Une cinquantaine d’agents pénitentiaires et de défenseurs des droits humains ont participé, samedi 22 août à Boma, au Kongo-Central, à un atelier consacré à la protection des droits des personnes détenues.
DIGITAL 00H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 00H N°237 a livré son verdict !
Mardi 25 août 2026
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RÉSULTAT : 05 • 40 • 57 • 49 • 15
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Est de la RDC : exactions dans les zones occupées et appels à la justice dominent la presse
Des jeunes de Beni (Nord-Kivu) s’engagent pour réduire les actes de violence et la résistance auxquels sont confrontées les équipes de la riposte contre Ebola.
Une diminution progressive du nombre de décès dû à la maladie à virus Ebola est observée dans les localités minières de PK 51 et ses environs, en Ituri.Ddésormais, quatre décès sont enregistrés chaque jour ; contre une dizaine il y a environ un mois dans la zone de santé de Niania, ont rapporté lundi 24 août 2026 des sources médicales.
Sur scène, il choisit et manie les mots avec précision. Mais loin de l'effet des projecteurs, sa voix devient un outil de mobilisation en faveur des autres. À travers le slam et diverses actions humanitaires, Wendmassem Esdras Ouédraogo alias Plume nègre choisit de faire de son art un moyen d'expression et d'action.
Il aurait pu se contenter de faire entendre sa voix uniquement sur les scènes musicales. Mais au lieu de cela, il a décidé de la faire aussi résonner auprès de ceux qui traversent des moments difficiles. À seulement 23 ans, Plume nègre s'est imposé comme un slameur engagé mais aussi acteur de la solidarité auprès des personnes en difficulté. Passionné des mots, il découvre sa passion pour le slam dès la classe de terminale. Pour lui, le slam intervient comme un espace de liberté et de partage. Un domaine où chaque texte est une occasion de sensibiliser et de porter des messages qui dépassent le simple cadre artistique.
« Le slam pour moi, c'est l'avenir. C'est ma vie. C'est un outil de compréhension de la société. C'est ce que j'utilise pour m'exprimer, pour me faire une place dans cette société. Ce n'est pas que des scènes, mais c'est aussi donner un message d'une autre manière à tout le monde », a-t-il fait comprendre.
Il se fait progressivement de la place dans le paysage musical avec la sortie officielle de son premier projet artistique. Un opus dans lequel il laisse parler son cœur et livre ses émotions à travers ses textes. Intitulé « Mon Faso », plume nègre à travers ses vers rappelle que l'importance d'un peuple réside dans son unité. « Mon Faso est le premier projet officiel. Je l'ai écrit avec le cœur, parlant de mon pays, de mon rêve, de ce que je ressens », relate-t-il
Quand le slam rencontre les actions humanitaires
Derrière sa taille moyenne et son teint noir semblable à celui d'un sénégalais, se cache un jeune homme dont les mots sur scène portent un engagement qui dépassent le cadre artistique. En effet, au fil du temps, un autre engagement naît. En plus des performances scéniques, il s'investit dans les actions humanitaires. Là, il apporte un soutien indéfectible aux personnes en difficulté. Toute chose contribuant à leur redonner le sourire et à ne pas se sentir seul surtout dans un contexte burkinabè marqué par des défis sécuritaires. Il met son énergie au service des causes qui lui tiennent à cœur.
Ainsi en mars 2026, il lance une cagnotte au profit d'un policier qu'il surnomme affectueusement « notre policier sans crédit », en hommage à son travail et à son dévouement au quotidien. L'initiative suscite un élan de solidarité et permet de mobiliser 1,4 million de francs CFA ce qui lui permettra de changer sa moto devenue vétuste par un nouvel engin.
