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Updated: 9 hours 53 min ago

Nappe de poussière à Ouagadougou : La météo informe que la majeure partie du pays pourrait être affectée

Wed, 25/03/2026 - 00:00

Les habitants de la ville de Ouagadougou se sont réveillés ce 24 mars 2026 sous une nappe de poussière. Selon les services météorologiques, cette couche de poussière serait en provenance du Nord du pays et affectera progressivement la majeure partie du territoire aujourd'hui et demain.

Cela entraînera une forte réduction des visibilités, une dégradation notable de la qualité de l'air ainsi qu'une atmosphère poussiéreuse sur plusieurs régions. Les populations sont donc invitées à adopter des bons réflexes comme le port de masque ou de foulard. La prudence en circulation devra aussi être de mise et les déplacements inutiles sont à éviter. Il est aussi recommandé de protéger les enfants, les personnes âgées et fragiles.

www.lefaso.net
Source : Page Facebook météo

Categories: Afrique

Burkina Faso : 34 nouveaux administrateurs certifiés font leur sortie

Tue, 24/03/2026 - 23:01

La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), à travers l'Académie internationale pour la gouvernance et le leadership économique (AIGLE), a organisé ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou la cérémonie officielle de sortie des 5e, 6e et 7e promotions du programme de Certificat d'administrateur des sociétés et des entreprises (CAS-AIGLE).

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat, après avoir satisfait à l'ensemble des exigences académiques et d'assiduité.

Au cours de leur parcours, les participants ont bénéficié d'un programme de formation d'environ 100 heures. Celui-ci a été dispensé sous forme de sessions intermittentes sur une période de six mois, ainsi qu'en formule intensive sur deux semaines. La formation comprenait également deux jours de simulation de sessions de conseil d'administration, permettant aux auditeurs de se confronter à des situations concrètes de prise de décision.

Le programme était structuré autour de plusieurs modules notamment la gouvernance d'entreprise, les rôles et responsabilités des administrateurs, la stratégie et la gestion des risques, la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la lecture et l'analyse des états financiers. Les auditeurs ont également été formés au leadership, à l'éthique et à la déontologie liés à la fonction d'administrateur.

Au nom des promotions sortantes, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon aréaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines

Selon le directeur de l'AIGLE, Dr Rodrigue BALIMA, l'académie a organisé, au titre de l'année 2025, douze sessions de formation consacrées au programme de certification. Les sessions se sont tenues à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso pour les promotions 5 et 6, tandis que la 7e promotion a suivi une formation intensive à Accra, avant de compléter son parcours à Ouagadougou.

Il a également indiqué que les auditeurs ont exprimé un niveau élevé de satisfaction à l'issue de la formation, avec un score global de 83,60 %, dont 86,78 % pour le contenu des formations et 83,93 % pour l'appréciation des formateurs.

Présidant la cérémonie, le secrétaire général du ministère en charge de l'industrie, Alassane Ouédraogo, a salué l'initiative de la Chambre de commerce et de l'AIGLE, qui contribue au renforcement des capacités des dirigeants et administrateurs d'entreprises. Il a également souligné que la réussite des ambitions économiques du Burkina Faso passe nécessairement par une gouvernance responsable, éthique et performante.

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat

« La réalisation de l'ambition portée par la révolution progressiste populaire requiert des ressources humaines de qualité. Je voudrais saluer l'engagement de la Chambre de commerce et de l'industrie qui, à travers ses programmes de formation, apporte sa part contributive au renforcement des capacités des administrateurs de sociétés et de dirigeants d'entreprises. Chers impétrants, vous qui avez pris part à ce programme de certification, soyez fiers des compétences acquises qui donneront un nouveau départ à vos carrières respectives. Au regard de notre ambition de voir émerger des champions nationaux dans tous les secteurs d'activité économique, j'invite les chefs d'entreprises à s'intéresser à ce programme de formation », a déclaré le représentant du patron de la cérémonie.

Il a saisie l'occasion pour féliciter le comité de gestion de l'AIGLE et encouragé le monde des affaires à consommer sans modération les produits issus du programme de certification des administrateurs pour le bien de leur business et la prospérité du Burkina Faso.

Le président du comité de gestion de l'AIGLE, Tertius Zongo, a pour sa part félicité les nouveaux certifiés et les a invités à faire preuve de responsabilité dans l'exercice de leurs fonctions. Selon lui, la formation d'administrateurs compétents constitue une réponse aux défis liés notamment à la transmission des entreprises et à la pérennité du tissu économique national.

Une signature de convention a également eu lieu au cours de la cérémonie

« Assurer la continuité d'une entreprise suppose prévoyance et méthode. Ce n'est pas un évènement, c'est un processus qui se prépare. Elle suppose surtout une gouvernance vertueuse et cette gouvernance est ce qui transporte une initiative individuelle à une institution. Elle est ce qui permet à l'entreprise de résister aux épreuves. Elle est ce qui garantit que l'entreprise ne repose pas sur un homme, mais sur des principes. Et c'est tout le sens de l'action entreprise par l'AIGLE. En formant des administrateurs compétents, responsables, conscients de leurs missions, l'AIGLE contribue à l'émergence d'une génération de dirigeants qui sont mieux préparés à comprendre que créer une entreprise est un acte entrepreneurial. Mais la transmettre avec succès, c'est un acte de leadership. Et nous avons besoin de leaders dans ce pays », a-t-il déclaré.

Au nom des promotions sortantes par ailleurs directrice générale de BSIC Burkina, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon a salué la qualité de la formation reçue et réaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines.

« Aujourd'hui, nous ne recevons pas simplement un certificat, nous recevons un mandat, celui d'améliorer la gouvernance dans nos entreprises et dans notre pays. Être administrateur, ce n'est pas occuper un siège. C'est porter une vision et défendre l'intérêt de l'institution au-delà des intérêts individuel », a-t-elle affirmé.

Les nouveaux certifiés sont issus de diverses structures publiques et privées. On y dénombre notamment 20 administrateurs et dirigeants d'entreprises et 14 directeurs de service, provenant d'une vingtaine d'entreprises et d'institutions.

Plusieurs autorités ont pris part à cette rencontre

La cérémonie de remise des attestations a également été marquée par plusieurs panels, ainsi qu'une communication sur le thème : « Transmission d'entreprise : défis et clés de succès », animée par Dr Issaka Kargougou, expert en gouvernance des entreprises familiales.

Le communicateur principal a formulé cinq recommandations majeures pour améliorer la transmission des entreprises. Il a notamment appelé à renforcer les actions de sensibilisation afin de briser les tabous autour de la succession, à mieux intégrer la transmission des entreprises familiales dans les politiques publiques, à structurer un marché d'experts pour accompagner ces processus, à revoir la fiscalité liée à la transmission et à renforcer l'accompagnement ainsi que la protection des entreprises privées stratégiques par l'État.

Les panélistes ont réagi en mettant l'accent sur les conditions nécessaires à une transmission réussie. Le président de l'Ordre national des experts-comptables, Yacouba Traoré, a insisté sur l'importance de la qualité de l'information financière, tandis que le président de l'Ordre des notaires du Burkina Faso, Yacouba Dembélé, a souligné la nécessité de mécanismes juridiques solides, notamment la rédaction de pactes d'actionnaires.

De son côté, le secrétaire général de la Chambre de commerce du Niger,Abdourhamane Seyni, a partagé l'expérience de son pays en insistant sur l'importance d'une vision claire et d'une bonne gouvernance pour assurer la pérennité des entreprises. Enfin, des responsables de l'Institut marocain des administrateurs ont présenté leur expérience en matière de formation et de renforcement des compétences des administrateurs de sociétés.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Réformes des avis environnementaux : L'État engage le dialogue avec le secteur minier

Tue, 24/03/2026 - 22:47

Le ministère de l'Agriculture, des ressources animales et halieutiques, à travers l'Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE), a organisé une journée d'échanges avec les acteurs du secteur minier et les sociétés de carrières autour des nouvelles orientations relatives aux délais de délivrance des avis environnementaux. La rencontre s'est tenue ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, la délivrance des avis environnementaux est une procédure par laquelle l'État autorise ou non la réalisation d'un projet susceptible d'avoir un impact sur l'environnement. Encadrée par le Code de l'environnement, elle repose sur l'analyse d'une étude d'impact environnemental et social. Cet avis peut être favorable, assorti de conditions ou défavorable. Il vise à garantir la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux avant la mise en œuvre de tout projet, notamment dans les secteurs minier, agricole ou industriel.

