Le chef de la MONUSCO, James Swan, rencontre en ce moment à Goma, au Nord-Kivu, l’ancien président Joseph Kabila, responsable du mouvement politico-militaire Front pour la refondation de la nation (FRN). Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges entre la mission onusienne et les acteurs du conflit dans l’Est de la RDC, notamment la coalition rebelle AFC/M23.
Huit personnes ont été arrêtées par le commissariat du premier arrondissement de Cotonou dans une enquête portant sur des cambriolages et des vols de motos.
Des motos dérobées au Bénin alimentent un circuit de revente dans les pays voisins. C'est l'une des pistes mises au jour par les enquêteurs du commissariat du premier arrondissement de Cotonou, à la suite de l'interpellation de huit personnes soupçonnées d'appartenir à un réseau de cambrioleurs et de voleurs de d'engins à deux roues.
L'affaire a pris une nouvelle dimension après l'exploitation de quatre téléphones récupérés au cours des investigations. Les conversations examinées par les policiers font état de transactions entre des voleurs présumés et leurs relais chargés de la revente.
Une dizaine de motos ont été acheminées vers un pays voisin pour y être commercialisées.
Les activités du groupe ne sont pas limitées au vol de motos. Des objets susceptibles de provenir de cambriolages de domiciles ont été retrouvés lors des perquisitions. Il s'agit notamment d'un téléviseur LG de 55 pouces, d'un ordinateur HP, d'une trottinette et de diverses pièces de motos.
Les policiers ont aussi mis la main sur deux crics automobiles qui ont été utilisés pour ouvrir les fenêtres des habitations cambriolées.
Quatre victimes ont déjà été formellement identifiées à la suite des démarches engagées auprès du commissariat.
Les arrestations ont été menées dans plusieurs secteurs, notamment à Agblangandan, Ekpè et dans les 5e et 7e arrondissements de Cotonou. Les suspects ont été appréhendés lors des préparatifs d'une nouvelle opération criminelle dans le secteur d'Akpakpa. Le groupe était notamment signalé au quartier Yagbé.
Les huit personnes arrêtées sont poursuivies, selon la Police dans une publication en date du 3 novembre 2026, pour association de malfaiteurs, vol qualifié, complicité de vol qualifié, recel, détention et consommation de chanvre indien.
Le cerveau de la bande est activement recherché.
Les recherches se poursuivent pour retrouver d'autres complices, mais aussi les motos qui ont été transportées hors du territoire national.
M. M.
A református énekeskönyv megjelenésének 30. évfordulója alkalmából énekmaratont szervez a Kolozsvár-Alsóvárosi Református Egyházközség. Az Énekelt reformáció már a harmadik alkalom, hogy a református énekek gazdag örökségét ünneplik; korábban a 20. és a 25. évforduló kapcsán szerveztek hasonlót. A mostani eseményt november 7-én, szombaton tartják a Kétágú templomban. Reggel fél 9-kor áhítattal kezdődik a program, és […]
Articolul Énekelt reformáció – énekmaraton szombaton a Kétágú templomban apare prima dată în Kolozsvári Rádió Románia.
Face à la crise du multilatéralisme, exacerbée par l’unilatéralisme assumé de l’administration Trump, se pose la question de l’avenir de la gouvernance économique mondiale. Cette crise était déjà perceptible dès les années 2000 dans la mise en cause par les grands pays émergents de forums et d’institutions où ils s’estiment (à juste titre) sous-représentés. En outre, la prolifération et le chevauchement d’instances plus concurrentes que complémentaires posent la question de l’efficacité de l’aide au développement, nuisent à la lisibilité de la gouvernance mondiale et font douter de sa capacité à gérer les interdépendances et les biens publics mondiaux. Dans le contexte de tensions géopolitiques et de fragmentations géoéconomiques, le retour à un régime de coopération multilatérale à vocation universelle est-il encore envisageable ?Le point avec Pierre Jaillet, chercheur associé à l’IRIS etconseiller à l’Institut Jacques Delors.
L’unilatéralisme prédateurLa coopération économique et financière mondiale repose sur des règles, des institutions et le dialogue multilatéral. Or, les règles(en particulier dans le domaine du commerce international) sont bafouées, la légitimité des institutions est contestée et nous vivons une crise inédite du multilatéralisme. La première présidence de Donald Trump avait déjà été marquée par une série de coups de boutoir contre le multilatéralisme, le plus emblématique ayant été le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat en 2017. Son second mandat illustre une approche prédatrice où le rapport de force et la logique « transactionnelle » se substituent à la discussion entre pairs et à l’arbitrage des institutions internationales. En témoignent notamment la fermeture brutale de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le retrait d’instances onusiennes et une mise à distance à l’égard du G7 et du G20. Donald Trump n’a par ailleurs jamais caché son mépris à l’égard des institutions de Bretton Woods (IBW), qu’il a tenté d’instrumentaliser à plusieurs reprises (en appelant par exemple dès 2019 la Banque mondiale à ne plus prêter à la Chine ou en enjoignant le Fonds monétaire international (FMI) à ne plus se mêler de la transition climatique).
