La commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) donne, à compter du 1er octobre 2026, le coup d'envoi de la 7e édition de l'initiative « Mois d'octobre, mois du consommer local ». Cette édition est placée sous le thème « Consommer local, facteur d'intégration régionale et de souveraineté économique de l'UEMOA face aux mutations du commerce mondial ». Elle entend faire du consommer local un levier de développement des entreprises, de transformation des matières premières et de consolidation du marché régional.
Dans un entretien accordé à l'émission « L'Invité de l'intégration », enregistré le 28 septembre 2026, le Pr Filiga Michel Sawadogo, commissaire chargé du département du marché régional et de la coopération de la commission de l'UEMOA, a expliqué les enjeux de cette initiative et les perspectives qui s'ouvrent pour les produits « Made in UEMOA ».
Pour cette 7e édition, la Commission de l'UEMOA prévoit trois principaux temps forts à son siège, à Ouagadougou. Le 1er octobre marquera le lancement officiel de l'initiative, sous la présidence du président de la commission de l'UEMOA, Abdoulaye Diop. Le ministre burkinabè chargé de l'industrie, du commerce et de l'artisanat ainsi que la présidente de la chambre consulaire régionale, ou leurs représentants, sont également attendus. Le 2 octobre, une conférence publique permettra d'approfondir les enjeux liés au thème central. Les échanges porteront notamment sur les chaînes de valeur, la qualité et la normalisation, le numérique et le commerce électronique ainsi que le marché commun.
Deux panels sont prévus : le premier consacré à la production locale comme instrument de souveraineté économique de l'UEMOA ; le second consacré aux stratégies régionales à mettre en œuvre dans un monde commercial en mutation. Enfin, une exposition-vente régionale réunira, du 1er au 4 octobre, des exposants venus des huit États membres. Cette activité revient au niveau régional après une interruption depuis la foire organisée en octobre 2024 à la maison du peuple de Ouagadougou. Dans les États membres, les manifestations nationales comprendront notamment des lancements officiels, des expositions-ventes, des conférences, des formations, des visites d'entreprises et des rencontres d'affaires.
Instituée en 2019 par les ministres du commerce des États membres de l'UEMOA, l'initiative fait actuellement l'objet d'une étude d'évaluation commanditée par la commission. L'étude, lancée en juin 2026, porte sur les cinq premières éditions, de 2020 à 2024. Ses conclusions définitives ne sont pas encore disponibles. Les premiers retours recueillis auprès des différentes parties prenantes font toutefois ressortir une appréciation globalement positive de la pertinence de l'initiative. Les exposants souhaitent notamment des espaces d'exposition plus importants, davantage de participants et une durée plus longue.
Des effets concrets sont également évoqués, notamment la création de partenariats entre entreprises, les démarches de mise aux normes et l'élargissement de l'offre locale. L'évaluation fait cependant apparaître plusieurs pistes d'amélioration : renforcer les critères de sélection des exposants, en accordant davantage de place à la qualité et à l'innovation, mieux planifier les activités et mettre en place un véritable dispositif de suivi-évaluation. L'objectif est notamment de mesurer plus précisément l'impact du « Consommer local » sur les ventes, la compétitivité des entreprises et les échanges entre les États membres.
Selon le Pr Filiga Michel Sawadogo, le choix du thème de cette 7e édition est directement lié aux transformations du commerce international et aux vulnérabilités révélées par les crises récentes. Les perturbations des chaînes d'approvisionnement, les tensions géopolitiques et la multiplication des barrières commerciales ont notamment mis en évidence la dépendance des économies aux marchés et aux approvisionnements extérieurs. Les conséquences sont particulièrement sensibles pour les producteurs, confrontés à la hausse du coût des intrants, mais également pour les ménages, à travers l'augmentation des prix. Dans ce contexte, la souveraineté économique est présentée non pas comme un repli sur soi, mais comme la capacité à préserver des marges de décision, amortir les chocs extérieurs, produire davantage localement et mieux valoriser les matières premières.
Pour lui, l'intégration régionale apparaît dès lors comme un instrument essentiel pour renforcer cette capacité collective. Or, selon les données citées par le professeur Sawadogo, les échanges entre les huit États membres de l'UEMOA n'ont représenté, en moyenne entre 2022 et 2024, que 13,1 % du commerce de marchandises de l'union. Un niveau qui traduit, selon lui, un potentiel encore largement inexploité. « Entre 2022 et 2024, les échanges entre les huit États de l'UEMOA n'ont représenté en moyenne que 13,1 % de notre commerce de marchandises, ce qui est très faible. Néanmoins, ce faible pourcentage montre qu'il y a une marge de progression que le Consommer local va booster, nous l'espérons. En réponse à ces enjeux, le Consommer local crée des débouchés pour nos producteurs, soutient la transformation locale et la diversification des produits, renforce la compétitivité des entreprises et stimule les échanges entre États. Et le produit local, au sens communautaire, s'entend de tout ce qui est produit au sein de l'un des huit Etats membres de l'UEMOA : produits agricoles, de l'élevage, de l'artisanat, les services, les produits industriels des PME-PMI et des moyennes et grandes entreprises ; il faut rappeler ici que les ministres du commerce souhaitent avoir des « champions », c'est-à-dire de très grandes entreprises, à même de compétir avec les entreprises du continent et du monde », a confié Pr Sawadogo.
Du marché national au marché continental
L'autre grande perspective évoquée est celle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour le Pr Filiga Michel Sawadogo, l'ouverture du marché continental représente à la fois une opportunité et un défi. Les entreprises de l'UEMOA auront accès à un marché de plus d'un milliard de consommateurs, mais elles devront également faire face à la concurrence des produits provenant des autres pays africains. « La ZLECAf ouvre à nos entreprises un marché de plus d'un milliard trois cents millions de personnes mais aussi à une concurrence accrue : les produits des autres pays africains viendront sur nos marchés. Le Consommer local prépare nos entreprises à réussir leur entrée dans la ZLECAf : on leur fait conquérir le marché national, celui de l'UEMOA, puis le marché continental. Cela suppose d'agir sur la qualité, le respect des normes, la disponibilité, le conditionnement, les coûts, les prix, les emballages et la présentation des produits. La Stratégie régionale ZLECAf de l'UEMOA, adoptée en mars 2026, vise précisément à renforcer la compétitivité de nos économies, de nos entreprises et de notre secteur privé de façon générale. Pour ce faire, avec la Banque africaine de développement (BAD), la commission a engagé un projet d'un milliard 748 millions de FCFA, pour la période 2026-2028 », a-t-il révélé.
