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Europäische Union

Infantino passif face au racisme de Trump

IRIS - Tue, 09/06/2026 - 12:39

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un nouveau scandale entache l’organisation de l’événement. Omar Abdulkadir Artan, 34 ans, nommé meilleur arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025, s’apprêtait à devenir le premier Somalien à officier lors d’une phase finale.

Sélectionné après un processus rigoureux, il incarnait l’espoir d’une Somalie, 198ᵉ au classement FIFA, de briller indirectement sur la scène mondiale. Pourtant, malgré un visa en règle et un passeport diplomatique, il a été refoulé à son arrivée aux États-Unis, expédié vers Istanbul sans explication valable.

Cette décision s’inscrit dans la ligne radicale de Donald Trump contre les migrants et les pays qu’il méprise ouvertement. La Somalie, qu’il a qualifiée de « pays pourri » et de « pire pays du monde », est dans son viseur. Omar Abdulkadir Artan n’est pas rejeté pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il est : un Somalien. Un acte raciste assumé, qui humilie non seulement un homme, mais également la FIFA, l’Afrique, et les valeurs mêmes du sport.

La FIFA, sous la direction de Gianni Infantino, a cédé sans protester. Une passivité qui interroge : jusqu’où iront les concessions de la FIFA pour ne pas froisser le pays hôte ? Cette soumission contraste avec des précédents où des instances sportives, comme l’UEFA sous Michel Platini, ont su imposer le respect de leurs principes.

Mon analyse dans cette vidéo.

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ENTWURF EINES BERICHTS über das Thema „Auf dem Weg zu einer EU-Strategie zum Schutz und zur Stärkung des internationalen Justizsystems und seiner Institutionen, Verfahren und Partner“ - PE787.829v01-00

ENTWURF EINES BERICHTS über das Thema „Auf dem Weg zu einer EU-Strategie zum Schutz und zur Stärkung des internationalen Justizsystems und seiner Institutionen, Verfahren und Partner“
Ausschuss für auswärtige Angelegenheiten
Mounir Satouri

Quelle : © Europäische Union, 2026 - EP

DRAFT REPORT From prototypes to capabilities – enabling new defence actors to scale up - PE785.352v01-00

DRAFT REPORT From prototypes to capabilities – enabling new defence actors to scale up
Committee on Security and Defence
Mārtiņš Staķis

Source : © European Union, 2026 - EP

Tour d'Italie, concours Eurovision : la Bulgarie brille sur la scène internationale

Courrier des Balkans - Tue, 09/06/2026 - 07:41

La Bulgarie sait faire parler d'elle cette année, et en positif : de la première étape du Tour d'Italie début mai à la victoire de la chanteuse Dara à l'Eurovision. En 2026, Sofia fait tourner les têtes !

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Les États-Unis à l'offensive pour changer la carte énergétique des Balkans

Courrier des Balkans - Tue, 09/06/2026 - 07:39

Les États-Unis cherchent à redéfinir l'approvisionnement énergétique des Balkans occidentaux. L'objectif est de réduire la dépendance de la région à la Russie tout en renforçant le corridor énergétique reliant le sud à l'Europe centrale. Tour d'horizon pays par pays.

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Blog • Dans les montagnes de Zlatibor

Courrier des Balkans - Mon, 08/06/2026 - 22:46

Par Manuel Cortella
A peine sommes-nous arrivés à Zlatibor qu'une idée a germé dans nos esprits de marcheurs : étant donné que nous avons perdu cinq à six degrés en arrivant dans cette zone montagneuse – qui culmine à mille quatre cents quatre vingt seize mètres d'altitude en haut du mont Tornik –, y a-t-il moyen d'aller randonner quelque part, y a-t-il des chemins, sont-ils balisés ?
Notre première journée de visite nous apporte peu de réponses sur le sujet mais finit de nous convaincre (…)

- Libres opinions. L'espace de débat du Courrier des Balkans / , ,

Latest news - Next SEDE meetings - Committee on Security and Defence


The next meeting of the Committee on Security and Defence (SEDE) is scheduled to take place on Monday, 22 June 2026, 15.00 - 18.30 and Tuesday, 23 June 2026, 9.00 - 12.30 and 14.30 - 18.30 in Brussels (room SPINELLI 1G3).