Conformément aux orientations du ministre d'État, ministre de l'agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, cette rencontre a été organisée avec les acteurs miniers et les sociétés de carrières afin de les informer des nouvelles procédures de délivrance des avis environnementaux. Auparavant, l'obtention de ces avis pouvait prendre entre trois et quatre mois. Désormais, ce délai est réduit à un maximum de 26 jours. Il était donc important de porter cette information à la connaissance des différents acteurs concernés.

Les différentes parties prenantes présentes à l'échange

Trois communications ont été prévues à cette occasion. La première a porté sur les nouvelles procédures, avec une réduction des délais de délivrance des arrêtés environnementaux à 26 jours maximum, contre plus de trois à quatre mois auparavant. La deuxième communication a concerné les plans de réhabilitation et de fermeture. Tout projet minier doit impérativement disposer d'un tel plan afin d'assurer la remise en état des sites après exploitation. La troisième communication a porté sur le suivi des plans de gestion environnementale et sociale. Ces plans regroupent l'ensemble des prescriptions contenues dans les arrêtés environnementaux. Il s'agit de s'assurer que les acteurs mettent effectivement en œuvre les mesures prévues.

Les acteurs ont salué l'organisation de cette rencontre, qu'ils ont qualifiée d'instructive.

« Le secteur minier et celui des carrières occupent une place stratégique dans le développement économique de notre pays. C'est dans cette perspective que le ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques a engagé des réformes visant à améliorer l'efficacité, la transparence et la célérité des procédures administratives, notamment en ce qui concerne la délivrance des avis environnementaux. Les nouvelles orientations que nous examinons aujourd'hui traduisent notre volonté d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations récurrentes liées aux délais, tout en maintenant un niveau d'exigence élevé en matière de protection de l'environnement. Il ne s'agit pas seulement de réduire les délais, mais aussi de mieux structurer les processus, de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de garantir la prévisibilité des décisions administratives. Notre ambition est claire : concilier attractivité du secteur extractif et exigence environnementale. Cette rencontre constitue donc un cadre privilégié pour un dialogue franc et constructif. Vos expériences, vos préoccupations et vos propositions seront essentielles pour enrichir la mise en œuvre de ces nouvelles orientations et assurer leur appropriation par tous », a déclaré le directeur de cabinet du ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Alassane Guiré.

Le Ministère a exhorté les acteurs à plus de rigueur

L'ANEVE joue un rôle central dans le processus de délivrance des avis environnementaux. Elle est chargée d'examiner et d'évaluer les études d'impact environnemental et social soumises par les promoteurs de projets. Concrètement, elle analyse la qualité des études, vérifie la prise en compte des impacts environnementaux et sociaux et formule des recommandations techniques à l'attention du ministère en charge de l'environnement, qui délivre ensuite l'avis final. L'ANEVE assure également le suivi de la mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale afin de s'assurer du respect des engagements pris par les promoteurs.

À gauche, Alassane Guiré a rappelé l'importance de respecter les règles et directives fixées par l'État

Le directeur général de l'ANEVE, Ousseini Ouédraogo, a souligné : Cette rencontre marque le début d'une série d'échanges qui seront organisés avec l'ensemble des parties prenantes. Dans un premier temps, les acteurs du secteur minier sont concernés. Par la suite, des rencontres seront tenues avec les acteurs du secteur privé à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ainsi qu'avec les consultants en cours d'agrément. Lors de cette rencontre, un accent particulier a été mis sur les plans de réhabilitation et de fermeture, compte tenu de l'impact environnemental significatif des activités minières. Toutes les exploitations doivent ainsi prévoir et appliquer des mesures de réhabilitation une fois leurs activités terminées. À ce jour, la majorité des mines industrielles disposent de plans de réhabilitation, même si certains nécessitent une actualisation. En revanche, aucune mine semi-mécanisée n'a encore élaboré de plan de réhabilitation et de fermeture. C'est la raison pour laquelle ces acteurs avaient été conviés à cette rencontre. Leur absence est regrettable. Toutefois, d'autres sessions seront organisées afin de les sensibiliser à l'importance de ces dispositifs. À l'heure actuelle, aucune mine semi-mécanisée n'a soumis de plan de réhabilitation et de fermeture aux services compétents », a-t-il indiqué.

« Le ministère s'inscrit dans une dynamique de réforme et d'amélioration continue de ses services », a souligné Ousseini Ouédraogo

Cette rencontre d'actualisation a été appréciée positivement par les acteurs. Mamoudou Ouédraogo, représentant d'une société minière, salue le raccourcissement des délais de délivrance des avis environnementaux, qu'il considère comme une avancée importante pour le secteur. Selon lui, cette mesure facilite la mise en œuvre rapide des projets miniers, en permettant aux opérateurs d'obtenir plus rapidement les différents permis nécessaires, un processus jusque-là long et contraignant. Il encourage donc l'État à poursuivre dans cette dynamique.

Mamoudou Ouédraogo a félicité l'État pour cette actualisation des procédures

Samirah Bationo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Actionnariat populaire : L'APEC à la conquête des travailleurs de la Loterie nationale burkinabè

Tue, 24/03/2026 - 22:30

Dans le cadre de sa campagne nationale de sensibilisation à l'entrepreneuriat communautaire, l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC) a tenu, ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre avec le personnel de la Loterie nationale burkinabè (LONAB). Objectif : mobiliser les travailleurs autour de l'actionnariat populaire, pilier de la stratégie de financement endogène du développement prônée par les autorités burkinabè.

« Au lieu de compter en permanence sur les ressources extérieures, nous avons une force interne que nous n'avons pas encore éprouvée », a souligné le directeur général de l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC). Pour lui, l'actionnariat populaire constitue un levier stratégique pour mobiliser l'épargne nationale et financer des projets structurants, créateurs d'emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

C'est pourquoi l'APEC a fait le choix de mener une communication de proximité en sensibilisant les populations et les travailleurs de différentes institutions, afin qu'ils comprennent le bien-fondé de cette décision des autorités de promouvoir l'actionnariat populaire.

Une stratégie de maillage territoriale « ambitieuse »

S'inscrivant dans cette logique, l'Agence dit avoir déployé une stratégie « ambitieuse » visant à couvrir l'ensemble du territoire national. « Nous avons recruté une centaine d'agents pour couvrir déjà 30 points focaux provinciaux », a indiqué Karim Traoré, précisant que les 17 autres points focaux seront bientôt opérationnels. Une démarche qui traduit, selon lui, la volonté de toucher directement les populations à la base, tout en renforçant la communication institutionnelle auprès des structures étatiques et des grandes entreprises.

Karim Traoré, directeur général de l'APEC (au milieu)

Parmi les réalisations concrètes déjà engagées, l'APEC met en avant la production du concentré de tomates naturel « Adia ». Le directeur général a également indiqué qu'une deuxième usine est également en construction à Tenkodogo ; et qu'une mine semi-mécanisée en phase terminale à Gaoua devrait bientôt produire son premier lingot d'or, illustrant la diversification des investissements portés par l'APEC.

Freiner l'exode des bras valides

« Il s'agit d'une initiative majeure que nous saluons et que nous sommes prêts à accompagner », a déclaré le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, insistant sur la nécessité pour le Burkina Faso de s'appuyer sur ses propres capacités pour impulser une transformation sociale durable.

Selon lui, l'initiative d'actionnariat populaire pourrait contribuer à freiner l'exode de la main-d'œuvre, notamment dans certaines régions comme le Nakambé, où de nombreux jeunes quittent le pays pour des activités agricoles à l'étranger, notamment la culture de la tomate.

Harouna Zarani, directeur général de la Loterie nationale burkinabè

« Au-delà de son aspect financier, l'actionnariat populaire est présenté comme un véritable projet de société. Il vise à faire de chaque Burkinabè un acteur du développement économique, en lui offrant l'opportunité de participer activement à la construction du tissu entrepreneurial national. Ce n'est pas seulement un mécanisme financier, c'est un appel à la participation, un levier d'inclusion économique », a insisté M. Zarani.

Il a invité l'ensemble du personnel de la LONAB à s'approprier ce mécanisme et à y adhérer massivement.
Le directeur général de l'APEC a également salué l'accueil de la LONAB et appelé à la mise en place de points focaux au sein de l'institution afin de faciliter la diffusion de l'information auprès du personnel.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Photos : SIDWAYA

Categories: Afrique

A découvrir au Ciné Burkina : « Maman déteste ma Belle-Mère » le nouveau film plein de suspense !