Une crise perceptible dès les années 2000La crise de la gouvernance économique multilatérale est toutefois bien antérieure à l’élection de Donald Trump et son départ ne suffira pas à la résoudre. Sa présidence a été le détonateur de l’éclatement d’un ordre mondial en équilibre précaire. Elle a révélé les fragilités d’un régime fondé sur des institutions héritées pour l’essentiel de l’immédiat après-guerre ou des « Trente Glorieuses », n’ayant pas intégré le basculement du centre de gravité de l’économie mondiale vers les pays du « Sud global ». La grande crise financière de 2008-2009, la prise de conscience de l’urgence climatique et la pandémie ont certes permis d’illustrer la capacité de la coopération économique multilatérale à contribuer à la gestion de crises et à promouvoir de nouvelles formes de biens publics mondiaux comme les Conférences des parties (COP). Des avancées toutefois trop limitées pour assurer sa résilience face aux tensions géopolitiques attisées par les guerres en Ukraine et en Iran, avec en toile de fond la rivalité hégémonique entre les États-Unis et la Chine.
Les IBW sur la selletteLes grands pays émergents mettent en cause la représentativité et la gouvernance, donc la légitimité, de ces institutions créées à la réunion de Bretton Woods de 1944. La quote-part au FMI de la Chine, première ou deuxième économie mondiale (en dollars courants ou en parité de pouvoir d’achat(PPA)) se réduit ainsi à 6,4 %, soit environ un tiers de celle des États-Unis (17,4 %) et un quart de celle de l’Union européenne (23,1 %), le groupe élargi des BRICS+ (40 % du PIB mondial en PPA) n’en détenant que 18,5 %. Cette inertie de l’actionnariat des IBW, dont la structure est pratiquement gelée depuis 2010, ne peut naturellement que susciter la frustration des pays émergents et les incite à créer leurs propres institutions financières (comme la Banque asiatique d’investissement et d’infrastructure (AAIB) ou la Nouvelle Banque de Développement, dite « Banque des BRICS »). Or, la gouvernance économique mondiale est déjà critiquée pour sa complexité et son défaut de lisibilité, phénomène amplifié ces dernières décennies du fait de la prolifération et l’entrelacement de multiples instances et institutions, selon une logique de concurrence plus que de complémentarité, limitant leur capacité à dégager des objectifs consensuels et plus encore à les traduire en objectifs opérationnels.
Quid des Forums internationaux ?Le G7 représente aujourd’hui encore près de 44 % du PIB mondial (en dollars courants) mais moins de 10 % de la population du globe. Sa composition renvoie à la photo de famille du premier sommet de 1975 à Rambouillet, ce qui ne l’empêche pas de s’ériger, à l’occasion, en directoire du monde et de traiter de questions onusiennes, quitte à délaisser les sujets sur lesquels il dispose d’un avantage comparatif (il concentre plus de 50 % des flux internationaux de capitaux et 90 % des transactions sur le marché des changes). Le G7 ne discute pourtant plus ou très peu des sujets liés à coordination des politiques économiques et monétaires. Mais peut-il le faire dès lors le dirigeant de la première puissance économique mondiale se livre régulièrement à des déclarations hostiles contre ses partenaires ou les menaces de sanctions protectionnistes ?
La création du G20 au début des années 1990 visait à mieux associer les économies émergentes à la coopération économique internationale. Réuni depuis 2008 au niveau des chefs d’État et de gouvernement, il agrège près de 80 % du PIB mondial et 60 % de la population du globe, échappant à la critique de défaut de légitimité, même si l’Europe y est surreprésentée et l’Afrique sous-présentée.
Lors de la grande crise financière de 2007-2008, le G20 a joué un rôle moteur, prescrivant leurs feuilles de route aux IBW et aux instances réglementaires. Son ambition d’être le pivot de la coopération économique a ensuite très vite buté sur les blocages politiques dans un contexte de tensions géoéconomiques croissantes. S’il peut encore se prévaloir d’initiatives utiles, le G20 a perdu une large part de ses capacités d’impulsion initiales pour retomber dans la routine d’ordres du jour reflétant souvent les préoccupations de présidences tournantes souvent instrumentalisées à des fins de communication politique interne.