Further information about the SEDE meetings can be found here.
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SEDE missions 2026:
  • Taiwan - 30 March - 2 April 2026
  • Poland and Czechia - 16-18 February 2026
  • Ukraine - 5-6 February 2026
SEDE missions 2025:
  • Djibouti - 27-29 October 2025
  • Greenland - 15-19 September 2025
  • Norway - 27-30 May 2025
  • Moldova and Ukraine - 14-17 April 2025
  • Bosnia and Herzegovina - 24-27 February 2025
  • Israel and Palestine - 5-8 February 2025
SEDE missions 2024:
  • United Kingdom - 28-30 October 2024
  • Ukraine - 25-26 October 2024

SEDE Committee meetings' calendar 2026
SEDE Committee meetings' calendar 2025
EP calendar 2026
Source : © European Union, 2026 - EP

Tensions entre Trump et Netanyahou

IRIS - Mon, 08/06/2026 - 14:57

Alors qu’un retour au calme semblait se dessiner au Proche-Orient, les tensions repartent à la hausse. Après des tirs de missiles iraniens interceptés par Israël, l’État hébreu a répliqué malgré les appels à la retenue de Donald Trump. Une séquence qui met en lumière des divergences de plus en plus visibles entre Washington et Tel-Aviv.

D’un côté, Trump cherche à obtenir une désescalade, alors que le conflit pèse sur sa popularité et sur l’économie américaine. De l’autre, Benyamin Netanyahou estime qu’aucune sortie de crise n’est possible sans garanties sur la menace iranienne et la neutralisation durable du Hezbollah au Liban. Donald Trump est allé jusqu’à qualifier le Premier ministre israélien de « complètement fou », affirmant que sans lui ce dernier « serait en prison ».

Cette situation révèle-t-elle une véritable fracture entre les États-Unis et Israël ou seulement des désaccords tactiques ? Jusqu’où Trump est-il prêt à aller pour imposer sa ligne à son principal allié au Moyen-Orient ? Et si Israël décidait de poursuivre sa stratégie en allant à l’encontre de la position des États-Unis, cela pourrait-il remettre en cause l’autorité du président américain ?

Mon analyse dans cette vidéo.

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The risks of climate-nature silos: why we need alignment and integration between environmental agendas

This report makes a simple case: because the environmental crises we face are intertwined, our responses to them must be integrated. The predominant policy framing of these crises through the lenses of a suite of climate, biodiversity and land or ocean metrics currently obscures the reality of a single nature-climate system that critically determines human wellbeing; the challenge for humanity is to manage this complex system in ways that reduce overall risks. Addressing one crisis within that system (be it climate change,
biodiversity loss or land degradation) won’t stop the others, while addressing them in isolation is both perilous and inefficient.

The risks of climate-nature silos: why we need alignment and integration between environmental agendas

This report makes a simple case: because the environmental crises we face are intertwined, our responses to them must be integrated. The predominant policy framing of these crises through the lenses of a suite of climate, biodiversity and land or ocean metrics currently obscures the reality of a single nature-climate system that critically determines human wellbeing; the challenge for humanity is to manage this complex system in ways that reduce overall risks. Addressing one crisis within that system (be it climate change,
biodiversity loss or land degradation) won’t stop the others, while addressing them in isolation is both perilous and inefficient.

Press release - Briefing on the entry into application of the EU Migration Pact with lead MEPs

Europäisches Parlament (Nachrichten) - Mon, 08/06/2026 - 13:46
On Wednesday at 9:15, several MEPs will hold a briefing for journalists as the implementation phase of the EU Pact on Migration and Asylum begins on 12 June 2026.
Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs

Source : © European Union, 2026 - EP

Press release - Briefing on the entry into application of the EU Migration Pact with lead MEPs

Európa Parlament hírei - Mon, 08/06/2026 - 13:46
On Wednesday at 9:15, several MEPs will hold a briefing for journalists as the implementation phase of the EU Pact on Migration and Asylum begins on 12 June 2026.
Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs

Source : © European Union, 2026 - EP

RDC : la riposte Ebola face à l’instabilité politique et sécuritaire

IRIS - Mon, 08/06/2026 - 11:01

Dans un contexte marqué par les conflits armés, l’instabilité politique ainsi qu’une forte fragilité économique et sociale, notamment dans l’est de la République démocratique du Congo, comment l’épidémie d’Ebola affecte-t-elle la stabilité interne des zones touchées et complique-t-elle la mise en place de dispositifs sanitaires garantissant l’accès des populations aux soins ?