Tue, 24/03/2026 - 22:04

Ne manquez pas l'événement cinématographique du moment !

Le Ciné Burkina vous invite à découvrir « Maman déteste ma Belle-Mère » le nouveau film plein de suspense !

Une coproduction Waati Films, Gemme 7 Prod et Christall Production, écrite et réalisée par Oumar Dagnon, avec au générique des talents comme Flora Ilboudo, Laure Guiré, Aaron Ouédraogo, Landy Gala, Issaka Sawadogo et Désiré Yaméogo.

Du 23 mars au 5 avril 2026, aux séances de :
∙ 18h30
∙ 20h30
∙ 22h30

Entrée : 2 000 F / 2 500 F

Venez en famille, entre amis ou en couple pour partager un moment de pur divertissement made in Burkina. Soutenons le cinéma africain, soutenons nos artistes !

Categories: Afrique

Protection du Faso Dan Fani : Plus de 20 millions de textiles illicites saisis

Tue, 24/03/2026 - 21:56

Le coordonnateur général de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a présenté le bilan d'une vaste opération de saisie de fils de tissage et de pagnes importés, ce mardi 24 mars 2026, à Ouagadougou.

Cette intervention, qui a permis de retirer du marché des produits d'une valeur totale de 20 504 725 francs CFA, s'inscrit dans le cadre de la politique nationale de promotion et de protection de la production locale.

Le gouvernement maintient fermement l'interdiction d'importation de ces articles afin de soutenir l'industrie textile nationale et de valoriser le savoir-faire des artisans locaux.

La BMCRF a réitéré son appel au strict respect de la réglementation en vigueur, avertissant que tout contrevenant s'expose à des sanctions rigoureuses conformément aux textes régissant le commerce au Burkina Faso.

Lefaso.net
Source : Ministère du de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat

Categories: Afrique

Trois formations certifiantes, avril 2026 : Saisissez l'opportunité d'obtenir un certificat délivré par un institut sous-régional interétatique.

Tue, 24/03/2026 - 20:00

Lien d'inscription : https://forms.gle/hiHeruL7KAjMw1BM6

Formation 1 : Système d'information géographique (Qsis, arcGis, exploitation de drones…) : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)

Objectif : Cette formation vise à doter les participants de compétences pratiques en cartographie numérique, analyse spatiale et collecte de données géographiques. Les participants apprendront à utiliser QGIS et ArcGIS, ainsi que les drones pour la cartographie et la collecte de données, afin de produire des cartes professionnelles et d'appuyer la planification territoriale, les projets de développement et la prise de décision basée sur les données spatiales.

Formation 2 : Finance climatique et la finance verte : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)

Objectif : Cette formation vise à permettre aux participants de comprendre les mécanismes de la finance climatique et de la finance verte, d'identifier les principaux bailleurs et fonds de financement, et de maîtriser les canevas de montage de projets afin de concevoir des projets climatiques solides et éligibles aux financements internationaux.

Formation 3 : Maîtrise de RuralInvest et des outils numériques de suivi-évaluation des projets : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)

Objectif : Cette formation vise à renforcer les compétences des participants dans l'analyse, la planification et le suivi-évaluation des projets de développement, à travers l'utilisation de RuralInvest et d'outils numériques modernes (notamment l'intelligence artificielle).

Les participants apprendront à analyser la rentabilité des investissements, collecter et gérer les données de terrain et suivre efficacement la performance des projets afin d'améliorer leur impact et leur gestion.

Categories: Afrique

Cour des comptes : Un espace enfant pour les mamans

Tue, 24/03/2026 - 17:19

Ce mardi 24 mars 2026, la ministre en charge de l'action humanitaire, la lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, représentée par le directeur général de la famille et de l'enfant, Benjamin Ouédraogo, a procédé à la mise en service officielle de l'espace enfant des mamans à la Cour des comptes. À travers cette initiative, la Cour entend jouer son rôle non seulement dans le contrôle des finances publiques, mais aussi dans la promotion des bonnes pratiques de gouvernance sociale.

" Assurer cumulativement et dans la performance les tâches de mère, de maman et les tâches professionnelles au service." S'il y a un défi auquel la femme est livrée chaque jour, c'est bel et bien ceci. Et la mère à la Cour des comptes, à l'instar des autres mamans ne fait pas exception." Voilà le constat fait de prime abord par le premier président de la Cour des comptes, Latin Poda, qui, tout comme les autres, n'ignore pas les réalités auxquelles les femmes font face. Pour lui, le sacrifice de ces dernières est immense et dans l'institution qu'il dirige, il a pu le constater.

"Nous osons croire que d'autres structures sauront copier votre exemple", coordonnateur de la cellule genre de la Cour des comptes, Alphonse Narré

"Malgré ses qualités (parlant de la mère), il n'est pas rare d'apercevoir par moment des marques de faiblesse. Je ne peux pas tout citer, mais je me permettrai de vous souffler quelques-unes parmi lesquelles. Par moments, des bébés dans les bras de leurs mamans au bureau, signe que la mère n'a pas eu d'autre choix ; des enfants à bas âges avec leurs nourrices dans les couloirs des bureaux ou les recoins des services de la Cour ; des parents partagés entre devoir de service public et devoir parental. Nous voyons, nous entendons et nous sommes conscients de l'équation combien difficile à laquelle vous faites face" a-t-il confié.

" Il vous appartient d'entretenir ce cadre, de l'animer et de le diriger", Latin Pisa aux mamans

Pour les soulager dans cette tâche non moins difficile, la cellule genre de la Cour des comptes dont le coordonnateur de la cellule genre est Alphonse Narré, a souhaité l'érection d'un espace enfant. Selon M. Poda, cette initiative permettra de renforcer la promotion de l'égalité des chances entre les femmes et les hommes ; du bien-être des agents publics ; la valorisation de la famille comme socle de la cohésion sociale ; la construction d'un capital humain solide pour un Burkina Faso résilient.

Les mamans à la Cour des comptes se satisfont de cette initiative

"Pourquoi ces espaces dans les structures publiques et privées ? Les raisons sont à la fois économiques, sociales et stratégiques : amélioration de la performance au travail ; réduction de l'absentéisme et des retards ; promotion du leadership féminin ; investissement dans le capital humain ; renforcement du vivre-ensemble" se convainc le premier président de la Cour des comptes. Pour la ministre en charge de la solidarité nationale, la lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, représentée par le directeur général de la famille et de l'enfant, cette initiative est à saluer.

"Cela permet à la famille d'être beaucoup plus épanouie", Benjamin Ouédraogo

"Nous avons une très bonne appréciation de cette initiative. Elle entre vraiment dans le cadre de la protection de l'enfant. Ce joyau qui a été inauguré présage d'un environnement sécurisé et à même d'assurer la bonne protection des enfants des travailleuses de l'institution qu'est la Cour des comptes... Pour un début, c'est déjà bien... Nous souhaitons que cette initiative fasse tache d'huile au niveau des autres institutions, et qu'elles s'en inspirent et en fassent de même chez elles" a-t-il souhaité.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique

ONU Femmes : Notre compatriote Temaizian Aline Napon nommée Représentante Résidente au Niger

Tue, 24/03/2026 - 17:15

Temaizian Aline Napon, Représentante résidente d'ONU Femmes a officiellement présenté ses lettres d'accréditation au Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l'extérieur du Niger ce lundi 23 mars 2026. L'information est rapportée par ONU femmes Niger sur sa page Facebook.

Cet exercie marque le début officiel du mandat de Temaizian Aline Napon et s'inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre ONU Femmes et les autorités nigériennes, au service de la promotion de l'égalité des sexes, de l'autonomisation des femmes et des filles, ainsi que de la mise en œuvre des engagements nationaux et internationaux.

ONU Femmes a réaffirmé son engagement à accompagner le Niger dans la réalisation de ses priorités, notamment en matière de Femmes, Paix et Sécurité.

Qui est Dr Témaizian Aline Napon

Dr Témaizian Aline Napon est une dirigeante chevronnée du développement international et de l'action humanitaire, cumulant plus de vingt-cinq ans d'expérience dans la gestion stratégique, le plaidoyer et la gouvernance organisationnelle, selon sa présentation officielle sur le site de ONU Femmes.

