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Nouvelles sanctions américaines contre la Russie : quel impact sur les relations russo-américaines ?

IRIS - Thu, 24/09/2026 - 16:53

Quelles sont les objectifs principaux de ces nouvelles sanctions économiques engagés par Donald Trump ? Quelle position la Russie adopte-t-elle face aux sanctions ?

Ces sanctions ont un double objectif. D’une part, à l’approche des élections de mi-mandat qui s’annoncent mal pour Donald Trump, elle vise à faire taire les critiques de ceux qui affirment, outre Atlantique, que le président américain « capitule » devant Vladimir Poutine. Rappelons que le taux d’approbation de l’action de Donald Trump a dégringolé à 32 %, le niveau le plus bas jamais mesuré pour l’actuel locataire de la Maison-Blanche. Deuxièmement, ces sanctions « infernales », comme les nomme la presse américaine, ont aussi pour but que la Chine et l’Inde, les deux principaux acheteurs de brut russe, diminue considérablement leurs achats. Il s’agit aussi pour l’administration américaine de se créer un levier supplémentaire sur ces pays avec qui elle a engagé un rapport de force au sujet du déficit commercial et des tarifs douaniers. Cette manœuvre fait écho aux pressions exercées fin 2025 par Washington sur l’Inde notamment, sous forme de menaces, afin que New Delhi, alors premier client de la Russie pour les achats de pétrole, baisse ses approvisionnements en brut russe. Alors que la guerre contre l’Iran se poursuit de manière plus ou moins larvée et que la circulation dans le détroit d’Ormuz reste dangereuse, on peut imaginer que le président américain souhaite favoriser les pétroliers américains auprès des clients asiatiques. Ceci dit, ces sanctions sont de nature à accroître les tensions sur le marché international et, notamment, la hausse des prix de l’essence et de l’énergie en Europe.

Face à cette décision, Moscou ne peut que prendre acte et critiquer. Même si cela reste peu probable, il faudra voir si la Russie prendra des mesures de rétorsion dans le domaine du nucléaire civil et de l’exportation de métaux rares vers les États-Unis ; il s’agit de deux domaines où la coopération russo-américaine se poursuit. En revanche, Vladimir Poutine a signé le lundi 21 septembre un oukase qui vise à placer « sous administration externe » les actifs de la filiale russe d’une société américaine de l’Illinois, AptarGroup, spécialisée dans la fabrication d’emballages. Les actifs ont été saisis et transférés « provisoirement » a une société russe, H&N. Il s’agit clairement d’une rétorsion à la suite de l’adoption de ces nouvelles sanctions par Donald Trump. Cela constitue aussi un tournant car jusqu’à présent, les entreprises américaines étaient à l’abri à l’égard de ces confiscations décidées par le Kremlin, contrairement aux entreprises européennes, qui en ont fait les frais, et continuent d’être occasionnellement visées.

Quelles sont les marges de manœuvre dont dispose la Russie face à ces sanctions au regard de sa situation économique ? Alors que la Russie avait mis en place des stratégies de contournement face aux précédentes sanctions occidentales, celles-ci pourraient-elles perdurer alors que ces sanctions états-uniennes visent également les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont l’Inde et la Chine ?

Hormis le fait que le prix du pétrole a augmenté ces derniers jours et que la demande en Asie reste soutenue, les marges de manœuvre russes sont minces. Dernièrement, les ventes de pétrole russe ont bondi, notamment en Extrême-Orient, sur fond d’instabilité au Moyen-Orient, et notamment à la suite de l’attaque de l’oléoduc est-ouest en Arabie saoudite. Ainsi, au cours de la semaine du 7 septembre, les recettes d’exportations de brut ont bondi à 2,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 620 millions de dollars hebdomadaires, ce qui a ramené le niveau des exportations russes de pétrole à ce qu’il était fin mai 2026. Le pétrole ESPO (Eastern Siberia – Pacific Ocean), chargé en Extrême-Orient et vendu aux raffineries chinoises, était vendu 12,5 dollars au-dessus du prix du Brent, soit 117,1 dollars le baril. L’Urals, qui est la marque de référence pour le pétrole russe, se vendait quant à lui avec une surprime de 6 dollars par baril, et même jusqu’à 20 dollars au-dessus du prix du Brent, mi-septembre. On est donc bien loin du prix plafond décrété par le G7, fixé à 44,1 dollars par baril depuis le 1er février 2026. Selon cette mesure, tout pays qui achète du pétrole russe au-dessus de ce prix s’expose à des sanctions…