Des critiques négatives sont parfois portées sur les produits locaux. Le commissaire reconnaît que certains reproches adressés aux produits locaux, qualité insuffisante, prix élevés ou difficulté à les trouver dans les pays voisins peuvent être fondés. C'est pourquoi les actions engagées portent également sur la qualité, la certification, l'emballage, le commerce électronique et la maîtrise des prix. « Ce reproche est parfois fondé. C'est pourquoi, la commission et les Etats travaillent à développer la production, notamment avec l'approche filière, à accroître la qualité des produits, le respect des normes et le recours à la certification, l'amélioration de l'emballage, le recours au commerce électronique, et une maîtrise des prix, etc. Il y a également la promotion des exportations intra-communautaires par le projet Talents africains à l'international (TAI), initié par le Réseau des organismes de promotion du commerce de l'UEMOA (ROPC-UEMOA). La libre circulation des produits originaires découle directement du texte du traité de l'union. Cependant, elle rencontre dans la pratique des obstacles, notamment non tarifaires. Il faut rappeler avec force qu'un produit originaire d'un Etat membre doit pouvoir arriver sans droit de douane ou d'autres paiements et sans tracasseries dans les sept autres Etats membres. Pour combattre les obstacles dénoncés, la plateforme d'alerte des entraves à la libre circulation est mise en place et doit être dynamisée », a souligné le commissaire.
Au-delà du mois d'octobre
Pour le Pr Sawadogo, le « Mois du consommer local » ne doit surtout pas être considéré comme une opération limitée à quatre semaines. Le mois d'octobre constitue avant tout un moment de forte visibilité destiné à attirer l'attention des consommateurs, des entreprises et des décideurs sur les produits de l'Union. Le travail doit ensuite se poursuivre tout au long de l'année.
La commission entend notamment accompagner les filières prioritaires de son Plan stratégique impact 2030, parmi lesquelles le coton-textile, le riz et l'engrais-phosphate. Elle poursuivra également la mise en œuvre de la stratégie régionale ZLECAf et prendra en compte les recommandations issues de la conférence du 2 octobre ainsi que les résultats de l'étude d'évaluation.
Aux États membres, la commission demande notamment de poursuivre les politiques de soutien à la production et à la transformation, d'appliquer les textes communautaires, de contribuer à la maîtrise des prix et de donner une place aux produits locaux dans les commandes publiques. Les entreprises sont, quant à elles, appelées à investir dans la qualité, la diversification et la compétitivité de leur offre. « Notre ambition est que nos produits trouvent leur place chez nous avant de conquérir le continent. Ce serait ainsi une certaine protection du marché de l'union contre les produits importés si les consommateurs sont d'ores et déjà habitués à consommer les produits de celle-ci. Chaque produit de l'union acheté fait vivre un producteur et un ou plusieurs employés. Consommons local, consommons UEMOA », a-t-il terminé.
Rama Diallo
Lefaso.net
Vingt notaires stagiaires et quarante-trois clercs de notaire ont prêté serment, marquant une nouvelle étape dans le renforcement du notariat burkinabè. C'était ce mercredi 30 septembre 2026, au Tribunal de grande instance Ouaga 1. Au-delà du caractère solennel de la cérémonie, l'événement ouvre la voie à une profession davantage outillée pour répondre aux besoins des citoyens en matière de sécurité juridique.
Devant le tribunal, les nouveaux impétrants ont pris l'engagement d'exercer leurs futures responsabilités avec rigueur, loyauté et probité. Les notaires stagiaires ont notamment juré d'observer fidèlement les lois de l'État, d'apprendre leur profession de manière irréprochable et loyale, de respecter le secret professionnel et de ne jamais se prêter à un acte contraire à l'ordre public ou aux bonnes mœurs.
Les juges siégeant à cette cérémonie de prestation de sermentLes clercs, appelés à assister les notaires dans le fonctionnement quotidien des études, ont également fait la promesse de se conformer aux textes régissant la profession et de remplir leurs fonctions avec exactitude et probité. À travers ces engagements, c'est toute la chaîne de confiance autour de l'authentification des actes, de la protection des familles, de la sécurisation des transactions, etc. qui se trouve consolidée.
En image, l'assistance présente ce mercredi 30 septembre 2026Pour le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, cette cérémonie revêt une dimension particulière. « C'est une audience solennelle, historique, parce que pour la première fois de notre histoire, nous avons pu avoir une cohorte de 20 notaires stagiaires à la fois. Ce n'est jamais arrivé, et c'est sans précédent », a-t-il souligné.
« Cette fonction est noble. Elle doit être exercée avec beaucoup de sérénité », Me Yacouba DembéléCette promotion constitue en effet une réponse concrète à la volonté de l'Ordre des notaires du Burkina Faso d'élargir progressivement les effectifs de la profession. Dans un contexte où les besoins en services notariaux demeurent importants sur l'ensemble du territoire, l'arrivée de nouveaux stagiaires et de nouveaux clercs doit contribuer à renforcer les capacités des études et à améliorer, à terme, l'accès des populations au service notarial.
Harouna Kadio a ainsi rappelé la place centrale du notaire dans la vie juridique et sociale du pays. « Le notaire est un pivot de la sécurité juridique. Il est en charge de l'authentification des actes. Il est en charge également de la cohésion sociale et de l'accompagnement impartial des familles au Burkina Faso », a-t-il déclaré, invitant les jeunes stagiaires à aborder cette étape avec compétence, humilité et sens des responsabilités.
Une clerc prêtant serment après la prononciation de la formule sacréeLe président de l'Ordre des notaires du Burkina Faso, Me Yacouba Dambélé, lui, a insisté sur la portée du serment prononcé. « La prestation de serment de ce matin des clercs et des notaires stagiaires ne constitue pas une simple formalité. C'est un acte solennel, un engagement solennel », a-t-il affirmé. Selon lui, cet engagement public traduit la conscience des recrues quant à leur devoir de servir la nation dans le respect de la loi et de l'éthique professionnelle.
