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Afrique

Invitation des chefs d'État du G5 Sahel à Pau : Me Benewendé Sankara dénonce le caractère irrespectueux de Macron

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 12:44

L'Union pour la renaissance parti sankariste (UNIR/PS) s'est prononcé ce lundi 9 décembre 2019 sur la rencontre des chefs d'Etat du G5 Sahel avec Emmanuel Macron à Pau, en France. L'UNIR/PS a dénoncé le manque de franchise et d'honnêteté dans les relations entre la France et l'Afrique.

Pour Me Benewendé Sankara, la désapprobation générale suscitée par la déclaration de Macron se justifie par son caractère irrespectueux, voire de manque de considération vis-à-vis de ses pairs du G5 Sahel.

Il a donc dénoncé un paternalisme français propre à une époque qui n'a pas tenu compte de la maturité politique des peuples africains, particulièrement à sa jeunesse qui n'entend plus se faire gouverner par procuration.

Toutefois, il a demandé au président du Faso de répondre à l'invitation, de ne pas jouer à la politique de la chaise vide, afin de " clarifier les positions maintenant en se parlant Franchement" avant d'insister : « Il faut clarifier notre collaboration avec le France ; cela n'a que trop duré ».

Parlant de la France, Benewendé a martelé qu'elle est aussi victime du terrorisme comme le Burkina Faso.

A l'opinion nationale, le président de l'UNIRS/PS a demandé de soutenir le président du Faso, car, selon lui :" Il s'agit de la patrie"

Lefaso.net

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Le président Macron et le général Lecointre fâchés avec les chefs d'Etat et les populations des pays du G5 sahel. Et pourtant.

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 12:02

Ceci est une tribune de Boubacar ELHADJI, Inspecteur de l' Enseignement du 1er Degré.

De plus en plus, l'on observe une corrélation entre la montée de l'extrémisme violent en Afrique de l'Ouest et le sentiment anti-Etat français. Plus le terrorisme éprouve les pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger…, plus les populations dans ces pays expriment leur colère contre l'Etat Français perçu à tort ou à raison, comme étant l'un des soutiens majeurs aux terroristes dans le sahel.

Dans ce je t'aime moi non plus suscité par l'extrémisme violent au sahel, s'est invité le débat sur le franc CFA. La pression liée à ces deux sujets est en train de prendre des proportions, au point que les autorités politiques et militaires françaises se voient dans l'obligation de rompre le silence en prenant la parole aussi bien dans les médias que face à leur peuple.

Récemment, le chef d'état-major général des armées françaises, le général LECOINTRE, a exprimé sur radio France internationale (RFI), son agacement suite aux accusations contre ses hommes de pillage des ressources minières au Mali.

Le président français Emmanuel MACRON a aussi menacé les chefs d'Etat des pays du G5 sahel, en interdisant à leurs populations, toute liberté d'opinion et de parole sur la France, de liberté tout court, à l'occasion du sommet de l'OTAN en Angleterre. Cette nouvelle volonté et cette indignation des autorités françaises sont absurdes, cyniques et inopportunes. Et pourquoi donc ?

Eh bien, la rencontre entre l'Afrique et l'Europe est l'exception qui confirme la règle selon laquelle toute vie, tout progrès, tout équilibre tire sa source dans une rencontre. Entre l'Afrique et l'Europe, il n y a jamais eu de rencontre mais de choc, de volonté de dominer et d'exploiter. Il est utile que le général LECOINTRE et son président se rappellent ce que l'histoire enseigne : l'Europe a toujours été le continent le plus pauvre en matières premières, le continent pour lequel la guerre a toujours été le principal moyen de développement, d'équilibre économique et politique.

Et, de nos jours, la guerre est, outre l'industrie informatique et l'industrie pharmaceutique, la principale source de revenue de l'Europe, en particulier de la France. Nul doute que ce pays a été d'un grand apport pour stopper en janvier 2013 la descente des groupes armés terroristes sur Bamako. Admettons aussi que l'armée française apporte son expertise et son soutien aux armées burkinabè, malienne et nigérienne en lutte contre le phénomène de l'extrémisme violent au sahel. Mais ces réalités ne remettent pas en cause la responsabilité et la culpabilité de la France dans la naissance et dans le développement du terrorisme au sahel.

