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Le Burkina Faso célèbre cette soirée du 30 septembre au 1er octobre 2026, sur toute l'étendue du territoire national et les représentations et missions diplomatiques, la « Nuit de la Révolution progressiste populaire (Nuit de la RPP », sous le slogan : « Le peuple veille sur sa Révolution ». A Ouagadougou, c'est la place de la Révolution qui a été le lieu de convergence des milliers de personnes, toutes franges sociales confondues et aux côtés desquels, des leaders panafricains venus témoigner leur admiration et soutien au guide de la révolution.
Déjà à 18h, l'emblématique place de la Révolution grouillait du monde, tandis que les arrivées continuaient à s'enregistrer massivement jusqu'à tard dans la nuit. C'est dans une place de la Révolution qui s'est donc révélée petite, que se sont enchaînées les différentes articulations de la célébration, officiellement annoncée de 18h à 02h. Aux côtés des populations, les membres du gouvernement, avec à leur tête, le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo qui a salué une "mobilisation historique et exceptionnelle".
Historique de la RPP, acquis des quatre ans du pouvoir, focus sur le Manifeste de la RPP, exécution de l'hymne national "le ditanyè", quatre minutes de standings ovations pour marquer les quatre années d'accession au pouvoir du capitaine Ibrahim, sont entre autres moments forts de la célébration, également marquée par la touche culturelle, avec notamment les prestations artistiques.
Parmi ceux qui n'ont pas voulu se faire conter cette nuit, il y a Abdoul karim, posté à l'entrée Est de la Place de Révolution avec des tee-shirts à l'effigie du capitaine Thomas Sankara, leader de la Révolution démocratique et populaire (RDP) et du capitaine Ibrahim Traoré, leader de la RPP. "Le capitaine Ibrahim traoré est le successeur de Thomas Sankara. Tel père tel fils. Il est venu continuer le travail de son père", corrobore Abdoul Karim, se présentant comme commerçant au grand marché de Ouagadougou.
A la question de savoir d'où il tire son admiration, il répond avec enthousiasme : "Nous aimons ce qu'il fait. Il fait la guerre et le développement ; deux choses à la fois. Il lutte contre le terrorisme et puis il développe le pays. Vraiment, on est très fiers de lui".
Il lance un appel à tout le peuple burkinabè et à tous les peuples de l'AES à soutenir le capitaine Ibrahim Traoré "qui lutte contre l'impérialisme" avant de souhaiter que "Dieu lui donne longue vie pour qu'il accomplisse sa mission".
Rachid dicko, fait partie également de ceux qui ont effectué le déplacement de la place de la Révolution et qui affichent une fière allure.
"Nous sommes tous sortis pour féliciter le président, le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Je suis très satisfait de ses quatre ans, parce qu'il y a eu beaucoup d'évolutions sur d'énormes plans, et beaucoup d'autres résultats vont se faire sentir encore dans les années à venir", a-t-il justifié.
A ses camarades jeunes, Rachid Diallo exhorte à "être des hommes de loyauté, des hommes dignes, à ne jamais accepter la facilité et à toujours aimer le combat".
La Nuit de la RPP, ce sont également ces panafricains qui ont bravé des milliers de kilomètres pour rejoindre notamment Ouagadougou. C'est le cas du Camerounais Wilfried Ekanga, politologue, écrivain-essayiste et spécialiste des questions internationales.
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La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section Houet, a marqué, ce mercredi 30 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, le quatrième anniversaire de l'avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR 2). À travers une conférence publique tenue à l'hôtel de ville, la structure a livré sa lecture des transformations intervenues au Burkina Faso depuis 2022 et appelé à une mobilisation accrue des citoyens autour de la souveraineté et de la Révolution progressiste populaire.
La cérémonie a réuni des responsables de la veille citoyenne, des représentants des autorités, des membres de la société civile ainsi que des hommes et femmes de médias. Le président de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, a salué l'initiative de la CNAVC-Houet et la mobilisation autour de cette commémoration. Il a également présenté cette célébration comme une source de grande satisfaction, au regard des acquis enregistrés, selon lui, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.