Autrement dit, la marge de manœuvre russe se situe dans la forte demande asiatique – et c’est aussi pour cela que Donald Trump a adopté ces sanctions – et le peu d’alternative existante pour les importateurs. Reste donc à voir si les Indiens et les Chinois vont obtempérer, ou braver le risque et s’exposer à des sanctions américaines en poursuivant leurs achats au même rythme. Ils peuvent aussi les poursuivre en réduisant les volumes. Les Chinois ont déjà montré l’an dernier qu’ils étaient prêts à courir le risque en achetant du pétrole transbordé dans des ports chinois à partir de navires sous sanctions. Finalement, la discussion se déplace plus du côté des relations bilatérales entre Washington et les acheteurs de pétrole russe, qu’entre Moscou et Washington. La poursuite ou la baisse des achats de brut russe reflètera, au fond, plus un rapport de force entre les Américains et les acheteurs de brut russe, qu’autre chose.

Alors que Donald Trump semblait épargner davantage Vladimir Poutine ces derniers mois, comment peut-on expliquer ce revirement ? Quel bilan peut-on plus largement dresser de l’évolution de la relation russo-américaine ?

Il faut distinguer les affaires de personne et les rapports de force entre États. Donald Trump a en effet toujours affirmé qu’il « s’entendait » avec Vladimir Poutine, et il doit certainement lui en vouloir de ne pas avoir accepté les conditions américaines pour un cessez-le-feu en Ukraine au printemps 2025. Toutefois, ces nouvelles sanctions visent tout autant à offrir un meilleur positionnement aux pétroliers américains qu’à fournir à la Maison-Blanche un nouveau levier sur Pékin et New Delhi. Relevons que Donald Trump les a adoptées juste avant l’Assemblée générale des Nations unies – institution internationale qu’il abhorre –, et après le sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OSC), qui s’est tenu à Bichkek le 1er septembre, et celui des BRICS, qui a eu lieu le 13 septembre à New Delhi. Même s’il ne comprend pas nécessairement le fonctionnement de ces organisations, il doit certainement discerner une forme d’hostilité dans leurs agendas respectifs à l’égard de la domination américaine, et notamment celle du dollar. Autrement dit, ces sanctions sont aussi censées, selon moi, rappeler à l’ordre ces pays eurasiatiques – Russie comprise – vis-à-vis de leur prétention à remodeler l’ordre international en faveur de plus de multipolarité et à la dédollarisation des échanges commerciaux (sauf pour l’Inde, qui est plus prudente sur ce sujet).

Quant à la relation russo-américaine, elle a traversé trois phases depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche : une phase de reprise du dialogue et de stabilisation de la confrontation, au cours de l’hiver et au début du printemps 2025. Cette première phase est clef car elle met un terme à l’envenimement incontrôlé de la relation qui prévalait depuis 2022, sous l’administration Biden. La relation russo-américaine a ensuite traversé une zone de turbulence provoquée par la désillusion du côté des Américains, concernant leur capacité à régler la guerre en Ukraine rapidement. Menaces et ultimatums ont été brandis par Washington à l’endroit de Moscou au cours de l’été 2025, et cette phase a trouvé son terme lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump à Anchorage. Ce sommet a permis d’enrayer cette dynamique négative et de faire repartir les contacts entre Russes et Américains. Une troisième phase s’est ainsi ouverte, caractérisée par des contacts occasionnels entre représentants russes et américains, la stérilité du trialogue – Russie, États-Unis, Ukraine – sur le dossier ukrainien, sans que cela provoque pour autant une escalade dans la relation russo-américaine. Cette phase a toutefois provoqué une autre désillusion, celle des Russes cette-fois, qui se sont pris à croire, après Anchorage, à un accord même tacite avec Washington sur les modalités du règlement de la guerre en Ukraine. Nous nous trouvons toujours, d’une certaine manière, dans cette phase aujourd’hui.

