la question taïwanaise. Les élections municipales en 2018 avaient déjà été marquées par une ingérence de Pékin, et cette tendance ne va que s’amplifier avec le scrutin présidentiel. Pour la Chine, l’équation est simple, le KMT (jugé plus conciliant) doit revenir au pouvoir. L’élection de janvier 2020 sera ainsi, en plus d’une traditionnelle confrontation démocratique entre deux visions de Taïwan et sa société, une lutte à distance entre Pékin et Washington.

Algorithmes, données et biais : quelles politiques publiques ?

Institut Montaigne - Tue, 16/07/2019 - 10:00

Nos décisions ont toujours été biaisées. Nous avons tous des préjugés, des idées reçues, fruit de notre histoire, de notre culture, de nos expériences, qui guident inconsciemment nos choix. Pourquoi en serait-il autrement pour les algorithmes ? Dans cet article, Anne Bouverot, présidente de Technicolor et présidente de la Fondation Abeona et Thierry Delaporte, directeur général délégué du groupe Capgemini, expliquent pourquoi les biais des algorithmes sont…

[En chiffres] Pauvreté dans le monde, pauvreté en France

Institut Montaigne - Tue, 16/07/2019 - 10:00

Alors que le sommet du G7, qui se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août prochains, aura pour thème les inégalités, celles-ci sont un enjeu de préoccupation mondiale - et française - constante. Dans un monde irrigué de fausses informations, où l’émotion l’emporte souvent sur la raison, il convient de dépassionner le débat public sur ce sujet, en particulier en France où les perceptions sont souvent éloignées de la réalité, dans un pays particulièrement passionné…

„Es ist nicht die Stunde kleingeistiger Eitelkeiten“

Konrad Adenauer Stiftung - Mon, 15/07/2019 - 16:16
Saskia Gamradt 2019-07-15T14:16:00Z

Un nuevo liderazgo en política exterior para una Europa más fuerte en el mundo

Real Instituto Elcano - Mon, 15/07/2019 - 13:31
Paula Lamoso González. ARI 85/2019 - 15/7/2019

El futuro alto representante tiene una gran oportunidad de liderar la acción exterior de la UE si es capaz de poner en valor los recursos políticos y administrativos con los que en teoría cuenta.

The Row over France’s Digital Tax Signals a New Chapter in US-EU Trade Bargaining

IRIS - Mon, 15/07/2019 - 12:49

The introduction of a revenue-based tax on digital giants by the French government has sparked condemnation on the part of the U.S. administration, and threats of trade retaliation, starting with an official investigation. European divisions had already led to the abandonment of an EU-wide digital tax. While EU-US tensions had so far centred on German exports, how will this new episode affect the political dynamic in Europe on trade issues? An interview with Rémi Bourgeot, economist and associate fellow at IRIS.

While the US administration threatens to retaliate against countries that would put in place a digital tax harmful to its tech giants, Donald Trump seems to also have in mind trade negotiations with the EU in general and a reform of international taxation. Is the procedure against France’s digital tax part of that broader strategy?

So far, US trade tensions with the EU had centred on Germany’s car exports and its trade surplus in general. Against this background, Donald Trump has also accused the ECB of excessively weakening the euro’s exchange rate, through its unconventional policies. Although the digital tax appeared to be a minor topic in EU-US relations compared with the dispute over the euro’s exchange rate and the trade surplus, the US administration has nevertheless been critical of European plans to implement a digital tax on revenue since the debate was initiated among EU member states.

While those vocally opposing the digital tax in Europe were mostly smaller northern member states, the US stance seemed to find a particular echo in Berlin, where the government, despite adhering to a plan devised with France, showed caution in order to avoid escalating trade tensions with the Trump administration over car exports. Since EU-wide plans for a digital tax have been ditched, it is not surprising to see Donald Trump oppose similar plans at the national level, notably in France.

Until last year, whenever the US president criticized Germany for its trade surplus, French ministers were among the first to reply and rebuke the accusations. Meanwhile, Franco-German relations entered a delicate phase when it became clearer that French-led plans for a deeper integration of the Eurozone were being rejected by Berlin. A show of European cohesion against Donald Trump’s attacks on France’s digital tax is therefore unlikely. Similarly, Emmanuel Macron’s government will probably be less inclined in the coming months to defend Germany’s trade surplus. Europe’s increased divisions could give the US administration more room to try and accelerate trade talks with the EU, the idea of which Emmanuel Macron however rejected three months ago, arguing that the US would first have to re-join the Paris climate accord.