En effet, dans l'attente que les historiens fassent leur travail de mémoire, il est aisé de mettre en cause l'ex président français, Nikola SARKOZY, dans la naissance de la rébellion touareg au Mali, avec l'assassinat, qu'il a organisé et réussi de main de maître, du guide libyen Mouammar KADHAFI. Aussi, en 2013, l'ex président français François HOLLANDE a créé ce no mans land, cette zone ‘‘d'exclusion aérienne et terrestre de l'autorité malienne'', qu'est KIDAL.

De même, il serait difficile de dégager la responsabilité du président français Emmanuel MACRON, dans le maintien du statut actuel de cette zone. Tant que la France et son armée y seront et y interdiront l'accès à l'autorité et à l'armée malienne, les autorités politiques et militaires françaises devraient avoir la pudeur de ne pas charger les chefs d'Etat et les populations des pays du G5 sahel. Jamais elles ne pourront justifier leur neutralité ou démontrer leur attachement à l'unité du Mali et à la sécurité dans le sahel avec leur prise de position et les actions qu'ils mènent dans cette zone. On ne peut pas contribuer à diviser/opposer les Touaregs avec/à leurs frères, aux autres maliens et s'attendre à être traité comme un ange.

Les faits trahissent la France.

Les derniers en date sont les correspondances des autorités militaires du Burkina Faso et du Mali, dénonçant le survol de leurs territoires respectifs, par des aéronefs ‘‘inconnus''. Pourquoi et pour quoi mener des opérations militaires à l'insu des pays en guerre qu'on est venu soutenir ? Le général LECOINTRE sait mieux que quiconque, que ni le Burkina, ni le Mali, ni le Niger ne fabrique des armes. Et qu'aucun de ces pays n'est connu comme un Etat vendeur d'armes. Aucun de ces pays n'a parachuté des armes au profit d'un groupe armé qui lutte contre un régime légal et légitime. Aucun de ces Etats ne dispose d'un drone de surveillance capable d'observer en temps réel les zones touchées par le terrorisme presqu'au quotidien.

Quand la France mettra fin à la partition du Mali, les africains en général et les maliens en particulier, croiront que l'armée française est réellement au sahel pour lutter contre le terrorisme et pour rien d'autre. Ce n'est pas tant la présence militaire française au sahel qui est sujette à controverse, mais son efficacité. Et son choix d'être avec un Etat sur une partie du territoire et contre le même Etat sur une autre partie du même territoire.

Par ailleurs, l'évolution du monde actuel suggère une redéfinition des rapports que la France devra désormais entretenir avec les pays africains. Elle gagnerait à sortir de la logique d'exploitation et de domination pour s'inscrire dans une logique d'échange, la seule qui lui sera profitable à terme. Si la France compte sur des pressions et des menaces contre les dirigeants de la zone franc pour maintenir les Etats de cette zone dans le franc CFA ou pour tout autre objectif, elle commettra une erreur historique et contreproductive grave. C'est le moment ou jamais pour ce pays, de substituer le paradigme des échanges à celui de l'exploitation, de la domination et des calculs.

La stabilité des relations entre les pays de la zone francs et la France dépendra dans les années à venir, de la possibilité pour ces pays de commercer avec les autres sans intermédiaire, de leur affranchissement du trésor français. Une sortie négociée ou arrangée mais franche de ces pays du franc cfa serait favorable à des relations d'échanges véritables, profitables, durables, stables et solides pour les deux parties.

Dans tous les cas, qu'il s'agisse du terrorisme ou du franc CFA, les Etats africains et les populations du continent noir doivent s'assumer et prendre leur responsabilité. Il est inutile d'en vouloir à la France qui est prête à tout pour protéger ses intérêts économiques et politiques. Comme toujours. L'essentiel, c'est la prise de conscience des africains et leur volonté de prendre leur destin en main.

En ce troisième millénaire naissant, seuls les arabes (de l'Afrique et d'ailleurs) et les africains se laissent encore hélas diviser, opposer les uns aux autres, parce qu'ils occupent les territoires les plus riches en ressources naturelles que convoitent l'occident et l'Amérique.