En fonction du résultat des élections américaines de mi-mandat, on pourrait rentrer soit dans une nouvelle phase de tensions russo-américaines, caractérisées pourquoi pas par une reprise de l’aide directe des États-Unis à l’Ukraine. On peut aussi imaginer que la relation reste dans cette phase plateau post-Anchorage, jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump, avec un trialogue qui aura le mérite d’exister. Ce qui est sûr, c’est qu’à Moscou, on n’attend plus grand-chose de l’actuelle administration américaine concernant le règlement de la guerre en Ukraine.

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Le Livre blanc japonais sur la défense 2026 : Tokyo sonne l’alarme

IRIS - Thu, 24/09/2026 - 16:36
À télécharger

Publié le 4 août 2026, le dernier livre blanc japonais sur la défense s’inscrit dans la continuité du tournant stratégique engagé par le gouvernement de l’archipel depuis la diffusion des trois documents de sécurité nationale de 20222 et dont la mise à jour est attendue avant la fin de l’année 2026. Ragaillardi par l’écrasante majorité dont dispose la Première ministre Sanae Takaichi au sein des deux chambres du pays et en dépit d’une situation financière préoccupante, l’actuel gouvernement estime pouvoir mettre en œuvre le renforcement militaire décidé, tout en notant l’urgence d’une adaptation du Japon à un environnement régional jugé plus dangereux que jamais. Début septembre 2026, le ministère de la Défense a demandé un budget de l’ordre de 48 milliards d’euros pour 2027.

Ainsi, le Japon cherche moins à annoncer une nouvelle stratégie qu’à justifier l’accélération de sa mutation militaire et à désamorcer le narratif relayé par la Chine et ses principaux relais médiatiques sur la renaissance d’une forme de « militarisme nippon ». Ces derniers se montrent extrêmement virulents depuis les déclarations de la Première ministre japonaise en novembre 2025 reconnaissant l’impact qu’aurait une crise dans le détroit de Taïwan sur la sécurité de l’archipel. Une « situation de menace pour la survie » du Japon selon ses propos et pouvant justifier la mise en œuvre des Forces d’Autodéfense (FAD).

Le document repose sur trois idées de fond : la Chine constitue désormais le principal défi stratégique, la guerre est entrée dans une phase de transformation technologique rapide, et la sécurité du Japon exige un effort durable de modernisation militaire, industrielle et technologique.

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Tigray capital 'out of cash' as fighting escalates, resident tells BBC

BBC Africa - Thu, 24/09/2026 - 16:35
A resident of Mekelle says the city is calm but people are stressed after the outbreak of fighting in the region.
Categories: Africa

India’s Semiconductor Journey: Old Designer, New Producer

TheDiplomat - Thu, 24/09/2026 - 16:15
India already has the design talent; what it needs is to turn this talent into Indian-owned companies, and to build the supplier base its fabs lack.

Terminus du néolibéralisme ou terminus de la démocratie

Défense en ligne - Thu, 24/09/2026 - 16:08

À ce stade, ça n'est plus une crise — même scélérate. C'est le Grand Alignement : un événement multifactoriel, isotrope (ça vient de tous les côtés), saturant, et surtout coordonné : toutes les dynamiques se potentialisent mutuellement, dans une synchronie de crise hors norme. Un événement d'une magnitude à mettre la perpétuation du capitalisme néolibéral sur la table.

- La pompe à phynance / , ,
Categories: Défense

Constitutional Reform as the Lee Jae-myung Administration’s Political Watershed

TheDiplomat - Thu, 24/09/2026 - 15:31
South Koreans have long discussed changing the way the presidency is set up. Should it – and can it – happen now?

