La ministère des Affaires foncières veut renforcer la gestion et la sécurisation des archives foncières en RDC. Une formation de six jours destinée à plus de 200 cadres et agents de neuf circonscriptions foncières de Kinshasa a été lancée lundi 28 septembre dans la capitale. D’autres formations sont ensuite prévues dans plusieurs provinces du pays.
Si la protection des mineurs ne fait pas débat, nous péchons sur les moyens. Aucun système n’a la réponse parfaite. Mais entre le pouvoir des juges et celui de la technocratie, les approches américaine et européenne n’essaient-elles pas de répondre différemment aux mêmes problématiques ? Et ces deux approches ne sont-elles pas aujourd’hui en train de converger ? L’élaboration de la norme relèverait principalement de la case law (l’équivalent de notre jurisprudence) aux États-Unis, tandis qu’elle serait davantage le fait des administrations et des régulateurs en Europe. La formule est séduisante. Elle est aussi de moins en moins exacte. Des deux côtés de l’Atlantique, la régulation se façonne, affaire après affaire, dans les parlements et au sein des autorités de régulation et des tribunaux comme une sculpture que l’on dégrossit – ou que l’on grossit – par touches successives. Reste encore à trouver le graal de sa mise en œuvre.
Concluant trois années de procédure, Meta et une coalition de 47 États américains ont déposé une requête visant à homologuer un accord transactionnel inédit, susceptible de changer la manière dont les mineurs accèdent aux plateformes en ligne à grande échelle.
Sans reconnaître sa responsabilité, Meta s’est engagée à remodeler en profondeur le fonctionnement de Facebook et d’Instagram pour les utilisateurs mineurs, ainsi qu’à verser 12,1 milliards de dollars, voire 17,1 milliards si sa proposition a un effet systémique sur le secteur. Elle s’engage à une série de mesures : plafond cumulé de deux heures de connexion par jour sur les deux plateformes, coupure d’accès entre minuit et six heures du matin, algorithmes de fils de contenus personnalisés repensés pour en diminuer le caractère addictif et bien sûr techniques de vérification de l’âge des utilisateurs renforcées.
Le prétoire, une arme de régulation redoutable, plutôt qu’un raccourciMême au pays de l’innovation, la liberté d’entreprendre trouve ses limites.
Le paradoxe n’est qu’apparent. La protection des enfants figure parmi les rares sujets capables de fédérer responsables républicains et démocrates. Elle survient, de surcroît, à un moment où l’opinion publique américaine se montre moins enthousiaste à l’égard des nouvelles technologies, à commencer par l’intelligence artificielle.
Surtout, le système américain fait du contentieux un véritable levier de régulation, avec ses actions collectives, les « punitive damages » qui peuvent se chiffrer à des millions voire des milliards et les actions des procureurs généraux qui disposent d’un corpus juridique moins prescriptif qu’en Europe mais accompagné d’une panoplie d’outils de mise en œuvre mobilisable à leur guise. La perspective d’un procès, de coûts financiers considérables et de la divulgation de documents internes place les entreprises sous une épée de Damoclès qu’elles n’ont pas envie de voir tomber. L’accord Meta intervient aussi trois ans après le dépôt des plaintes et à l’issue de plus de deux années de négociations, surtout après un revers judiciaire essuyé par l’entreprise dans l’État du Nouveau-Mexique à l’été 2026.
L’accord en cours d’approbation n’est donc pas le fruit d’un simple coup de baguette magique du gendarme américain, il s’appuie aussi sur un cadre législatif, certes plus général qu’en Europe, ainsi que sur l’aboutissement d’un long bras de fer judiciaire.
Le DSA rapproche l’Europe d’une régulation par l’« enforcement »Le droit européen repose sur une architecture différente, privilégiant un corpus légal et réglementaire prescriptif et détaillé. Mais en matière de régulation du numérique, il a aussi intégré des règles issues des pratiques de régulation et de supervision, notamment avec le règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA).
Le législateur européen ne s’est pas borné à dresser une liste de pratiques interdites, ni à organiser la seule réparation de préjudices déjà survenus. Il impose aux très grandes plateformes d’évaluer et de maîtriser en permanence les risques systémiques liés à leurs services, y compris pour les mineurs.
Le système européen n’est pas le système américain et n’a pas vocation à le devenir. Ce n’est pas sa tradition et il n’en a pas les outils. Mais il s’en rapproche par un trait essentiel : la règle opérationnelle se précise affaire après affaire, au fil du dialogue entre le régulateur et les parties prenantes jusqu’aux décisions de la Commission européenne, responsable de la mise en œuvre des règles pour les plus grands acteurs.