The digital tax, whether at the EU or national level, has been criticized as it targets revenues rather than profits and raises issues of double taxation. Although it has turned into a political symbol, it was designed as a mere intermediate step until a broader and more sustainable deal is reached in order to reform international taxation. While the introduction of a digital tax by various governments is intended as a levy in these talks, Donald Trump’s attacks are similarly meant to neutralize this possible advantage, having in mind negotiations both on trade and taxation.

His administration has shown some willingness to open a negotiation on international taxation which promises to focus, at least initially, on US companies like Amazon. While tackling the French and European projects to tax digital revenues, Donald Trump however often appears critical of digital giants in the US.  The strategy seems to consist in accepting the principle of these negotiations in order to quickly extend their scope beyond the issue of the digital economy, arguing that the borders between economic sectors are now very porous, and thus to engage in a much broader bargaining, on the taxation of international economic exchanges in general.

Talks on taxation and trade are therefore closely related. The US administration has raised the idea, in order to indirectly take into account the commercial activities of international companies in a given country, of developing a tax dependent on marketing expenditure for that country. This idea evokes more a transitional mechanism, like digital taxes introduced elsewhere, than a long-term model at the global level. From a European perspective, while this approach naturally frustrates major exporting countries such as Germany, targeting marketing spending could also be problematic for other countries and sectors, particularly for French and Italian luxury goods.

The OECD, which has a clear authority in the study of tax evasion, has succeeded in involving a very large number of countries in the process of initiating negotiations on international taxation. However, it is necessary to appreciate the complexity of the negotiations on this issue, especially since it is coupled with trade. While governments finally share a common will to preserve their tax base, with sometimes similar concerns, the very definition of the scope of the negotiation is still far from being resolved.

The EU had previously suspended the project for a European digital tax, leading instead to a series of national initiatives. How much divided are EU member States on this issue?

Four northern European countries (Denmark, Sweden, Finland, Ireland) expressed their strong opposition to the proposed European tax on the turnover of large companies in the digital sector. On the other hand, a majority of member states, the largest ones in particular, supported this tax. However, they were less united than at first sight, which made it all the more difficult to achieve the unanimity required in fiscal matters. The tax plan that was rejected in March was already a reduced version of the scheme that had already been discussed at the end of last year. Despite retaining the 3% rate, this version excluded from the tax base revenues from data sale and platform fees and focused on advertising revenues alone.

The four countries opposed to the digital tax have a small domestic market and are highly dependent on exports or international revenues more generally, which, under the current system, overshadow the very limited revenues that the European digital tax would have offered them. Sweden also sought to defend the success of its national digital companies, based on the model of music streaming companies like Spotify, while pointing to the general risk of double taxation. As for Ireland, it was a matter of preserving its model consisting in hosting the European headquarters of large international groups by means of a low corporate tax rate, which encourages companies to declare a significant portion of their profits in Ireland rather than in the European countries where the gain is generated.

Several countries such as France, the United Kingdom, but also Italy and Spain have worked on the introduction of a digital tax at the national level. What are the different approaches to this issue?

The European countries which have at some point made preparations for a national digital tax (France, Italy, Spain, United Kingdom, Austria) have considered variants relatively close to what had been discussed at the EU level in the months before the development of what appeared, before its rejection, to be a short-term consensus solution. These governments have considered thresholds similar to those of the European initiative and a broader set of services than advertising revenues alone, including data sales and platform fees in particular. The French government, which intends to make the tax retroactive to the start of the year, expects tax revenues of around 400 million euros this year and just over 600 million by 2021. These estimates, however modest the figures might already be, are often considered overoptimistic.

Governments embarking on this type of taxation naturally seek to engage in a negotiation both with the global companies concerned, and with other governments, against the backdrop of the negotiations that will take place within the OECD framework. A diverse group of countries in the world are following this path, whether the EU member states mentioned above, Australia, New Zealand, India, or Singapore – which indicates the general nature of the concerns behind digital taxation.

The difficulties and then the confirmation of the failure of the intermediate stage in Europe led to a preference for a global negotiation at the OECD rather than a new European initiative. In any case, the ultimate aim is to redefine the distribution of digital-related tax revenues among governments, but according to a model that should probably continue to be based on profits, or at least to take them into account. Despite the idea of trigger thresholds in current digital tax projects, the concept of revenue-based taxation raises fundamental problems that led most governments to set it aside at some point in their economic history. The current tax should therefore be considered as no more than a temporary tool.