En Afrique au sud du Sahara et dans le monde arabo-musulman, la religion et les absurdes questions ethniques sont hélas toujours des portes d'entrée des manipulateurs qui convoitent les matières premières.

La solution à cette situation ne viendra pas de ceux qui l'ont créé mais de ceux qui la subissent qui, il faut l'admettre, sont tout aussi responsables que leurs bourreaux.

N'oublions pas que « tout flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute. » De ce point de vue, le premier et ultime défi à relever par les africains est celui de l'unité. Mais saurons-nous nous affranchir de nos égos pour lutter et gagner contre nous-mêmes d'abord, afin de mieux faire face aux autres ?

ELHADJI Boubacar
boubacar.elhadji@yahoo.fr

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Ituri : 12 personnes enlevées par des miliciens du groupe armé CODECO dans le territoire de Djugu

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 09/12/2019 - 11:56


La Société civile de la chefferie de Bahema-Nord déplore la prise en otage de douze personnes et qui ont été emmenées vers une destination inconnue par des présumés éléments du groupe armé CODECO.


Ces personnes ont été enlevées depuis le vendredi dernier 6 décembre au camp de pêche de Kango, situé dans le groupement Losandrema, au bord du Lac Albert.


Un membre de la société civile Charité Banza se dit inquiet surtout que trois corps ont été retrouvés le week-end sur place par la population.

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Nord-Kivu : arrestation de 36 personnes impliquées dans incendié de la mairie de Beni et la base de la MONUSCO

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 09/12/2019 - 10:43


L'auditorat militaire près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu a arrêté trente-six personnes à Beni au Nord-Kivu, depuis le début des enquêtes initiées le 2 décembre dernier. Selon des sources judiciaires, elles sont accusées de l'incendie du bâtiment de la mairie et de l'une des bases de la MONUSCO au quartier Boikene.

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A Kigali, Félix Tshisekedi expose sa vision de gouvernance « basée sur l’homme »

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 09/12/2019 - 10:06


Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a exposé dimanche 8 décembre la vision de sa gouvernance de la RDC à Kigali, au Rwanda. Selon lui, sa gouvernance est basée sur l’homme, à travers la gratuité de l’enseignement de base et l’accès aux soins de santé.

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Annulation des sanctions au CDP : Une bonne décision, selon les militants Alpha Yago et Césaire Ky

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 09:56

Le Congrès pour la démocratie et le progrès a annulé le samedi 7 décembre 2019 à Ouagadougou, les sanctions prononcées contre les 27 militants le 22 septembre 2019. C'était au cours d'un congrès extraordinaire. C'est une décision que saluent certains sanctionnés dont Alpha Yago et Césaire Ky, même s'ils ont brillé par leur absence à la rencontre.

« Nous reconnaissons être toujours des militants du CDP », c'est par ces mots qu'a réagi Césaire Ky à la levée des sanctions contre lui et les 26 autres militants. De la tendance Mahamadi Kouanda, il a été joint au téléphone par nos soins, et a révélé que le CDP demeure leur parti. Son souhait est que les principes fondamentaux qui régissent le fonctionnement du parti soient respectés. Même son de cloche chez Alpha Yago. Joint également au téléphone, il se dit satisfait de la levée des sanctions. Il a aussi salué l'intervention du fondateur du parti Blaise Compaoré pour la sortie de crise.

Il a donc tenu à féliciter la direction et les militants pour la décision prise au cours du congrès extraordinaire. Alpha Yago a estimé que pour l'heure, la chose la plus importante est de travailler à la cohésion et à l'unité au sein du parti. C'est pourquoi, il invite les uns et les autres à dépasser leurs égos et intérêts individuels. Pour lui, la priorité est de travailler pour le retour du fondateur du parti, Blaise Compaoré. Il croit savoir que cela serait bénéfique non seulement au parti mais aussi au pays. Ceci, au regard de son expérience.

Cette décision d'annuler les sanctions est bien saluée. Seulement, aucun d'entre les sanctionnés ne s'est présenté au congrès. Pour Césaire Ky, la tendance Mahamadi Lamine Kouanda n'a pas reçu de lettres d'invitation. En plus, se présenter au congrès, estime-t-il, c'est courir le risque d'être ridiculisé.