Harouna Kadio a invité les impétrants à cultiver l'esprit d'humilitéLes 20 notaires stagiaires entameront désormais une formation pratique de deux ans au sein de cabinets, sous la supervision de maîtres de stage déjà en exercice. Ce parcours devrait leur permettre d'acquérir l'expérience nécessaire avant leur confirmation comme notaires, a succinctement rappelé Me Dembélé, pour ce qui est du déroulement du stage, de manière concrète.
Parmi les nouveaux admis, Appolinaire Daboné mesure l'ampleur du défi. La prestation de serment marque pour lui une forte responsabilité car, dit-il : « Nous avons juré de respecter les lois du Burkina, de nous engager à faire rayonner le notariat et de faire preuve de loyauté à l'égard de nos maîtres de stage. » Même son de cloche pour les clercs devant assister les notaires, qui promettent de servir avec probité et dans le strict respect de la loi.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le Maroc tourne une nouvelle page de son histoire politique. Fatima Ezzahra El Mansouri, figure du Parti authenticité et modernité (PAM) et maire de Marrakech, a été nommée, le mardi 29 septembre 2026, cheffe du gouvernement par le roi Mohammed VI. Elle devient ainsi la première femme à accéder à la tête de l'exécutif marocain.
À 50 ans, cette avocate, issue d'une famille diplomatique, accède au sommet du pouvoir après près de deux décennies de carrière politique. Son arrivée intervient quelques jours après la victoire du PAM aux élections législatives. Connue comme l'une des principales figures du centre droit marocain, Fatima Ezzahra El Mansouri arrive aux commandes avec une promesse centrale : « redonner espoir » à la jeunesse marocaine.
Cette ambition intervient dans un contexte marqué par d'importantes difficultés économiques et sociales. Le pouvoir d'achat, l'emploi et particulièrement le chômage figurent parmi les principaux défis auxquels le nouveau gouvernement devra répondre.
La nouvelle cheffe du gouvernement devra donc transformer cette promesse politique en mesures concrètes, alors que les attentes de la population, notamment de la jeunesse, sont importantes.
Si le PAM est arrivé en tête des élections législatives, il ne dispose pas à lui seul de la majorité au Parlement. La nouvelle cheffe de gouvernement devra ainsi engager des négociations avec les autres formations politiques afin de constituer une majorité capable de soutenir son gouvernement.
La formation du nouvel exécutif constitue donc sa première grande échéance politique. Les discussions continuent avec les autres formations politiques pour former une coalition. La rentrée parlementaire est prévue le 9 octobre.
Cette étape sera déterminante pour permettre au nouveau gouvernement de commencer rapidement à mettre en œuvre son programme.
Le gouvernement El Mansouri hérite d'un agenda particulièrement chargé. Parmi ses priorités figurent notamment la question du pouvoir d'achat et la lutte contre le chômage, deux préoccupations majeures dans le pays.
À ces enjeux économiques et sociaux s'ajoutent les grands chantiers auxquels le Maroc doit se préparer, notamment l'organisation de la Coupe du monde 2030. La réussite de ces différents projets nécessitera une forte coordination entre les institutions et une capacité du nouveau gouvernement à mobiliser les différents acteurs politiques et économiques du pays.
Son parcours politique, son expérience à la tête de Marrakech et désormais ses nouvelles responsabilités nationales placent la nouvelle cheffe du gouvernement au cœur d'une période décisive pour le Royaume.
Au-delà du caractère historique de sa nomination, son principal défi sera désormais de constituer son équipe gouvernementale et de répondre aux attentes économiques et sociales qui ont marqué la campagne électorale.
Les prochaines semaines permettront ainsi de mesurer la capacité de la nouvelle équipe gouvernementale à transformer le changement politique en réponses concrètes aux préoccupations des marocains.
Rama Diallo
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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) poursuit sa dynamique de digitalisation de ses services. Elle organise, ce mercredi 30 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, une session de formation au profit des employeurs de la ville, autour de l'utilisation de la plateforme e-CNSS. Cette initiative vise à renforcer l'appropriation de cet outil numérique et à faciliter les différentes démarches administratives des employeurs auprès de l'institution.
Réduire les déplacements, gagner du temps et faciliter les démarches administratives. Tels sont, entre autres, les objectifs poursuivis par la CNSS à travers cette session de formation consacrée à la plateforme e-CNSS. Pendant la rencontre, les participants sont appelés à découvrir et à se servir des différentes fonctionnalités de l'espace employeur afin de pouvoir effectuer leurs opérations en ligne.
À travers cette formation, la CNSS entend donc accélérer l'appropriation de e-CNSS par les employeursPour Aïcha Congo/Dem, chef de division recouvrement à la CNSS de Bobo-Dioulasso, cette formation s'inscrit dans une volonté d'accompagner les employeurs dans l'appropriation de ce nouvel outil. « L'objet de cette formation est d'accompagner les employeurs adhérents à la plateforme e-CNSS et de mieux les outiller sur les fonctionnalités de cette nouvelle plateforme », explique-t-elle. Selon elle, le produit, mis en place depuis 2023, est progressivement adopté par les employeurs. La CNSS entend donc renforcer leur accompagnement afin de favoriser une meilleure utilisation de l'outil.
Pour Aïcha Congo/Dem, chef de division recouvrement à la CNSS de Bobo-Dioulasso, cette formation s'inscrit dans une volonté d'accompagner les employeurs dans l'appropriation de ce nouvel outilLa plateforme e-CNSS se veut ainsi une réponse à l'évolution des pratiques administratives. Elle permet aux employeurs d'effectuer à distance certaines démarches qui nécessitaient auparavant un déplacement physique dans les services de la CNSS. « Au lieu de se déplacer, ils pourront le faire sur place, depuis leur siège social », souligne Aïcha Congo/Dem. Cette dématérialisation devrait également contribuer à réduire les coûts et les risques liés aux déplacements, tout en permettant aux employeurs de réaliser un gain de temps.
Deux espaces pour les employeurs et les assurés
La plateforme e-CNSS est structurée autour de deux espaces principaux. Le premier est dédié aux employeurs et le second aux assurés, notamment les travailleurs affiliés à la CNSS. L'espace employeur permet notamment de retrouver en ligne plusieurs démarches administratives liées aux obligations sociales. Quant à l'espace assuré, il offre la possibilité aux travailleurs d'effectuer certaines demandes de prestations et d'accéder à des informations relatives à leur situation.