On the one hand, digital tax projects have an important political dimension, in that, despite the relatively small amounts at stake at this stage, governments can find an opportunity to send an equalitarian message to the public. On the other hand, policy makers must address a longer-term economic question about fiscal models in a context of upheaval in commercial activities and their geographical anchoring. In this perspective, the digital tax represents the beginning of a more general debate. The current superposition of digital tax plans and the more general ambition to review international tax models in the longer term does, however, create a great deal of confusion.

Trios gagnants ? La Chine et la coopération dans les marchés tiers

Institut Montaigne - Mon, 15/07/2019 - 10:51

Les entreprises étrangères peuvent-elles tirer profit des projets d'infrastructure chinois à l'étranger ? Ont-elles besoin d'un soutien politique pour y parvenir ? Ces deux questions irriguent les débats en matière de coopération dans les marchés tiers, débats qui ont lieu dans plusieurs capitales et dans de nombreux sièges d'entreprises. La Chine a signé des accords de coopération marchés tiers avec la France, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, l'Autriche, le…

Markenkern von CDU und CSU

Konrad Adenauer Stiftung - Mon, 15/07/2019 - 02:30
Christine Bach 2019-07-15T00:30:00Z

Istanbul Election: Remaking of Turkey’s New Political Landscape?

SWP - Mon, 15/07/2019 - 00:00

Istanbul’s fiercely fought municipal election is over. The opposition candidate, Ekrem İmamoğlu, won a landslide victory over his rival. The governing Justice and Develop­ment Party (AK Party) has arguably suffered its most severe defeat since coming to power in 2002. The repercussions and reverberations of this election will be deeply felt across the political spectrum in Turkey. This election will have a formative impact on this new period of Turkish politics. Turkey has gained new political actors, for exam­ple İmamoğlu, as a result of this election. The same election has also further opened the way for contestations on the conservative end of the political spectrum. Former President Abdullah Gül, former Prime Minister Ahmet Davutoğlu, and former Minis­ter of Economy Ali Babacan are set to break away from the AK Party and form their own political movements.

Whether this defeat will lead to a new period of irreversible decline for the ruling AK Party is dependent on what lessons President Recep Tayyip Erdoğan draws from this defeat. Palliative and tactical steps cannot reverse his party’s political decline. Yet, Erdoğan’s ability to undertake necessary reforms and introduce course-rectifying measures is significantly constrained, given the nature of his alliance with the Nation­al­ist Movement Party (MHP), the de-institutionalisation of his party, and the personalisation of power in Turkey. As Erdoğan’s grip on power and Turkish politics is weak­ened, the search for new political alternatives – both at the nation-wide level more broadly as well as on the conservative end of the political spectrum in particular – will gain momentum. These developments, in return, are sowing the seeds of a new political landscape in Turkey.

Transparencia financiera internacional

Real Instituto Elcano - Fri, 12/07/2019 - 13:05
Aitor Pérez. DT 12/2019 - 12/7/2019

Este documento de trabajo aborda la conceptualización y medición de la transparencia de los sistemas financieros, así como sus conexiones con otras variables como el desarrollo económico, la profundidad democrática y la atracción de las finanzas offshore.

« Le monde en cartes – Méthodologie de la cartographie » – 3 questions à Matthieu Alfré et Christophe Chabert

IRIS - Fri, 12/07/2019 - 12:46

Matthieu Alfré est diplômé d’HEC, de Sciences Po et de la Sorbonne, il enseigne actuellement en classes préparatoires et conseille des entreprises privées avec Alma Conseils. Christophe Chabert, diplômé d’HEC, est le fondateur du site www.mindthemap.fr. Ils répondent aux questions de Pascal Boniface à l’occasion de la parution de leur ouvrage « Le monde en cartes – Méthodologie de la cartographie » aux éditions Autrement.

La cartographie est-elle indispensable pour les enseignants ?

La cartographie est un outil indispensable pour tous les enseignants en histoire, en géopolitique et, à plus forte raison, en géographie. En disant cela, nous faisons notamment référence à la pensée de Philippe Pinchemel qui rappelle à juste titre que « pendant des siècles les géographes étaient des cartographes » (Géographie et cartographie, réflexions historiques et épistémologiques). La cartographie apparaît aussi indispensable pour les enseignants à deux niveaux, d’abord, dans le rapport conceptuel à leur propre discipline, ensuite, dans le rapport personnel à leur style d’enseignement.