Le forum des BRICS : anti G7 et anti G20 ?L’élargissement annoncé en août 2023 du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde Chine et Afrique du Sud) à plusieurs nouveaux membres du Moyen-Orient et d’Afrique a illustré une volonté de défier une gouvernance mondiale jugée verrouillée par les pays avancés. Il agrège près de 40 % du PIB mondial, 45 % de la population du globe et 25 % des exportations (plus de 50 % pour nombre de matériaux « critiques ») et a pu être présenté comme le pendant du G7 pour les grandes économies avancées (ou du « Sud global »). Certains observateurs ont aussi avancé qu’il affaiblissait un G20 déjà fragilisé par les fractures géoéconomiques et l’attitude non coopérative de ses principaux membres. Observons toutefois que les membres fondateurs des BRICS font aussi partie du G20, qu’ils prennent d’ailleurs soin de ménager, au point de valider son leadership en matière économique et financier, comme en atteste leur déclaration d’août 2023 : « […] We reaffirm the importance of the G20 to play the role of the premier multilateral forum in the field of economic and financial cooperation […] »[1]. En réalité, ce sont surtout les IBW qui sont dans le collimateur.
Le groupe des BRICS n’en reste pas moins, plus encore dans son format élargi, un ensemble économique et financier extrêmement hétérogène et politiquement hétéroclite, où se côtoient régimes autoritaires et démocraties et où les velléités hégémoniques de la Chine sont contestées. Sa capacité à peser sur la recomposition d’une gouvernance économique mondiale reste à ce stade incertain, mais son essor ne peut être ignoré par les puissances occidentales dans l’optique d’une gouvernance économique mondiale recomposée.
La coopération monétaire internationale, angle mort du multilatéralisme ?Depuis l’éclatement en 1970 du système de Bretton Woods marquant l’effacement du dollar comme monnaie pivot du système monétaire international (SMI), même s’il a conservé un rôle dominant sinon hégémonique dans les réserves et transactions financières mondiales, les grandes économies vivent dans un non-système de changes flottants. Les questions relatives au SMI, comme on l’a vu, ont pratiquement disparu des agendas du G7 et l’administration Trump se refuse désormais à assumer toute responsabilité dans la gestion de ce qui reste nolens volens un bien public mondial. Elle utilise le dollar comme un levier d’influence diplomatique et promeut l’essor de cryptoactifs (stablecoins) adossés à des actifs libellés en dollar pour faciliter le financement du double-déficit (public et extérieur) des États-Unis, au risque de menacer à terme la souveraineté monétaire de ses partenaires. Cette posture non coopérative incite la Chine et d’autres pays émergents à s’extraire de la domination du dollar et les Européens à adopter une attitude moins frileuse quant au rôle international de l’euro. On sait que les effets de réseau créent dans ce domaine une forte inertie, mais se pose d’ores et déjà la question du forum approprié de concertation dans la perspective d’un SMI multipolaire potentiellement instable et fragmenté. Ajoutons que l’administration Trump a aussi remis partiellement en cause des acquis post-crise financière (accords multilatéraux de Bâle III et Dodd-Frank Act des États-Unis), avec le risque d’une dérive vers le « moins-disant » réglementaire dans d’autres juridictions. Une nouvelle brèche dans la coopération internationale, porteuse de risques d’instabilité en cas de crise systémique affectant des systèmes financiers étroitement connectés.
Quelles perspectives ?Comment la gouvernance internationale pourrait-elle évoluer dans un contexte durable de tensions géopolitiques et de fragmentations économiques et financières ? Le retour à un régime de coopération multilatérale à vocation universelle parait aujourd’hui parfaitement illusoire. L’hypothèse a été évoquée d’un « polylatéralisme » impliquant les États et divers acteurs (firmes multinationales entreprises, ONG, société civile, etc.) dans le cadre d’une « coopération de volontaires » se fixant des objectifs crédibles et ciblés pour dépasser les antagonismes interétatiques. Les contours et les modalités d’un tel régime n’en demeurent pas moins très flous. Il reste indispensable d’engager sans délai une réforme approfondie des institutions existantes, notamment les IBW, en ajustant la représentation de ses membres en fonction de leur poids économique (et démographique), afin qu’elles retrouvent leur légitimité et l’influence qu’elles avaient encore au début des années 2000. Cela implique clairement un coût politique pour les pays fondateurs et en particulier un aggiornamento de la part des Européens. Mais l’option d’une « chaise européenne » (cohérente avec l’existence de son marché unique et de l’Union économique et monétaire (UEM)) fait partie de la solution globale et la voix européenne serait plus forte unie que divisée face aux grandes puissances. S’agissant enfin du rôle des Forums et de leurs interactions, sauf à imaginer l’ouverture improbable du G7 à la Chine et à quelques autres grands pays émergents, le G20 apparait aujourd’hui comme le groupe le plus pertinent et le mieux à même de faire le pont entre les différents pays, pour gérer, en concertation avec l’Organisation des Nations unies et les IBW réformées et au-delà des différents nationaux, les biens publics mondiaux et l’urgence climatique à laquelle est confrontée la planète.