La puissance normative européenne, à l’épreuve du chronomètreSur le fond, les autorités américaines et l’Union européenne visent les mêmes rouages économiques et techniques de l’architecture des plateformes numériques.
Les calendriers, eux aussi, se rapprochent. La procédure américaine a été engagée en octobre 2023 et a débouché sur un accord en août 2026. La Commission européenne a ouvert une enquête visant Meta en mai 2024 et présenté ses conclusions préliminaires sur la conception addictive de Facebook et d’Instagram en juillet 2026.
La différence majeure ne tient donc pas à la vitesse, mais à la forme de la contrainte. Aux États-Unis, la menace du procès et de conséquences financières considérables crée un rapport de force immédiat, presque frontal. Dans l’Union européenne, la pression s’exerce par une procédure administrative fondée sur l’évaluation et la réduction des risques, plus feutrée, mais tout aussi contraignante.
Il n’y a dès lors pas lieu de décréter la supériorité d’un modèle sur l’autre. La voie américaine peut produire des accords spectaculaires au terme de procédures longues et parfois incertaines. Le modèle européen, lui, s’appuie sur un cadre préventif dont l’efficacité reste à démontrer sur la durée.
Si la protection des mineurs ne fait pas débat, elle ne peut se contenter de slogans, ni s’abstenir de dialoguer avec les plateformes pour trouver des solutions intelligentes et opérationnelles. L’accord conclu avec Meta, s’il est encore loin de sa phase opérationnelle, renforce la pression pesant sur la Commission européenne pour démontrer, dans un délai politiquement acceptable, sa capacité d’action.
Si les promesses d’action immédiate gagnent du terrain, à l’image des propositions d’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs, elles ne sont pas forcément ni pertinentes ni efficaces. Le précédent français de la majorité numérique montre les limites de ces réponses d’affichage. En matière de régulation numérique, l’instantanéité politique et l’obsession législative sont de faux amis. Cherchons plutôt à travailler sur la mise en œuvre effective de nos règles et procédures.
Cette analyse a préalablement été publiée au sein de La Revue politique et parlementaire.
L’article Meta, régulation des plateformes et protection des mineurs : l’Amérique au prétoire, l’Europe en chantier est apparu en premier sur IRIS.
La société civile de Cikera-Kasha, dans la commune de Bagira à Bukavu (Sud-Kivu), alerte sur la dégradation de la situation sécuritaire dans ce quartier. Elle dénonce des cas de tracasseries et de banditisme nocturnes visant des habitants.
Le recensement et victoire des Léopards : deux sujets dominent la presse congolaise
Deux actualités retiennent particulièrement l’attention de la presse parue ce matin à Kinshasa : le lancement de la cartographie censitaire, première étape opérationnelle du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat, 42 ans après le premier recensement, et la victoire des Léopards de la RDC face au Zimbabwe dans les éliminatoires de la CAN 2027.
Rob Jetten, Prime Minister of the Kingdom of the Netherlands, addresses the High-level Meeting on Climate Action and the Just Transition on September 23. Credit: UN Photo/Laura Jarriel
By Oritro Karim
UNITED NATIONS, Sep 29 2026 (IPS)
The United Nations 2026 Climate Summit addressed critical strategies to mitigate the compounding impacts of the climate crisis and accelerate progress toward the Sustainable Development Goals (SDGs).
The summit brought together civil society actors, climate scientists, major energy producers and consumers, development experts, and world leaders on September 23 as part of the High-Level Week of the 81st session of the General Assembly (UNGA 81).
“The world is crying out for climate justice in mitigation, adaptation, and finance. We must answer that call with action, and we don’t have a moment to lose,” said UN Secretary-General António Guterres in his opening remarks. “But emissions are still rising when they must plummet, and fossil fuel expansion continues, defying science, economics, and common sense.”
“We have seen our fossil fuel dependence wreak havoc, driving up costs, draining budgets, squeezing households, and leaving countries at the mercy of conflicts and decisions far beyond their borders. Meanwhile, fossil fuel companies are banking windfall profits while everyday people foot the bill. Doubling down on oil and gas will only lock in vulnerability for decades,” Guterres added.
Nearly a decade after the adoption of the Paris Agreement, the summit comes as climate experts warn of a dangerous new phase in the global climate crisis. New findings project it is virtually “inevitable” that global temperatures will exceed 1.5°C above pre-industrial levels within the next ten years.
