Fish Value Addition Workshop in Ivory Coast.
By Sidi Tiémoko Touré and Essam Yassin Mohammed
ABIDJAN, Ivory Coast, Feb 19 2026 (IPS)
It is an indictment on the global food system that, despite having some of the richest and most endowed natural resources in the world and a burgeoning youth population, West Africa spends more than $2 billion a year importing aquatic foods to feed its people, almost half of which is spent by Côte d’Ivoire alone.
Fish has long been a cherished staple food in West African diets, providing around two-thirds of all animal protein and featuring in popular dishes such as the Ivorian classic, poisson braisé and Senegal’s thieboudienne.
Yet in recent years, the region’s fishing industry has struggled to meet demand with growing external pressures and threats. Some of the highest levels of illegal, unreported and unregulated (IUU) fishing in the world costs the region more than $9 billion annually, and increasing vulnerability to climate change is also impacting the sector.
These challenges to domestic production have coincided with a decline in fish consumption from more than 13kg per person a year in 2008 to just over 11.5kg in 2025, despite the ongoing popularity of fish and seafood.
From our perspective, Côte d’Ivoire, along with other West African countries, have enormous potential to embrace the investment rule to “fish where the fish are” and reclaim food sovereignty. Not only would a stronger domestic sector reduce the import bill, but it would also create much-needed jobs, especially for young people, as well as improving diets and food security by providing more highly nutritious fish and seafood.
In short, we believe that boosting homegrown aquaculture would allow West Africa to reap the full benefits of the blue economy.
To that end, Côte d’Ivoire is at the forefront of a transformative journey to get West Africa’s fishing industry back on course, setting an example for other countries.
To begin with, the country has launched an ambitious policy framework dedicated to growing the aquaculture sector, including inland fisheries, which extend the benefits beyond coastal communities.
The $25.6 million Project for the Development of Competitive Value Chains in Aquaculture and Sustainable Fisheries (ProDeCAP) focuses on improving marine, lagoon, and inland fisheries, increasing broodstock capacity, setting up commercial seed supply systems, and developing the fish feed industry. It aims to boost annual aquaculture production by 35,000 tons, adding to the country’s overall fish supply directly and indirectly benefiting around 700,000 people, around half of which are women.
Similarly, the Strategic Program for the Transformation of Aquaculture in Côte d’Ivoire (PSTACI) is focusing on four pillars to stimulate the domestic aquaculture sector. These include creating jobs, particularly for young people and in rural areas, as well as piloting innovations with demonstration projects to increase private investment, strengthening governance and boosting national capacities for supplying fishery products.
At the same time, Côte d’Ivoire will invest $3 million in a new Aquaculture Research Innovation Hub (ARIH), led by global research centre WorldFish. The hub, which will focus on improving feed, genetics and fish health, will help fill the gaps in research and innovation to modernise the sector.
The hub will bring WorldFish’s global expertise to West Africa, leveraging 50 years of innovation in small-scale fisheries and aquaculture. In 2023 alone, WorldFish developed 70 innovations, upskilled almost 120,000 small-scale fishers, farmers, extension officers, suppliers, students, and community workers, and facilitated the production of 436,600 tonnes of farmed fish using improved tools and technologies.
All of these efforts will help fast-track the growth of the sector and leapfrog the conventional trajectory of unsustainable practices by streamlining the adoption of best practices and proven technologies.
But beyond policy, research and innovation, the final piece of the puzzle is the development of the broader value chain to ensure every link that connects the sector is resilient and effective.
For this, Côte d’Ivoire and neighbouring countries need strong private sector partnerships to establish and grow reliable supplies of young fish as well as feed markets, processing infrastructure and sales platforms.
This element is crucial because in each of these stages lies untapped opportunities for new jobs and new sources of food and nutrition. The growth of the aquaculture sector is especially important for women, who can find diverse opportunities in processing and selling fish and other aquatic foods.
To extend the adage: teaching a man to fish might help feed him for a lifetime, but transforming an entire fishing and aquaculture sector will feed, nourish, employ and build resilience across a whole country.
West Africa has both the natural resources and demand for a thriving regional fishing industry. Strategic investments, policies and partnerships are now coming together to make this a reality, offering a swell of opportunities for others to come on board and ride the wave of Africa’s blue economy.
H.E. Sidi Tiémoko Touré, Minister of Animal Resources and Fisheries, Côte d’Ivoire
Dr. Essam Yassin Mohammed, Director General of WorldFish
IPS UN Bureau
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Les journées de dialogue sur la défense, la sécurité, les finances et la diplomatie se sont refermées ce mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou, sous la présidence du ministre d'État chargé de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, représentant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Pendant deux jours, les principaux leviers de la puissance publique ont croisé leurs analyses, confronté leurs visions et posé les bases d'une coordination stratégique appelée à s'inscrire dans la durée. Plus qu'une simple rencontre sectorielle, ces assises ont marqué une volonté politique affirmée, celle d'organiser la souveraineté nationale autour d'une action intégrée et cohérente.
La cérémonie de clôture a d'abord été marquée par un panel de haut niveau réunissant le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, le ministre en charge de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, et le ministre de l'Économie et des Finances, le Dr Aboubakar Nacanabo. Les échanges ont mis en lumière l'impératif d'une diplomatie de résultats, adossée à une force de défense crédible et soutenue par des ressources financières stratégiquement orientées. Dans un contexte international marqué par la recomposition des alliances et l'intensification des rapports de force, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso d'agir avec méthode, anticipation et cohérence.