Sécurité, agriculture et industrie au cœur du bilan
Dans sa déclaration, lue par son secrétaire général, Moussa Traoré, la CNAVC-Houet est revenue sur les principales évolutions enregistrées au cours des quatre dernières années. L'organisation estime que cette période a été marquée par « de profonds bouleversements », des défis et des sacrifices, mais également par des initiatives visant à renforcer l'autonomie du Burkina Faso. La sécurité figure naturellement parmi les principaux sujets abordés. La coordination relève le renforcement des capacités des forces combattantes, à travers le recrutement et la formation de nouveaux éléments, l'acquisition d'équipements ainsi que la mobilisation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Tout en saluant ces efforts, la CNAVC-Houet reconnaît que la situation sécuritaire demeure préoccupante et que les sacrifices consentis par les forces combattantes et les populations restent importants. Elle appelle, de ce fait, à poursuivre la mobilisation nationale autour de la discipline, de la solidarité, de la vigilance et du civisme. Pour l'organisation, la défense de la Patrie ne saurait relever uniquement des forces combattantes. Elle engage également la responsabilité de chaque citoyen.
L'autosuffisance alimentaire constitue un autre axe majeur de la déclaration. La CNAVC-Houet évoque les initiatives engagées dans la production agricole, la mécanisation, les aménagements et l'accompagnement des producteurs. Elle cite notamment la mise à disposition de tracteurs. Mais au-delà de la production, la coordination insiste sur la nécessité de transformer localement les matières premières afin de conserver davantage de valeur ajoutée sur le territoire national. À Bobo-Dioulasso, elle met en avant la Société burkinabè de tomates (SOBTO), inaugurée en novembre 2024 dans le cadre de l'entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire. L'unité transforme la tomate en concentré commercialisé sous la marque A'diaa.
La CNAVC-Houet cite également le complexe industriel TEXFORCES-BF, inauguré le 9 septembre 2026 à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso. Cette unité est destinée à la transformation du coton burkinabè et à la confection d'effets d'habillement, notamment au profit des Forces de défense et de sécurité, des VDP et des populations civiles. Autre réalisation évoquée, la raffinerie nationale d'or RAFFINOR-BF, inaugurée le 28 septembre 2026 à Ouagadougou.
À travers ces réalisations, la CNAVC-Houet estime que la souveraineté économique doit aller au-delà de la simple possession des ressources naturelles. « La souveraineté économique ne consiste pas simplement à posséder des ressources naturelles », soutient-elle, estimant qu'elle implique aussi de pouvoir les exploiter, les transformer et les valoriser davantage au profit de l'économie nationale.
Santé, éducation et infrastructures également évoquées
Dans le domaine de la santé, la CNAVC-Houet relève les efforts consacrés à l'amélioration de l'accès aux soins et au renforcement des infrastructures sanitaires. Elle cite notamment les investissements réalisés autour du centre hospitalier universitaire Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso ainsi que la réalisation de centres médicaux communautaires.
L'éducation figure également parmi les secteurs mis en avant. La coordination insiste sur la nécessité de renforcer les infrastructures scolaires et universitaires, tout en accordant une place importante à la formation d'une jeunesse compétente, disciplinée et engagée. Elle cite notamment l'inauguration, le 11 septembre 2026, d'un complexe d'amphithéâtres à l'université Nazi-Boni. L'infrastructure comprend un amphithéâtre de 1 200 places, quatre mini-amphithéâtres de 210 places et six laboratoires de travaux pratiques.
Le chargé de mission de la Présidence du Faso pour la région du Guiriko, Omar Traoré, a également cité plusieurs de ces réalisations au cours de son intervention. Il a notamment évoqué les initiatives en faveur de l'autosuffisance alimentaire, les infrastructures universitaires, les centres médicaux communautaires ainsi que les investissements dans le domaine sportif, avec la construction et la réfection de stades. Omar Traoré a par ailleurs mis en avant le programme Faso Mêbo, présenté comme une initiative visant notamment à améliorer le cadre de vie dans les villes. Il a soutenu que ces réalisations sont financées sur fonds propres.