Press release - Highlights of the next AGRI meeting

Parlement européen (Nouvelles) - Thu, 24/09/2026 - 15:13
Committee on Agriculture and Rural Development (AGRI) to meet on Monday 28 September from 15:00 to 18:30
Committee on Agriculture and Rural Development

Source : © European Union, 2026 - EP
Categories: Union européenne

Press release - Highlights of the next AGRI meeting

Europäisches Parlament (Nachrichten) - Thu, 24/09/2026 - 15:13
Committee on Agriculture and Rural Development (AGRI) to meet on Monday 28 September from 15:00 to 18:30
Committee on Agriculture and Rural Development

Source : © European Union, 2026 - EP
Categories: Europäische Union

Press release - Highlights of the next AGRI meeting

Európa Parlament hírei - Thu, 24/09/2026 - 15:13
Committee on Agriculture and Rural Development (AGRI) to meet on Monday 28 September from 15:00 to 18:30
Committee on Agriculture and Rural Development

Source : © European Union, 2026 - EP

Press release - Highlights of the next AGRI meeting

European Parliament - Thu, 24/09/2026 - 15:13
Committee on Agriculture and Rural Development (AGRI) to meet on Monday 28 September from 15:00 to 18:30
Committee on Agriculture and Rural Development

Source : © European Union, 2026 - EP

Press release - Highlights of the next AGRI meeting

European Parliament (News) - Thu, 24/09/2026 - 15:13
Committee on Agriculture and Rural Development (AGRI) to meet on Monday 28 September from 15:00 to 18:30
Committee on Agriculture and Rural Development

Source : © European Union, 2026 - EP
Categories: European Union

Stefan Bach: „Energiegeld für Geringverdienende und Pendelnde statt Tankrabatt – als Weihnachtsgeld“

Am morgigen Freitag wird der Bundestag über den von der Koalition beschlossenen Tankrabatt entscheiden. Stefan Bach, Steuerexperte am Deutschen Institut für Wirtschaftsforschung (DIW Berlin), empfiehlt eine für Geringverdienende und Pendelnde zielgenauere Alternative über den Direktauszahlungsmechanismus.

Der neue Tankrabatt ist kein zielgenaues Instrument zur Entlastung der Bevölkerung, da er nach dem Gießkannenprinzip auch Haushalten mit hohen Einkommen zugutekommt oder Freizeitfahrten fördert. Zugleich wird der notwendige Anreiz zum Energiesparen abgeschwächt. Eine zielgenauere Alternative wäre ein einkommensdifferenziertes Energiegeld. Dieses muss zunächst über den Direktauszahlungsmechanismus an alle ausgezahlt werden. Technisch steht dieser Mechanismus bereit, doch haben bisher nur wenige ihre Kontoverbindung hinterlegt. Aber wenn ein Energiegeld von beispielsweise 200 Euro ausgelobt würde, stiege die Erfassung wohl innerhalb weniger Wochen rasant an. Wer sich nicht registriert, könnte zu Weihnachten einen Gutschein über einen geringeren Betrag per Post erhalten. 

Die weitere Herausforderung liegt in der Differenzierung nach den individuellen Einkommen, damit es zielgenau nur an Geringverdienende geht. Eine Einkommensprüfung bereits bei Auszahlung ist administrativ zu aufwendig, da die Finanzbehörden die aktuellen Einkommen nicht kennen. Stattdessen sollte das pauschal ausgezahlte Energiegeld bei der Einkommensteuererklärung im Folgejahr über einen gesonderten Tarif versteuert werden. Denkbar wäre beispielsweise, dass die unteren 40 Prozent der Einkommensverteilung das Energiegeld vollständig steuerfrei behalten dürfen. Bei mittleren Einkommen würde es mit steigenden Einkommen schrittweise belastet, während es die oberen 40 Prozent vollständig zurückzahlen müssen.

Ein Energiegeld von beispielsweise 200 Euro – als Weihnachtsgeld bis Mitte Dezember an alle ausgezahlt – würde den Staat zunächst mehr als 16 Milliarden Euro kosten. Durch die nachträgliche Einkommensdifferenzierung ließen sich die fiskalischen Kosten jedoch um die Hälfte reduzieren. Das wäre zwar immer noch teurer als der Tankrabatt, aber dafür zielgenau.

Pendelnden könnte man zusätzlich ein Mobilitätsgeld von beispielsweise 3 Cent je Entfernungskilometer zahlen. Das würde zusätzlich 0,8 Milliarden Euro kosten, wenn man es der oberen Einkommenshälfte bei der Einkommensteuer wieder abzieht.