Cette nouvelle vague d’Ebola arrive dans une zone de crise multiple et structurelle. Touchant principalement la République démocratique du Congo, il s’agit de la 17ᵉ épidémie depuis 1976 (première identification du virus, à Yambuku), et cette fois de la souche Ebola Bundibugyo. À l’heure actuelle, même si des traitements font l’objet de tests, il n’existe ni vaccin ni traitement homologué contre cette souche, qui peut tuer une personne sur deux infectées. Les régions de l’est de la RDC, le Nord et le Sud-Kivu ainsi que l’Ituri, sont particulièrement vulnérables à la propagation des épidémies. L’année dernière, l’ONU a signalé l’une des plus graves épidémies de choléra depuis 25 ans. Par ailleurs, depuis 2020, la propagation du Mpox y est particulièrement massive depuis septembre 2023. L’Ituri, épicentre de l’épidémie, est l’une des provinces les plus troublées de la RDC, mal desservie par les routes, en proie aux violences de groupes armés, et où près d’un million de déplacés s’entassent dans des camps. La crise sanitaire se superpose donc à une crise humanitaire et sécuritaire préexistante. Cela s’explique par un contexte d’instabilité et de conflit endémique, particulièrement intense depuis l’offensive du M23 en 2023. Les populations locales sont plongées dans un climat d’instabilité au quotidien, marqué par des déplacements internes réguliers et des conditions de promiscuité dans des camps totalement surpeuplés. Réunies, ces conditions favorisent la résurgence d’agents pathogènes et leur propagation rapide. Par ailleurs, la situation de crise complexe que traverse l’est de la RDC, avec quelques rares périodes d’accalmie, a fortement fragilisé le tissu social et les services de santé, qui ne peuvent à l’heure actuelle répondre aux besoins vitaux des populations locales, ce qui induit une logique de dépendance structurelle à l’aide étrangère occidentale. À noter que la violence systémique impulsée par les vagues de conflits qu’a connues la zone Est de la RDC a participé à déprioriser la santé et à systématiser la violence, particulièrement envers les femmes et les enfants. Un contexte précaire dans lequel une épidémie de grande envergure vient se superposer et aggraver la crise, dans un climat d’effondrement sécuritaire.

Le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba Mulamba, a déclaré qu’« Ebola était une urgence absolue ». Selon les données nationales, au 31 mai 2026, on dénombrait 282 cas confirmés dont 42 décès, après l’enregistrement de 19 nouveaux tests positifs. De son côté, l’OMS indiquait au 1ᵉʳ juin que 349 cas suspects étaient sous surveillance, en attente de résultats, principalement dans la province de l’Ituri, et plus précisément dans les zones sanitaires de Bunia, Rwampara et Mongbwalu. L’hôpital de Bunia s’est rapidement trouvé en situation de débordement, contraignant à monter des centres d’accueil en périphérie et en zone rurale. Néanmoins, le rétablissement de quatre soignants infectés offre une lueur d’espoir. Au 5 juin 2026, la pression sur le système de soins s’est encore accentuée, selon certaines sources locales, environ six centres de santé de Bunia ont été temporairement fermés pour désinfection. Une mesure qui réduit d’autant la capacité d’accueil de la ville et inquiète notamment les femmes enceintes venues consulter, certains malades souffrant d’autres pathologies n’ayant reçu que des soins minimaux avant d’être réorientés ou renvoyés chez eux. De surcroît, face à la propagation d’Ebola, les services de santé, devant s’adapter rapidement, se voit désorganisé et restreignant aussi l’accès aux soins courants.

Ce qui pose véritablement problème, c’est le manque de riposte coordonnée de la part de Kinshasa, dans une zone partiellement occupée par le proxy rwandais qu’est le M23 et où de nombreux groupes armés prolifèrent pour des raisons extractives. On retrouve ici un même problème récurrent, celui du contrôle de l’unité nationale dans un pays de près de 100 millions d’habitants et de l’efficacité des services sociaux et sanitaires de base. Dans les zones contrôlées par le M23, plusieurs cas ont également été décomptés. Dans la mesure où le gouvernement congolais n’a pas coordonné la riposte sanitaire avec les groupes armés occupant illégalement le territoire, le risque de propagation épidémique reste entier. Si des négociations sont possiblement en cours selon certaines informations, elles n’ont pas encore permis d’instaurer le cadre de coordination sanitaire nécessaire à une riposte efficace sur la zone. La fragmentation territoriale à l’Est empêche une réponse unifiée. Deux centres de traitement Ebola seraient en cours d’installation à Goma, chef-lieu tenu par le M23/AFC, avec des capacités d’accueil limitées, et le groupe armé affirme avoir pris la mesure de la situation et mis en place des plans de contingence sanitaire. L’épidémie progresse donc aussi dans des zones tenues par la rébellion. Alorsqui pilote la santé publique quand l’État n’a plus le monopole territorial ?