« Le développement ne peut pas dépendre exclusivement de l'État »
Pour la CNAVC-Houet, les transformations engagées ne peuvent produire pleinement leurs effets sans une implication des populations. La structure invite ainsi les citoyens à prendre davantage soin des biens publics, à participer à l'assainissement des villes et à adopter des comportements responsables dans les espaces publics. « Une ville propre ne se construit pas uniquement avec des engins et des ouvriers », indique-t-elle, estimant que les investissements publics doivent être accompagnés par une véritable responsabilité individuelle et collective.
Dans cette même logique, la CNAVC appelle les citoyens à produire, travailler, entreprendre, respecter les biens publics, protéger l'environnement, s'acquitter de leurs obligations et participer activement à la vie de la Nation.
La CNAVC-Houet s'est également intéressée à la politique extérieure du Burkina Faso au cours des quatre dernières années. Elle cite notamment le retrait des forces françaises du territoire burkinabè, achevé en février 2023, ainsi que le rapprochement avec le Mali et le Niger au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), devenue par la suite la Confédération des États du Sahel. Pour la coordination, ces évolutions traduisent une volonté de diversifier les partenariats du Burkina Faso et de renforcer son autonomie de décision.
Elle estime que ces choix doivent être accompagnés d'une exigence de responsabilité afin que les différentes coopérations contribuent au renforcement des capacités nationales et à l'amélioration des conditions de vie des populations. La CNAVC-Houet reconnaît, pour sa part, que les défis restent nombreux, notamment dans les domaines sécuritaire, économique et social. Elle invite donc les Burkinabè à ne pas considérer les acquis évoqués comme définitifs.
La coordination insiste particulièrement sur le renforcement de la cohésion sociale, du civisme et du sens des responsabilités. Elle appelle également à davantage de vigilance face aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux, invitant les citoyens à vérifier les faits avant de les partager. « Le Burkina Faso n'a pas besoin de citoyens spectateurs. Il a besoin de citoyens acteurs », affirme la CNAVC-Houet. À travers ce message, l'organisation entend placer la participation citoyenne au cœur de la construction nationale. Pour elle, la souveraineté doit aussi se traduire dans les comportements quotidiens.
En ce quatrième anniversaire du MPSR 2, la CNAVC-Houet réaffirme ainsi son engagement en faveur de la cohésion nationale, du civisme et de la participation citoyenne, tout en appelant à consolider les efforts engagés vers un Burkina Faso « plus autonome, plus productif, plus solidaire et plus résilient ».
Romuald Dofini
Lefaso.net
À moins 16 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Ahmed Abdourahim FORGO, ingénieur en systèmes, réseaux et télécommunications et directeur général du groupe NUMERITEL, dont le parcours, entre administration publique et entrepreneuriat technologique, accompagne depuis près de vingt ans la modernisation des infrastructures numériques du Burkina Faso.
Un candidat s'inscrit à un concours de la fonction publique. Un agent des douanes utilise une application professionnelle. Une institution financière accède à une plateforme mutualisée. Une administration échange des informations avec un autre bâtiment public. Pour les utilisateurs, ces opérations se résument souvent à quelques clics. Mais derrière chaque service se trouve une infrastructure qu'ils ne voient pas. Des serveurs. Des réseaux. Des équipements de stockage. Des dispositifs de sécurité. Et des mécanismes destinés à maintenir le service lorsqu'un équipement tombe en panne. C'est précisément dans cet univers qu'évolue Ahmed FORGO.
Depuis ses premières années au sein du Réseau informatique national de l'administration jusqu'au poste du président du comité directoire du groupe NUMERITEL présent au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire, il a progressivement changé de responsabilités, sans véritablement changer de terrain. Son métier consiste à construire et à faire fonctionner les fondations sur lesquelles reposent les services numériques.
2007 : entrer dans le numérique par le réseau de l'administration
Le parcours professionnel d'Ahmed FORGO commence véritablement en novembre 2007, lorsqu'il rejoint le ministère chargé des Postes et des Technologies de l'information et de la communication. Il intègre l'équipe de gestion du RESINA, le Réseau informatique national de l'administration du Burkina Faso. Il y travaille comme administrateur réseaux et systèmes informatiques jusqu'en août 2014.