« Le slam c'est mon avenir. Quant à l'humanitaire on suit le plan de Dieu », confie Wendmassem Esdras Ouédraogo, alias Plume nègreEn avril 2026, le jeune slameur poursuit ses actions humanitaires en organisant une tournée de dix jours. Là, il a foulé plusieurs localités du Burkina Faso. Notamment Fada N'Gourma, Diabo, Kaya, Barsalogho, avec un objectif principal : apporter son soutien aux forces de défense et de sécurité pour les efforts qu'ils mènent au front. Pendant dix jours, le jeune slameur et son équipe étaient engagés aux côtés des forces de défense et de sécurité en leur apportant un soutien moral à travers le slam.
Cette première tournée a permis de sillonner plusieurs zones difficiles d'accès et parfois particulièrement risquées. Une initiative qui a suscité un réel engouement auprès du public. Sur les réseaux sociaux, les contenus de cette première tournée ont cumulé près de 35 millions de vues.
« Sur Facebook, on a fait pratiquement 35 millions de vues, 35 millions de personnes qui ont suivi, ce qui montre que les gens aiment voir l'effort de nos combattants », a-t-il affirmé, tout en soulignant que cet intérêt a encouragé l'équipe à aller plus loin lors de la deuxième tournée.
La deuxième tournée quant à elle a concerné les localités comme Manga, Koudougou, Arbolé, Boussé, Ouahigouya. Cette fois, l'objectif n'était plus seulement de porter des mots, mais également de poser des actions concrètes. C'est ainsi qu'il lance une collecte de vêtements au profit des personnes autrefois déplacées internes. Des fournitures scolaires ont également été offertes. Du café et des powerbanks ont aussi été réunis pour les combattants, afin de leur permettre de maintenir leurs téléphones chargés dans les zones où l'accès à l'électricité reste difficile.
Prévue pour dix jours, cette deuxième tournée s'est finalement étendue sur douze jours. Dans chaque localité visitée, l'équipe s'est appuyée sur des structures locales pour assurer la distribution des vêtements aux personnes qui en avaient le plus besoin. Pour les powerbanks, ils ont été remis aux responsables des différentes unités, chargés ensuite de les distribuer aux combattants. « Quand on slamme, on peut ajouter des actes. Cela touche un peu plus », confie le slameur.
Au-delà des dons, ces différentes tournées ont surtout été l'occasion pour lui de créer un véritable lien avec ceux qui se trouvent sur les premières lignes du front. Malgré les risques liés à certaines zones parcourues, l'équipe dit garder le souvenir de moments particulièrement forts, marqués par l'émotion et la joie des personnes rencontrées durant ce parcours. « Nous sommes contents de ce que nous avons fait. Parce que l'émotion sur les visages que nous avons vu lorsqu'on arrivait dans les différentes localités nous a procuré de la joie », a-t-il ajouté.
Le patriotisme et l'amour du prochain sont les valeurs qui me guident dans mes actions.Originaire de Zambelego, un village de la région du Nord, le jeune humanitaire a également fait comprendre que ces tournées n'ont pas été un long fleuve tranquille, dans la mesure où les déplacements se sont faits à moto. Outre cela, ils ont traversé des zones risquées et aussi fait face aux conditions climatiques marquées actuellement par de fortes pluies. Cependant, il soutient que c'est son sacrifice à lui car il dit avoir un rêve pour son pays.
« Nous sommes allés dans des zones à risques. À Ouahigouya lors de la deuxième tournée, nous sommes arrivés dans une zone où la veille il y avait eu une attaque. J'ai fait crasher mon drone et on ne pouvait plus avoir d'images aériennes. Mais c'est un sacrifice que nous menons et nous ne le faisons pas pour l'argent non plus. On le fait car nous avons des rêves pour notre pays et nous souhaitons aussi accompagner à notre manière », a-t-il expliqué. Par ailleurs, Wendmassem Esdras Ouédraogo indique que de toutes les actions déjà menées, le fait le plus marquant demeure celui de la mobilisation de la cagnotte en faveur du policier. Une initiative qui illustre sa volonté de transformer les mots en actes.