À cela s’ajoutent les résistances communautaires, comme lors des épisodes de 2018-2020, l’acceptation de la riposte est loin d’être acquise. Une manifestation anti-riposte à Rwampara a dégénéré jusqu’à l’incinération du corps d’un cas suspect. Méfiance et hostilité envers les équipes médicales sont des variables de stabilité à part entière. Les résistances communautaires s’inscrivent dans une logique culturelle. Le refus des autorités sanitaires de restituer les corps des personnes décédées d’Ebola à leurs familles est vécu comme une violence symbolique insupportable. Dans les sociétés de l’est de la RDC, les rituels funéraires, notamment la toilette mortuaire et le contact physique avec le défunt, constituent un impératif spirituel. Or ce sont précisément ces pratiques qui représentent l’un des principaux vecteurs de transmission du virus Ebola.

Le ressentiment des populations de l’Ituri et du Kivu s’enracine dans une suspicion structurelle, héritée de décennies de violence, d’abandon étatique et d’interventions extérieures perçues comme prédatrices. Ainsi, la riposte sanitaire est facilement assimilée à une nouvelle forme de contrôle imposé, alimentant rumeurs et conspirationnisme.

L’épidémie d’Ebola peut-elle avoir des conséquences durables sur les relations entre la RDC et ses pays voisins ? Dans quelle mesure cette crise risque-t-elle de fragiliser la stabilité régionale en Afrique centrale ?

D’emblée, on se situe dans une situation de forte tension et de concurrence extractiviste entre la RDC et ses pays limitrophes à l’est, notamment le Rwanda, mais pas uniquement, avec des relations parfois en dents de scie avec l’Ouganda. Aussi, lorsqu’une épidémie de ce type se propage dans un État dont une partie du territoire échappe au contrôle central, rendant difficile une riposte coordonnée à l’échelle nationale, la réponse doit être transrégionale, voire continentale. À l’heure actuelle, l’Africa CDC (Center for Disease Control and Prevention), bras opérationnel sanitaire de l’UA en matière d’identification des foyers épidémiologiques, a indiqué qu’une dizaine de pays vulnérables pourraient être touchés par l’épidémie, à savoir le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie, en plus de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, déjà touchés avec sept cas. Il faut toutefois noter que la capacité de riposte est très hétérogène d’un pays à l’autre. Le Kenya et l’Éthiopie disposent de systèmes de santé et de surveillance relativement plus solides, le Kenya ayant d’ailleurs commencé à installer des structures de quarantaine dédiées, tandis que la Centrafrique reste l’un des États les plus fragiles du continent et largement dépendante de l’aide extérieure. Quant au Soudan du Sud, il cumule une grave crise interne et les répercussions de la guerre au Soudan voisin.

Par définition, une épidémie ne connaît pas les frontières artificielles, elle touche les êtres vivants, quel que soit leur statut. Certains sont plus vulnérables que d’autres, notamment les plus pauvres, et tout particulièrement dans des conditions où les frontières sont extrêmement poreuses. Selon l’OMS, des cas importés de l’Ituri ont gagné le Nord-Kivu ainsi que Kampala, en Ouganda, où deux voyageurs revenant de RDC ont été confirmés positifs, dont l’un est décédé. Un cas a par ailleurs été signalé au Sud-Kivu, d’après le porte-parole du M23, le malade venait de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Cette dynamique s’accompagne de fermetures de frontières et de tensions diplomatiques, sans parler des conséquences économiques qui risquent d’être majeures. Face au risque, l’Ouganda a suspendu les vols et le transport de passagers avec la RDC le 21 mai 2026. Le Rwanda a fermé sa frontière avec Goma. Ces mesures, prises unilatéralement, viennent percuter des relations bilatérales avec la RDC déjà extrêmement tendues.