À cette époque, l'une des grandes préoccupations de l'informatisation de l'État consiste à relier les administrations et à assurer le fonctionnement de leurs équipements. Il faut administrer les réseaux. Maintenir les systèmes. Assister les utilisateurs. Résoudre les incidents. Faire évoluer les infrastructures. Et déjà, veiller à leur sécurité.
Pour Ahmed FORGO, ces premières années constituent une immersion dans les réalités techniques de l'administration burkinabè. Il découvre notamment qu'un service numérique ne dépend pas uniquement de la qualité du logiciel utilisé. Il dépend aussi de la solidité de tout ce qui se trouve derrière.
De l'informatique à l'ingénierie des télécommunications
Cette entrée dans la vie professionnelle s'appuie sur une formation technique. Après un baccalauréat série E au Lycée Technique de Ouagadougou, Ahmed FORGO intègre l'École supérieure d'informatique, où il suit une formation d'ingénieur de travaux informatiques en réseaux et maintenance, entre 2003 et 2006. Il poursuit ensuite ses études à HETEC et obtient un diplôme d'ingénieur de conception en systèmes, réseaux et télécommunications, de niveau bac+5.
Mais dans les métiers de l'infrastructure, la formation ne s'arrête jamais véritablement. Au fil des années, il se perfectionne dans les technologies Cisco, la fibre optique, les réseaux WAN, les serveurs HPE, les solutions de stockage IBM, la virtualisation VMware, l'administration Linux, les solutions de sauvegarde et de réplication Veeam Backup et les plateforme ERP Oracle JDE. Il se forme également à la cybersécurité, notamment au piratage éthique en Malaisie, ainsi qu'au management des services et des projets informatiques avec ITIL et PRINCE2. Son parcours suit ainsi l'évolution des technologies qu'il devra lui-même déployer.
2012 : participer à la mise en place du CIRT-BF
L'une de ses premières contributions structurantes concerne un sujet devenu aujourd'hui incontournable : la cybersécurité. En 2012, Ahmed FORGO participe, comme assistant technique, à la mise en place du CIRT-BF, le dispositif national de réponse aux incidents de sécurité informatique. Il contribue à la définition de son architecture technique et organisationnelle, à l'élaboration des procédures de traitement des incidents et à la mise en place des mécanismes de surveillance, de détection et d'alerte.
Un CIRT peut être comparé à une équipe d'intervention spécialisée. Lorsqu'un incident informatique survient, il faut pouvoir l'identifier, en mesurer les conséquences, coordonner la réponse et éviter, autant que possible, qu'il se propage. L'enjeu est particulièrement important pour les infrastructures publiques. Plus les administrations deviennent dépendantes des systèmes informatiques, plus elles doivent disposer de capacités pour faire face aux incidents.
Ahmed Forgo participe ainsi à une étape où la sécurité commence à être structurée comme une responsabilité organisée, et non plus seulement comme une question de configuration technique.
Informatiser les tribunaux de commerce
L'année suivante, en 2013, il intervient également dans le projet d'informatisation des tribunaux de commerce du Burkina Faso. Il participe à l'analyse des besoins, à la définition des infrastructures informatiques et réseaux, à l'installation des serveurs et des postes de travail ainsi qu'à la mise en service des solutions. Il contribue aussi à l'assistance aux utilisateurs et au transfert de compétences auprès des équipes concernées.
Cette expérience montre une autre dimension de son métier. L'informatisation d'une institution ne consiste pas simplement à installer des ordinateurs. Elle implique de comprendre comment les services travaillent, comment l'information circule et comment les agents vont s'approprier les nouveaux outils. L'ingénieur doit donc progressivement apprendre à faire le lien entre la technique et les besoins de l'administration.
À l'ANPTIC, changer de responsabilités
En août 2014, Ahmed FORGO rejoint l'Agence nationale de promotion des TIC, l'ANPTIC.
Il y devient responsable du département de l'Équipement et de l'Assistance technique.
Pendant deux ans, il supervise les activités techniques, le suivi des infrastructures informatiques, l'assistance aux projets numériques et la coordination des interventions.
Ce changement marque une évolution dans sa carrière.