Du reste, Plume nègre souligne que l'artiste ne doit pas seulement divertir. Il doit aussi jouer un rôle dans la société, éveiller les consciences et contribuer, à son échelle, à apporter des réponses aux préoccupations des populations. Aujourd'hui, le slameur poursuit son chemin entre création artistique et engagement citoyen. À travers ses textes et ses actions, il prouve que bien plus qu'un art de la parole, le slam peut devenir une force de solidarité.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Ah, les Burkinabè ! Comment peut-on sacrifier le sommeil d'une cinquantaine de personnes sur l'autel d'un appétit nocturne à 2 heures du matin ? Il est 3h du matin lorsqu'un car de transport en commun, parti de Bobo-Dioulasso à 23 h 30, marque son arrêt à Boromo. Pendant cette escale, certains voyageurs en profitent pour « tendre la main au ministre des affaires liquides », tandis que d'autres mettent ces quelques minutes à profit pour s'étirer les jambes et respirer un peu d'air frais avant de reprendre la route.
Quant à nous, les disciples du sommeil, nous restons fidèlement installés dans nos sièges, espérant profiter de cette parenthèse pour récupérer quelques précieuses minutes de repos. Après tout, un voyage de nuit est fait pour dormir, ou du moins pour essayer de se reposer.
À peine une dizaine de minutes plus tard, les voyageurs remontent dans le car. Dans leurs mains, certains portent des kits contenant le célèbre poulet rôti de Boromo, accompagné de frites croustillantes, de mayonnaise, de piment et, parfois même, d'une boisson gazeuse.
Le conducteur redémarre. À peine le car a-t-il repris sa route que les premiers sachets commencent à s'ouvrir. Et là, c'est le début de l'apocalypse olfactive.
En quelques secondes, l'odeur du poulet rôti se répand dans l'habitacle et s'installe partout, avec la puissance d'une véritable opération Otapuanu. Elle se faufile entre les sièges, traverse les rangées et vient chatouiller les narines de chaque passager. Impossible d'y échapper. Même les fenêtres fermées semblent capituler devant l'offensive.
Nous, les disciples du sommeil, qui avions déjà tant bien que mal réussi à retrouver le chemin des bras de Morphée, sommes une nouvelle fois brutalement ramenés à la réalité. Depuis le départ, certains voyageurs nous avaient déjà fatigués avec des vidéos TikTok regardées à 3 heures du matin avec le volume à fond, comme s'ils étaient confortablement installés dans leur salon. Il fallait désormais composer avec l'odeur du poulet rôti, plus difficile à ignorer.
À chaque bouchée, l'odeur semble gagner en intensité. Le parfum du poulet, mêlé à celui des frites, de la mayonnaise et du piment, transforme progressivement le car en une gigantesque salle à manger. On essaie de résister. On ferme les yeux. On respire profondément. On tente de penser à autre chose. Rien n'y fait.
L'on assiste au déballage des frites, au craquement des os, au bruissement des sachets, aux doigts gras essuyés à la hâte et aux bouteilles de soda qui s'ouvrent dans un discret « pschitt ».
Comment un être humain peut-il éprouver le besoin de manger un repas complet à une heure où même les coqs dorment ?
S'agit-il d'une tradition secrète transmise de génération en génération ? D'un rite initiatique du voyageur burkinabè ? Le plus fascinant, c'est que ces mêmes personnes vous expliqueront, au petit matin, qu'elles n'ont pas fermé l'œil de la nuit. Évidemment ! Comment dormir après avoir mangé à 3h du matin ? Était-il vraiment nécessaire de manger à cette heure-là ? Les mangeurs ne pouvaient-ils pas manger à 18h ou 19h quatre à cinq heures avant l'embarquement ? Chacun fait ce qu'il veut avec argent, dira-t-on. Soit !
Peut-être faut-il simplement accepter que nous ne voyageons pas tous avec les mêmes priorités. Certains recherchent le sommeil, et d'autres recherchent avant tout le fameux poulet rôti. Le poulet rôti peut être un plaisir… jusqu'au moment où votre ventre décide de vous rappeler que le voyage n'est pas encore terminé. À ce moment-là, ce n'est plus Morphée que vous cherchez, mais le premier buisson à la prochaine escale.
HFB
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