D’une part, la cartographie conserve toute sa pertinence pour parfaire et actualiser l’appréhension des matières que nous enseignons avec passion. Croiser les cartes des journaux, des revues spécialisées et des meilleurs cercles de réflexion, comme l’IRIS, nous permet de bien documenter les évolutions récentes du monde. En outre, et nous l’avons remarqué en concevant et réalisant Le monde en cartes, produire nos propres cartes nous fait gagner autant en clarté qu’en pertinence pour appréhender encore mieux nos propres disciplines.

D’autre part, en nous appuyant sur cette approche cartographique, nous sommes plus à même de gagner en impact auprès des étudiants. D’abord, parce que les cartes restent l’un des meilleurs vecteurs de compréhension pour eux. Dans notre civilisation de l’instantané, nos étudiants sont sensibles à la « rhétorique de l’image » décrite par Roland Barthes. Ensuite, parce qu’elles leur permettent de s’entraîner à bien des épreuves écrites et orales qu’ils auront à connaître. Qu’il s’agisse de réaliser un croquis au baccalauréat, autant qu’à HEC Paris, ou de commenter des documents géographiques à l’oral de l’agrégation, les occasions de préparer les étudiants avec des cartes sont nombreuses.

Indispensable, édifiante et percutante, la cartographie demeure le support privilégié pour réaliser notre mission dans l’enseignement et la formation.

Comment définir une bonne carte ?

Les cartes font partie de notre quotidien. Il en existe une grande variété dont les objectifs peuvent être très divers. La réalisation de cartes ou croquis est une épreuve souvent redoutée dans la mesure où il est attendu des candidats de démontrer de multiples compétences. Nous allons ici passer en revue certains éléments permettant d’évaluer la qualité d’une carte dans le cadre des concours.

Avant toute chose, quatre éléments sont indispensables : un titre, une orientation (indiquer le nord), une légende organisée et une échelle (le fameux « TOLE »). Il est important de rappeler qu’il s’agit d’un travail de représentation de phénomènes. Les éléments choisis devront rendre compte de la structure et de l’organisation de l’espace ainsi que des dynamiques des territoires.

La légende se doit d’être rigoureuse, synthétique et de répondre au sujet posé. On jugera la carte sur sa lisibilité, sa clarté et la précision des localisations (nom de pays, de villes, mers et océans, massifs montagneux etc.). Le choix des figurés et des couleurs avant la réalisation de la carte est une étape essentielle qui demande un peu d’entraînement, et de bon sens. Il faut éviter les superpositions hasardeuses d’éléments rendant la carte illisible, respecter certaines conventions (s’en tenir aux formes géométriques de base pour les figurés ponctuels par exemple) et veiller à la symbolique des couleurs (libéralisme en bleu, communisme en rouge etc.).

Une carte est un élément visuel qui répond à des logiques différentes d’un texte. Elle doit attirer l’œil par son esthétisme, d’où la nécessité de s’appliquer. Une excellente carte permet au lecteur de saisir les messages principaux et les grandes dynamiques représentées avant même la lecture du contenu de la légende. Surtout, elle donne envie de se plonger dans le sujet, d’en savoir davantage et de se questionner.

Une carte est un instantané à un moment t, rapidement caduque. Son message est toujours biaisé par les choix faits par le cartographe. En définitive, la bonne carte est celle qui suscite le débat et appelle à en réaliser d’autres !

Quelle est la bonne articulation entre le commentaire et la carte ?

L’articulation entre le commentaire et la carte s’apparente à un dialogue fécond qu’il appartient au commentateur de construire avec intelligence. Pour réaliser au mieux le commentaire d’une carte, il ne faut ni produire une paraphrase servile de la carte, ni s’enfuir dans un découplage stérile entre les mots et les images. Le commentateur peut se donner pour fil directeur de toujours conjuguer le poids des mots avec le choc des cartes.

Conscient de cet impératif d’équilibre, nous proposons une approche intégrée du commentaire de cartes dans Le monde en cartes – Méthodologie de la cartographie. Ainsi, l’introduction de la section (« Les enjeux ») explique la raison d’être de nos choix de cartes. Chaque chapitre est subdivisé en cinq cartes essentielles et complémentaires. Chaque carte est introduite par une justification du sujet, préparée par une explicitation de la problématique, analysée par un commentaire soulignant les faits marquants et, enfin, prolongée par des perspectives plus larges. Alors que le commentaire est centré sur des enjeux et des défis, la carte les met en image avec des illustrations choisies.

