Le monde est en compétition. Des pays sérieux même en Afrique engagent de grandes réformes. Les challenges se jouent sur plusieurs tableaux. Des couleurs sont annoncées à travers des projets d’envergure et des décisions d’amélioration des conditions sociales.
Au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, l’augmentation des salaires dans plusieurs secteurs d’activité a été actée. Au Bénin par exemple, l’agent de police actuellement rémunéré à 111.000 FCFA, passera à 150.000 FCFA soit 34% d’augmentation tandis que le militaire du rang passera de 91.000 FCFA à 133.000 FCFA, soit 46% d’augmentation. Une sage-femme dont le revenu net actuel est de l’ordre de 144.533 FCFA se retrouverait à 182.141 FCFA soit 37.608 FCFA de plus équivalant à 26% d’augmentation.
Un conducteur de véhicule administratif passerait de 62.645 FCFA à 104.024 FCFA, soit une augmentation de 41.379 FCFA correspondant à 66% d’augmentation. Un instituteur passerait de 112.381 FCFA à 150.479 FCFA soit 38.097 FCFA de plus correspondant à 34% d’augmentation. Au Sénégal, une indemnité mensuelle de logement de 100 000 FCFA a été instituée par décret présidentiel en janvier 2026, pour tous les agents de l’État (fonctionnaires et non-fonctionnaires) non logés et non couverts par des dispositions spécifiques, visant à corriger les inégalités de rémunération et à améliorer les conditions de vie des fonctionnaires, selon les annonces du Président Bassirou Diomaye Faye.
Après avoir suivi tous ces faits palpables des pays qui vivent et mettent au cœur de la gouvernance l’humain, on tombe dans un autre nommé Togo et on parle de meilleur classement B-Ready. C’est la trouvaille depuis quelques jours au pays de Faure Gnassingbé.
«Le Togo maintient ses efforts dans la facilitation d’un environnement propice aux affaires. Le pays a de nouveau été classé parmi les meilleurs du continent, selon le Business Ready 2025 (B-Ready) publié fin décembre par la Banque mondiale.
Avec un score global de 61,52 points, le Togo garde son statut de 1er pays business friendly en Afrique de l’Ouest, et se classe 3ème en Afrique Subsaharienne, derrière le Rwanda (67,94 points) et Maurice (63,20 points)», s’enflamment les sources officielles. Et si ce classement est vérifié, quelle est son incidence sur le quotidien des Togolais?
On a passé tout le temps à danser animation, à collectionner des meilleurs dans tous les domaines pendant que tout s’effondre dans le pays. Il est temps que cessent ces flatteries pour se consacrer à l’essentiel.
Honoré ADONTUI
Source : Lecorrecteur
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À l’occasion du Nouvel An 2026 et de la commémoration du 13 janvier, le professeur Pascal Adjamagbo, président du Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL-ABLODEVIWO), adresse un message solennel au peuple togolais. Entre vœux fraternels, dénonciation des dérives politiques et plaidoyer pour une unité nationale conçue comme une unité familiale, il exhorte les Togolais à l’optimisme, à la vérité et à la lutte collective pour la justice, dans la fidélité à l’héritage du Père de la Nation, Sylvanus Olympio.
Message au Peuple Togolais
Pour le Nouvel An et le 13 janvier 2026
Par le Professeur Pascal ADJAMAGBO
Le 13 janvier 2026
À l’occasion du Nouvel An et du 13 janvier 2026, l’amour de la Patrie Togolaise et du Peuple Togolais m’appelle à présenter à mes sœurs et frères togolais, à mes divers titres d’intellectuel engagé togolais et de Président du Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL-ABLODEVIWO), mes vœux les plus cordiaux et fraternels de bien-être et de bonheur familial, professionnel, social et politique, malgré le joug de la vie chère et de la dictature héréditaire depuis bientôt soixante ans, dont on ne voit pas pour le moment le bout du tunnel avec l’imposition illégale et illégitime, à la faveur du dernier « un coup d’état constitutionnel », de la fameuse « cinquième république togolaise ».