Alpha Yago, lui, justifie son absence du fait que les sanctions couraient toujours avant la fin des travaux. Aussi, selon lui, le souci principal était d'éviter de créer des heurts ou d'avoir des propos qui pourraient contribuer à envenimer la situation. Il s'est donc abstenu de s'y rendre mais était de tout cœur avec les congressistes.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Invitation du président Macron à Pau : Réaction de Yacouba Isaac Zida

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 09:55

Réaction de Yacouba Isaac Ziba, ancien Premier ministre du Burkina Faso, sur la convocation de Macron adressée aux 5 chefs d'État du G5 Sahel

La convocation des chefs d'Etat des pays du G5 Sahel par Emmanuel Macron est injuste, inamicale, protocolairement et diplomatiquement humiliante et par dessus tout irrespectueuse et insultante à l'endroit des peuples des différents pays concernés.

Répondre à cette convocation équivaut à se passer des chaînes autour du cou et accepter de vivre de nouvelles décennies de domination néocolonialiste.

Chers présidents je vous en conjure exigez au moins le respect de la forme qui sauve votre honneur et celui de vos peuples. Sur le fond, il y a beaucoup à dire dont je peux résumer en ceci : la sécurité de la région ne peut être garantie par un système dont la télécommande se trouve à 6000 kilomètres à l'Élysée.

Une seule force multinationale en collaboration avec les armées nationales le tout bien coordonné par un état-major conjoint est largement suffisant pour relever le défi sécuritaire dans la zone. Si la force Barkane n'est pas nuisible elle est tout au moins inefficace...

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !!!
Que Dieu bénisse l'Afrique !!!"

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« Malheur à lui d'avoir choisi Pau », poème d'un citoyen sur la rencontre entre Macron et les chefs d'Etats du G5-Sahel

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 09:30

La réunion de « clarification » entre le président français et les présidents des pays du G5-Sahel le lundi 16 décembre 2019 à Pau, en France, a inspiré à ce citoyen burkinabè le poème ci-après.

Si les auteurs du 17Mai ont été mis KO,
Une fois de plus sera déjoué le complot
La terre des ancêtres ne se pointe pas avec un mégot,
Grace à Maiga, Compaoré avait regagné Po,
Mort à l'impérialisme avait criés les para commandos,
Comme Lingani, et Sankara, Kaboré et Issoufou l'ont déjà dit haut,
Ni la méditerranée ni la seine ne vont intimider l'enfant de Zorgho

Malheur à lui d'avoir choisi, Pau
L'abcès sera crevé, celui qui nous colle depuis toujours à la peau
L'explosion de la soute avait donné le chrono
Cette fois ci c'est la tragédie des hélicos
Si Kidal a été bradé, ni pense même pas pour Djibo.
Marcel avait remplacé Gabriel, après François qui fera le saut ?
Ne t'inquiète pas il est déjà connu d'avance ton scenario
Cette fois, il n'a pas été difficile de découvrir le pot

Malheur à lui d'avoir choisi Pau
Il nous prend pour des cons crie-t-on depuis Castelnau
Il nous prend pour sa colonie entend -on à Bobo
On ne pourrait espérer meilleur cadeau pour nous après Tenkodogo.
Si la chaleur du sahel lui provoque des mirages, on a de quoi soigner ses maux
Ça tombe bien, puisqu'il a déjà pris ses constances dans un amphi ici à l'UO
Sera-t-il aussi sage comme le médecin commandant Ouédraogo ?
En tout cas c'est ce que l'on souhaite pour lui depuis le kadiogo

Malheur à lui d'avoir choisi Pau
Ici en Afrique on respecte les ainés, on s'en fou sils ne sont pas beaux
Les jeunes de Dano en feront de même avec les anciens de Bordeaux
Car pour nous les hommes ont plus de valeurs que les coraux
Les Zaghawa ont toujours été des guerriers, ce n'est pas toi qui vas faillir Itno
Soundjata a vaincu soumagourou, à ton tour de porter le flambeau au-delà de Bamako