S’y ajoute l’enchevêtrement avec le conflit à l’Est, qui participe directement à la diffusion de l’épidémie. Celle-ci progresse dans des zones comme Goma, prise fin janvier 2025, et Bukavu, tombée en février 2025, fait redouter un embrasement régional. La santé devient ainsi un terrain supplémentaire de la rivalité Kinshasa-Kigali, le M23 s’imposant comme acteur de santé publique de facto dans les territoires qu’il contrôle. Face à ce risque transfrontalier, la Communauté d’Afrique de l’Est a appelé ses États membres à activer leurs réseaux de laboratoires et à renforcer la surveillance aux frontières, et a tenu une réunion ministérielle extraordinaire de ses ministres de la Santé les 1er et 2 juin 2026. Selon les sources officielles, à l’issue de cette réunion, les ministres se sont engagés à harmoniser les contrôles sanitaires aux points d’entrée, sans fermer les frontières, de créer un groupe de travail technique régional pour coordonner la surveillance, et de renforcer les capacités de diagnostic et la protection des soignants.

Les crises sanitaires comme Ebola révèlent-elles les limites actuelles du système international d’aide humanitaire, notamment à la suite de la suppression des financements de l’USAID ? Quel rôle jouent aujourd’hui les organisations internationales, comme l’OMS et les ONG, dans la gestion de cette crise ?

Ajouté à un contexte d’instabilité régionale, il s’agit d’une épidémie qui intervient dans un contexte où la riposte risque d’être affaiblie en amont par la recomposition de l’architecture de l’aide étatsunienne. Les coupes spécifiquement sur l’aide sanitaire, ont été « quadripartites » à partir de janvier 2025 : retrait de l’OMS, dissolution de l’USAID, réductions au CDC, et baisse de l’aide sanitaire à la RDC et à l’Ouganda, affaiblissant les systèmes vitaux pour répondre à de telles flambées épidémiques. Des experts estiment même que ces coupes ont pu retarder la détection de l’épidémie.

Aujourd’hui, la RDC a conclu un accord bilatéral avec les États-Unis (tout comme le Rwanda et l’Ouganda), dans une logique « America First » assumée. Une partie des financements santé a été transférée au Département d’État via ce nouvel accord, qui promet 900 millions de dollars sur cinq ans, dans une dynamique de conditionnalité extractive et une bascule du multilatéralisme vers le bilatéralisme transactionnel entre les États-Unis et la RDC. Plus précisément, cette recomposition, portée par le nouveau positionnement américain, n’est pas pleinement maîtrisée, puisque face à cette résurgence d’Ebola, la réponse américaine s’avère tardive et hors cadre onusien. Par ailleurs, on observe une dépriorisation des principes humanistes et solidaires dans la manière d’appréhender la riposte à cette épidémie. L’objectif est d’abord de protéger les Américains. Le Département d’État a mobilisé 23 millions de dollars d’urgence et annoncé le financement de jusqu’à 50 cliniques, mais, du fait du retrait de l’OMS, il n’a pas indiqué vouloir soutenir une riposte pilotée par l’OMS, en rupture avec les pratiques passées. Les États-Unis s’étant retirés de l’OMS, le fonds d’urgence de l’Organisation (CFE) est donc fragile opérationnellement, les autres donateurs ne parvenant pas à combler le vide laissé par le retrait américain.

Dans ce contexte, la riposte doit être activée par les institutions nationales des pays les plus touchés, avec un appui de l’OMS et des organisations non gouvernementales, vu le niveau de propagation du virus, alors même que leurs moyens ont été réduits par le retrait américain et qu’elles opèrent dans un environnement sécuritaire hostile. L’OMS, dont c’est le mandat, a déclaré l’épidémie urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) et coordonne la réponse ; le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’agence sanitaire de l’Union européenne, a publié une évaluation des risques, pour appuyer la coordination de la riposte, notamment auprès de l’Africa CDC. Sur le terrain, les ONG médicales telles que Médecins sans frontières ou encore ALIMA (The Alliance for International Medical Action) ont déployé des équipes de soins. Enfin, la Croix-Rouge de la RDC mobilise ses volontaires pour les enterrements dignes et sécurisés, la communication sur les risques et l’engagement communautaire. Néanmoins, la réponse humanitaire demeure bien trop limitée pour endiguer l’épidémie.