Devant « la souffrance du peuple togolais », dont j’ai déjà témoigné à la face du monde dans un article publié sous ce titre dans le journal français « La Croix » du jeudi 4 février 1993, le devoir moral m’interdit de me taire, par lâcheté ou pire par complaisance, conformément à la citation du célèbre intellectuel et linguiste américain, Noam Chomsky, « il est de la responsabilité des intellectuels de dire la vérité et de dénoncer les mensonges ».
Conformément à la réflexion du Prix Nobel de la Paix, Martin Luther King, « un homme meurt lorsqu’il refuse de défendre ce qui est juste. Un homme meurt lorsqu’il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt lorsqu’il refuse de prendre position pour ce qui est vrai », pour compléter mes vœux de bonheur à mes sœurs et frères togolais, qu’il me soit permis d’ajouter les derniers mots du célèbre poème « Desiderata » du poète américain Max Ehrmann, « Sois optimiste. Bats-toi pour être heureux », « Be cheerful. Strive to be happy ».
Pour entretenir l’optimisme et la combativité que je vous souhaite pour l’année 2026 et bien au-delà, permettez-moi de citer et de commenter le slogan du MPL-ABLODEVIWO, « Le Togo, un seul peuple, une seule famille », « Togo, douko deka, pome deka » en éwé-mina.
Ce slogan est d’abord un résumé et une actualisation du second couplet de l’hymne national togolais : « Dans l’unité nous voulons te servir, c’est bien là de nos cœurs, le plus ardent désir. Clamons fort notre devise, que rien ne peut ternir. Seul artisan de ton bonheur, ainsi que de ton avenir, brisons partout les chaînes de la traîtrise, Et nous te jurons toujours fidélité, Et aimer servir, se dépasser, faire encore de toi sans nous lasser, Togo chéri, l’or de l’humanité. »
Ce slogan est aussi une actualisation du vibrant appel à l’unité nationale lancé en les termes suivants par le Père de la Nation Togolaise, Sylvanus Olympio, à la fin de son discours historique à l’Assemblée Nationale Togolaise le jour de la proclamation de l’indépendance du Togo le 27 avril 1960 : « Nous devons tout mettre œuvre pour que le Togo de nos fils et filles soit plus beau, plus grand, plus uni que le nôtre. Les vieilles querelles tribales, les vieilles animosités de familles doivent définitivement disparaître. De l’océan aux frontières du nord, de l’Akposso au Mono, le Togo doit être un, libre et fier. »
Pour le commun des togolais, la nation étant une notion abstraite, contrairement à la notion de peuple, et surtout à la notion de famille dont il a une expérience concrète pouvant être transférée au niveau du peuple togolais, les actualisations citées que représente le slogan du MPL-ABLODEVIWO ont pour but de rendre plus parlante, plus concrète, et surtout plus militante et plus contraignante, l’unité nationale togolaise en la renforçant en la transformant en l’unité familiale togolaise, avec ce que cette dernière unité suppose comme la dénonciation fraternelle des attitudes inacceptables de la part de certains membres de la famille, et comme des processus inéluctables d’auto-régulation familiale pour mettre fin à ces attitudes inacceptables.
C’est au nom de l’égalité inviolable en droit des membres de la famille que dans aucune famille, personne ne peut accepter que certains membres de la famille s’accaparent des pouvoirs et des richesses de la famille au détriment mécanique des autres membres, en allant jusqu’à faire du mal par abus de pouvoir et par méchanceté, inhumanité ou immoralité, à certains membres de la famille. C’est donc au nom de l’unité et de l’égalité familiale que les abus de pouvoir, les détournements de richesse, les actes d’injustice, de corruption et d’immoralité de certains membres de la famille doivent être dénoncées et combattus avec vigueur et rigueur par tous les autres membres de la familles, même si ces derniers ne sont pas personnellement lésés par ces actes déviants, en appliquant au domaine de prédilection que constitue la famille le maxime humaniste universel de Suétone : « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».