Avant sa nomination, elle a exercé comme Directrice Pays de World Vision International en République démocratique du Congo, dirigeant une opération importante.

Elle a également été Directrice Pays de CARE International en RDC et Directrice Régionale de Christian Aid International pour le Sahel, pilotant des interventions humanitaires, de résilience et de protection centrées sur les droits des femmes et des filles.

Dr Napon a par ailleurs occupé des fonctions régionales auprès d'Oxfam en Afrique de l'Ouest ainsi que plusieurs postes de direction au sein de WaterAid au Burkina Faso et au Mali.
Dr Napon est titulaire d'un PhD en sciences politiques, d'un MBA, d'un Master en Communication pour le Développement et d'un Bachelor en Communication. Elle a reçu un doctorat honorifique en 2022 ainsi que le Prix Africain du Leadership Féminin (2023).

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Source :
Page Facebook ONU-Femmes Niger

Categories: Afrique

Burkina : Bientôt un Congrès national de cancérologie

Tue, 24/03/2026 - 17:13

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, une délégation de responsables de sociétés savantes engagées dans la lutte contre le cancer au Burkina Faso. Selon la Direction de la communication de la Primature qui rapporte l'information, la délégation était conduite par le Pr Nayi Zongo, président de la Société burkinabè de prévention et de chirurgie des cancers (SOBUPCCAN), et comprenait également des membres de la Société burkinabè de radiothérapie oncologique (SOBURO). Les échanges avec le chef du gouvernement ont porté sur l'état de la lutte contre le cancer au Burkina Faso ainsi que sur l'organisation du tout premier congrès national de cancérologie.

Au cours de l'audience, la délégation a exprimé au Premier ministre sa satisfaction pour les multiples efforts entrepris par le Gouvernement en faveur de l'accès des populations aux soins. Parmi les acquis majeurs, le Pr Nayi Zongo a cité la gratuité du dépistage, notamment des cancers féminins, renforcée par le déploiement de cliniques mobiles, ainsi que l'accès désormais effectif à la radiothérapie pour les patients burkinabè. À cela s'ajoutent les subventions pour les examens diagnostiques, ainsi que des investissements conséquents dans les infrastructures et les équipements de pointe.


À l'issue de la rencontre, le Pr Nayi Zongo a salué l'opportunité d'échanger avec le Premier ministre. « Nous avons présenté nos sociétés savantes, fait le point de la lutte contre le cancer au Burkina Faso et exprimé notre souhait d'organiser le premier congrès national de cancérologie. Nous souhaitons que Son Excellence Monsieur le Premier ministre en soit le patron, afin de donner tout son sens à cet événement historique », a-t-il indiqué.


Le Premier ministre a rassuré la délégation de la poursuite des efforts du Gouvernement pour l'amélioration continue du plateau technique et du renforcement des compétences afin d'assurer aux populations une meilleure prise en charge sanitaire. Il a également salué l'esprit de collégialité entre les sociétés savantes et exprimé sa satisfaction pour la tenue du congrès.


Placée sous le thème « Souveraineté sanitaire et lutte contre le cancer dans un contexte de défi sécuritaire et humanitaire », cette rencontre scientifique vise à réunir l'ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le cancer. Selon le Pr Zongo, l'objectif de cet évènement est d'harmoniser les approches et de renforcer les efforts déjà engagés par les pouvoirs publics. Ce congrès devrait également contribuer à améliorer la qualité du diagnostic et de la prise en charge des cancers, dans l'optique de réduire significativement la mortalité liée à cette maladie.


Faisant le point de la situation nationale, il a relevé des avancées notables enregistrées ces dernières années. Grâce aux actions conjuguées du Gouvernement et des spécialistes, le cancer est aujourd'hui mieux connu des populations, avec des progrès significatifs en matière de prévention et de traitement. Malgré ces avancées, des défis subsistent. Il s'agit notamment du renforcement de la formation des spécialistes afin de couvrir l'ensemble des régions sanitaires du pays, ainsi que de l'amélioration de l'accessibilité des équipements de prise en charge dans toutes les zones sanitaires.

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Source : DCRP/Primature

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Grand Hommage du Numérique – Burkina Faso (GHN-BF 2026) Appel à propositions de candidatures

Tue, 24/03/2026 - 17:09

L'Initiative pour la Gouvernance de l'Internet au Burkina Faso (IGF-BF) lance un appel à proposition de candidatures dans le cadre du Grand Hommage du Numérique – Burkina Faso 2026, visant à distinguer des personnalités ayant contribué de manière remarquable au développement du numérique au Burkina Faso.
Les candidatures peuvent être proposées par des particuliers ou des organisations et doivent mettre en avant l'impact, le leadership et l'engagement des candidats dans des domaines tels que la gouvernance, l'entrepreneuriat, l'innovation, la souveraineté ou l'inclusion numériques.

Les dossiers seront examinés par un comité de sélection selon des critères de transparence et d'excellence.
L'IGF-BF invite l'ensemble des acteurs du numérique à proposer des profils inspirants afin de valoriser les bâtisseurs de l'écosystème numérique national.

Période de soumission : du 23 au 31 mars 2026 à 23h59

Lien de soumission : https://urls.fr/xk9GQq
Ouagadougou, le 23 mars 2026

Pour le Bureau Exécutif,
Le Président

Hermann OUEDRAOGO

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IN MEMORIAM : Hommage au professeur canadien Louis SABOURIN (01/12/1935 – 11/09/2025) : Un Burkinabè d'honneur et de cœur

Tue, 24/03/2026 - 17:08

Windg lùi dâbur _ ti téng-râmb pa mi tàabà. "Depuis quand le soleil est-il tombé pour que ceux du même village ne se reconnaissent pas ? " C'est l'un des proverbes en mòoré, la langue la plus répandue au Burkina Faso, que le professeur canadien Louis Sabourin a choisi de citer dans sa brillante Leçon inaugurale de la rentrée de l'année académique 2004-2005 de l'Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) donnée dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères à Ouagadougou le 24 janvier 2005. Le thème - « Les relations internationales et la diplomatie au service de la paix et du développement » – était et reste d'actualité.

Un grand ami du Burkina et de l'Afrique

M. Louis Sabourin a joué un rôle important dans le processus de création de l'IDRI qui est devenu l'INHEI (Institut national des hautes études internationales) et qui ambitionnait à sa création d'être un centre régional d'excellence pour la formation de cadres diplomatiques africains. Il a tenu lui-même à rappeler que d'autres personnalités ont contribué à porter sur les fonts baptismaux en 2001 et à donner corps à cet établissement, dont M. Ablassé Ouédraogo, qui, ministre des Affaires étrangères, accepta dès 1995 la recommandation faite par la Conférence des Ambassadeurs tenue en 1994 à Goundi près de Koudougou, à l'effet de créer l'Institut et qui entreprit les premières démarches dans ce but précis, ainsi que MM. Pierre Claver Damiba, Zéphyrin Diabré, le professeur Benoit Kambou, les ambassadeurs Mouhoussine Nacro et Rigobert Kongo pour ne citer que quelques-uns.

Il aurait eu 90 ans le 1er décembre 2025 mais il est hélas décédé le 11 septembre au Centre hospitalier de santé McGill de Montréal au Canada. Il a laissé dans le deuil et dans une profonde tristesse son épouse Agathe, ses trois enfants Pierre, Nicole et Nathalie et leurs conjoints respectifs Erin, Richard et Ron, ses 9 petits-enfants François (et sa conjointe Caroline), André, Camille, Louis, Laurent, Benoît, Julien, Geneviève et Émilie, son arrière-petit-fils Zacharie, plusieurs parents ainsi que de très nombreux amis sur tous les continents. Les Burkinabè d'ici et d'ailleurs qui ont eu l'occasion de faire sa connaissance ont sans aucun doute été touchés par ce deuil, tant il est vrai que l'illustre disparu a su témoigner sous diverses formes son attachement au « pays des hommes intègres », à ses nationaux et à sa culture.