Du côté de la réponse continentale, l’Africa CDC et l’OMS ont annoncé le 5 juin 2026 un plan conjoint de riposte de six mois, couvrant la période de juin à novembre 2026, et lancé un appel à mobiliser 518 millions de dollars pour soutenir les pays africains dans la détection précoce, la prévention et la lutte contre la maladie. Articulé autour du principe opérationnel « un plan, un budget, une équipe » défendu par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce plan se veut une réponse coordonnée, placée sous la direction des pays touchés. Il s’agit d’un appel de fonds reposant sur l’OMS, l’Africa CDC et leurs partenaires (UNICEF, HCR, PAM, IFRC, FIND), les agences onusiennes, les gouvernements africains et les bailleurs internationaux. Pour l’instant, seuls 315,8 millions ont été promis, en deçà même de l’objectif de mettre un seul plan coordonné.

De plus, si ce plan co-coordonné montre que des premiers éléments de réponse semblent pilotés à l’échelle continentale, elle met aussi structurellement en évidence une stratégie hybride de plusieurs États africains. D’un côté, les pays signent des accords bilatéraux, notamment avec les États-Unis, sous forme d’aide conditionnée par les bailleurs, pour soutenir leurs systèmes de santé et lutter contre les maladies infectieuses ; de l’autre, ils démontrent leur capacité à se coordonner face à une crise majeure à travers des mécanismes multilatéraux. L’avenir dira si cette articulation portera ses fruits sur la durée.

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Wer hat einen Platz am Tisch? Bonner Klimaverhandlungen und das Visumproblem

Bonn, 08. Juni 2026. Jahr für Jahr finden die Bonner Klimaverhandlungen statt. Jahr für Jahr werden Delegierte aus dem Globalen Süden durch Visahürden ausgebremst — und untergraben damit Deutschlands Anspruch auf inklusiven Multilateralismus.

Die 64. Sitzung der UNFCCC-Nebenorgane (SB64) beginnt heute im Bonner World Conference Center. Über 5.000 Delegierte von Regierungen sowie Zivilgesellschaft kommen zusammen, um die COP31 vorzubereiten, die in diesem Jahr in der Türkei stattfindet. Die Nebenorgane sind fundamentaler Bestandteil der globalen Klimadiplomatie: Hier wird die technische Grundlage gelegt, werden Positionen verhandelt und Koalitionen gebildet. Parteidelegierte wie Nicht-Partei-Akteure sind formell gleichberechtigt willkommen — doch Teilnehmende aus dem Globalen Süden sehen sich einer Reihe von Hindernissen gegenüber: Akkreditierung, Reisekosten, Unterkunft und Visa. Die Visa-Barriere ist hier besonders, weil es in der Verantwortung Deutschlands, als Host des UNFCCC-Sekretariats, liegt, diese zu adressieren.

Visahürden für die Beteiligung des Globalen Südens an Klimaverhandlungen sind weder neu noch ein ausschließlich deutsches Problem. Bereits 2008 kritisierte das IIED den Ausschluss von Delegierten aus den vulnerabelsten Ländern von UN-Klimaverhandlungen in Europa aufgrund von Visumverzögerungen. Bei den Bonner Sitzungen SB60 im Jahr 2024 wurden 223 Fälle von Delegierten aus Afrika und Asien dokumentiert, die Schwierigkeiten hatten, rechtzeitig oder überhaupt ein Visum zu erhalten: 25 wurden direkt abgelehnt, 167 Anträge blieben unbearbeitet, und 37 erhielten ihr Visum mit erheblicher Verzögerung — Länder wie Burundi, Kamerun, Ägypten, Marokko und Ruanda waren in den ersten Verhandlungstagen ohne Repräsentanz. Im Jahr 2025 stieg die Zahl der dokumentierten Fälle auf 298. Zu den wiederkehrenden Ursachen zählen verweigerte Terminvergaben, die Pflicht zur Antragstellung in weit entfernten Drittländern sowie Ablehnungen mit dem Verweis auf angebliche Zweifel an der Rückkehrabsicht. Der Unmut darüber wird regelmäßig in den Abschlusserklärungen der Bonner Sitzungen laut — oder, in weniger diplomatischer Form, vom zivilgesellschaftlichen Netzwerk CAN, das Deutschland auffordert, seinen „Visumkrieg gegen afrikanische Delegierte" zu beenden.