Car ici on un vent nouveau soufflera, c'est l'assurance qu'à donner le moogho
Au grand jamais on ne verra des coqs grimper sur le dos des chevaux
Malheur à lui d'avoir choisi Pau

Bahan Cheick Innocent

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Des véhicules d’orpailleurs mauritaniens immobilisés par des éléments du Polisario

CRIDEM (Mauritanie) - Mon, 09/12/2019 - 09:26
Saharamédias - Le front Polisario a intercepté et immobilisé 16 véhicules tous terrains appartenant à des orpailleurs dans une zone sous son...
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Fête de l'indépendance Tenkodogo 2019 : Le ministère de l'Agriculture et des aménagements hydro-agricoles célèbre également les mets locaux !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 08:30

La célébration du 11-décembre, fête de l'indépendance, rime aussi avec la mise en exergue des potentialités du pays. Le ministère de l'Agriculture et des aménagements hydro-agricoles s'approprie bien cela par la mise en exergue des mets locaux. Ce dimanche, 8 décembre 2019 à Tenkodogo (où se tient dans quelques heures, la commémoration nationale), le département a organisé une journée de dégustation de mets locaux.

C'est dans le cadre enchanteur de l'hôtel de ville de Tenkodogo qu'a été dressée la table garnie de mets nationaux, parmi lesquels, des spécialités locales. Le rendez-vous a mobilisé, outre les autorités, de nombreuses populations venues déguster ces mets préparés par de « braves femmes et hommes » qui prenaient plaisir également à expliquer la composition et le processus préparation. L'on y a dégusté de la salade de choux au soumbala ; de la salade de moringa ; des plats à base de feuilles d'aubergine, d'arachide, de mil, de riz, niébé ; des brochettes de soja… ; des jus de patate douce, de gingembre, bissap, de riz, de petit mil, etc.

C'est le chargé de mission du ministre de l'Agriculture et des aménagements hydro-agricoles, Aly Romba, représentant son ministre, qui a présidé l'ouverture de cette journée promotionnelle de mets nationaux. Aubaine pour revenir sur l'importance de l'initiative et encourager les populations à la consommation des produits locaux.

« La commémoration de l'indépendance est une occasion de montrer les potentialités du pays. C'est dans cette optique que le ministère de l'Agriculture et des aménagements hydro-agricoles, à travers la direction générale de la promotion de l'économie rurale, organise, durant ces festivités, en collaboration avec la direction régionale des aménagements hydro-agricoles, des activités de promotion de la consommation des produits agricoles en général et des mets nationaux en particulier.

Cette activité s'inscrit également dans la politique du gouvernement en matière de promotion des mets nationaux. En la matière, je voudrais citer quelques-unes des mesures prises par le gouvernement qui montrent la volonté politique de soutenir la promotion des mets nationaux. Il s'agit de la circulaire du Premier ministère invitant les promoteurs de pause-café et déjeuner de privilégier les mets locaux, l'accompagnement des acteurs de transformation des produits agricoles par l'installation d'unités agro-alimentaires à leur profit, la mise en place d'une démarche qualité dans les unités de transformation des produits agricoles », situe Aly Romba, pour qui la séance de dégustation vise donc principalement à faire découvrir le savoir-faire local et les innovations en matière d'art culinaire.

« Susciter un engouement et inciter une plus grande consommation des mets locaux »

« Quand on regarde autour de nous, la tendance est d'aller vers la consommation de ce que nous produisons. J'en veux pour preuve, le Faso Dan Fani. (…). L'un des défis aujourd'hui, c'est la conservation des produits locaux ; l'installation des unités de conservation des produits, ce qui va permettre de les transformer et les consommer », fait observer le représentant du ministre, M. Romba.

Le but visé par cette initiative est de développer la culture d'une alimentation saine, variée, équilibrée, au sein de la population burkinabè pour une bonne nutrition et de santé. Pour Aly Romba, la consommation des mets locaux reste le levier essentiel pour absorber la production agricole locale ; gage de richesses et d'épanouissement pour les agriculteurs. Le ministère de tutelle espère ainsi susciter un engouement et inciter une plus grande consommation des mets nationaux pour une meilleure diversification des formes d'utilisation et de consommation des ressources alimentaires locales.