Quelle(s) énergie(s) pour l’Afrique ?

Institut Montaigne - Fri, 12/07/2019 - 09:57

645 millions, c’est le nombre d’Africains qui n’ont pas d’accès à une source d’électricité. Et ce chiffre continuera mécaniquement d’augmenter du fait d’une croissance démographique supérieure aux nouvelles capacités de production d’électricité. Afin de répondre aux besoins futurs de ces habitants, le développement rapide de la production d’électricité est indispensable. Quelle place occupent les énergies renouvelables dans le mix énergétique du continent…

Civil Society Voices Speak in New York on Implementing SDG16+

European Peace Institute / News - Thu, 11/07/2019 - 22:48
Event Video: 
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The United Nations 2030 Agenda for Sustainable Development is enabling a range of innovative, grassroots-led work around its goal on peace, justice, and inclusive societies (known as SDG16+). However, these actions and commitments of civil society at the national level are often overlooked in global-level discussions.

This uniquely collaborative event, Voices of SDG16+: Stories for Global Action, held during this year’s High-Level Political Forum on Sustainable Development (HLPF), had at its core a campaign that collected almost 200 video submissions of activists and changemakers working to put peace, justice, and inclusion into action. The creators of thirteen of the submissions were invited to speak at a July 11th event in New York, hailing from Afghanistan, Cameroon, Canada, Guatemala, India, Kenya, Nepal, Pakistan, Philippines, Somaliland, and Uganda.

The event was launched by Saferworld, TAP Network, and IPI along with campaign partners: Conciliation Resources, Article 19, Peace Direct, Global Partnership for the Prevention of Armed Conflict (GPPAC), Civil Society Platform for Peacebuilding and Statebuilding (CSPPS), World Vision, Justice for All, Pax Christi, Life and Peace Institute, and Namati, with thanks to the Swiss Ministry of Foreign Affairs, and the United Kingdom Department for International Development through the UN Development Programme’s Global Alliance for additional funding assistance.

In opening remarks, IPI Vice President Adam Lupel explained that this event “started as a vision among Saferworld, TAP Network, and IPI about the need to bring civil society leaders from around the world to New York to expand access for civil society at a time when we all recognize this space is shrinking.”

The first panel’s opening presentation featured Rudrani Dasgupta and Ramsha Baluch, both from Chai Ki Dukkaan in India and Pakistan. Growing up, the women were influenced by conflict narratives in school textbooks and in their communities. “Society and media told me to hate Pakistan, but the problem was, I just couldn’t,” said Ms. Dasgupta. It was when Ms. Dasgupta travelled to Pakistan for the first time that she saw for herself, “Pakistani people are not the enemy.”

During this trip, Ms. Dasgupta met Ms. Baluch, who was also questioning the hateful narrative towards India that she had been taught in class. “From our friendship was born… a democratic digital peacebuilding platform for Indians and Pakistanis to dialogue across borders,” Ms. Dasgupta continued. They asked the audience to send in messages about why India and Pakistan should reconcile by using #ChaiKiDukkaan. “We intend to bring peace to over a billion people, and for that we need collective action.”

Kate Flatley of the Women’s Justice Initiative in Guatemala said that the aim of her organization’s work was to increase access to justice for indigenous women. In order to do so, they trained community advocates to serve as first defense and support women in communities, in particular survivors of violence. She told the story of a survivor of domestic violence who participated in the women’s rights education program. As she grew more comfortable with the community, she began to speak up and to seek legal aid, said Ms. Flately, and was ultimately able to obtain a restraining order against her husband and title the land in her name.

“We can build safe homes and communities for women and girls,” Ms. Flatley asserted. “Access to justice can’t just mean providing legal services. You need to know the law to be able to use the law,” she said. “We have to ensure that we’re educating individuals on how they can begin to use the system to exercise those rights.”

Chhatra Amatya, a peacebuilder at Nagarik Aawaz in Nepal, explained that “Nagarik means citizen, and Aawaz means voice. I am in New York to bring the voice of the voiceless.” She told the audience that her organization was established in 2001, after the Nepalese royal massacre and the Maoist Insurgency (also known as the Nepalese Civil War). At this time, she said, “a lot of youth and women were displaced from their homes, they were homeless, they were suffering.” She reported that women on both sides of the conflict had been raped, and that the situation was “utter misery.”

