Cet article est extrait de l’ouvrage Géopolitique des fruits et légumes (IRIS Éditions/Eyrolles Éditions, 2026), sous la direction de Sébastien Abis et d’Anaïs Marie.
Ils sont présents dans notre quotidien, bons pour la santé et riches en couleurs. Ils bénéficient d’un grand capital sympathie. Fruits et légumes composent nos repas, structurent nos prises alimentaires et garnissent généreusement le panier des ouvrages traitant de cuisine ou de jardinage… De quoi en oublier, parfois, pour ne pas dire très souvent, leur dimension géopolitique.
C’est donc ici l’objectif principal de ces pages : proposer une perspective longue et large relative aux fruits et légumes. Derrière le rappel de fondamentaux et le décryptage de tendances planétaires se dévoilent des dynamiques agricoles, climatiques, économiques, politiques et sociales qui peuvent surprendre le consommateur. Et donc le cueillir à froid. Plantons ici le décor avec quelques points de repère afin de vous inviter, par la suite, à croquer dans notre menu.
Les fruits et légumes sont clés dans la sécurité alimentaire mondiale. Ils assurent 15 % des apports caloriques globaux, représentent 30 % de la production agricole mondiale et 12 % des terres agricoles cultivées, soit environ 200 millions d’hectares (Mha). Cela correspond à deux fois et demie la taille totale de la France métropolitaine, un confetti sur le globe. Néanmoins, ces surfaces augmentent : elles ont doublé en cinquante ans, atteignant 132 Mha pour les légumes (tubercules et racines compris) et 68 Mha pour les fruits.
Alors que la population mondiale est passée de 4 milliards d’habitants à 8 milliards au cours du dernier demi-siècle, la demande en fruits et légumes a augmenté sur tous les continents. Plus de bouches à nourrir et une attractivité pour ces aliments en raison de leurs vertus nutritionnelles. Dans de nombreux pays, notamment les plus développés, les sociétés en veulent tout au long de l’année, indépendamment des saisons et des origines, la primauté étant donnée à la disponibilité sur les étals. Tous n’ont pas cette abondance. D’ailleurs, trois freins persistent à leur consommation universelle : des millions d’habitants doivent se contenter des récoltes locales, qui peuvent manquer fréquemment ; le prix des fruits et légumes limite parfois leur accessibilité ; la fraicheur de ces aliments reste complexe à garantir dans le temps ou dans des espaces dépourvus d’équipements de stockage performants.
Comme toujours en agriculture et dans l’alimentaire, la géographie s’exprime à plein régime. Les fruits et légumes sont doublement climatodépendants. Les conditions météorologiques conditionnent les volumes et la qualité des productions, mais aussi les pratiques de consommateurs, plus avides à végétaliser leur assiette en fonction des températures et de l’ensoleillement. Les fruits et légumes entrent aussi dans les verres, les pots ou les gourdes car boissons, yaourts ou compotes en raffolent. Retour sur Terre : dorénavant, environ 2 100 millions de tonnes (Mt) de légumes récoltés (tubercules et racines compris) et 950 Mt de fruits. C’est 3 fois plus qu’en 1975. Cela fait donc désormais 2 150 milliards de kilos par an. Nous convertissons, à dessein, pour que chacun puisse prendre la mesure du poids de ces productions. Blé, maïs et riz représentent ensemble 2 500 Mt si l’on compare les fruits et légumes avec les grandes céréales.