Pour ma part, son décès m'a d'autant plus affecté que j'ai eu l'insigne honneur de compter parmi ses amis depuis que j'ai eu le privilège d'ouvrir l'ambassade de Haute-Volta au Canada en septembre 1973 et d'en être le premier ambassadeur résident à Ottawa jusqu'en 1981. Nous sommes restés très proches depuis lors et je peux attester que Louis Sabourin avait effectivement un attachement particulier pour mon pays qu'il a visité à plusieurs reprises au point que je le considère comme un Burkinabè d'honneur et de cœur. A ce titre, il a bien mérité que lui soit attribué en janvier 2005 la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso
1975. Réception à l'ambassade de Haute-Volta au Canada

(de gauche à droite : M. Sabourin, Mme Ouédraogo,
Mme Sabourin, l'ambassadeur Ouédraogo Louis Dominique)

Au cours de sa Leçon inaugurale, le Professeur Sabourin avait ainsi déclaré devant son auditoire, parmi lesquels SEM Youssouf Ouédraogo, le ministre des Affaires étrangères de l'époque et l'ambassadeur Mouhoussine Nacro, premier directeur de l'IDRI et précédemment en poste à Ottawa de 1995 à 2003 : « Je profite de cette occasion solennelle pour réitérer mon profond attachement envers le Burkina Faso. En effet, c'est grâce à un Voltaïque, le regretté Salfo Albert Balima, dont j'ai fait la connaissance à mon entrée à l'Institut d'études politiques de Paris en 1956, que j'ai appris à découvrir et connaître votre pays ainsi que l'Afrique.

Au cours des cinq décennies suivantes, j'ai entretenu avec Albert des liens qui dépassaient ceux de l'amitié. Une véritable fraternité nous a suivis, lorsqu'il a servi son pays au Secrétariat général du premier gouvernement voltaïque, puis à titre de Secrétaire général du Pacte de la défense de l'Union africaine et malgache, de conseiller auprès du cabinet du Secrétaire général de l'ONU, à New York, de représentant résident du PNUD en République Centre Africaine, de conseiller économique auprès du Président Lamizana et de Directeur général de l'École internationale de Bordeaux ».

En apprenant le décès de M. Sabourin, le ministre des Affaires étrangères, SEM. Karamoko Jean Marie Traoré, a tenu à présenter ses sincères condoléances à la famille Sabourin « au nom des plus hautes autorités » du Burkina.

Outre ses missions en 1996 et 2000 relatives au projet de création de l'IDRI, M. Sabourin était déjà venu à Ouagadougou en 1976 en tant que président du Conseil scientifique de l'École internationale de Bordeaux afin de solliciter l'accord du président Lamizana pour que M. Albert Balima soit nommé directeur de cette École. En 1977 il était de nouveau à Ouagadougou pour participer à une conférence de l'Institut du Sahel qui avait lieu à l'Assemblée nationale, et c'est dans cette enceinte que lui fut transmis le télégramme lui annonçant son élection à la présidence du Centre de développement de l'OCDE dont le siège est à Paris. Il en a retiré la conviction que le Burkina lui portait la baraka. En l979, en sa qualité de président de ce Centre, il décida que la première conférence internationale organisée hors de Paris aurait lieu à Ouagadougou.

Cette réunion, qui portait sur « les migrations en Afrique de l'Ouest », fut présidée par le ministre Georges Sanogoh. En 1984, alors que j'étais Secrétaire général du ministère des relations extérieures, Louis Sabourin a été présent à Ouagadougou le 4 août, date historique s'il en est, puisque c'est le jour où la République de Haute Volta devint le Burkina Faso et les Voltaïques des Burkinabè. Son dernier séjour en terre burkinabè date de décembre 2010.

A l'initiative de l'Association des anciens fonctionnaires des Nations Unies au Burkina Faso (AAFNU-BF) dont j'étais membre et sous le parrainage de l'ambassadeur du Canada, SEM Jules SAVARIA, il donna le 8 décembre une conférence tenue au CENASA sur le thème « Les rapports Canado-Africains après 50 ans d'indépendance ». En dépit d'un emploi du temps très chargé, il insista pour que je l'accompagne pour une visite de courtoisie à Mgr Vito Rallo, le Nonce apostolique de l'époque, et à l'Archevêque de Ouagadougou, futur Cardinal Philippe Ouédraogo, ainsi qu'à Tenkodogo afin d'y présenter ses condoléances à la famille de son ami Albert Salfo Balima (décédé le 18 avril 2004) et s'incliner sur sa tombe.

Un professeur émérite et un spécialiste réputé des questions de développement et de coopération internationale

Mais qui était Louis Sabourin ? Sa prestigieuse carrière est rappelée dans sa notice biographique accessible sur Wikipedia et sur le site de l'Académie pontificale des sciences sociales. On en retiendra entre autres qu'il est diplômé des Universités d'Ottawa, de la Sorbonne, de l'Institut d'études politiques de Paris, de l'Université Columbia (New York) et membre du Barreau du Québec. Après avoir débuté sa carrière de professeur en 1958 au département de sciences politiques de l'Université d'Ottawa, dont il devint le plus jeune doyen en 1965, il l'a poursuivie en tant que professeur à l'École nationale d'administration publique de Montréal de 1984 à 2007 et comme professeur invité de plusieurs universités au Canada (McGill University ; Université Laval ; Université de Montréal), en France (Paris I-Sorbonne, Université de Paris-V ; Université d'Aix-en-Provence ; Institut international d'administration publique) et aux Etats-Unis d'Amérique (Northwestern University ; Kellogg Institute for International Studies ; University of Notre-Dame). Il a également enseigné à l'Académie d'administration publique de Hanoï (2000) au Vietnam et à l'Université de Cotonou au Bénin.

Au Canada, le professeur Sabourin a été le fondateur de l'Institut de coopération internationale de l'Université d'Ottawa (ICI) en 1968 et du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) en 1985. Comme mentionné plus haut, il a été président du Conseil scientifique de l'École internationale de Bordeaux (1974-92) et président du Centre de développement de l'OCDE (1977- 1982). Ses compétences ont été sollicitées au Vatican où il a été membre du Conseil Pontifical Justice et Paix (1984-1995) et membre de l'Académie Pontificale des Sciences Sociales (1994) ainsi que par plusieurs organisations du système des Nations unies, notamment l'ONU, le PNUD, la CNUCED et l'UNESCO. Outre sa participation à la création de l'IDRI au Burkina Faso, il a également contribué à l'établissement d'entités de formation au Cameroun, au Niger, en République démocratique du Congo et en Haïti.

Sa notoriété lui a valu de nombreuses distinctions honorifiques dont celles de Docteur honoris causa de l'Université nationale du Bénin (1973) et de la Sorbonne (1998), de lauréat des universités de Nantes, Djakarta et Bangkok. Dans son pays il a reçu entre autres le Prix d'excellence de l'Institut canadien d'administration publique en 2010 et a été décoré comme Officier de l'Ordre national du Québec (2018), membre de l'Ordre du Canada (2018) et Officier de l'ordre de Montréal (2019). Ses décorations étrangères les plus notables sont celles de Chevalier de la Légion d'Honneur de France (1989) et de Chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso (2005). En 2013, l'ENAP de Montréal a créé le Prix Louis Sabourin remis chaque année à l'étudiant ou l'étudiante ayant obtenu la meilleure moyenne au programme en administration internationale.

« Le savoir n'habite pas une seule maison »

Lors de la cérémonie d'hommage à l'illustre disparu tenue à Montréal le 2 octobre 2025, son fils Pierre Sabourin, ancien sous-ministre adjoint aux affaires étrangères du Canada, a notamment déclaré : « Nous ne sommes pas ici pour dire adieu à Papa car le souvenir du mari aimant, du père, du grand-père et arrière-grand-père bienveillant, du collègue apprécié, du professeur admiré, et de l'ami attachant demeurera toujours dans nos mémoires. Mon père croyait profondément que la connaissance ne se limite pas à un seul lieu, à une seule personne ni à une seule expérience. D'ailleurs le titre de ses mémoires est « Le savoir n'habite pas une seule maison ». Papa croyait profondément que le savoir se construit dans le partage, dans la rencontre et dans le respect de la diversité humaine. Tout au long de sa vie, il a incarné ces valeurs, en famille comme dans sa carrière internationale ».

Oui, assurément, le savoir n'habite pas une seule maison, et par extension, il n'est l'apanage exclusif d'aucun pays, aussi puissant soit-il. Par exemple, dans le secteur important de la santé, s'il est vrai que le prix Nobel de médecine 2025 a été attribué à trois découvreurs d'un mécanisme de tolérance immunitaire, à savoir le japonais Shimon Sakaguchi, professeur honoraire de l'université d'Osaka et les américains Mary Brunkow de l'Institute for Systems Biology à Seattle et Fred Ramsdell, « scientific advisor » pour Sonoma Biotherapeutics à San Francisco, il est tout aussi vrai que les recherches menées par le Professeur Halidou Tinto sur les vaccins contre le paludisme à Nanoro, une petite bourgade de 50 000 âmes au Burkina Faso, lui ont valu d'être retenu par le magazine scientifique britannique Nature sur sa fameuse Nature's 10, la liste des dix personnalités scientifiques mondiales qui ont marqué l'année 2023, une distinction qu'avait déjà reçue en 2017 son compatriote le géophysicien Lassina Zerbo, à l'époque secrétaire exécutif de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) basée à Vienne.