Le chargé de missions du ministre, Aly Romba, présidant la cérémonie

Eviter, autant que possible, les pesticides

Pour le nutritionniste Jean Hubert Zongo, les mets burkinabè sont généralement préparés avec les produits agro-alimentaires ou des produits agricoles « neutres ». Ils contiennent plus de valeur nutritionnelle que les produits agricoles qui viennent de loin. La disponibilité des nutriments est donc garantie dans les produits neutres. Ce qui permet une traçabilité, en ce sens qu'en cas de difficulté, l'on peut remonter à la source pour garantir la santé de la population. Aussi, consommer ces produits revient à pouvoir fixer davantage, et au mieux, les jeunes dans les terroirs, estime Jean Hubert Zongo, en service à la direction générale de la promotion de l'économie rurale.

Occasion également pour le spécialiste en nutrition d'insister sur l'usage des pesticides. L'agriculture est une profession et, de ce fait, seuls ceux qui y sont formés doivent y exceller, invite-t-il. Ceux qui sont formés connaissent non seulement les pesticides homologués, le dosage, mais aussi les bonnes pratiques post-traitements.

Jean Hubert Zongo insiste sur la nécessité de savoir faire usage des pesticides

« Tous ceux qui ne sont pas dans ce secteur sont amenés à apprendre », suggère M. Zongo. Utiliser les pesticides, quand cela est nécessaire « parce qu'il y a des pesticides biologiques qui sont moins foudroyants pour l'homme et qui donnent pratiquement le même résultat ».

« Au cas où on est obligé d'utiliser les pesticides, il faut être un professionnel ; parce que ce n'est pas du jeu, ce sont des médicaments. Comme leur nom l'indique, les pesticides (‘'cide'' qui veut dire tuer et ‘'pest'' qui veut dire nuisible) tuent suffisamment ce que nous mangeons et, par ricochet, peuvent nous tuer aussi. C'est pourquoi il faut aussi des gens formés pour le faire », recommande le nutritionniste, Jean Hubert Zongo.

OLO
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Photoreportage : Mauritrac organise sa deuxième édition journée portes ouvertes

CRIDEM (Mauritanie) - Mon, 09/12/2019 - 08:29
Après le succès de sa première édition l’année dernière, la Société mauritanienne des tracteurs (Mauritrac) organisait, ce jeudi 5...
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Mauritanie : des ambulances déployées sur les axes routiers les plus dangereux

CRIDEM (Mauritanie) - Mon, 09/12/2019 - 07:45
Saharamédias - Le gouvernement mauritanien a déployé dimanche un certain nombre d’ambulances dans des points situés sur la route de...
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Naufrage en Mauritanie: la Gambie face au défi d'une jeunesse qui migre

CRIDEM (Mauritanie) - Mon, 09/12/2019 - 07:00
RFI Afrique - La ville de Barra attend le retour des migrants rescapés du naufrage meurtrier qui a fait 60 victimes gambiennes mercredi au large de...
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15e édition de Ciné droit libre : Questionnements autour de la démocratie

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 01:30

La quinzième édition du festival Ciné droit libre a ouvert ses portes, le samedi 7 décembre 2019 à Ouagadougou. La cérémonie d'ouverture, qui a connu la présence d'éminentes personnalités et d'autorités, a eu lieu à l'espace culturel Gambidi, sous le parrainage du Pr Théophile Obenga du Congo Brazzaville. Les activités du festival se dérouleront pendant une semaine, sous le thème « Pourquoi la démocratie ? ».

Chaque année, le thème du festival Ciné droit libre est choisi en fonction des tendances de l'actualité nationale et internationale, explique le coordinateur du festival, Abdoulaye Diallo. En 2020, plusieurs pays, dont le Burkina Faso, organiseront des élections présidentielles. Et le constat amer de tripatouillage de la Constitution pour rester au pouvoir, est fait dans certains pays. « Au niveau international également, nous voyons ce qui se passe aux Etats-Unis depuis l'arrivée de Trump au pouvoir, le mouvement des Gilets jaunes en France, les violences au Burundi. Ce sont autant d'événements qui remettent en cause la démocratie », détaille Abdoulaye Diallo.