AMENDMENTS 103 - 404 - Draft report Shaping the EU's external action to address the human rights challenges posed by artificial intelligence - PE792.048v02-00

AMENDMENTS 103 - 404 - Draft report Shaping the EU's external action to address the human rights challenges posed by artificial intelligence
Committee on Foreign Affairs
Nacho Sánchez Amor

Source : © European Union, 2026 - EP
Categories: Europäische Union

AMENDMENTS 103 - 404 - Draft report Shaping the EU's external action to address the human rights challenges posed by artificial intelligence - PE792.048v02-00

AMENDMENTS 103 - 404 - Draft report Shaping the EU's external action to address the human rights challenges posed by artificial intelligence
Committee on Foreign Affairs
Nacho Sánchez Amor

Source : © European Union, 2026 - EP
Categories: European Union

Takaichi’s Pre-emptive Diplomacy: What Japan Needs From the Trump-Xi Summit

TheDiplomat - Thu, 24/09/2026 - 14:43
Prime Minister Takaichi made Tokyo’s concerns clear to Trump before Xi Jinping arrived in Washington. Will that actually impact the summit?

Delivered to the Wrong Address? F-35 Parts Re-routed to Hong Kong

TheDiplomat - Thu, 24/09/2026 - 14:15
The F-35 is a supremely advanced fighter aircraft with many proprietary components that would be of immense value to several foreign intelligence services. It is also a consumer product.

Norway’s Development Rethink Should See Ocean Investment as a Strategic Interest

Africa - INTER PRESS SERVICE - Thu, 24/09/2026 - 13:56

Credit: Amanda Cotton / Ocean Image Bank

By Gareth Johnstone and Jan Thomas Odegard
OSLO, Norway, Sep 24 2026 (IPS)

As Norway undertakes Vendepunkt, or “Turning Point,” its reflection on the future of Norwegian development policy, it is critical that oceans remain a priority. Donors around the world are running similar audits, deciding which long-term partnerships to keep, and why. Norway has decades of expertise to offer, but also something significant at stake: healthy and well-governed oceans underpin food, livelihoods and economic activity in partner countries while supporting global seafood supply chains in which Norway itself participates.

West Africa demonstrates what sustained investment in oceans can achieve. More than a decade of cooperation on illegal fishing has helped countries strengthen their own capacity to monitor and protect their waters. But the ocean cannot be managed country by country. Fish stocks are shared, vessels move across borders, and climate change is shifting marine resources into new waters. Strong national capacity must therefore be matched by the ability of countries to cooperate.

That cooperation depends on the relationships between countries that allow information to be shared, trust to develop and authorities to act together. These relationships are not simply a by-product of capacity building. They are essential development infrastructures particularly when the resources being protected cross borders.

Gareth Johnstone

Fisheries are also fundamental to food security on each side of this relationship. In West Africa, fish is a critical source of nutrition for millions of people and supports the livelihoods of coastal communities. FAO estimates that aquatic foods make up 19 percent of consumed animal protein across Africa on average, rising above 50 percent in some countries. In Norway, seafood is both part of the national food supply and the foundation of a major industry. Protecting fish stocks and ensuring they are sustainably and legally managed is as much an economic question as it is an ecological one.

The connection between West Africa and Norway makes this tangible. Fish caught off West Africa enters international supply chains as fishmeal and fish oil, including feed used in aquaculture thousands of kilometres away. A fish caught off Guinea-Bissau can ultimately help feed a salmon in a Norwegian fjord. In one investigation supported by TMT, authorities took action against the factory vessel TIAN YI HE 6 after it received fish from a Turkish-flagged vessel, with the resulting fishmeal transported onwards to international markets. The case resulted in fines for unauthorized fishing operations, illegal transshipment and obstruction of inspectors.

Jan Thomas Odegard

In January 2026, Guinea-Bissau banned fishmeal and fish oil production. Within months, vessels involved in the trade had moved to Sierra Leone. Enforcement can improve in one jurisdiction while the challenges simply moves to another.

Technology has transformed what fisheries authorities can do. An inspector can now examine a vessel’s movements and history before deciding whether it should enter port. Recorded use of the Vessel Tracking Tool, developed by fisheries intelligence organisaiton, TMT, more than doubled between 2024 and 2025.