Il ne s'agit plus seulement d'administrer directement des équipements.
Il faut aussi organiser le travail des équipes, suivre plusieurs infrastructures et accompagner des projets.
L'expérience du terrain commence à se transformer en capacité de management.
2016 : de la technique à la politique numérique
En septembre 2016, une nouvelle responsabilité lui est confiée. Ahmed FORGO devient directeur général du Développement de l'industrie numérique au ministère chargé du Développement de l'Économie numérique et des Postes. Il participe à la définition des orientations du secteur, à la coordination des initiatives de développement de l'économie numérique et aux travaux de politique publique dans le domaine des TIC.
Le changement d'échelle est important. Jusque-là, son travail portait principalement sur les infrastructures et leur exploitation. Désormais, il participe également aux réflexions sur le développement de tout un secteur économique. Comment accompagner l'industrie numérique nationale ? Comment structurer les initiatives ? Comment articuler les ambitions publiques avec les capacités techniques disponibles ? En 2017, il fait notamment partie de l'équipe chargée du suivi et de la validation de l'étude relative à la politique sectorielle de l'économie numérique et des postes. Cette expérience lui apporte une autre lecture du numérique : celle des orientations stratégiques, des politiques publiques et de leurs conditions de mise en œuvre.
Revenir à l'ANPTIC avant de franchir le pas de l'entrepreneuriat
En juin 2017, Ahmed FORGO retrouve l'ANPTIC, cette fois comme conseiller technique. Il contribue à l'analyse et au suivi des projets numériques, apporte un appui technique aux initiatives de développement des TIC et participe aux travaux liés à l'écosystème numérique national. Il possède alors une expérience assez particulière. Il connaît les contraintes quotidiennes de l'administration des réseaux. Il a supervisé des équipes techniques. Il a participé à des projets de cybersécurité. Et il a occupé des fonctions de direction au sein du ministère chargé du numérique. En octobre 2018, il décide de poursuivre ce parcours dans le secteur privé. Il prend la direction générale de NUMERITEL SARL.
NUMERITEL : passer de l'administration à l'entreprise
Avec NUMERITEL, Ahmed FORGO entre dans une nouvelle étape professionnelle. Il assure la direction stratégique et opérationnelle de l'entreprise, spécialisée dans l'intégration de solutions technologiques à valeur ajoutée. Il supervise les activités techniques, commerciales et administratives, coordonne les équipes, développe les relations avec les clients et partenaires et pilote les projets d'infrastructures numériques. La transition est intéressante.
Pendant plus de dix ans, il a travaillé au sein des structures publiques chargées de développer et d'administrer le numérique. Il se retrouve désormais à la tête d'une entreprise qui doit concevoir, fournir, installer et maintenir des infrastructures pour différents clients. Le changement ne se limite pas à son statut professionnel. Il doit désormais concilier les exigences de l'ingénieur avec celles du chef d'entreprise. La qualité technique. Les délais.Les ressources humaines. La relation client. Le développement commercial. Et la capacité à mener plusieurs projets de front.
2019 : moderniser les infrastructures des Douanes
Parmi les premiers grands projets présentés dans son CV figure la modernisation des infrastructures informatiques de la Direction générale des Douanes, en 2019. Ahmed FORGO en assure la direction de projet. L'intervention porte notamment sur la refonte des réseaux locaux, la mise à niveau des salles serveurs et le renforcement de la cybersécurité. Elle comprend l'audit des infrastructures existantes, la conception de nouvelles architectures, la segmentation des réseaux et l'amélioration des dispositifs de contrôle d'accès.
Pour une administration comme les Douanes, les infrastructures informatiques jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien. Elles doivent permettre aux agents d'accéder aux applications, de traiter les informations et de travailler dans des conditions de disponibilité et de sécurité adaptées. Moderniser ces infrastructures revient donc à renforcer les fondations techniques sur lesquelles reposent les services. Mais les projets suivants vont conduire Ahmed Forgo encore plus loin dans l'univers des datacenters et du cloud.
e-Concours : construire le datacenter derrière la plateforme
En 2021, Ahmed FORGO dirige un projet de mise en place d'un datacenter hyperconvergé au profit du ministère chargé de la Fonction publique. L'objectif est de préparer une infrastructure capable d'accueillir la plateforme e-Concours.gov.bf. Le projet comprend la conception de l'architecture, le déploiement des équipements, la virtualisation, le stockage distribué, la sécurisation des réseaux, la sauvegarde et la mise en place de mécanismes de haute disponibilité.