This overshoot presents widespread, multifaceted risks—from extreme weather patterns to escalating public health emergencies. Intensifying heatwaves, droughts, wildfires, storms, and floods continue to cause millions of deaths annually, drive mass displacement, and destroy critical infrastructure, particularly in low-lying coastal regions.
Prime Minister Tarique Rahman of Bangladesh—one of the world’s most climate-vulnerable regions—warned the General Assembly that up to 18 percent of the country’s coastal land could be entirely submerged by rising seas, endangering the security and livelihoods of tens of millions. President Naiqama Lalabalavu of Fiji also emphasized that over half of his country’s population lives within a kilometer of the shore, leaving communities at a significant risk of being exposed to natural disasters. He further noted that the stock of fish available to each Fijian is estimated to decline by nearly 25 percent by 2050, threatening widespread food insecurity across the region.
The compounding impact of these disasters is also linked to depressed crop yields—which significantly impact food insecurity, accelerate biodiversity loss, and cause widespread disease outbreaks. Higher temperatures directly drive the spread of vector-borne illnesses, while rising sea levels and flooding exacerbate waterborne diseases. As a result, countries worldwide continue to sustain massive economic and human costs while aid organizations and health sectors struggle to keep up with the influx of needs.
Tarique Rahman, Prime Minister of Bangladesh, addresses the High-level Meeting on Climate Action and the Just Transition. Credit: UN Photo/Laura Jarriel
“We just lived through the hottest July and August on record. Global sea surface temperatures are at a record high, and the worst is yet to come,” said Celeste Saulo, Secretary-General of the World Meteorological Organization (WMO). “We enter a dangerous terrain where we’re likely to cross a number of tipping point systems that not only regulate the stability of the climate system, but also fundamentally determine life support for human development.”
Numerous speakers also underscored the severity of an immensely powerful “Super El Niño” rapidly forming in the Pacific Ocean, which WMO has described as potentially the strongest in at least a millennium. Data from the National Oceanic and Atmospheric Administration’s (NOAA) Climate Prediction Center indicate a 90 percent chance that this El Niño will mark one of the most extreme weather events of the 2026-2027 winter.
Saulo warned that the global impacts of the impending El Niño will be massive and long-lasting and will cause 2026 to become the hottest year on record. Yvonne Aki-Sawyerr, Mayor of Freetown, Sierra Leone, told the General Assembly that damages in Africa alone could exceed USD 20 billion, with comparable losses projected across other highly climate-vulnerable regions.
The summit sets new goals for the international community: to return global temperatures to below 1.5°C as quickly as possible, limit the severity and duration of ongoing impacts from the overshoot, and facilitate the global transition to renewable energy. Guterres warned that the current generation sits at a critical turning point—it is the first to possess the tools to end the climate crisis and the last with the opportunity to avert a “climate catastrophe.”
The main pathways for climate action highlighted during the summit included increased intergovernmental cooperation, sustained investment in climate adaptation and resilience monitoring systems, and wider-scale deployment of renewable energy. In recent years, renewables have become significantly cheaper than traditional fossil fuels—such as coal, oil, and natural gas—while generating far lower emissions, facilitating sustainable development, and potentially averting hundreds of billions of dollars in climate-related losses worldwide.
While countries representing roughly 90 percent of all global emissions have submitted updated Nationally Determined Contributions (NDCs)—signaling widespread political commitment to the Paris Agreement in the midst of heightened geopolitical tensions—current NDCs are projected to continue to fall short of the emission reductions required to prevent an overshoot of the 1.5°C target.
Michael R. Bloomberg, the UN Secretary-General’s Special Envoy on Climate Ambition and Solutions and also founder of Bloomberg and Bloomberg Philanthropies, told the General Assembly that current financial contributions from the international community are insufficient, warning that these gaps in funding “can mean the difference between life and death.”
“More countries recognize that clean energy is essential to their security and economic stability. At the same time, while there’s still not enough climate funding going to developing countries, the amount has more than doubled since the Paris Agreement took effect,” said Bloomberg. “Now, we all know that’s not enough. Every day brings new evidence of the worsening harms of climate change.”
“No place on Earth is safe from climate change. Countries need more investment in resilient measures that protect people and in modern connected grids that will support the waves of clean energy installation. Both will require more of the kind of collaboration that has enabled progress over the past decade across government and business, philanthropy, nonprofits, and community leaders.”
IPS UN Bureau Report