She said four or five like-minded people felt that they must do something in a small way. “We tried to give them shelter by sponsorship,” she said. She sponsored two young people at the time and gave them a platform for monthly interaction where they would listen to stories from both sides of the civil war. “They realized after listening to the stories that they are [all], in fact, ‘the victim.’ It has nothing to do with the government side or the Maoist side,” she revealed. “That’s how we started a peace kitchen, where we feed them every week. It has been going on for 17 years.” She said she believed that “this can be replicated all over Nepal, and I can confidently say that it can be replicated all over the world.”

Asked how people in conflict-affected environments can transition “from revenge to reconciliation,” Narcisio Bangirana, Alternatives to Violence Project, Uganda, said that for him, the secret to accessing alternatives to violence is action on an individual level. Individuals, he said, “have the potential to address the conflicts around them using the natural resources within them.” His current work focused on the process of reconciling two rival ethnic groups in South Sudan: the Nuer and the Dinka. “We make them realize that actually they face the same challenges,” he said.

Tola Winjobi, of the Civil Society Coalition on Sustainable Development in Nigeria, gave background on his organization’s work to prevent human trafficking, smuggling of persons, violence against children, and gender-based violence. “We are especially concerned about those who have to travel through the frontiers of the West African communities. We are much more concerned for the young people that have to travel by road,” he said. “There’s a need [for our government] to do something about this situation in the country… Let us campaign vigorously against human trafficking, because it is an ill wind that does no one any good.”

Some of us have been working to build peace without even knowing it, according to Arlyssa Bianca Pabotoy from the Center for Peace Education in the Philippines. Her message for peace centered on the achievements of some Filipino women as inadvertent peacebuilders in their communities. She told the story of a night when she stood before two families who were ready to kill each other in the name of justice, until a crying mother held her ground and asked the others to think of the children before committing such an act.

“Her story is only one of the many stories of women, of mothers, who are at the forefront of peace and conflict,” Ms. Pabotoy said. “Without even knowing it, these women have put themselves at the frontlines of peace… leadership, decision making, peace processes, and negotiations.”

The event’s second panel was entitled “Next steps on SDG16+: how to bring the agenda forward and how civil society can be supported.” Ismail Farjar, from the Center for Policy Analysis, Somaliland, stressed the need to hold decision makers to account in his country to achieve Agenda 2030. He described the process of establishing an SDG16+ coalition, and said that in doing so, they were able to localize the SDGs, in part by translating the 17 goals into Somali. “The platforms we created help citizens to engage leaders and hold them accountable. For example, if politicians didn’t see people approaching them and asking, ‘why didn’t you do this?’ they wouldn’t do this.”

“The good thing,” he said, is that because of including the SDGs in Somaliland’s national development plan, it is “one of the few countries in Africa directly aligning with SDGs.” The next step, he continued, is to get “support so we can solve the access to justice issues and data issues.”

Justine Kumche, Women in Alternative Action NGO, Cameroon, underlined in her presentation that, “The WPS agenda and SDG16 enable each other.” The work of her organization was dedicated to women at the forefront of peacebuilding in Cameroon. “We have created the women’s peace initiative, which is an initiative that brings together wives of traditional leaders as community peacebuilders, and also princesses and female traditional leaders, to be able to drive the peace agenda at the level of the communities,” she explained

Although, she said, “we focus more on the prevention rather than reaction to violent or armed conflict… based on this, we carry out peace education programs at different levels.” These education programs, in part, consisted of summer classes for children that centered on peacebuilding solutions and coexistence. “We organize youth think tank clubs for peace,” she said. “We empower the youth to become youth champions for peace,” with focus on the language divisions of the country. She concluded by saying she was “sure that Cameroon cannot achieve SDG16 successfully if the issue of the Anglophone crisis is not resolved.”

Umulkheir Mohamed, Kesho Alliance, Kenya, addressed the “long periods of marginalization” in her region, and pointed out that idleness had proven to be a risk in her society. Youth, she said, were unemployed, stemming from a lack of education. Keeping youth informed ensured that they “understand their civic roles to fight the small challenges we have in our country—top of the list being corruption,” she said. “Our work has always been about sustainable development. I advocate for education and peace in my community,” she explained, “because when it comes to understanding leadership and government, even our educated youth are not equipped.”