Puissent donc le slogan du MPL-ABLODEVIWO, « le Togo, un seul peuple, une seule famille », et l’exhortation de l’auteur du poème « Desiderata », « sois optimiste, bats-toi pour être heureux », entretenir tout le long de cette nouvelle année et bien au-delà d’elle, la flamme des vœux de bonheur que je formule pour tout le peuple togolais pour le Nouvel An 2026, en ce jour solennel de commémoration de l’assassinat du Père de l’indépendance du Togo et le Père de la Nation togolaise, née le 27 avril 1960, comme c’est gravé de manière indiscutable en lettres géantes sur le monument de l’indépendance du Togo !!!
« L’ÉTERNEL BÉNISSE LE TOGO » !!!
ABLODE, ABLODE, ABLODE GBADJA !!!
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Le transfert annoncé des marchands du marché international de Dantokpa pourra-t-il se faire ce jeudi 15 janvier 2026, comme annoncé ? C'est la grande question que l'on se pose au regard de l'affluence et de l'engouement qui caractérise le plus grand pôle commercial de l'Afrique de l'ouest, quelques heures avant la date de leur relogement sur les nouveaux sites.
L'opération de transfert des usagers du marché de Dantokpa, entamée le lundi 5 janvier 2026, devrait s'achever ce jeudi 15 janvier. Mais à quelques heures de la date butoir, rien n'est encore clair. L'ambiance dans le marché demeure celle des jours ordinaires où vendeurs et acheteurs vaquent normalement à leurs occupations. Rien ne présage d'un déménagement des marchands le lendemain. Certains ignorent même cette opération annoncée depuis des mois via la presse et autres canaux de communication depuis des mois. C'est le cas par exemple de Arouna, vendeur d'appareils électroménagers.
Antoinette, revendeuse de chaussures informe pour sa part avoir été informée, et rempli toutes les formalités d'enregistrement. « Le processus est en cours pour le déménagement. Mais depuis, plus personne ne dit rien. On attend pour voir », confie-telle.
Idem pour Razack, tenancier d'une boutique de vente de produits congelés. Après avoir rempli toutes les formalités, il attend également d'être relogé. En tant que vendeur de produits congelés, il ignore encore le nouveau site qui va l'accueillir.
Comme eux, plusieurs autres marchands informent avoir fait l'enregistrement mais attendent les consignes des autorités pour la suite du processus de relogement. Mais de temps en temps, renseignent-ils, des crieurs publics passent dans le marché pour informer les personnes encore en retard, à se rendre au siège de l'ex Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA), pour leur inscription.
Les débiteurs de l'ex SOGEMA hors-jeu
Selon les équipes en charge des formalités d'enregistrement, tout marchand doit impérativement s'acquitter de ses dettes vis-à-vis de la SOGEMA avant d'être enregistré. Une fois que les inscriptions sont faites, les registres sont convoyés à l'Agence nationale de gestion des marchés (ANAGEM) qui, selon l'activité qu'exerce le marchand, l'affecte à l'un des 4 sites retenus.
Au total, 4 sites ont été retenus pour le relogement des marchands de Dantokpa. Il s'agit du pôle commercial Général Mathieu KÉRÉKOU (GMK), situé près du stade de l'Amitié, et qui va regrouper quatre filières majeures à savoir, le textile, la maroquinerie, la cosmétique et la bijouterie.
Le pôle agroalimentaire du Grand Nokoué, encore appelé Marchés de gros d'Akassato, doté de six entrepôts secs et deux frigorifiques selon les sources officielles, va accueillir pour sa part, les grossistes (céréales, tubercules, oignons, haricots, maïs, ...etc.).
A ces deux sites, s'ajoutent les marchés de Midombo et de PK3.
F. A. A.
S’il est possible de modifier le destin d’un peuple – Notre DESTIN – Il demeure impossible d’altérer notre passé historique !