Il s'agit notamment des demandes liées aux prestations familiales, aux accidents du travail ou encore aux prestations de vieillesse. L'assuré peut également suivre sa carrière professionnelle, une fonctionnalité particulièrement utile dans un contexte où les travailleurs peuvent changer d'employeur au cours de leur parcours professionnel. Selon la cheffe de division recouvrement à la CNSS de Bobo-Dioulasso, l'assuré peut également effectuer des demandes d'informations relatives à son compte et obtenir des réponses sans avoir nécessairement à se rendre dans les locaux de l'institution. Cette possibilité apparaît d'autant plus utile en période de forte affluence ou lorsque les agents sont mobilisés sur le terrain dans le cadre de contrôles.
La CNSS outille des employeurs sur la plateforme e-CNSS à Bobo-DioulassoLes gros employeurs ciblés en priorité
Pour cette première phase de formation, la CNSS a choisi de privilégier les employeurs ayant déjà adhéré à la plateforme, avec une attention particulière portée aux grandes entreprises. « On a voulu commencer avec les gros employeurs parce que ce sont eux surtout qui rencontrent des difficultés pour les démarches administratives », explique Aïcha Congo/Dem. L'objectif est d'avancer progressivement afin d'intégrer les autres catégories d'employeurs. Les participants formés sont également appelés à jouer un rôle de relais auprès d'autres entreprises, en partageant leur expérience et en contribuant à une meilleure appropriation de la plateforme.
La formation est assurée par Stéphane Léonce Sou, chef de service contrôle employeur à la CNSS. Pour lui, l'objectif est avant tout pratique. « Il s'agira de présenter e-CNSS et de permettre aux employeurs de manipuler à souhait cette plateforme », indique-t-il. Les participants travaillent notamment sur la version test de la plateforme, dénommée « e-CNSS Test ». Cette base d'apprentissage doit leur permettre de dérouler les différentes procédures avant leur utilisation effective.
La formation est assurée par Stéphane Léonce Sou, chef de service contrôle employeur à la CNSSCette session est consacrée essentiellement à l'espace employeur. L'ambition affichée par la CNSS est que les employeurs formés puissent commencer, dès le mois suivant, à effectuer leurs déclarations en ligne. Le formateur invite, pour sa part, les participants à faire preuve d'assiduité et à poser suffisamment de questions afin de mieux maîtriser l'outil. Un accompagnement en ligne est également prévu après la formation.
Les employeurs saluent une initiative « bienvenue »
Du côté des participants, la digitalisation des démarches est accueillie favorablement. Hamadou Gadiaga, chef du département des ressources humaines et affaires juridiques du Service universel, estime que cette formation arrive à point nommé. Selon lui, cette formation devrait contribuer à faciliter les démarches des employeurs et des assurés auprès de la CNSS, tout en réduisant les déplacements, leurs coûts et les risques qui y sont liés.
Hamadou Gadiaga formule toutefois le souhait que l'outil demeure régulièrement accessible et fluideLe participant voit également dans la plateforme un moyen d'améliorer la gestion des fichiers du personnel. Il cite notamment les situations où un travailleur quitte une entreprise sans que sa sortie administrative soit immédiatement enregistrée, ce qui peut entraîner un décalage dans les déclarations. Pour lui, la plateforme pourrait contribuer à une meilleure mise à jour des informations relatives aux travailleurs et, par conséquent, à une gestion plus efficace des actes liés à la sécurité sociale. Hamadou Gadiaga formule toutefois le souhait que l'outil demeure régulièrement accessible et fluide. À travers cette formation, la CNSS entend donc accélérer l'appropriation de e-CNSS par les employeurs et accompagner progressivement l'ensemble de ses usagers vers des services davantage dématérialisés. Une évolution qui vise à rapprocher les prestations de l'institution de ses bénéficiaires, tout en simplifiant leurs démarches quotidiennes.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Ce mercredi 30 septembre 2026, le Burkina célèbre la « Nuit de la Révolution progressiste populaire », de 18h à 2h du matin. A Ouagadougou, l'événement a lieu à la place de la Révolution.
Le club de karaté Saint-Nazareth de Tanghin a organisé du 8 juin au 26 septembre 2026 un camp vacances pour ses pensionnaires. Au nombre de 142 athlètes de toutes les catégories garçons et filles, sous la supervision de plusieurs maîtres, ils ont revisité les fondamentaux du karaté-do. La clôture du camp vacances a eu lieu le 26 septembre 2026, devant invités et parents d'élèves.
Le Q G du club de karaté Saint-Nazareth de Tanghin grouillait d'athlètes, tous en kimono le 26 septembre 2026. Une dernière revue des troupes en guise de clôture du camp vacances qui a duré trois mois et demi. Parmi les invités, on notait la présence d'une figure bien connue dans le milieu du karaté, Me Mamadou Savadogo, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats, lui-même pratiquant et ancien président de la Fédération burkinabè de karaté et Me Adama Galbané, ceinture noire(CN) 6e dan, instructeur en chef de WSKF (Fédération mondiale de karaté shotokan). Trois maîtres ont conduit cette dernière séance du camp vacances : Mes Hamidou Bandaogo CN 4e dan instructeur en chef de SKIF-Burkina, Neimata Zoungrana CN 2e dan SKIF-Burkina, Kevin Zida 1er dan SKIF-Burkina.
Tous les élèves ont reçu des attestations de participation au camp vacances.Me Bandaogo a conduit la répétition générale : « Je me suis entretenu avec les élèves qui étaient à la fin de leur camp vacances, on a passé en revue la substance des enseignements et on a fait des corrections, j'ai d'abord supervisé un mouvement d'ensemble qui a concerné toutes les catégories, et au fur et à mesure on a retiré les moins gradés pour les confier à d'autres collègues, et moi-même j'ai pris les plus gradés, les ceintures noires et marron, pour des exercices plus intenses et adaptés à leur niveau », explique-t-il. Me Neimata s'est occupée des ceintures jaunes et violets, et Me Kevin s'est chargé des néo-pratiquants, c'est-à- dire les ceintures blanches. À la fin des séances de travail, Me Galbané et Dr Abdoul Sodoré secrétaire général adjoint du bureau de St-Nazareth, ont rappelé aux pensionnaires les vertus du karaté, prodigué des conseils d'usage et souhaité bonne rentrée scolaire à tout le monde.