[1] « Nous réaffirmons l’importance pour le G20 de jouer le rôle de principal forum multilatéral dans le domaine de la coopération économique et financière. »
Cet article s’inscrit dans le cadre d’une session sur le thème de la « Gouvernance économique face à la crise du multilatéralisme » organisée pour les Journées de l’économie qui se dérouleront à Lyon du 3 au 5 novembre 2026, sur le thème général : « Tous apprentis face au chaos »
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TIRAGE N°176/26 Mardi 03 Novembre 2026 (11H)
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Le directeur général de la Régie des voies aériennes (RVA), Louis-Blaise Londole Loko, alerte sur l’occupation illégale des emprises aéroportuaires dans la province du Kongo-Central. En mission à Muanda le week-end dernier, il dit avoir constaté de nombreuses constructions à proximité immédiate de la piste de l’aérodrome local, certaines situées à une centaine de mètres seulement de la piste.
La jeune attaquante béninoise Romaine Gandonou figure parmi les dix prétendantes au titre de meilleure jeune joueuse africaine de l'année aux CAF Awards 2026.
Le football féminin béninois tient l'une de ses représentantes parmi les talents qui comptent désormais sur la scène africaine. A seulement 15 ans, Romaine Gandonou est en lice pour le trophée de meilleure jeune joueuse africaine de l'année, dans le cadre des CAF Awards 2026. La Confédération africaine de football (CAF) l'a retenue dans une liste de dix nominées pour cette distinction.
Cette sélection continentale vient couronner une saison particulièrement prolifique pour l'attaquante béninoise. Romaine Gandonou a inscrit 14 buts lors des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U20 et 11 autres pendant les qualifications pour le Mondial U17. Sa performance s'est également prolongée sur la scène mondiale. Lors de la Coupe du monde féminine U20 2026, la jeune Amazone a trouvé le chemin des filets à trois reprises en autant de rencontres.
En club, sous les couleurs de Tambours FC, elle a terminé meilleure buteuse du championnat béninois de première division avec 25 réalisations. Des statistiques qui témoignent de sa régularité et de son poids dans le secteur offensif.
Pour décrocher le trophée africain, Romaine Gandonou devra toutefois faire face à neuf autres prétendantes : Maëva Nyadjou, Grace-Ruth Serv, N'Sira Ouédraogo, Rose Kadzere, Kautar Azraf, Seimeyeha Janet Akekoromowei, Oluwakemi Adegbuyi, Adji Ndiaye et Winfrida Gerald.
M. M.
La 6e édition du Cyber Africa Forum (CAF) aura lieu les 16 et 17 novembre 2026, au Sofitel Cotonou Marina Hôtel & Spa. Le Fondateur et commissaire général, Franck KIÉ, a annoncé l'évènement ce lundi 2 novembre 2026 lors d'une conférence de presse placée sous le thème « Construire la confiance numérique de demain ». Il était entouré pour la circonstance de Marc-André LOKO Directeur général de l'Agence des systèmes d'information et du numérique (ASIN), de Ouanilo MEDEGAN FAGLA, Directeur général du Centre national d'investigations numériques (CNIN), de Richmond TIEMOKO, Représentant résident de l'UNFPA au Bénin, et plusieurs autres personnalités.
Face à l'intensification des cybermenaces et à l'accélération de la transformation digitale, le continent africain doit renforcer ses capacités de protection et construire un environnement numérique plus sûr. Telle est l'ambition au cœur du Cyber Africa Forum qui tient sa 6e édition à Cotonou les 16 et 17 novembre 2026. Il s'agit de faire de la confiance numérique un pilier stratégique d'avenir.
Pour cette nouvelle édition du CAF, plus d'un millier d'acteurs intervenant dans les secteurs public et privé, la cybersécurité, la confiance numérique et la transformation digitale, sont annoncés à Cotonou.