Le terme hyperconvergé peut sembler compliqué. Il désigne pourtant une évolution assez simple à comprendre. Traditionnellement, une infrastructure informatique repose sur plusieurs ensembles distincts : les serveurs pour exécuter les applications, les équipements de stockage pour conserver les données et les réseaux pour les faire circuler.
L'hyperconvergence rapproche ces fonctions dans une architecture intégrée, administrée de manière plus unifiée. Pour une plateforme comme e-Concours, l'enjeu est de disposer d'un environnement d'hébergement capable de répondre aux besoins du service. Le candidat ne voit que le site Web. Mais derrière l'écran, il faut une infrastructure conçue pour accueillir les applications et les données. Le CV d'Ahmed FORGO documente précisément sa contribution à cette partie invisible : le datacenter destiné à héberger la plateforme, et non le développement de l'application elle-même. Lire la suite
Le Fonds de soutien patriotique franchit (FSP) un nouveau cap. Au 29 septembre 2026, plus de 250 milliards de FCFA ont été mobilisés, soit 125,08 % de l'objectif annuel fixé à 200 milliards. Réunis ce 30 septembre à Ouagadougou sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les membres du Conseil d'orientation ont examiné et adopté le troisième rapport de gestion du Fonds. Ils ont également appelé à davantage de rigueur, de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources.
À l'ouverture des travaux, le chef du gouvernement a salué la mobilisation des Burkinabè autour du FSP. Au 29 septembre 2026, les ressources mobilisées, toutes sources confondues, s'établissent à 250 158 437 479 FCFA, pour un objectif annuel de 200 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 125,08 %. Elles progressent de 75,42 % par rapport à la même période de 2025, où les encaissements s'élevaient à 142,603 milliards FCFA.
Ces résultats prolongent la dynamique constatée lors de la deuxième session ordinaire du Conseil d'orientation. Au 28 juin 2026, le Fonds avait déjà mobilisé 162,388 milliards FCFA, soit 81,19 % de l'objectif annuel.
Pour le Premier ministre, cette mobilisation traduit l'adhésion des populations à l'effort national de défense et de reconquête du territoire. « Chaque franc mobilisé, chaque action réalisée, participent de cette dynamique de souveraineté et de résilience nationales portée par la Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré.
Les ressources ont notamment contribué à la prise en charge des dépenses de fonctionnement des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et au renforcement des capacités opérationnelles des forces combattantes.
La période sous revue a également été marquée par une sortie d'immersion des membres du conseil d'orientation et du Comité de gestion auprès du Bataillon mixte de marche Fantôme 1, à Fada N'Gourma, ainsi que par un atelier d'appropriation au profit des nouveaux membres du Conseil.
Tout en se félicitant des performances enregistrées, le Chef du Gouvernement a appelé à poursuivre la mobilisation et à renforcer la rigueur dans la gestion du Fonds.
« Nous devons poursuivre et intensifier les efforts engagés, afin d'optimiser davantage la mobilisation des ressources, de renforcer la transparence et la redevabilité dans leur gestion, et de consolider la confiance de l'ensemble des contributeurs », a-t-il indiqué.
Le Premier ministre a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu'aux VDP engagés sur les différents théâtres d'opérations. Il a également eu une pensée pour les combattants tombés au champ d'honneur et pour l'ensemble des victimes du terrorisme.
À la clôture des travaux, le président du conseil d'orientation a salué la qualité des échanges et des contributions ayant permis l'adoption du rapport de gestion et la définition d'orientations pour renforcer l'impact du Fonds.
Il a exprimé sa reconnaissance aux compatriotes de l'intérieur et de l'extérieur pour leur engagement. « Chaque contribution au Fonds de soutien patriotique représente un apport concret à l'effort national de reconquête et de restauration de l'intégrité de notre territoire », a souligné le Camarade Premier ministre.