La dernière séance du camp vacances s'est déroulée sous les regards des parents.Me Nazaire Kaboré, directeur technique de St-Nazareth, CN 4e dan instructeur fédéral SKIF-Burkina (Shotokan karaté-do international fédération) tire des motifs de satisfaction sur la tenue du camp vacances : « Des sentiments de satisfaction et de joie m'animent, chaque année, le nombre augmente, cette année, nous avons eu 142 vacanciers, avec un grand engouement, le fait d'avoir pu tenir le camp vacances du 8 juin au 26 septembre, il n'y a pas eu de problème majeur, pas de soucis de santé, pas de blessures », se réjouit-il.
Me Neimata Zoungrana a fait un travail approfondi avec les ceintures jaunes.Tous les élèves ont reçu des attestations de participation au camp vacances. En marge de la clôture du camp vacances, une ancienne élève de Me Nazaire, Me Neimata Zoungrana a posé un acte de reconnaissance à son endroit en lui offrant un portrait joliment encadré avec des mots sympathiques forts. Cet acte a profondément touché le maître : « Elle a voulu témoigner sa gratitude envers son maître, c'est un symbole hautement moral qu'on ne peut pas quantifier, je la félicite pour son geste de reconnaissance », s'est exprimé Me Nazaire. À noter que Me Neimata a créé un club de karaté à Tita qu'elle dirige.
Barthélemy KABORE
(Collaborateur)
Le groupe Vista poursuit son engagement en faveur de l'éducation des enfants bénéficiaires du Camp vacances sport et civisme de l'Union sportive des forces armées (USFA), notamment les pupilles des forces armées nationales. Pour la rentrée scolaire 2026-2027, 193 enfants bénéficient d'une prise en charge de leur scolarité et de fournitures scolaires, pour une enveloppe globale de 26 888 450 francs CFA. La cérémonie de remise des kits s'est déroulée le mardi 29 septembre 2026 au siège de Vista Bank Burkina, à Ouagadougou.
Ce mardi 29 septembre 2026, le siège de Vista Bank Burkina a accueilli une cérémonie consacrée à la rentrée scolaire d'enfants bénéficiaires du Camp vacances sport et civisme de l'Union sportive des forces armées (USFA). Pour la deuxième année consécutive, le groupe Vista renouvelle son engagement en faveur de ces enfants, notamment les pupilles des Forces armées nationales, à travers la prise en charge de leur scolarité et la remise de fournitures scolaires. Pour l'année scolaire 2026-2027, 193 enfants bénéficient de cet accompagnement pour une enveloppe globale de 26 888 450 francs CFA.
Le montant est destiné à couvrir leurs frais de scolarité ainsi que leurs fournitures scolaires. L'initiative avait pris forme à la suite du Camp vacances sport et civisme de 2025. Pour la rentrée scolaire 2025-2026, 104 enfants avaient alors bénéficié d'un accompagnement, pour un montant global de plus de 18,6 millions de francs CFA.
Un an plus tard, le nombre de bénéficiaires passe à 193. Parmi eux figurent les enfants déjà accompagnés lors de la première édition. Une continuité qui traduit la volonté du groupe Vista et du parrain de l'initiative, Simon Tiemtoré, de ne pas limiter l'accompagnement à une action ponctuelle.
La remise des kits scolaires constitue l'un des volets de l'accompagnement des 193 enfants pour l'année scolaire 2026-2027Au-delà des chiffres, des parcours à accompagner
Pour Laurent Tiemtoré, administrateur du groupe Vista, la progression du nombre de bénéficiaires témoigne de la continuité donnée à cet engagement. « Pour la rentrée 2025-2026, l'engagement a été concrétisé par la prise en charge de 104 enfants. Pour la présente rentrée scolaire, cet engagement prend une nouvelle ampleur avec cette fois-ci 193 enfants qui bénéficient de l'accompagnement du camarade Simon Tiemtoré pour une enveloppe de l'ordre de 27 millions de francs CFA », a-t-il expliqué. Selon lui, cette enveloppe permet d'assurer la prise en charge de la scolarité et des fournitures scolaires. « Les enfants accompagnés depuis la première édition en font toujours partie. C'est la preuve que cet engagement se traduit, s'inscrit dans l'action », a-t-il ajouté.
Laurent Tiemtoré, administrateur du groupe Vista, a réaffirmé l'engagement du groupe en faveur de l'éducationMais pour le responsable de Vista, l'importance de cette initiative ne se résume pas au montant investi ou au nombre d'enfants accompagnés. « Au-delà des chiffres, ce sont surtout 193 parcours, 193 ambitions, 193 avenirs que nous souhaitons contribuer à forger », a-t-il déclaré. La cérémonie a ainsi été pensée comme un moment de soutien, mais aussi comme une occasion de permettre aux enfants de découvrir un nouvel environnement. Pour cette édition, le choix a été fait de les accueillir au siège de Vista Bank Burkina. Une manière de leur faire découvrir le monde professionnel, de rencontrer les femmes et les hommes qui travaillent au sein de l'institution et de découvrir différents métiers.
« Nous souhaitons vous faire découvrir, chers enfants, un autre environnement. Nous souhaitons vous faire visiter, rencontrer les hommes et les femmes qui travaillent à cette institution et surtout vous permettre, en vous frottant à eux, de vous projeter dans votre propre avenir », a ajouté Laurent Tiemtoré. Aux enfants, il a rappelé que leurs aspirations pouvaient les conduire vers différents horizons professionnels. « Vous serez ce que vous voulez devenir. Il suffit de mettre un peu d'application et d'être à l'écoute de vos parents, de vos aînés et de vos encadreurs », leur a-t-il conseillé.
Une action inscrite dans un engagement social plus large
Présent à la cérémonie, le colonel Hamed Hermann Rouamba, président du comité exécutif de l'USFA, a salué l'accompagnement apporté par le groupe Vista. « La cérémonie qui nous réunit aujourd'hui, à travers la remise des kits scolaires et la prise en charge des frais de scolarité, le groupe Vista apporte une contribution concrète et conséquente à l'éducation de ces enfants », a-t-il déclaré. Au nom de l'USFA et des enfants des forces armées nationales, il a exprimé sa « profonde gratitude » à Simon Tiemtoré ainsi qu'à l'ensemble de ses collaborateurs.