Hinter den oben genannten Zahlen stehen Menschen, meist mit formeller Akkreditierung, konkretem Arbeitsplan und oft vollständiger Finanzierung, die dennoch nicht teilnehmen können. Eine junge Delegierte aus Asien beschreibt es so: „Visumprobleme sind eines der größten Hindernisse für mich. Aus dem Globalen Süden kommend, verbringen wir zwei bis drei Monate damit, immer wieder zur Botschaft zu laufen, Anträge zu stellen, Widerspruch einzulegen. Viele meiner Kolleg*innen haben kein Visum bekommen — obwohl sie vollständig finanziert waren und einen konkreten Plan hatten, wie wir zusammenarbeiten wollten. Sie konnten einfach nicht kommen." Dies ist kein Einzelfall. Es ist eine strukturelle Hürde, die genau jene Stimmen ausschließt — Verhandler*innen aus den vulnerabelsten Ländern, junge Aktivist*innen, Vertreter*innen besonders betroffener Gemeinschaften —, deren Präsenz entscheidend für die Legitimität des multilateralen Klimaprozesses ist.

Das Argument, Visumhürden seien administrativ unvermeidbar, hält einer Überprüfung nicht stand. Die Gastgeberländer der jüngsten COPs in den Vereinigten Arabischen Emiraten, Aserbaidschan und Brasilien haben allesamt eigene beschleunigte Visumverfahren für akkreditierte UNFCCC-Teilnehmende eingeführt. Entscheidend ist: Auch Schengen-Mitgliedstaaten haben dies getan. Artikel 25 Absatz 1 des Schengener Visakodex erlaubt es Mitgliedstaaten ausdrücklich, Visa auszustellen, wenn „internationale Verpflichtungen" dies erfordern. Für die COP21 in Paris nutzte Frankreich diese Bestimmung, um akkreditierten Teilnehmenden allein auf Grundlage ihres Akkreditierungsschreibens ein Kurzaufenthaltsvisum zu erteilen, ohne die üblichen Begleitdokumente. Für die COP25, die mit kaum vier Wochen Vorlauf von Santiago nach Madrid verlegt wurde, erließ Spanien zentrale Anweisungen an alle 182 seiner Konsulate weltweit, um ein zügiges Visumverfahren zu gewährleisten, und schloss Vereinbarungen mit anderen Schengen-Staaten für Länder ohne spanische Vertretung.

Im Vorfeld der Verhandlungen dieses Jahr erinnern über 80 unterzeichnende Organisationen — von Amnesty International bis zur Zimbabwe People's Land Rights Movement — Deutschland als Gastgeber der Bonner Sitzungen in einem offenen Brief daran, dass die Glaubwürdigkeit multilateraler Prozesse davon abhängt, wer im Raum sitzt. Inklusiver Multilateralismus ist nicht nur eine Frage dessen, was verhandelt wird — sondern auch, wer verhandelt. Deutschland trägt als Gastgeber verschiedener UN Organisationen, vom UNFCCC-Sekretariats über UNDP und UN Women eine besondere Verantwortung dafür, dass seine Konsulate nicht zur ersten Hürde für legitimes globales Regieren werden — und für das Vertrauen der Partner, auf die es angewiesen ist. Die Lösungen existieren. Die Präzedenzfälle existieren. Was noch zu fehlen scheint, ist der politische Wille zu handeln.

BESZÉLGETÉS LÁSZLÓ FERENC HELIKOPTERPILÓTÁVAL, 4. RÉSZ

Air Base Blog - Mon, 08/06/2026 - 09:47

László Ferenc pályafutása a mezőgazdasági repülésben eltöltött időszakot követően a légimentésben teljesedett ki. A 47 év repülést, 62 429 felszállást és 9007 óra 58 perc repült időt magába foglaló szakmai életútról folytatott beszélgetésünket ezzel a másfél évtizedes időszakkal zárjuk.

Korábban volt rálátásod a helikopteres légimentésre?

- 1990-ben az Aerocaritas légi mentőszolgálatnak dolgoztunk be MD 500-assal, de a típussal érdemben nem tudtunk segíteni. Kivittük a helyszínre az egészségügyieket, akik besegítettek a mentőknek, aztán hazarepültünk. Az MD 500-as egy kiváló helikopter, de légimentésre nem alkalmas a kis mérete miatt. Lett némi elképzelésem a légimentésről, de ez nagyon kevés volt. Nekem ez az időszak márciustól május elejéig tartott. Sajnos a hírközlés kezdetleges volta miatt nagyon kevés feladatot kaptunk.