Arpenteur du monde, Louis Sabourin a visité plus de 150 des 193 membres actuels de l'ONU. Il sait donc de quoi il parle lorsqu'il écrit dans le prologue de ses Mémoires : « Toujours, que ce soit dans le pays le plus pauvre ou le plus riche, j'ai appris des gens que j'ai visités et compris la diversité du monde grâce à ces rencontres internationales ». C'est dire combien ceux qui, par ignorance et avec condescendance ont traité les États africains de « pays de m… », auraient sans doute beaucoup appris en suivant les enseignements du Professeur Sabourin. Excellent pédagogue, il a voulu que ses petits-enfants et visiteurs occasionnels prennent conscience de cette diversité du monde en aménageant dans sa résidence secondaire « Les Alpinnas » un circuit pédestre qu'il a appelé « Les sentiers du monde ». « Que de places et d'amis à connaître ». Ce message sur une pancarte invite au voyage et à la découverte. Nombreux sont les ambassadeurs africains en poste à Ottawa qui ont été ses hôtes dans ce magnifique domaine situé au bord du lac des Sitelles à 125 km de Montréal entre Granby et Sherbrooke.

Les Sentiers du Monde

Une plume prolifique a été déposée à jamais

Mon cher Louis, tu as clos ta Leçon inaugurale de 2005 en citant un autre proverbe du terroir burkinabè : « Liul kobgo kuisa yingri là a baasdà ténga » ("La plume de l'oiseau s'envole en l'air, mais elle termine sur terre "). Toi, tu as déposé à jamais ta plume qui a été si prolifique. En effet, tu as été l'auteur de plusieurs publications dont seize monographies, trente chapitres dans des ouvrages collectifs, une cinquantaine d'articles dans des revues scientifiques, annuaires et cahiers ainsi que deux cents autres articles dans des journaux et périodiques. Tu as couvert des sujets aussi variés que « Le système politique du Canada : institutions fédérales et québécoises » ; « Les organismes économiques internationaux » ; « La recherche d'un emploi dans les organisations internationales » ; « Les démocraties sont-elles gouvernables » ; « L'Église catholique et le développement international : du refus de la logique des blocs à la solidarité dans l'épreuve mondiale » ; « L'évolution des politiques d'aide au développement : la pratique des pays membres du Comité d'Aide au Développement (CAD) de l'OCDE et des pays membres de l'OPEP » ; « The Governance of Globalization ».

Fin gourmet et œnophile confirmé – en 1981 tu as été intronisé Grand officier des Chevaliers du Tastevin en France – tu as même publié « Propos et propositions gastronomiques », un guide des restaurants de Paris. Par tes multiples écrits, tu auras largement contribué à faire en sorte que le savoir n'habite pas qu'une seule maison. Nous sommes nombreux à avoir attendu en vain l'opportunité de voir en librairie tes Mémoires, cette dernière œuvre au titre si évocateur qui, nous l'espérons, sera publiée à titre posthume.

Mon cher Louis, tu es parti rejoindre ton ami et frère Albert Salfo Balima. Vous avez été mes devanciers en 1956 à l'Institut d'études politiques de Paris, section Relations internationales et j'ai été fier de suivre vos pas en 1963, ce qui a sans doute contribué à tisser entre nous des liens si étroits. Je ne te dis pas adieu mais au revoir, car j'ai la foi que nous nous reverrons, quand le jour viendra. Comme on dit chez moi, « Wend na maneg f rengtaore / Que Dieu t'accueille en devancier avec bienveillance ».

Ambassadeur Louis Dominique OUEDRAOGO
Ancien inspecteur et ancien président du Corps commun
d'inspection du système des Nations unies.

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Burkina : Lancement de la plateforme e-dimaakia pour l'achat des billets d'avion pour l'administration publique

Tue, 24/03/2026 - 17:07

Le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo et son homologue en charge de la Transition digitale, Dr Aminata Sabane/Zerbo, ont procédé ce mardi 24 mars 2026, au lancement officiel de e-dimaakia. Selon le service communication du ministère de l'économie qui rapporte l'information, la plateforme e-dimaakia intervient dans l'achat de billets de transport aérien de l'administration publique.

Elle est le fruit d'une synergie d'actions entre le ministère de l'Économie et des Finances et celui de la Transition digitale et s'inscrit en droite ligne des ambitions du gouvernement dans la digitalisation des services de l'administration publique pour une plus grande efficacité et une transparence.

Parmi les avantages qu'offre cette nouvelle plateforme, l'on note une transparence accrue grâce à une visibilité complète sur les processus d'achat, ainsi qu'une traçabilité renforcée via une mémoire numérique des transactions. E-dimaakia permet également d'accélérer les procédures, d'optimiser les coûts par une mise en concurrence systématique et de rationaliser les dépenses publiques en limitant les dérives. De plus, elle favorise la professionnalisation des acteurs à travers des règles claires et équitables, tout en contribuant à la modernisation de la commande publique.

www.lefaso.net

Source : DCRP/MEF

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Messe de requiem de Kagambège Simon

Tue, 24/03/2026 - 17:00
Categories: Africa, Afrique

Avis de recrutement d'un(e) (1) spécialiste en spécialiste en hygiène, sante, sécurité, environnement pour le compte du projet régional de corridor économique Lome-Ouagadougou-Niamey

Tue, 24/03/2026 - 16:40

La Banque mondiale accompagne le Togo, le Burkina Faso et le Niger dans la mise en œuvre du Projet Régional de Corridor Economique Lomé-Ouagadougou-Niamey (PCE-LON) avec une enveloppe globale de 470 millions USD dont 260 millions USD pour le Burkina Faso sur la période 2021-2027.
Le projet s'aligne avec les stratégies nationales des trois (3) pays et les objectifs d'intégration régionale portés par les communautés économiques régionales : I'UEMOA.

Ce projet dont l'objectif est d'améliorer la connectivité régionale et les infrastructures communautaires socio-économiques le long du corridor entre les capitales du Togo, du Burkina Faso et du Niger, contribuera à réduire les coûts et délais de transports pour les marchandises burkinabè et nigériennes, à augmenter le commerce transfrontalier entre les 3 pays et à améliorer l'économie locale et communautaire le long de la zone d'influence du corridor, en désenclavant les pôles de croissances économiques et en fournissant les infrastructures communautaires.
Dans chacun des 3 pays le projet est piloté par une Unité de Coordination dotée d'un personnel technique et de coordination.

Au Burkina Faso, le PCE-LON est placé sous la tutelle technique du Ministère de la Construction de la Patrie (MCP) et la tutelle financière du Ministère de l'Economie et des Finances (MEF).
Dans le cadre de la mise en œuvre dudit Projet, une Unité de Gestion du Projet a été mise en place sous la responsabilité d'un Coordonnateur de Projet. Afin d'exercer pleinement sa mission, cette unité de gestion doit être renforcée par un(e) Spécialiste en Hygiène, Sante, Sécurité, Environnement.
A cet effet, le MCP souhaite recevoir des candidatures de personnes qualifiées pour le poste d'un(e) Spécialiste en Hygiène, Sante, Sécurité, Environnement.

l- DESCRIPTION DU POSTE ET QUALIFICATIONSIEXPERIENCES REQUISES

A- Mission/responsabilités/tâches du poste

Placé sous l'autorité du Coordonnateur, le spécialiste en Santé et Sécurité au Travail a pour responsabilité de garantir la maîtrise des risques dans les activités du Projet afin de promouvoir
la sécurité des travailleurs et celles des populations dans les zones des travaux. Plus spécifiquement, il/elle assurera les tâches suivantes .
contribuer à mettre en place un système de management HSSE basé sur les normes IS045001 et ISO 14001 ; aider à l'élaboration et au déploiement du système de management HSSE sur les chantiers , effectuer des visites de suivi périodiques sur les sites des ouvrages en matière de gestion des risques d'hygiène, de sécurité et de sécurité au travail (HSST)