Pour le colonel Rouamba, le geste revêt une importance particulière parce qu'il concerne l'éducation. Il constitue également, selon lui, un message de confiance adressé aux enfants. « Ce geste est important parce qu'il intervient dans un domaine essentiel, qui est l'éducation », a-t-il souligné avant de s'adresser directement aux bénéficiaires : « La nation croit en vous. Elle croit en votre capacité à apprendre, à progresser et à devenir demain des femmes et des hommes capables de contribuer à la construction de votre cher pays. » Il les a invités à faire preuve de discipline, de courage et de persévérance, tout en rappelant aux parents et aux tuteurs que l'accompagnement des enfants constitue une responsabilité collective.
Le colonel Hamed Hermann Rouamba, président du comité exécutif de l'Union sportive des forces armées (USFA), a salué l'engagement du groupe Vista en faveur de l'éducation des enfants et les a exhortés à faire preuve de discipline, de courage et de persévéranceL'initiative s'inscrit dans un ensemble d'actions sociales portées par le groupe Vista dans plusieurs domaines. Laurent Tiemtoré a notamment évoqué la prise en charge de neuf enfants de Toéni, dans la Boucle du Mouhoun. Après avoir obtenu un taux de réussite de 100 % au Certificat d'études primaires, ces enfants poursuivent leur scolarité dans un internat à Dori. Leur accompagnement est prévu de la classe de sixième jusqu'à la terminale. Le groupe Vista intervient également auprès de certains établissements scolaires situés dans des zones confrontées à d'importants défis sécuritaires, notamment à travers la réalisation de mobiliers, la dotation en tables-bancs et en matériel pédagogique.
Dans le domaine de la santé, Vista se mobilise notamment à travers des actions de sensibilisation et de dépistage du cancer du sein dans le cadre d'Octobre Rose, en partenariat avec le CHU de Bobo-Dioulasso. Le groupe mène également des initiatives en faveur de la protection de l'environnement, notamment à travers des actions de reforestation et de préservation du cadre de vie. « Toutes ces actions répondent à une belle conviction, la certitude que la responsabilité ne s'arrête pas au métier de banquier. Elle consiste aussi à contribuer, à notre niveau, au développement humain et social dans lequel nous évoluons », a déclaré Laurent Tiemtoré.
Mariam Séré, représentante des parents des enfants bénéficiaires, a exprimé la reconnaissance des familles au groupe VistaDu côté des familles, la représentante des parents, Mariam Séré, a exprimé la reconnaissance des bénéficiaires. « C'est un honneur pour moi de prendre la parole au nom de l'ensemble des parents afin de vous exprimer notre profonde reconnaissance et de partager les sentiments qui nous animent », a-t-elle déclaré. Elle a salué la prise en charge des frais de scolarité et la remise des kits scolaires, estimant que ce geste de solidarité restera dans la mémoire des familles. « Au nom de tous les parents, nous vous exprimons notre gratitude la plus sincère », a-t-elle ajouté, avant de formuler le vœu que le partenariat entre Vista et l'État puisse continuer à bénéficier à la jeunesse burkinabè.
La cérémonie s'est achevée par des encouragements adressés aux élèves pour la nouvelle année scolaire. À travers cette deuxième année d'accompagnement, le groupe Vista entend ainsi poursuivre son soutien à des enfants dont les parcours scolaires constituent aussi un enjeu de transmission, d'espoir et de construction de l'avenir.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Réunis pendant cinq jours à Ouagadougou, une quarantaine de spécialistes du CHU Yalgado Ouédraogo ont procédé à l'adaptation du référentiel national de prise en charge des urgences aux réalités et aux besoins spécifiques de l'établissement. Organisation des soins, ressources humaines, équipements, gestion des lits, circuit des patients et outils de référence : les travaux visent à doter le CHU-YO d'un cadre opérationnel répondant à la fois aux exigences nationales et aux spécificités du plus grand centre hospitalier du Burkina Faso.
Du 21 au 25 septembre 2026, une quarantaine de spécialistes, issus des services médicaux, chirurgicaux, d'aide au diagnostic, de la pharmacie et de la direction générale, ont passé en revue le document de 400 pages qui cadre et fixe les normes en matière de prise en charge des urgences dans les formations sanitaires. Une partie du document est consacrée à l'analyse des multiples insuffisances dans le processus de prise en charge adéquate dans les urgences à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Ce travail d'adaptation découle des orientations données par le ministère de la santé, de la volonté du conseil d'administration et d'une des ambitions phares du projet d'établissement 2025-2029 du CHU-YO.
Les axes de réflexion ont concerné les questions d'organisation, d'équipements, de ressources humaines, de flux des patients, et diverses contraintes. De manière concrète, chaque volet du référentiel a été passé à la loupe pour voir si le CHU-YO en remplit les exigences. Si non, déterminer les spécificités du CHU-YO. Les participants, qui sont des experts chacun dans son domaine, avaient la possibilité de faire des ajouts sur certaines parties afin de prendre en compte les besoins réels du CHU-YO.
Dans sa présentation inaugurale des travaux, le Directeur des services médicaux et techniques, le camarade.Pr Sayouba Tinto, a insisté sur l'intérêt de ce travail qui vise à avoir un document qui réponde au double standard national mais aussi propre à Yalgado. En effet, outre les aspects purement cliniques, les acteurs ont échangé par exemple sur les tarifs harmonisés, la fiche de référence et contre référence, la gestion des lits, le circuit du malade, les questions de déficit de communication interne, de problèmes de connexion internet, d'archivage des dossiers médicaux, etc.
Le directeur général, Ousmane Néré, a salué la qualité de travaux, et surtout l'approche participative qui permettent au CHU-YO de disposer d'un document stratégique sur les normes en rapport avec les soins d'urgence. Ce travail était fondamental dans un contexte de fortes exigences des usagers et des récentes instructions de la hiérarchie sur les obligations des hôpitaux en matière de prise en charge des urgences.