Kasha Slavner founded the Global Sunrise Project in Canada “out of the need for an alternative narrative to the mainstream media,” she said. She described this initiative as a “media hub for social good.” She had felt that “what’s missing from the [mainstream media] narrative is the solutions, the fearless grassroots activists.” Through media, she said her aim was to fill the “awareness gap for young people. They know about issues… they know they want to do something, but they don’t have these languages or tools to act as a framework… Knowing about the SDGs they then have this information that they can take and personalize and act upon.”

Sophia Dianne Garcia took action in response to the dearth of young women’s perspectives in peacemaking decisions by coordinating a network of 38 young leaders in the Philippines. These women from vastly different backgrounds formed Young Women for Peace and Leadership to “advance principles of human rights, gender equality, and even youth participation.” The SDGs are inextricably linked, she said. “We believe SDG 16 can be achieved by giving so much importance to SDG 5, which is gender equality, that it should be at the center—it has synergies between all the SDGs.”

Ms. Garcia saw an opportunity to raise awareness among youth in the context of her country’s midterm elections. She said youth should know that “you have the right to make your voices count by voting. But it does not stop there, your civic duty is even beyond voting… You have to make your leaders accountable at the end of the day.” She concluded, “Through our activities, our initiatives, we hope to challenge the violent misogynist and indecent narratives present in Philippine politics,” and turn these into constructive narratives so youth can be active participants.

“[Being] affected by war stirred a passion in me to work for my community and bring a change,” said Sofia Ramyar, Afghans for Progressive Thinking, of her home country, Afghanistan. She emphasized that “if children are better at critical thinking, they will challenge the status quo, and they will reform arguments that are more peaceful… That’s how we built friendships and increase understanding.” Amid the country’s conflict environment, she said that she created programs that have “impacted over 20,000 youths in Afghanistan.”

Ms. Ramyar said that last year was the first time an Afghan representative to UN spoke on the role of youth. Asked how we could bring about change, Ms. Ramyar, concluded, “I believe the only way we can bring change is by providing a safe space for youth to come together, to talk with each other, decrease prejudices, and increase understanding. The only way we can do that is by promoting and advancing SDG16 for peace for Afghanistan.”

Jimena Leiva Roesch, IPI Senior Fellow and SDGs team lead, and Jordan Street, Policy and Advocacy Adviser, Saferworld moderated. John Romano, Coordinator of Transparency, Accountability, and Participation Network gave closing remarks, thanking Imagethink for providing a visual synthesis of the discussions

To watch the winning video submissions and to read more about the campaign visit its website at: www.voicesofsdg16plus.org

Au retour de la mission Clemenceau, le porte-avions Charles de Gaulle comme outil de puissance et d’influence

IRIS - Thu, 11/07/2019 - 17:35

Alors que le porte-avions Charles de Gaulle avait été immobilisé pendant près de 19 longs mois entre février 2017 et septembre 2018, son premier déploiement opérationnel de longue durée, la mission Clemenceau aura suscité un intérêt certain. Escorté par un groupe aéronaval conséquent (GAN), la Task Force 473, composée des frégates Forbin, Latouche-Tréville et Provence, du bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne et d’un sous-marin nucléaire d’attaque, le porte-avions Charles de Gaulle a ainsi parcouru la Méditerranée et l’océan Indien pour contribuer au rayonnement des armées françaises.

Si la mission Clemenceau ne constituait évidemment pas le premier déploiement long de ce type du Charles de Gaulle – on se souviendra de l’opération Bois-Belleau et des missions Arromanches –, elle représentait pour la Marine nationale et l’ensemble des armées françaises un enjeu conséquent, le porte-avions devant faire la démonstration de ses capacités renouvelées après un arrêt technique majeur (ATM2) ayant mobilisé, à travers l’entreprise Naval Group, la Direction générale de l’armement (DGA) et le Service de soutien de la flotte (SSF), jusqu’à 2 100 personnes, pour un budget avoisinant les 1,3 milliard d’euros. Adapté au « tout Rafale » après le retrait des derniers Super Etendard Modernisés (SEM) en 2016 et désormais doté de capacités mises à jour, le porte-avions Charles de Gaulle a retrouvé son rôle de navire amiral de la Marine nationale.