Revenant à la genèse du festival, il rappellera que c'est la censure d'un film sur Norbert Zongo qui a milité en faveur de la création de Ciné droit libre qui se veut un canal de promotion de la démocratie et de la liberté d'expression. Quinze ans après, le festival a grandi et a même traversé les frontières nationales, pour s'exporter au Sénégal et dans bien d'autres pays d'Afrique de l'Ouest.

Abdoulaye Diallo a en outre annoncé que cette quinzième édition sera riche en couleurs avec les humoristes Zongo et Tao comme chefs du Village du festival, point culminant de tous les festivaliers. Des projections de films dans plusieurs localités suivies parfois de débats, un espace enfants qui accueillera les élèves d'au moins quatre écoles, des prestations d'artistes, des masterclass et un concours d'art oratoire, sont entre autres les activités de ce quinzième festival.

En outre, une conférence inaugurale sera animée par le Pr Théophile Obenga sur le thème « Démocratie en Afrique : luxe ou nécessité ? ». Il est aussi prévu des panels sur les limites de la démocratie en Afrique, le rôle de la société civile dans l'enracinement de la démocratie. Ces panels seront animés par des personnalités de référence.

Ciné droit libre s'est fixé comme objectif de promouvoir et défendre les droits humains ainsi que la liberté d'expression à travers le cinéma en étant une tribune et un espace de dialogue, d'expression et de partage d'expériences des défenseurs de droits humains. Le festival a été créé en 2004 par Semfilms et voyage aujourd'hui à travers le sous-continent ouest-africain. La quinzième édition est parrainée par le professeur Théophile Mwené Ndzalé Obenga du Congo Brazzaville et présidée par Michel Kafando, ancien diplomate et président du Burkina sous le régime de la Transition.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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Décorations du 11-Décembre : « Cette distinction nous interpelle à poursuivre notre combat », déclare Eddie Komboigo, président du CDP

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 01:29

Le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboigo, fait partie des leaders de l'opposition burkinabè décorés le vendredi 16 décembre 2019 à Kosyam. Après cette distinction, le président du CDP a fait la déclaration ci-après .

À cet instant où je viens de recevoir la décoration de la Nation comme Commandeur de l'Ordre de l'Etalon, j'ai une pensée pieuse pour ces braves paysans et éleveurs avec femmes et enfants qui ont été lâchement fauchés dans leurs champs, dans leurs domiciles ou ailleurs, sans savoir pourquoi.

J'ai une pensée pieuse pour ces soldats qui sont tombés les armes à la main, et pour ceux qui sont au front et qui se battent pour ramener dans notre cher Faso, cette paix d'antan, vécue depuis notre indépendance.

J'ai une pensée pieuse pour ceux qui sont tombés lors des événements d'octobre et de novembre 2014 et pour ceux qui sont sortis, espérant un changement qualificatif et se trouvent grandement déçus aujourd'hui.

Ma lutte, notre lutte d'opposants, est aujourd'hui reconnue par la Nation tout entière et cela nous honore tous.

Cette distinction nous interpelle à poursuivre notre combat à redonner une forte confiance et une vraie espérance à nos compatriotes.

Cette distinction, proposée par le Chef de l'Etat, Chef suprême des armées, disculpe définitivement le CDP, ses dirigeants et ses militants des accusations fallacieuses et creuses, d'auteurs ou de complicité de terrorisme, savamment entretenues par des politiciens en perte de vitesse, afin... en panne d'imagination. Le CDP et ses dirigeants sont républicains !

Puisse cet acte du chef de l'Etat l'inspirer à construire une réconciliation réelle des Burkinabé permettant de :

nous pardonner les uns les autres pour le retour des exilés,

nous unir pour lutter contre le terrorisme afin de ramener la paix au Faso et construire un meilleur vivre ensemble,

développer notre chère patrie.

Je dédie donc cette distinction au CDP, mon parti, à sa Direction, à son Fondateur et Président d'honneur, à nos élus nationaux et locaux, et à l'ensemble des militants et sympathisants. Mes remerciements et ma reconnaissance à nos alliés du CFOP.

NB : aucune activité festive ne sera organisée !