Qui sont les stars dans les champs ? Bananes avant tout, mais ensuite pastèques, pommes, raisins et oranges au rayon fruits. Oignons, concombres, choux, aubergines mais surtout tomates côté légumes. À l’échelle mondiale, ce sont les plus produits. Détour par la botanique pour expliquer nos choix. Tomates, concombres et avocats sont traités dans la partie fruits, car ils se développent après une fleur. Ce ne sont donc pas des légumes. Pour ces derniers, nous avons aussi intégré les tubercules, avec les pommes de terre et le manioc, deux cultures clés de l’alimentation mondiale. Les fruits et légumes sont aussi portés par la recherche génétique depuis des années, facteur déterminant dans l’accroissement des rendements et des variétés. Ils sont également au cœur du commerce, se positionnant même comme la catégorie de produits alimentaires la plus échangée au monde en valeur (230 milliards de dollars par an). Et pourtant, seuls 12 % des fruits et 6 % des légumes collectés sont internationalisés. Ces franchissements de frontières requièrent des infrastructures, des chaînes du froid, des transports multimodaux et des centres de distribution territoriaux. Entre marchés de gros, marchés de plein vent et supermarchés se font ensuite les courses.
Tous ces éléments, de la production à la consommation en passant par les différents maillons logistiques, industriels et sanitaires s’intègrent dans le paysage mondial des affaires internationales. Les capacités et les intentions des acteurs ne sont pas homogènes. États et entreprises rivalisent pour être compétitifs sur ce secteur stratégique des fruits et légumes. Bien plus qu’un segment marginal, il s’agit d’un domaine attractif pour les investisseurs puisque ces aliments cochent potentiellement toutes les cases de l’alimentation durable, saine et bonne. Ce serait aller trop vite en besogne, les situations étant plus complexes et plus tranchées que cela.
Mais, puisque l’on parle de travail, concluons cette mise en appétit par un rappel vital : sans femmes ni hommes dans le maraîchage et l’arboriculture, sans ces agriculteurs, ces agricultrices et ces entrepreneurs et entrepreneuses, dans la nature et dans les serres, point de fruits et de légumes sur nos tables. À moins d’une révolution robotique de grande ampleur ou d’un régime sévère collectif. La prospective géopolitique passe toujours par des voies inévitables et des scénarios contrastés.
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Germany's failure to secure a non-permanent seat on the UN Security Council is more than a diplomatic setback. It is a structural signal; and a credibility problem. For decades, Germany cultivated a reputation as an honest broker: a power that applied international law consistently. That reputation has taken damage. Germany's hesitant position toward Israel’s conduct in Gaza and Lebanon, and its evasive response to the US’ intervention in Venezuela, have seeded a perception of selectivity – that international legal norms are called for when politically convenient, and set aside when one’s own history or current dependencies make this difficult. In a world where countries from across Africa, Asia and Latin America are increasingly attentive to such inconsistencies, this matters. Credibility, once spent, is difficult to rebuild.
Germany's failure to secure a non-permanent seat on the UN Security Council is more than a diplomatic setback. It is a structural signal; and a credibility problem. For decades, Germany cultivated a reputation as an honest broker: a power that applied international law consistently. That reputation has taken damage. Germany's hesitant position toward Israel’s conduct in Gaza and Lebanon, and its evasive response to the US’ intervention in Venezuela, have seeded a perception of selectivity – that international legal norms are called for when politically convenient, and set aside when one’s own history or current dependencies make this difficult. In a world where countries from across Africa, Asia and Latin America are increasingly attentive to such inconsistencies, this matters. Credibility, once spent, is difficult to rebuild.
Germany's failure to secure a non-permanent seat on the UN Security Council is more than a diplomatic setback. It is a structural signal; and a credibility problem. For decades, Germany cultivated a reputation as an honest broker: a power that applied international law consistently. That reputation has taken damage. Germany's hesitant position toward Israel’s conduct in Gaza and Lebanon, and its evasive response to the US’ intervention in Venezuela, have seeded a perception of selectivity – that international legal norms are called for when politically convenient, and set aside when one’s own history or current dependencies make this difficult. In a world where countries from across Africa, Asia and Latin America are increasingly attentive to such inconsistencies, this matters. Credibility, once spent, is difficult to rebuild.