Egy volt évfolyamtársad, Érseki György jóvoltából 2006-ban kerültél a valódi légimentéshez. Ott milyen típusokon volt lehetőséged repülni?

- Miután felvettek, Mi-2-es típustanfolyamon vettem részt, amit egy szerelő tartott a Markó utcában. Ekkor mutatta meg a főpilóta, Érseki Gyuri egy laptopon az EC135-öst, azzal, hogy ez a jövő, de oda a Mi-2-esen át vezet az út. Az EC135-ös beszerzés hátterét nem ismertük - csak annyit tudtunk, hogy osztrákoktól bérelt, alig használt gépekkel repülhetünk - de istenigazából nem is érdekelt minket, csak az, hogy rövidesen ilyen géppel dolgozhatunk majd. Az elmélet után Budaörsön volt a Mi-2-es gyakorlati átképzés. Összesen hét óra volt, de sokszor nem volt üzemanyag, és nagyon elhúzódott. Hármunknak kellett az átképzés, mert a légimentéshez jelentkező volt katonai pilóták már addig is repülték a Mi-2-est. Ők oktatóval repültek néhány mentési feladatot és utána önállóan dolgozhattak. Mi egy pénteki napon fejeztük be a képzést és akkor szólt a Gyuri, hogy hétfőn három embert várnak Wiener Neustadtban EC135-ös átképzésre. Nekem nem volt még meg az éjszakai képzésem, ezért más ment helyettem, én pedig Miskolcon megszereztem a mentős jogosítást és megcsináltuk az éjszakait is. A pécsi légimentő bázisra kerültem, ahol először oktatóval mehettem menteni a Mi-2-essel, majd 2006 szeptemberétől önállóan is. Érdekesen alakult az élet a továbbiakban, nagy lelkesedéssel ismerkedtem az új feladatokkal és az új típussal. Közben felhívták a figyelmünket, hogy foglalkozzunk sokat az angol nyelvvel, mert az EC átképzés angolul folyik és a típus szakirodalma sem lesz magyarra fordítva, ahogy az eddig repült típusoknál történt. A nyelvi felméréshez felrendeltek minden érintettet Budaörsre és a HeliAir képzésvezetője mindenkivel beszélgetett fél órát. Bemutatkozás után beülve a helikopterbe találomra felnyitotta a légiüzemeltetési utasítást és elmagyarázta az adott oldalon levő dolgokat, majd visszakérdezett. Nyelvvizsga meglétét nem kérte senkitől, majd megállapította, hogy boldogulni fogunk a későbbiekben.

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Albanie : « La seule vraie victoire serait la démission du Premier ministre Edi Rama »

Courrier des Balkans / Albanie - Mon, 08/06/2026 - 08:05

Le rejet du projet touristique du gendre et de la fille de Donald Trump, sur la côte sud de l'Albanie, s'est transformé en « révolution des flamants roses » : un mouvement général contre le gouvernement d'Edi Rama. Entretien avec Ervin Goci, pour qui « c'est l'Albanie de demain qui se forge ».

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Visite de la Maison de Pierre Loti

Courrier des Balkans - Sun, 07/06/2026 - 23:59

Le Comité France-Turquie a le plaisir de vous proposer une matinée exceptionnelle à Rochefort pour visiter la Maison de Pierre Loti, entièrement restaurée l'année dernière, et le musée Hèbre qui contient notamment une grande toile représentant des janissaires !
Les visites à la Maison de Pierre Loti sont forcément guidées (elles durent 1h30) et deux créneaux d'une heure ont été réservés pour le Comité,
le 7 juin 2026 à 10h et 10h30.
Coût (frais de dossier inclus) :
. 16.00 € par (…)

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AirPowerNews 159. (2026 jún.)

Air Power Blog - Sun, 07/06/2026 - 11:55

Szerencsésen szép illusztráció a feltörekvő Törökországhoz, mely nélkül - egyre több példával alátámasztottan - immár nincs meg, nem is nagyon lehet meg az évődő európai védelmi szektor. Legyen szó technológiáról, kapacitásokról, vagy magáról a "délkeleti bástyaságról". 

Zord


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