Le Premier ministre a appelé à préserver cet esprit de solidarité et à orienter les ressources mobilisées avec rigueur vers les objectifs nationaux. « Grâce à l'unité, à la discipline, à la solidarité et à la constance dans l'engagement, nous puiserons la force nécessaire pour surmonter les obstacles qui se dressent devant notre Nation et poursuivre sa marche vers la liberté, la dignité et la prospérité », a-t-il affirmé.
La prochaine session ordinaire du conseil d'orientation du Fonds de soutien patriotique est annoncée pour la fin du mois de décembre 2026.
Lefaso.net
Source : DCRP/Primature
L’allocation chômage de 18 000 DA par mois obéit à de nouvelles règles depuis le début de l’année. Le décret exécutif n° 26-87 fixe sa […]
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Après neuf années de négociations, les acteurs du secteur de la sécurité privée au Burkina Faso ont franchi une étape majeure. Une convention collective a été signée le mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré. Elle prévoit notamment un salaire de base minimum de 57 000 F CFA pour les vigiles, ainsi qu'un plan de carrière et diverses indemnités destinées à améliorer les conditions de travail et à renforcer le dialogue social dans le secteur.
Dans sa mission de promotion du travail décent dans les différents secteurs d'activités, le ministère des Serviteurs du Peuple a, à travers la direction générale du travail (DGT), accompagné tout le processus.
La convention est, selon le ministre, un instrument essentiel qui vise à améliorer les conditions de travail, renforcer la compétitivité des entreprises et consolider la paix sociale.
A ce titre, elle réglemente les questions relatives aux contrats de travail, à la rupture des contrats de travail, à la classification, aux salaires, primes et indemnités, aux évaluations et à la promotion, à l'exercice du droit syndical et la protection des délégués du personnel, à la sécurité et santé au travail et aux services sociaux d'entreprises et aux différends du travail.
Le ministre a souligné que la convention collective qui a fait l'objet de signature, comporte de nombreuses innovations.
« Le salaire de base des vigiles aujourd'hui passera au minimum à 57 000F CFA. Désormais un plan de carrière est prévu pour l'ensemble des travailleurs des sociétés privées de sécurité et des indemnités sont prévues aussi à l'initiative de chacune des entreprises, y compris des avantages en nature, notamment l'indemnité de savon qui est déjà accordée », a-t-il relevé.
Conscient qu'une convention collective n'est efficace que lorsqu'elle est appliquée, Mathias Traoré a appelé les parties prenantes à la dérouler dans les meilleurs délais.
« La convention est prévue pour entrer en application un an après sa signature et je voudrais préciser qu'elle a été signée entre deux faîtières des sociétés privées de sécurité qui regroupent 400 sociétés. Cependant, en la matière, le législateur a voulu que le Ministre en charge du travail ait la possibilité d'étendre la convention lorsqu'elle est signée aux autres qui ne sont pas signataires », a-t-il souligné.
Pour le vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) en charge du dialogue social, Harouna Toguyeni, il n'y a rien de tel qu'une convention collective pour permettre aux employeurs et aux travailleurs d'être en sécurité. Il a rassuré que les employeurs mettront tout en œuvre pour qu'elle soit appliquée pour le bonheur des travailleurs et la sécurité des Burkinabè.
De son côté, le président du mois des centrales syndicales, Inoussa Nana a fait l'historique des négociations avant de souligner qu'elle constitue une avancée significative qui permettra de mieux organiser ce secteur et d'améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.
Au regard des nombreux avantages que présente cette convention collective pour les différentes parties, le ministre des Serviteurs du Peuple a souhaité qu'elle fasse tache d'huile sur les autres secteurs d'activités.
Il a de ce fait lancé un appel solennel à tous les secteurs d'activités qui ne disposent pas encore de cet instrument à s'inspirer de l'exemple du secteur privé de sécurité, tout en les rassurant de la disposition du gouvernement à les accompagner, conformément aux textes en vigueur et dans l'intérêt des travailleurs comme des employeurs.
Lefaso.net
Source : Page facebook du ministère des Serviteurs du Peuple