Démocratie-Progrès-justice.

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Province du Gourma : « Le climat sécuritaire connait une dégradation accélérée », s'inquiète le MBDHP

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/12/2019 - 01:25

La section du Mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples (MBDHP) de la province du Gourma (région de l'Est), s'inquiète, dans la déclaration ci-après, de la situation sécuritaire qui s'aggrave dans la provine.

Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à un problème sécuritaire sans précédent. N'épargnant à ce jour aucune région du territoire national, le phénomène apparaît néanmoins plus accentué dans certaines régions, dont celle de l'Est. Malgré, l'opération OTAPUANU et tous les efforts déployés par les Forces de défense et de sécurité (FDS), la situation sécuritaire n'est guère reluisante.

Les terroristes continuent de semer la panique, la terreur et la désolation au sein des populations. En effet, au-delà de l'attaque meurtrière contre le convoi des travailleurs de la mine d'or de Boungou dans la Tapoa le 06 novembre 2019 et de celle contre des fidèles chrétiens de l'église de Hantoukoura dans la Komondjari le 1er décembre 2019, le climat sécuritaire connait une dégradation accélérée ces dernières semaines dans la province du Gourma.

En effet, après les affrontements entre koglweogo et terroristes à Pindima dans la nuit du 23 au 24 novembre 2019, la situation s'est davantage aggravée. L'on assiste depuis lors à des attaques tous azimuts, entrainant ainsi une confusion totale chez les populations. Entre tueries et destructions quasi-systématiques de biens, les populations fuient, sans pouvoir enterrer leurs morts.

Ainsi, des quartiers et hameaux de culture tels que Kounkounfouanou, Pindima, Wobdbulsi, Watinoma, Tiantiaka, Natiembouri, Hanbazaa, Djondjobiga, Dékoura, Morédina, Sankadé, PK 60, PK 52, Palaké, Boléro, bonheur-ville, etc. relevant de Natiaboani et de Nagré dans le Gourma ; de Goonaba et de Komi-Yanga dans le Koulpelogo se sont vidés de leurs populations.

Au total, ce sont des milliers de personnes (6.000 à la date du 02 décembre 2019, selon les autorités) qui arrivent à Fada N'Gourma. Si certains ont été accueillis par des parents, amis et personnes de bonne volonté, la grande majorité de ces déplacés forcés se retrouvent dans la nature, en quête de gite et sans pitance.

MBDHP = Rigueur et constance dans la promotion, la protection et la défense des droits de l'Homme
Face à cette situation, la section MBDHP du Gourma :
condamne fermement le terrorisme et les attaques terroristes dans notre pays ;

présente ses condoléances à l'ensemble des familles des victimes de ces attaques, formule des vœux de prompt rétablissement aux blessés et exprime sa compassion et sa solidarité aux personnes déplacées.

Par ailleurs, le MBDHP déplore :
l'absence de réaction conséquente des FDS dans la zone concernée par les attaques et ce, malgré la présence d'un camp militaire et d'un détachement situés à moins de 50 km ;
la lenteur injustifiée des autorités dans la prise en charge des personnes déplacées et la gestion de cette crise.

Par conséquent, le MBDHP appelle instamment le gouvernement et des autorités locales à :
une prise de mesures urgentes et adéquates pour accompagner :
 les parents des victimes, afin qu'ils puissent procéder à l'inhumation des corps abandonnés dans la nature ;

 les populations affectées, afin qu'elles puissent récupérer leurs biens (vivres, bétail…) abandonnés, dans leurs localités d'origine ;
une prise en charge immédiate de l'éducation des enfants des populations déplacées ;

une prise de mesures pour assurer la sécurité des zones affectées et procéder à la réinstallation des personnes déplacées dans leurs localités d'origines.

Le MBDHP :
appelle toute la population à s'abstenir et à se démarquer de tout discours et déclaration de nature à stigmatiser des communautés et à fragiliser la cohésion sociale ;
félicite les bonnes volontés qui ont spontanément manifesté leur solidarité à l'endroit des déplacés et invite l'ensemble de la population à compatir et à se solidariser avec ces déplacés.

Fada N'Gourma, le 06 décembre 2019

Le bureau de la section

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