« Nous réitérons notre ferme soutien au président du Faso, dans ses efforts de reconquête de l'intégrité du territoire national et dans sa politique étrangère de rupture et de réhabilitation de la souveraineté du Burkina Faso », colonel Victor Tankoano, porte-parole des participantsLa lecture d'une motion de soutien au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que la présentation des recommandations issues des travaux, ont ensuite ponctué cette clôture solennelle. Ces recommandations, a assuré le ministre d'État chargé de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, ne resteront pas lettre morte. Elles feront l'objet d'un examen rigoureux et d'une hiérarchisation méthodique afin d'être traduites en actions concrètes. L'objectif est d'inscrire durablement la concertation stratégique dans les mécanismes de gouvernance, afin d'éviter toute dispersion et de renforcer l'efficacité de l'action publique.
Les recommandations des participants
Présentées par la directrice des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères, Inès Bakio, les recommandations issues des premières journées de dialogue traduisent une volonté affichée d'inscrire la concertation stratégique dans la durée. Tenant compte des profondes mutations géopolitiques en Afrique de l'Ouest et au Sahel, ainsi que des orientations fixées par le président du Faso, les participants ont souligné la nécessité d'une synergie accrue entre les acteurs de la défense, de la sécurité, des finances et de la diplomatie. Ils ont ainsi recommandé l'institutionnalisation de ces journées de dialogue afin d'en faire un mécanisme permanent, capable de favoriser une action diplomatique forte, cohérente et assumée dans la défense des intérêts nationaux.
« Nous recommandons l'institutionnalisation de ces journées en vue de favoriser une action diplomatique forte, cohérente et décomplexée », Inès Bakio, directrice des organisations internationales au ministère des Affaires étrangèresLes recommandations insistent également sur le renforcement des capacités et de la coordination opérationnelle. Il est proposé d'instituer un cadre de formation harmonisée au profit des responsables appelés à servir dans les missions diplomatiques et postes consulaires, afin d'assurer une meilleure compréhension des enjeux stratégiques et sécuritaires du pays. Par ailleurs, la mise en place d'un programme de coopération entre les grandes écoles de formation des départements ministériels concernés vise à créer des passerelles durables entre institutions. À travers ces mesures, les participants entendent consolider une diplomatie mieux outillée, structurée et alignée sur les impératifs contemporains de souveraineté et d'efficacité.
Le Burkina Faso choisit de se renforcer
Dans son discours de clôture, le général Célestin Simporé a donné le ton. « Nous ne clôturons pas simplement des travaux, nous refermons une étape pour en ouvrir une autre, plus structurante et plus décisive pour l'avenir de notre Nation », a-t-il affirmé. Revenant sur l'intensité des échanges, il a salué le sens élevé de l'État et la discipline intellectuelle des participants. Pour lui, une conviction s'impose désormais : la défense des intérêts du Burkina Faso doit être intégrée, coordonnée et stratégique. « Dans ce contexte, un État qui agit en silo s'affaiblit. Un État qui coordonne ses forces se renforce. Et le Burkina Faso a choisi de se renforcer », a-t-il martelé.
« Nous avons compris avec clarté, que la géopolitique contemporaine ne laisse aucune place à l'improvisation. Le monde se reconfigure, les alliances se redessinent, les rapports de forces s'intensifient », général Célestin Simporé, ministre d'État chargé de la GuerreUn réflexe de gouvernance
Le ministre d'État a également insisté sur la nécessité d'aligner les différents piliers de la puissance nationale : la défense pour protéger, la sécurité pour stabiliser, les finances pour soutenir et la diplomatie pour projeter. La souveraineté, a-t-il rappelé avec gravité, ne se proclame pas ; elle s'organise, se structure et se défend. Les panels de ces deux jours ont ainsi permis de promouvoir une diplomatie « de combat », une diplomatie de cohérence et de résultats, tournée vers la défense prioritaire des intérêts fondamentaux du Burkina Faso.
Rendant hommage au président du Faso pour son leadership et au Premier ministre pour son appui constant, le général Simporé a salué l'engagement des ministres sectoriels, des responsables du Conseil national de sécurité d'État, du Centre national des études stratégiques et des experts mobilisés depuis plusieurs mois. Selon lui, ces journées ont enclenché une culture nouvelle, celle de la concertation permanente et de l'unité institutionnelle. Une dynamique appelée à devenir un réflexe de gouvernance.
Des participants aux premières Journées de dialogue défense, sécurité, finances et diplomatie initiées par le ministère des Affaires étrangèresEn refermant officiellement les travaux, le ministre d'État a lancé un appel à transformer cette synergie en méthode durable. Car, a-t-il conclu, l'Histoire offre au Burkina Faso une opportunité rare : celle de se renforcer par l'organisation, la discipline et la cohérence stratégique. « Le Burkina Faso survivra. Le Burkina Faso se renforcera. Le Burkina Faso s'imposera. » Un message de détermination qui résonne comme une feuille de route pour l'avenir.
Hamed Nanéma
Lefaso.net