Lefaso.net
Source : Page facebook de l'hôpital Yalgado Ouédraogo
Dans les champs de la commune de Yako, les cultures offrent une image encourageante malgré une campagne agricole marquée par des épisodes de sécheresse et une pluviométrie insuffisante. Maïs, niébé, arachide, sorgho et mil cohabitent sur une parcelle vitrine aménagée par l'Association des grossistes et détaillants d'intrants agricoles du Burkina Faso (AGRODIA), avec l'appui du programme Soil Values. À l'occasion d'une visite commentée, producteurs, autorités locales et services techniques ont pu constater les résultats des technologies mises en œuvre pour restaurer la fertilité des sols et améliorer les rendements. C'était le mardi 29 septembre 2026.
En image, quelques engrais employés dans les champsLa parcelle visitée n'était pas un champ ordinaire. Elle a servi de cadre pratique pour présenter aux producteurs des variétés améliorées et des techniques culturales adaptées aux réalités locales. Sur le site, dix variétés de maïs à haut potentiel de rendement ont été expérimentées, aux côtés de quatre variétés de niébé, de deux variétés de sorgho et d'une variété de mil. Des associations culturales, notamment entre le niébé et l'arachide, ont également été mises en avant afin de diversifier les productions et de renforcer naturellement la fertilité des sols.
Un panneau indiquant l'utilisation des semences et la proportionnalité en terrePour Léon Zongo, coordonnateur du programme Soil Values, les résultats observés sur le terrain confirment la pertinence de la démarche engagée avec AGRODIA depuis trois ans. « Mes impressions sont bonnes parce que nous sommes avec AGRODIA depuis trois ans et nous travaillons à développer des technologies que nous apportons à travers ces parcelles au niveau des producteurs, pour accroître l'adoption des technologies dans leurs champs », a-t-il expliqué.
Léon Zongo a salué la collaboration avec AGRODIAMême si la campagne n'a pas été favorable partout, les cultures ont montré une capacité de résistance remarquable. Léon Zongo estime que les parcelles vitrines permettent de démontrer, de manière concrète, l'intérêt des pratiques proposées. « C'est vrai que la campagne n'a pas été bonne, mais on peut quand même s'en réjouir parce que les résultats que nous venons de voir sont vraiment très probants. L'adoption de ces technologies permet aux producteurs d'améliorer les rendements, les revenus et du même coup, la sécurité alimentaire », a-t-il souligné.
En image, quelques maïs qui ont poussé de terreÀ travers le programme Soil Values, AGRODIA intervient notamment dans les zones de Kou et de Boromo, où des parcelles de démonstration ont également été installées. L'approche repose sur la gestion intégrée de la fertilité des sols : connaissance du sol, amendement organique, choix des variétés, fertilisation raisonnée et bonnes pratiques culturales. « Quand on parle de gestion intégrée de la fertilité des sols, on parle de la connaissance du sol, de son amendement, des questions de variétés et des pratiques culturales. Ce sont ces technologies qu'AGRODIA essaie de mettre en œuvre sur ces parcelles », a précisé le coordonnateur de Soil Values.
La visite commentée s'est faite sur un terrain de 1,2 ha. Toutes les informations sur ce tableauSur le terrain, la fertilisation organo-minérale a particulièrement retenu l'attention des visiteurs. Selon Alidou Ouédraogo, technicien supérieur d'agriculture à AGRODIA, l'amélioration de la production ne repose pas uniquement sur la qualité des semences. « La semence est un élément capital, mais la fertilisation est aussi très importante. Nos sols sont fatigués et il faut les nourrir avec de la fumure organique. Nous avons utilisé suffisamment de fumure organique pour amender le sol, puis nous avons associé des engrais minéraux, notamment le NPK et l'urée », a-t-il expliqué.
Selon Alidou Ouédraogo, les caprices de la météo n'ont pas ralenti sa productionL'utilisation de la fumure organique contribue à améliorer la structure et l'humidité du sol, ce qui aide les cultures à mieux faire face aux périodes de stress hydrique. « Certains producteurs ont même pensé que les cultures avaient été arrosées. Pourtant, ce n'est pas le cas. C'est surtout parce que nous avons mis suffisamment de fumure organique, qui améliore la qualité du sol et aide les cultures à résister aux poches de sécheresse », a indiqué le technicien.
Du haricot a aussi poussé dans les champsLa parcelle a aussi permis de promouvoir une formulation d'engrais spécifique au maïs, produite par la Société d'exploitation des phosphates du Burkina basée à Koupéla. Pour les promoteurs de l'initiative, l'enjeu est d'offrir aux producteurs des solutions accessibles et adaptées au contexte climatique actuel, marqué par l'irrégularité des pluies. Les légumineuses comme le niébé et l'arachide occupent également une place importante dans cette stratégie, car elles contribuent à fixer l'azote atmosphérique et à enrichir le sol, tout en procurant une récolte supplémentaire aux ménages, selon Alidou Ouédraogo.
Les acteurs mobilisés, pendant la visite commentéeReprésentant le haut-commissaire de la province du Passoré, Boukaré Zomodo, président de la délégation spéciale de la commune de Yako, a salué une initiative qu'il juge utile pour les producteurs de la localité. « Lorsque nous avons fait le tour du champ, nous avons constaté une multitude de pratiques qui donnent de hauts rendements sur les différentes spéculations. À notre sens, c'est une très bonne pratique dans notre localité, qu'il faudrait vulgariser au profit de l'ensemble des producteurs dans notre quête de souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré.
Le PDS a salué le programme et les efforts.Les autorités locales disent être prêtes à accompagner AGRODIA et Soil Values dans la diffusion de ces techniques. « Les autorités administratives, les services techniques et l'ensemble des acteurs sont disposés à accompagner AGRODIA et Soil Values dans la mise en œuvre de leurs activités », a assuré Boukaré Zomodo, rappelant que la province a déjà soutenu la mobilisation des producteurs lors des différentes actions du programme.