Pour le Commissaire général du CAF, la confiance numérique ne relève plus d'une simple préoccupation technique. C'est la condition essentielle à la généralisation des usages numériques. Selon ses explications, chaque interaction en ligne suppose que les utilisateurs ont l'assurance que leurs échanges, leurs données et leurs transactions sont protégés. Ceci, au regard de l'ampleur que prennent les cybermenaces.
Selon Franck KIÉ, les attaques ne concernent plus uniquement les grandes institutions financières ou les entreprises technologiques. Elles peuvent toucher les administrations, les infrastructures stratégiques, les entreprises de toutes tailles et les citoyens. Dans ce contexte, l'Afrique ne saurait considérer les cybermenaces comme des risques lointains. Le continent est aussi exposé à des réseaux de cybercriminels plus organisés et à des attaques qui dépassent les frontières nationales, a expliqué Franck KIÉ, mettant l'accent sur l'urgence qui, d'après lui, consiste à agir dès maintenant, en renforçant les dispositifs de prévention, de détection et de réponse aux incidents.
Ne plus subir les révolutions technologiques, mais les anticiper
Au-delà de la protection des systèmes informatiques, cette 6e édition du CAF porte une ambition plus large : permettre à l'Afrique de participer activement à la construction de son avenir numérique. « Demain se construit aujourd'hui », a précisé le Commissaire général exhortant les pays africains à sortir d'une posture essentiellement réactive face aux grandes mutations technologiques.
Avec la transformation digitale et les nouvelles technologies, une autre perspective se dessine : celle qui consiste à construire des stratégies adaptées aux réalités africaines, développer des compétences locales et mettre en place des mécanismes de protection durable des écosystèmes numériques. Cette démarche suppose une mobilisation collective qui implique les pouvoirs publics, les entreprises privées, les experts, les institutions financières et les acteurs de l'innovation à conjuguer leurs efforts afin de faire de la cybersécurité, une priorité transversale.
Le Bénin, un cadre d'accueil qui s'inscrit dans cette dynamique
Le choix porté sur Cotonou pour accueillir cette 6e édition du CAF, consécutive à la 5e, témoigne de l'intérêt porté à la dynamique numérique au Bénin. Le pays selon le Commissaire général du CAF, présente un environnement favorable aux réflexions et aux initiatives liées à la transformation digitale, à la cybersécurité et à l'innovation. Et cette nouvelle édition sera l'occasion de mettre en lumière les expériences nationales, de favoriser les échanges entre les différents acteurs et d'encourager l'émergence de partenariats structurants. Saluant le gouvernement béninois pour son accompagnement, Franck KIÉ a exprimé sa satisfaction de voir le pays accueillir une nouvelle fois ce rendez-vous continental.
Plus qu'un simple rendez-vous consacré aux questions technologiques, le Cyber Africa Forum ambitionne de devenir un espace de réflexion stratégique et de coopération autour des grands défis numériques du continent.
Les discussions devront ainsi dépasser le seul constat de la progression des cybermenaces pour explorer les réponses concrètes à apporter : Comment mieux protéger les infrastructures critiques ? Comment renforcer les capacités locales en cybersécurité ? Comment instaurer un climat de confiance entre les citoyens, les entreprises et les administrations ? Et surtout, que faire pour que l'Afrique ne soit pas uniquement consommatrice de solutions numériques conçues ailleurs, mais qu'elle participe pleinement à la définition de ses propres standards de sécurité et de confiance ?
Autant de questions qui placent cette 6e édition au cœur d'un enjeu stratégique majeur. Car, dans un monde où les économies et les sociétés sont de plus en plus connectées, la confiance numérique n'est plus une option. Elle est l'une des conditions fondamentales d'une transformation digitale durable, inclusive et maîtrisée.
F. A. A.
Les deux centres de traitement d’Ebola (CTE) de Beni, au Nord-Kivu, ont atteint et dépassé leurs capacités d’accueil depuis plusieurs jours en raison de l’augmentation des cas confirmés et suspects de la maladie. Selon les responsables de la riposte, qui se sont exprimés lundi 2 novembre, près de 80 patients sont actuellement pris en charge, parmi lesquels une dizaine d’enfants âgés de neuf mois à douze ans, dont plusieurs élèves.
L’Assemblée nationale a adopté, ce lundi 2 novembre, une proposition de loi visant à moderniser le Code de la route en République démocratique du Congo (RDC), vieux d’environ 50 ans. Initié par le député national Tobie Kayumbi, élu de Mbuji-Mayi, ce texte entend renforcer la sécurité routière, mieux encadrer la circulation et durcir les sanctions contre les contrevenants. Il est transmis au Sénat pour une seconde lecture.