L’étau se resserre autour des meurtriers de Mehdi Kessaci, d’origine algérienne. Mardi, quatre nouveaux suspects ont été interpellés à Marseille. La victime n’est autre que […]
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Zum Auslaufen des Tankrabatts äußert sich Tomaso Duso, Leiter der Abteilung Unternehmen und Märkte im DIW Berlin und Vorsitzender der Monopolkommission, wie folgt:
Der Tankrabatt geht zu Ende, und die Bilanz fällt gemischt aus. Bis Mitte Juni wurde die Steuersenkung zum großen Teil, aber nicht vollständig weitergegeben – nach den Schätzungen der Monopolkommission zu etwa 85 bis 90 Prozent. In der vergangenen Woche jedoch zogen die Preise bereits spürbar an, und die Weitergaberate fiel unter 50 Prozent. Das ist ökonomisch besonders problematisch, weil gerade in diesen Tagen viele Verbraucher*innen noch einmal vollgetankt haben. Die Mehrbelastung traf also einen großen Teil des Absatzes. Und auch nach Auslaufen des Tankrabatts sind die Preise heute um 12 Uhr wieder sprunghaft und kräftig gestiegen – bei einzelnen Kraftstoffsorten um mehr als zehn Cent pro Liter.
Für mich bestätigt das vor allem eines: Das eigentliche Problem sitzt nicht an der Tankstelle, sondern auf den vorgelagerten Stufen bei Raffinerien und Großhandel. Ein befristeter Rabatt ändert daran nichts: Er verschiebt nur, wann und bei wem das Geld landet.
Am Ende bleibt festzuhalten: Der Tankrabatt war eine teure und sozial unausgewogene Maßnahme. Ein Teil davon – nach Schätzungen der Monopolkommission 100 bis 200 Millionen Euro, nach dieser Woche möglicherweise sogar mehr – ist bei der Mineralölindustrie hängengeblieben. Zudem haben Vielfahrer*innen am stärksten profitiert, die überproportional zu den einkommensstärkeren Haushalten zählen. In einer Knappheitssituation hat er außerdem die falschen Anreize gesetzt. Der Tankrabatt war damit von Anfang an das falsche Instrument – und es ist richtig, ihn auslaufen zu lassen.
Érdeklődéssel vártam, várom az új magyar kormány viszonyulását a határon túli magyarokhoz. Persze, tudom, nem kell türelmetlennek lenni, hiszen a kormány beiktatása alig több mint 50 napja történt, még a terület felelőseinek kinevezésén is alig száradt meg a pecsét. Bizalomkeltő, hogy a választási kampányban, majd közvetlenül a voksolás után többször is elhangzott, hogy a nemzet […]
Articolul Egy miniszteri nyilatkozatról apare prima dată în Kolozsvári Rádió Románia.
Written by Clare Ferguson with Áine Feeney
Ireland is a parliamentary republic, with a bicameral parliament. The country currently elects 14 Members to the European Parliament. This will be the country’s eighth EU Council presidency. This year, the Irish Presidency’s main political priorities are competitiveness, promoting European values, and security. It will prioritise delivery on simplification, improving the single market, and advancing the energy transition.
Unsurprisingly, digital and prowess in artificial intelligence is also a focus, given that Ireland features in the top five EU Member States on research and innovation. The Irish Presidency will have to formulate a position on several legislative packages in this area, including the Digital Omnibus on data.
Ireland’s high trade in services is also likely to drive continued efforts to build a mutually beneficial EU-US trade and investment relationship during its presidency. Another focus is to boost relationships with other trading partners, including Switzerland and countries in Asia and the Middle East.
Defence and enlargement are also central themes, as Ireland seeks to ‘defend and vindicate’ European values within the EU and globally, with particular emphasis on Ukraine and ongoing conflicts in the Middle East, and progressing accession negotiations with Montenegro, Albania, Moldova, and Ukraine.
With the aim of reaching an agreement among Member States on the EU’s multiannual financial framework for 2028 to 2034 before the end of the year will mean continued intensive discussions on the EU’s own-resources system to finance the budget.
Preparing the presidency has long been under way, with various Irish delegations coming to Brussels. Most recently, the President of the European Parliament, Roberta Metsola, along with political group leaders visited Dublin to meet with leaders including President Catherine Connolly and Taoiseach (prime minister) Micheál Martin.
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