L’histoire politique du Togo demeure marquée par une controverse fondamentale concernant l’identité du père de la nation. Tandis que le régime d’Gnassingbé Eyadéma s’est efforcé, durant près de quatre décennies, d’imposer la figure du général comme architecte de la nation togolaise, une analyse rigoureuse des faits historiques révèle une tout autre vérité. C’est incontestablement Sylvanus Olympio qui mérite ce titre honorifique, lui qui a conduit le Togo vers son indépendance et posé les fondements institutionnels de l’État moderne. La présente analyse se propose de démontrer, arguments historiques à l’appui, pourquoi la paternité de la nation togolaise revient légitimement à Olympio plutôt qu’à Eyadéma, dont l’accession au pouvoir fut marquée par la violence et dont le règne s’inscrivit dans une logique de prédation plutôt que de construction nationale.
Sylvanus Epiphanio Olympio incarne par excellence la figure du père fondateur. Homme politique visionnaire né en 1902, formé à la London School of Economics, Olympio consacra l’essentiel de sa vie à l’émancipation du peuple togolais. Dès les années 1940, il s’engagea résolument dans le combat anticolonial, devenant en 1946 le président du Comité de l’Unité Togolaise (CUT), mouvement politique qui militait ardemment pour l’indépendance du territoire sous tutelle française.
Son leadership s’exprima particulièrement lors des consultations référendaires des années 1950. En 1956, alors que la France proposait un statut d’autonomie limité, Olympio s’opposa fermement à ce qu’il considérait comme un subterfuge colonial. Son combat aboutit finalement le 27 avril 1960, date à laquelle le Togo accéda à l’indépendance complète, devenant ainsi le premier territoire africain sous tutelle des Nations Unies à obtenir sa souveraineté. Cette réalisation historique constitue en soi un titre de gloire indélébile et justifie pleinement l’attribution du statut de père de la nation.
Au-delà de la conquête de l’indépendance formelle, Olympio se distingua par sa capacité à édifier les structures d’un État moderne. Élu président de la République en avril 1961 lors d’élections démocratiques supervisées par les Nations Unies, il s’attela immédiatement à la construction institutionnelle du jeune État. Il dota le pays d’une constitution, organisa l’administration territoriale, créa une monnaie nationale et jeta les bases d’une économie autonome. Sa gestion rigoureuse des finances publiques et son refus de l’endettement excessif témoignaient d’une vision économique responsable, rare à l’époque dans l’Afrique nouvellement indépendante.
La différence fondamentale entre Olympio et Eyadéma réside dans le mode d’accession au pouvoir. Olympio accéda à la magistrature suprême par la voie démocratique, avec l’assentiment populaire exprimé dans les urnes. Cette légitimité constitutionnelle et populaire confère à son leadership une dimension morale et politique que ne saurait revendiquer celui qui s’empara du pouvoir par la force.
Gnassingbé Eyadéma, de son vrai nom Étienne Eyadéma, ancien sergent de l’armée coloniale française, participa activement au coup d’État sanglant du 13 janvier 1963 qui coûta la vie au président Olympio. Cet assassinat politique, perpétré devant l’ambassade des États-Unis à Lomé, constitue l’un des premiers coups d’État militaires de l’Afrique post-coloniale et inaugura tragiquement une ère d’instabilité politique sur le continent. Eyadéma lui-même ne prit officiellement le pouvoir qu’en 1967, lors d’un second coup d’État, renversant le président Nicolas Grunitzky.
Comment pourrait-on qualifier de père de la nation celui dont l’entrée en politique s’effectua par l’élimination physique du véritable fondateur du pays ? Cette interrogation suffit à elle seule à disqualifier toute prétention d’Eyadéma au titre honorifique revendiqué. Un père de la nation se doit d’incarner les valeurs fondatrices d’un peuple ; il ne saurait être celui qui a versé le sang du véritable géniteur de l’État.
L’examen comparatif des réalisations respectives d’Olympio et d’Eyadéma révèle des trajectoires diamétralement opposées. Durant son bref mandat de moins de trois ans, Olympio parvint à établir les fondements économiques et institutionnels du Togo indépendant. Il privilégia l’éducation, investit dans les infrastructures de base et maintint une politique étrangère équilibrée, refusant les alignements automatiques de la Guerre froide. Sa gestion prudente évita l’endettement excessif qui allait plomber tant d’économies africaines dans les décennies suivantes.