Despite this, turning information into action requires trained officials, functioning institutions and trust between agencies and countries. In the West African region where TMT, and its partners have focused support, the relationships resulted in the deterrence of illegal fishing took more than a decade to build. An independent assessment by Poseidon Aquatic Resource Management of this work, supported by Norway, found that some of the strongest results came when governments shared information regionally.

One case began with a concern raised by a fisheries inspector in Ghana about the vessel NOVA ZEELANDIA. Officials in Côte d’Ivoire, Angola and South Africa checked their records and shared information. Angola subsequently fined associated trawlers for unauthorized transshipment and barred NOVA ZEELANDIA from its waters, while Cameroon separately fined the vessel owners US$2.1 million for breaches of inspection rules.

The vessel later changed its name and flag and remains in operation. It is a reminder that effective ocean governance requires sustained cooperation across jurisdictions.

Relationships are development infrastructure

Development programmes routinely count the numbers of people trained, systems established and institutions strengthened. The value of the relationships built alongside them is harder to measure. Yet a fisheries officer knowing who to contact in a neighbouring country can be as important as the technology on their desk.

These relationships take years to build and can be fragile. One or two funding cycles may establish a system or deliver training, yet they are less likely to embed the institutional memory, expertise and relationships that allow it to survive and adapt.

Long-running development partnerships and support should therefore not automatically be viewed as evidence that localisation has failed to materialise. A better test is whether they are evolving toward stronger national institutions, greater regional leadership and with less dependence on external technical expertise, while preserving cooperation where challenges remain shared.

Oceans belong in Norway’s Turning Point

Norway brings decades of experience in fisheries management, marine research and ocean governance. Norway is itself a fishing and aquaculture nation, connected through the same ocean systems and global seafood supply chains.

Norway’s investment in oceans can therefore combine locally led capacity with international cooperation because illegal vessels do not respect borders.

The evidence from West Africa shows why sustained investment matters. National enforcement capability and regional networks have been built over more than a decade. Withdrawing support before those systems are sufficiently resilient risks losing hard-won gains, continuing to invest allows national leadership to deepen and relationships to mature.

Norway’s challenge is not unique. Development partners are increasingly being asked to make harder choices and reduce dependency without dismantling the relationships and cooperation needed to address problems that are inherently international. As Turning Point asks where Norway has particular strengths and where its development cooperation can have greatest impact, oceans deserve a prominent place in the answer.

The question should not simply be which partnerships Norway can eventually leave. It should also be which are worth sustaining and deepening because the same fish stocks, vessels and networks are what is at stake. Strong national capacity and international relationships are not competing goals. One makes the other possible. And in an ocean that connects Guinea-Bissau’s fishing communities with Norway’s fjords, Norway has both the expertise and the interest to keep investing in both.

Gareth Johnstone is the Executive Director of Norwegian based fisheries intelligence organization, Trygg Mat Tracking (TMT). He has over 30 years’ experience as an environmental scientist, researcher and policy expert. He is also the former Director General of WorldFish.

Jan Thomas Odegard is a Norwegian environmental and development expert with 30 years’ experience spanning the UN, NGOs, private sector and research. He is co-founder and Chair of the Trygg Mat Tracking Board and former Secretary General of Friends of the Earth Norway.

IPS UN Bureau

 

 

 

 

Excerpt:

As Norway considers the future of its development cooperation, West Africa offers an important lesson: investing in the same seas can create benefits on both sides of the partnership.
Categories: Africa

ENTWURF EINES BERICHTS über die Empfehlung des Europäischen Parlaments an den Rat, die Kommission und die Vizepräsidentin der Kommission und Hohe Vertreterin der Union für Außen- und Sicherheitspolitik zu den politischen Beziehungen zwischen der EU und...

ENTWURF EINES BERICHTS über die Empfehlung des Europäischen Parlaments an den Rat, die Kommission und die Vizepräsidentin der Kommission und Hohe Vertreterin der Union für Außen- und Sicherheitspolitik zu den politischen Beziehungen zwischen der EU und Norwegen
Ausschuss für auswärtige Angelegenheiten
Łukasz Kohut

Quelle : © Europäische Union, 2026 - EP
Categories: Europäische Union

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