Identifier les dangers et les risques en santé, sécurité au travail et s'assurer que les mesures de prévention de risque HSST soient en place dès la conception d'une activité ou de la définition du cycle d'un sous-projet , veiller à ce que les entreprises et les missions de contrôles adoptent les procédures adéquates pour la prise en compte des questions HSST, pour gérer les risques et les impacts dans ces domaines au cours des travaux , participer activement à la gestion des incidents et tenir un registre des incidents/accidents de tous les chantiers du projet , appuyer la réalisation des audits ES réguliers sur les chantiers , mettre en place et suivre les indicateurs de performance des sous-projets en matière de
HSE et produire les rapports de suivi ; formuler des propositions d'amélioration des conditions de travail sur les chantiers , mettre en place des actions préventives en matière de HSST procéder à la réalisation de l'enquête d'investigation dans les délais requis en cas de déclenchement d'un ESIRT s'assurer de la sensibilisation des travailleurs, les populations riveraines pour leur permettre de prévenir et de faire face à des accidents , tenir des réunions spécifiques et rédiger les procès-verbaux y afférents pour les besoins du dispositif de suivi supervision , veiller à ce que les entreprises disposent de politique de sécurité et de programme en santé, sécurité au travail et de procédures de travail sécuritaires ; vérifier l'efficacité des procédures de travail sécuritaires et faire prendre les mesures correctrices qui s'imposent en cas de besoin , évaluer la robustesse des systèmes de gestion HSS pour les activités des sous-projets mis en œuvre , évaluer pour la mise en œuvre des travaux, la supervision quotidienne et le suivi de l'implémentation d'un système HSE, y compris les aspects liés aux mises à niveau des infrastructures afférentes, à l'utilisation régulière des EPI, etc.

évaluer le dispositif d'engagement de la direction des travaux, en ce qui concerne les pratiques HSE, les protocoles d'enquête, l'organigramme et les dispositions institutionnelles pour la supervision, les canevas de rapports et de la documentation (y compris les audits réguliers) , organiser et/ou évaluer les programmes de formation et leur diffusion auprès des parties prenantes ; fournir des recommandations détaillées d'actions pour améliorer les systèmes HSE existant, y compris le renforcement des exigences de formation, l'amélioration de la supervision sur place ,
contribuer à l'élaboration du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) du Projet.

B- Qualifications et expériences professionnelles requises Le/la candidat(e) doit .
être titulaire d'un diplôme d'Ingénieur ou Master en Hygiène, Sécurité, Environnement et gestion des risques, (Bac +5) ou tout autre diplôme équivalent dans les domaines connexes comme la santé, l'hygiène industrielle ;
avoir une expérience professionnelle générale d'au moins 7 ans dans la gestion des risques santé-sécurité en milieu de travail ,

avoir au moins cinq (05) ans d'expériences en entreprise ou en mission de contrôle dans le suivi/supervision de travaux de construction d'infrastructures (de préférence en routes) en tant que Spécialiste principal HSE dans des projets financés par la Banque mondiale ou autres bailleurs multilatéraux ,
avoir un certificat couvrant le domaine de la santé sécurité au travail, la sécurité de la construction ou la sécurité incendie et la maîtrise des risques tel que ISO 45001 ou NEBOSH
avoir une connaissance approfondie de la réglementation nationale en matière de santé et sécurité au travail

avoir une connaissance des procédures de la Banque mondiale en matière de gestion environnementale et sociale et en matière d'hygiène, sécurité et gestion des risques professionnels ,
avoir le certificat octroyé suite à la formation en ligne sur le nouveau cadre environnemental et social de la Banque mondiale sera un atout.

ll- CONDITIONS GENERALES ET MODALITES DE RECRUTEMENT

A- Conditions générales de recrutement et de travail

Lella candidat(e) au poste de Spécialiste en sauvegarde sociale et genre doit - être de nationalité burkinabè ;
être agé de dix huit (18) ans au moins au plus au 31 décembre 2025 - être de bonne moralité
être en bonne santé physique et mentale ,
avoir le sens de la discrétion et de la confidentialité
avoir le sens des relations humaines et les aptitudes pour travailler en équipe , - accepter de travailler en équipe et sous pression ; - être immédiatement disponible.
Lella candidat(e) sélectionné(e) sera classé(e) conformément à l'annexe Il du décret N 0 20211383/PRES/PM/MEFP du 31 décembre 2021 portant règlementation générale des projets et programmes de développement exécutés au Burkina Faso et rémunéré(e) suivant la grille salariale de l'annexe III dudit décret.

Pour les cadres de l'Administration Publique, le/la candidat(e) devra disposer d'un acte administratif matérialisant sa mise en position de détachement auprès dudit projet ou de sa mise en position de disponibilité. La date d'effet de cet acte doit être la date de prise de service de l'intéressé(e).
Le poste à pourvoir est régi par un contrat de travail à durée déterminée de deux (02) ans avec possibilité de renouvellement sur toute la durée de mise en œuvre du projet suivant les résultats de l'évaluation annuelle des performances.

Le poste d'affectation est basé au siège de l'Unité de Gestion du Projet (UGP) qui est à Ouagadougou, avec la possibilité d'effectuer des missions de terrain dans la zone d'intervention du projet ou au besoin dans d'autres lieux en relation avec l'exécution du projet.
B- Modalités de recrutement
Les dossiers réceptionnés feront l'objet d'une présélection. Seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contacté(e)s.
Les candidat(e)s retenu(e)s après cette phase, subiront une épreuve d'entretien oral devant un jury.

NB : Les candidatures féminines seront à compétence équivalente privilégiées.

III-COMPOSITION ET DEPOT DES DOSSIERS DE CANDIDATURE

A- Composition du dossier de candidature
Les candidat(e)s intéressé(e)s devront soumettre un dossier de candidature en langue française, en quatre (4) exemplaires dont un (1) original et trois (3) copies comprenant .
une demande manuscrite revêtue d'un timbre fiscal de 200FCFA, adressée à Monsieur le Secrétaire Général du MCP précisant l'intitulé du poste
un curriculum vitae (CV) daté et signé de cinq (05) pages maximum faisant état des diplômes obtenus, des expériences, des formations et des stages professionnels en lien avec le poste et mentionnant deux (2) personnes de référence n'ayant pas de lien de parenté avec le/la candidat(e) ni de lien avec un membre du PCE-LON

une lettre de motivation du postulant d'une (01) page maximum ,
une copie légalisée du diplôme requis pour le poste
une photocopie des certificats ou attestations de travail pertinents justifiant les expériences mentionnées dans le CV

une photocopie légalisée de la carte d'identité nationale ou du passeport en cours de validité.
NB : Le candidat retenu devra produire un casier judiciaire de moins de trois (03) mois et légaliser tous documents jugés indispensables avant l'engagement définitif.

B- Dépôt de candidature

Les dossiers de candidature seront reçus sous pli fermé (dans une enveloppe format A4) avec la mention du poste souhaité « Candidature pour le recrutement au poste de Spécialiste
en Hygiène, Sante, Sécurité, Environnement » à la Direction des Ressources Humaines du Ministère de la Construction de la Patrie sise à Gounghin, côté EST de l'Ecole Nationale des Travaux Publics du 25 mars au 16 avril 2026 (jour ouvrable) de 08 heures à 12 heures et de 13 heures à 15 heures.

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La crise des ressources en Europe ravive les tensions autour du Niger et du Sahel

Tue, 24/03/2026 - 12:01

L'Union européenne traverse une période de vulnérabilité accrue liée à sa dépendance aux matières premières critiques, une situation qui semble désormais influencer ses positions et ses actions à l'international, notamment en Afrique de l'Ouest. Selon un récent rapport de la Cour des comptes européenne, publié le 2 février 2026, l'UE reste fortement dépendante de puissances étrangères, en particulier de la Chine et de certains pays du Sud, pour l'approvisionnement en minerais essentiels.

Ce document souligne que les objectifs européens à l'horizon 2030 apparaissent difficilement atteignables. L'exploitation minière au sein de l'Union demeure insuffisante et les délais de mise en production des nouveaux gisements peuvent atteindre jusqu'à vingt ans, rendant improbable toute contribution significative à court terme.

Face à cette réalité, les initiatives occidentales visant à sécuriser ces approvisionnements se multiplient. Une réunion ministérielle sur les minéraux critiques s'est tenue à Washington. Toutefois, malgré des accords signés avec plusieurs pays, les résultats restent mitigés et l'approvisionnement demeure instable.