En images, les acteurs du programme Soil ValuesAu terme de la visite, l'objectif est désormais clair : encourager les producteurs ayant observé les résultats à reproduire ces pratiques dans leurs propres exploitations dès la prochaine campagne. « Notre souhait est de les voir répliquer ce travail au niveau de leurs champs l'année prochaine. Nous pensons les encourager et mettre en place un dispositif de suivi qui nous permettra de suivre les résultats », a conclu Léon Zongo.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
2003 márciusában a Magyar Nemzet tudósítójaként úgynevezett embedded reporting keretében öt éjszakát tölthettem el az amerikai haditengerészet Truman repülőgép-hordozóján (CVN-75) a Földközi-tengeren, közvetlenül az Irak elleni "teljes körű invázió" kezdete előtt, melyben ez a hajó is szerepet játszott. Ma, közel két és fél évtizeddel később és mintegy félmillió háborús halottal szegényebben, bejelentették az utolsó amerikai erők kivonását is az országból. (Csendben jegyzem meg: még szerencse, hogy térségi hiányérzetre nem lehet ok, például a szomszédban tavaly "kezdettetett" és idén "folytattatott" új háborúnak köszönhetően.)
Egyszóval időszerűnek látom feleleveníteni ezt a múltbéli "nagy utazást" egy szubjektív fotóválogatás segítségével. A digitális fotózás (számomra) hajnalába megyünk vissza, a képeket vegyesen, Minolta DiMAGE 7i géppel CF kártáya jpeg és tiff formátumban, illetve Nikon F50 géppel negatív filmre készítettem.
Kezdetnek, engedve a ma oly népszerű populizmus :-) kísértésének, jöjjön egy kis Kandúr-pornó:
A fedélzeti repülőezred parancsnokának dedikált ún. CAG bird, azaz a VF-32 század 100-as oldalszámú F-14B-je az egyik orrkatapulton kuporog, kilövésre várva.
Itt a törzsről történt catshot-ot követően küzd a levegőben maradásért a Gypsy 110-es. A jobb hónalj pilonján jól látszik a LANTIRN célzókonténer, a típus 90-es években megváltozott feladatrendszerének jele.
Egy újabb orrkatapultos kilövés hátulról, jól látszik, hogy a dekk nívója alá merül a 104-es repülőgép. Az is, hogy az F110-es hajtóművel szerelt Tomcatok normál katapultos indulási eljárása tiltotta az utánégető használatát. Az egyik hajtómű esetleges leállása, vagy akárcsak a forszázs kiesése esetén, ilyen alacsony sebességnél nem volt elégséges legyezőirányú (oldal)kormányozhatóság az aszimmetrikus tolóerő ellensúlyozására, törvényszerű lett volna a leborulás.
A kép készültekor (március 15.) igen friss STS-107 Columbia űrsikló katasztrófa (február 1.) áldozatai előtt tisztelgő, egyező számú gép.
Tomcat hegyek a repülőfedélzeten. A felvételen hét F-14-es látszik részben vagy egészben, a 2002-03-as úton a Swordsman század által használt gépek fele. Bár akkoriban a VF századok normál gépállománya 12 darab volt, ide jobbnak láttak 14-et biztosítani. Biztosra mentek.
Ahogy a nagy könyvben meg van írva. A hármas számú fékezőkötél előtt pár méterrel látszik a felverődés, ahol a Tomcat fékhorga fedélzetet ért.
A orr- és a szögfedélzet közti (VIP)szögletből figyeljük, ahogy ennek a "pulykának" a horga és bal főfutója már "lent van".
A hangárfedélzeten dolgoznak a 101-esen. Nem lacafacáztak a bal szívócsatorna alatti póttartállyal. A bal hónalj pilon oldalán a Sidewinder sín BOL-os.
Éjszakai csendélet a hangárfedélzetről, a "félbehagyott" 110-essel, aminek kiszerelt AWG-9-es radarantennáját - korrektül, ilyen esetekre kitalált védőburkolattal - egyszerűen otthagyták a gép mellett. Mondjuk innen így is nehéz lenne ellopni a néhányszáz kilométeres úszási vagy csónakázási kényszer miatt :-) A gondosan letakart szívócsatorna is mutatja a komolyan vett FOD-veszélyt.
Karbantartás után hajtóművezik Gypsy 103-at. A bal beömlőnyíláson ott a hajtóművező kosár, az emberre és gépre egyaránt kellemetlen, akár végzetes balesetek elkerülésének biztosítéka.
Zord
Ui: Ezúton is köszönöm Zoltán "Manó" Gyula barátomnak a filmre készült felvételek (papírképről történő) szkennelését, amire a kollekciótól számított egy hónapon belül sor került.
La capitale algérienne, Alger, décroche la première place à l’échelle africaine et la 34ᵉ position au niveau mondial dans l’indice « Gigacity Index 2026 », […]
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Recrutement d'un bureau d'étude pour l'appui technique au SP/CNF dans l'élaboration des outils opérationnels d'accompagnement à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Gouvernance des Frontières (SNGF) 2026-2030
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), est une entreprise de coopération internationale pour le développement durable opérant sur tous les continents. Elle propose des solutions d'avenir pour le développement politique, économique, écologique et social dans un monde globalisé.
Dans des conditions parfois difficiles, la GIZ soutient des processus complexes de changement et de réforme. Son objectif principal est d'améliorer durablement les conditions de vie des populations dans les pays d'intervention.
Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet d'Appui au Programme Frontière de l'Union Africaine_Composante SKBoWa, la GIZ lance cet appelàproposition pour la sélection pour la sélection d'un bureau d'études.
La participation à la concurrence est ouverte à égalité de conditions à toutes les structures remplissant les conditions énumérées dans le Dossier d'Appel d'Offres et régulièrement installés au Burkina Faso. Les prestataires intéressés peuvent obtenir le dossier d'Appel d'Offres en envoyant une demande à l'adresse BF_Inquiry@giz.de avec en objet« Dossier N°10021323_Recrutement d'un bureau d'étude pour l'appui technique au SP/CNF dans l'élaboration des outils opérationnels d'accompagnement à la mise enœuvre de la Stratégie Nationale de Gouvernance des Frontières (SNGF) 2026-2030 ».
Date limite de soumission le 14.10.2026 à 10h00.
Les conditions de détention à la prison centrale de Mahagi (Ituri) connaissent depuis peu une amélioration, grâce à la réhabilitation partielle de cette maison carcérale par la MONUSCO. Installations sanitaires, accès à l’eau, éclairage solaire et prise en charge médicale : plusieurs infrastructures ont été aménagées avec l’appui de la Mission onuisienne, pour un coût estimé à 49 000 dollars américains.