La mission Clemenceau contribuait à trois objectifs concomitants. Il s’agissait d’une part et comme évoqué plus tôt, d’acter la remontée en puissance du Charles de Gaulle, ce bâtiment constituant toujours l’unique porte-avions n’employant pas d’avions à atterrissage vertical d’Europe, mais aussi, d’autre part, de multiplier les exercices aux côtés de marines militaires alliées et partenaires. Enfin, la Task Force 473 aura directement contribué à l’action de la France au Levant en participant à l’opération Chammal, son groupe aérien embarqué (GAE) représentant 25 aéronefs, dont 20 Rafale Marine prenant part aux opérations aéronavales françaises dans la région, encore une fois aux côtés de marines alliées et avec le soutien de la frégate antiaérienne danoise Niels Juel.

Dans l’ensemble, la mission Clemenceau aura été placée sous le signe de la diplomatie navale en assurant, à travers diverses missions, la promotion et la sauvegarde des intérêts français via le déploiement des bâtiments de la Task Force 473. La participation de bâtiments militaires européens à cette mission, en ce sens, peut être interprétée comme une démonstration de l’attachement de la France au multilatéralisme. De la même façon, les exercices Varuna et La Pérouse de mai 2019 aux côtés des marines indienne, australienne, japonaise et états-unienne ont permis, tout en contribuant à l’amélioration des capacités opérationnelles françaises, de mettre en scène les bonnes relations qu’entretient Paris avec une série de puissances de l’Indopacifique.

La diplomatie navale française est une déclaration : elle repose sur une démonstration de force censée illustrer l’attachement de l’État français à certains principes internationaux incontournables et en l’occurrence au droit de la mer, tel qu’encadré par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM ou UNCLOS) à laquelle adhèrent 150 pays à ce jour. De nombreux États considèrent aujourd’hui les actions entreprises par Pékin en mer de Chine comme une violation directe du droit de la mer, la construction d’îlots artificiels devant conduire la Chine à revendiquer in fine une souveraineté exclusive sur de larges espaces maritimes dans l’Indopacifique. En ce sens, la mission Clemenceau, dans sa dimension pacifique, s’inscrit dans une opposition directe à la politique du fait accompli, le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral de la Marine nationale, attestant du sérieux de la position française sur le sujet. Par ailleurs, la présence française dans l’Indopacifique n’est pas seulement liée à des considérations internationales : dans le sillage de l’essor dans la région de nouvelles puissances navales, la France doit assurer la sécurité de ses territoires ultramarins et des zones économiques exclusives (ZEE) qui en dépendent.

Entre autres illustrations de cet état de fait, la participation de la ministre des Armées, Florence Parly, au Shangri-La Dialogue (SLD) en parallèle d’une escale du Charles de Gaulle à Singapour, témoigne bien de la façon dont un outil militaire peut appuyer, par sa seule présence, une action diplomatique plus conventionnelle. La mission Clemenceau, en ce sens, illustre l’intérêt croissant de la France pour l’Indopacifique, un espace maritime représentant une part conséquente des échanges commerciaux mondiaux où se jouerait, à travers la réémergence de la Chine et la multiplication des tensions internationales, le destin du monde. La France s’oriente ainsi vers un approfondissement de ses relations avec l’Inde, l’Australie et les États-Unis, mais aussi avec le renforcement de sa coopération avec le Vietnam et le Japon, dans l’objectif de contenir l’émergence d’une Chine bleue convaincue de la nécessité de s’imposer sur les mers. La France entretient d’ores et déjà avec deux de ces acteurs une relation privilégiée : avec l’Inde à laquelle elle fournit des Rafale et surtout avec l’Australie, qui s’équipera à l’avenir de Barracuda, un modèle de sous-marins d’attaque comparables aux futurs Suffren français, mais disposant d’une propulsion conventionnelle.

Important succès pour la diplomatie navale française, la mission Clemenceau aura vu le déploiement d’une demi-douzaine de bâtiments et de plus d’un millier de personnels militaires français pour quatre mois. Pour autant, ce succès ne peut totalement occulter les limites de la stratégie de défense française dans l’Indopacifique où les effectifs et les moyens français d’être réduits malgré de récents efforts. Pour être viabilisée, la présence française dans l’Indopacifique devra nécessairement s’appuyer sur le déploiement renouvelé de forces permanentes, un effort que la France ne pourra consentir sans revoir au préalable à la hausse ses dépenses militaires pour pouvoir se doter, in fine, de nouveaux bâtiments, de nouveaux systèmes, mais aussi de nouveaux équipages.

Pourquoi un défilé militaire le 14 Juillet ?

IRIS - Thu, 11/07/2019 - 16:19

Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, évoque le débat autour de la parade militaire du 14 juillet.

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