Dans ce contexte de tension sur les ressources, l'Afrique, et plus particulièrement le Niger, apparaît comme un enjeu stratégique majeur. Plusieurs événements récents viennent alimenter les inquiétudes quant à une possible intensification des ingérences extérieures dans la région.

Ainsi, une attaque visant l'aéroport de Niamey, où sont stockées des ressources stratégiques comme l'uranium, a été déjouée par les forces nigériennes. Selon les autorités locales, cette opération aurait été soutenue par des sponsors étrangers, à savoir la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire. « L'attaque de l'aéroport est inscrite dans un agenda de déstabilisation maladive. Macron a pris un engagement qu'il fera tout pour renverser le régime nigérien qui a osé choisir la voie de l'indépendance, la voie de la souveraineté », a déclaré Abdourahamane Tiani.

Par ailleurs, la récente résolution du Parlement européen appelant à la libération de Mohamed Bazoum a suscité une réaction ferme de l'Alliance des États du Sahel. Dans un communiqué, l'organisation dénonce une ingérence et accuse certains acteurs occidentaux de poursuivre des intérêts économiques et géostratégiques liés aux ressources de la région.

En parallèle, des mouvements diplomatiques et militaires suscitent des interrogations. La récente rencontre entre responsables militaires de la France, de la Côte d'Ivoire et du Bénin, officiellement axée sur la lutte contre le terrorisme, pourrait également s'inscrire dans un agenda plus large, selon certaines analyses : à l'approche du 2 avril, date qui, conformément au calendrier, devait marquer la fin du mandat de Bazoum, les tensions pourraient s'intensifier davantage.

Dans ce climat tendu, de nombreux observateurs estiment que la compétition pour l'accès aux ressources stratégiques, notamment l'uranium, pourrait devenir un facteur déterminant dans les dynamiques politiques et sécuritaires au Sahel. Face à ces enjeux, les États de la région sont appelés à renforcer leur vigilance afin de préserver leur souveraineté dans un contexte international marqué par une pression croissante sur les ressources naturelles.

Par Boukari Ernest

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L'Indépendance Énergétique : Un Impératif Stratégique pour le Burkina Faso et toute la région du Sahel

Tue, 24/03/2026 - 11:54

Dans un monde marqué par une instabilité croissante, la dépendance aux énergies fossiles n'est plus seulement un coût financier — c'est un risque stratégique majeur.

Pour un pays enclavé comme le Burkina Faso, les fluctuations du prix du baril et les incertitudes logistiques d'approvisionnement en pétrole pèsent lourdement sur la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d'achat des ménages.

Pourquoi le passage au solaire est-il une urgence ?

1. Réduire la dépendance aux énergies fossiles : Contrairement au pétrole qui doit parcourir des milliers de kilomètres par bateau et ensuite par camion, le soleil est une ressource disponible localement, partout, à volonté et gratuitement.

Réduire la dépendance aux énergie fossiles

Etablir une souveraineté énergétique et économique

2. Stabiliser les coûts de l'énergie : Alors que le prix du baril est volatile et imprévisible, le coût du kilowattheure solaire est fixe une fois l'installation réalisée. C'est la fin des mauvaises surprises sur les factures d'énergie.

Stabiliser le coût de l'énergie

3. Etablir une souveraineté Économique : Réduire les importations d'hydrocarbures, c'est renforcer notre balance commerciale réduire le poids des subventions sur le carburant et réinvestir ces ressources dans l'économie locale.

Etablir une souveraineté énergétique et économique

4. Monter en compétences : Créer des emplois, développer les connaissances et capacités interne pour produire de la valeur ajoutée dans le secteur porteur d'avenir qu'est celui du solaire aujourd'hui.

Monter en compétences

5. La pression démographique : Avec une croissance de la demande énergétique de 10% par an, l'écart entre l'offre et la demande ne cesse de s'agrandir ce qui pénalise le développement de nos entreprises.

La pression démographique et l'augmentation de la demande par habitant

6. Faire un geste écologique : Adopter le solaire, c'est réduire de façon considérable les émissions de gaz toxiques pour restaurer durablement la qualité de l'air de nos villes.

Faire un geste écologique

Le goulot d'étranglement ?

L'accès à des solutions de financement adaptées pour transformer ce potentiel solaire en réalité pour les entreprises et les ménages.

Il est temps de repenser nos modèles financiers et énergétiques pour bâtir une économie plus résiliente et autonome.

Source : Solar Dev

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Football : « Mon projet à moi c'est d'arriver dans le top 10 », Amri Abdou, coach des Étalons

Mon, 23/03/2026 - 23:12

Face à la presse ce lundi 23 mars à la salle de conférence du stade du 4 août, le sélectionneur des Étalons a défendu sa liste des 25 joueurs convoqués pour les deux matchs amicaux contre la Guinée Bissau. Il a aussi évoqué son projet d'arriver à intégrer les 10 meilleures nations africaines de football.

Les Étalons du Burkina Faso affrontent la Guinée Bissau les 28 et 31 mars respectivement à 18h pour le 1er match et 19h pour le second tous deux au stade du 4 août à Ouagadougou. Le coach, Amir Abdou a expliqué son choix des 25 joueurs pour la double confrontation et l'importance de pouvoir jouer les deux matchs à domicile.

Les coûts des tickets pour les deux matchs amicaux contre la Guinée Bissau vont de 2 000 FCFA à 100.000 FCFA.

La tête pensante de l'équipe des Étalons a fait savoir que ses choix reposent sur la performance des joueurs qui devront continuer de réaliser des bons matchs pour pouvoir prétendre à l'équipe nationale.

« Je veux des joueurs compétents, des joueurs qui peuvent apporter sur le terrain et qui peuvent être performants pour l'équipe nationale. Il y a d'autres joueurs qui vont venir en sélection qui seront aussi performants », a insisté le coach Amir Abdou.

Le staff technique est constitué de 7 membres dont l'ancien international burkinabè Jonathan Zongo qui occupe le poste de deuxième adjoint.

Le sélectionneur des Étalons a par ailleurs évoqué des voyages qu'il a eu à effectuer dans le but de pouvoir rencontrer des cadres. Il a rassuré que ses voyages s'inscrivent dans son objectif de pouvoir construire une équipe compétitive.

« La sélection que vous pouvez avoir, au mois de mars. Elle peut changer au mois de juin. Il n'y a personne qui va être sûr d'être là. L'objectif, c'est que les joueurs puissent respecter l'institut. C'est important » a-t-il laissé entendre.

Concernant le cas d'Ismaëlo Ganiou, qui a actuellement choisi l'équipe de France espoirs, le coach des Étalons a déclaré avoir des arguments afin d'essayer de convaincre ismaëlo Ganiou dans le futur.

« Je vais essayer de mettre tout en œuvre pour le faire revenir ici au pays. Ça ne va pas être facile, mais j'ai des arguments pour le faire revenir. Il n'est pas fermé, pour l'instant. », a confié Amir Abdou.

Les journalistes présents à la conférence de presse.

Le coach des Étalons a également dévoilé son équipe technique qui comprend 7 collaborateurs, dont deux assistants. Bouzaine Benaraïbi est le premier adjoint tandis que Jonathan Zongo occupe le poste de deuxième adjoint. Julien Redon rejoint l'équipe en tant que préparateur physique, tandis qu'Abdelilah El Bahlaoui occupe les fonctions de kinésithérapeute et nutritionniste, Faustin Bastide occupe le poste d'ostéopathe, Ibrahim Diop est l'analyste vidéo et Elhadji Abdoulaye Seck prend fonction en tant qu'analyste du jeu. Au staff de Amir Abdou vient s'ajouter l'ancien gardien des Étalons Daouda Diakité qui va occuper l'intérim en tant qu'entraîneur des gardiens.

L'entraîneur de l'équipe des Étalons a confié connaître la majorité des membres de son staff pour avoir eu à déjà travaillé avec certains.

« Pour moi, il était important de jouer ici. On avait plusieurs choix de jouer à l'extérieur. Mais le stade, depuis qu'il a été homologué, pour moi, il était important de jouer ici de retrouver le public de retrouver l'atmosphère du public. Et que les gens viennent au stade, que ce soit une fête pour eux » a-t-il expliqué tout en invitant les supporters à la mobilisation derrière l'équipe nationale.

Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net

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