Face à ce bilan, le régime d’Eyadéma, qui s’étendit sur trente-huit années, présente un tableau bien moins glorieux. Certes, des infrastructures furent construites, notamment des routes et des bâtiments publics, mais ces réalisations matérielles ne sauraient occulter la nature profondément autocratique du régime. Le système politique mis en place reposait sur un parti unique, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), qui monopolisait l’espace politique et réprimait violemment toute dissidence.
Le culte de la personnalité érigé autour d’Eyadéma atteignit des proportions grotesques, avec la multiplication de portraits géants, de monuments à sa gloire et de récits hagiographiques présentant le président comme un être providentiel, voire doté de pouvoirs surnaturels. Cette idolâtrie forcée, loin de témoigner d’un authentique attachement populaire, révélait plutôt la fragilité d’un pouvoir qui ne pouvait se maintenir que par la propagande et la répression.
L’histoire a finalement rendu justice à Sylvanus Olympio. Sa mémoire demeure vivace dans le cœur de nombreux Togolais qui y voient le symbole d’une promesse démocratique inaccomplie. Les intellectuels, historiens et défenseurs des droits humains reconnaissent unanimement sa contribution décisive à l’émancipation nationale. Le martyre subi le 13 janvier 1963 a d’ailleurs renforcé sa stature historique, faisant de lui une figure tragique mais héroïque de l’histoire togolaise.
À l’inverse, le legs d’Eyadéma demeure profondément controversé. Si certains lui reconnaissent une certaine stabilité politique et des réalisations infrastructurelles, cette appréciation ne saurait faire oublier les violations massives des droits humains qui caractérisèrent son règne. Les massacres de Bê en 1991, où des centaines de manifestants pacifiques furent tués par les forces de sécurité, constituent une tache indélébile sur son bilan. La confiscation des ressources nationales par un cercle restreint de fidèles, l’instauration d’une dynastie familiale avec la succession dynastique orchestrée en faveur de son fils Faure Gnassingbé, tous ces éléments témoignent d’une vision patrimoniale du pouvoir aux antipodes de l’idéal national.
L’examen objectif de l’histoire togolaise conduit à une conclusion sans équivoque : Sylvanus Olympio demeure le véritable père de la nation togolaise. C’est lui qui arracha l’indépendance au colonisateur, qui posa les fondements institutionnels de l’État moderne et qui incarna une vision démocratique et progressiste pour son pays. Sa trajectoire politique, son élection démocratique et son engagement en faveur de la souveraineté nationale légitiment pleinement ce titre honorifique.
Gnassingbé Eyadéma, quelles que soient les infrastructures construites durant son long règne, ne saurait revendiquer cette paternité symbolique. Son accession au pouvoir par la violence, la nature autoritaire de son régime et la perpétuation d’une dynastie familiale contredisent les valeurs mêmes qui définissent un père fondateur. L’histoire, cette juge implacable, a d’ores et déjà rendu son verdict : Olympio appartient au panthéon des héros de l’indépendance africaine, tandis qu’Eyadéma s’inscrit dans la liste des autocrates qui ont confisqué les aspirations légitimes de leur peuple.
Reconnaître Olympio comme père de la nation togolaise n’est pas seulement un exercice de justice historique ; c’est également affirmer les valeurs démocratiques et républicaines qui doivent guider l’avenir du Togo. C’est refuser la falsification de l’histoire et honorer la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté et la dignité de leur peuple. Dans cette quête de vérité historique réside peut-être aussi l’espoir d’un Togo réconcilié avec son passé et tourné vers un avenir démocratique ; car, si l’on peut infléchir le cours de la destinée d’un peuple, nul ne saurait réécrire les annales de son passé. De grâce, laissez-nous jouir au moins de notre histoire en l’écrivant dans toute sa splendeur et véracité. Sentinelle, où en est la nuit ?
Par : Ben Djagba
Salt Lake City, Utah, USA
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Un temps globalement stable continue de dominer les prévisions météorologiques en Algérie en cette fin de semaine. Après plusieurs journées marquées par une relative accalmie, […]
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