Une jeune commerçante de 23 ans a été sauvée des décombres après l'effondrement de toilettes construites en matériaux précaires au quartier Winkè à Natitingou. L'opération de sauvetage a eu lieu la semaine dernière.
L'incident s'est produit alors que la victime se trouvait dans les toilettes. Ensevelie sous les gravats après l'affaissement de l'ouvrage, elle a été secourue par les équipes de l'Agence béninoise de protection civile (ABPC), antenne départementale de l'Atacora, dépêchées sur les lieux
Au terme de l'opération de sauvetage, la jeune femme a été dégagée saine et sauve. Elle présentait des égratignures au niveau des omoplates et se plaignait de douleurs lombaires. Après avoir reçu les premiers soins sur place, elle a été évacuée vers le Centre hospitalier départemental (CHD) de Natitingou pour une prise en charge médicale.
La Deuxième Compagnie d'Incendie et de Secours (CIS2) de Bobo-Dioulasso est intervenue le lundi 3 août 2026 sur l'axe routier Bobo-Dioulasso–Diébougou, à hauteur du village de Kélesso, à la suite du renversement d'un camion transportant des caisses de boissons.
La Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP) a indiqué sur sa page Facebook que l'accident a causé le décès d'une personne. Les circonstances exactes du drame n'ont pas été précisées. Les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux afin de porter secours et de sécuriser la zone. À la suite de cet accident, la BNSP appelle les usagers de la route à la prudence et au strict respect du Code de la route. Elle rappelle que l'adoption de comportements responsables au volant demeure essentielle pour réduire les risques d'accidents et préserver des vies humaines.
Lefaso.net
Source : Page Facebook BNSP
La Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et Coris Holding ont signé, le 30 juillet 2026 au siège de la BIDC à Lomé (Togo), un accord de financement d'un montant de 80 millions d'euros destiné à renforcer le financement du secteur productif en Afrique de l'Ouest. L'accord a été signé par Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d'Administration et M. Diakarya Ouattara, Directeur Général de Coris Holding, en présence de hauts responsables des deux institutions.
LA BIDC et Coris Holding veulent renforcer les chaînes de valeur alimentaires, énergétiques et agricoles en Afrique de l'ouest. C'est à travers in accord de financement de 80 millions d'euros. Selon le communiqué de presse, ce « financement permettra à Coris Holding de soutenir des projets et des activités tout au long des chaînes de valeur de l'alimentation, de l'énergie et de l'agriculture, contribuant ainsi au développement économique durable de la sous-région ».
« Grâce à son réseau bancaire, Coris Holding joue un rôle de premier plan dans le financement des économies des pays où le Groupe est présent, notamment en faveur des entreprises, des petites et moyennes entreprises (PME) et des petites et moyennes industries (PMI) », informe le communiqué de presse.
Cette ligne de crédit, renseigne la même source, renforcera les capacités de refinancement et d'octroi de prêts des filiales bancaires du Groupe, leur permettant d'accroître leur soutien au secteur productif, à la création de valeur, à la génération d'emplois et à une croissance économique plus inclusive.
Selon Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC, cette opération va au-delà d'un simple mécanisme de financement. Elle traduit la confiance mutuelle des partenaires dans les institutions africaines ainsi que leur engagement à renforcer le secteur privé en tant que moteur de la transformation économique en Afrique de l'Ouest. Ce partenariat avec Coris Holding permet à la BIDC d'élargir l'accès aux financements à long terme pour les PME et les secteurs productifs, contribuant ainsi à l'intégration régionale, à la création d'emplois et à une prospérité durable.
Se félicitant de ce partenariat, M. Ouattara a qualifié « l'accord d'étape importante dans l'ambition de Coris Holding d'approfondir sa contribution au financement des économies ouest-africaines ». Il a expliqué que « cette ligne de crédit renforcerait la capacité des filiales du Groupe à accompagner les entreprises et les acteurs économiques créateurs de valeur et porteurs d'une croissance durable dans l'ensemble de la région ».
À travers cette opération, la BIDC réaffirme son rôle de catalyseur du financement du secteur privé régional en mobilisant des ressources au profit d'investissements à fort impact économique et social. Cette initiative s'inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la stratégie GRO (Croissance, Résilience et Optimisation) de la Banque, qui vise à accélérer une croissance régionale résiliente, inclusive et durable grâce à un soutien accru aux secteurs productifs et aux principaux acteurs économiques qui favorisent l'intégration régionale.
À propos de la BIDC
La Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l'Institution de Financement du Développement des quinze États de l'Afrique de l'Ouest. Basée à Lomé, en République togolaise, la Banque s'engage à financer des projets et programmes de développement portant sur diverses initiatives dans les secteurs des infrastructures et des services sociaux de base, du développement rural et de l'environnement, de l'industrie ainsi que des services sociaux, à travers ses guichets dédiés aux secteurs privé et public. Les interventions de la BIDC se font sous forme de prêts à long, moyen et court terme, de prises de participation, d'octroi de lignes de crédit et mise en place d'accords-cadres de refinancement, des opérations d'ingénierie financière et services connexes.
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Le nouvel Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Émirats arabes unis auprès de la République du Bénin a présenté, ce lundi 3 août 2026, les copies figurées de ses Lettres de créance à la Ministre béninoise des Affaires étrangères, chargée de l'intégration des Afrodescendants Mme Corinne Amori Brunet.
Son Excellence M. Hazza Mohammed Falah Al Qahtani, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Émirats arabes unis auprès de la République du Bénin, a présenté lundi les copies figurées de ses Lettres de créance à Son Excellence Mme Corinne Amori Brunet, Ministre des Affaires étrangères de la République du Bénin, chargée de l'Intégration des Afrodescendants, lors d'une cérémonie officielle tenue lundi au siège du Ministère des Affaires étrangères à Cotonou.
À cette occasion, Mme la Ministre a souhaité la bienvenue à Son Excellence l'Ambassadeur et lui a adressé ses vœux de succès dans l'accomplissement de sa mission. Mme Corinne Amori Brunet a réaffirmé la volonté de la République du Bénin de renforcer les relations d'amitié et de coopération avec les Émirats arabes unis, dans l'intérêt commun des deux pays.
Pour sa part, Son Excellence l'Ambassadeur des Emirats arabes unis a transmis à Mme la Ministre les salutations de Son Altesse Cheikh Abdallah bin Zayed Al Nahyan, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, ainsi que de Son Excellence Cheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan, Ministre d'État. Son Excellence M. Hazza Mohammed Falah Al Qahtani leur a également exprimé leurs vœux de progrès et de prospérité au Gouvernement et au peuple béninois.
Son Excellence l'Ambassadeur s'est déclaré honoré de représenter les Émirats arabes unis en République du Bénin et a réaffirmé sa détermination à œuvrer, en étroite collaboration avec les autorités béninoises, au renforcement des relations bilatérales et à leur développement dans divers domaines, conformément aux aspirations des dirigeants des deux pays amis.
À l'issue de la remise des copies figurées des Lettres de créance, une séance de travail s'est tenue entre Son Excellence l'Ambassadeur et Mme la Ministre des Affaires étrangères, en présence de Son Excellence M. Hugues Oscar Lokossou, Ministre délégué auprès du Ministre de l'Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, ainsi que du Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères.
Les deux parties ont passé en revue l'excellence des relations entre les Émirats arabes unis et la République du Bénin et examiné les moyens de renforcer davantage la coopération bilatérale dans les domaines politique, économique, commercial, de l'investissement et du développement, au bénéfice des deux pays amis.
Qui est SE.Hazza Mohammed Falah Kharsan Alqahtania
S.E. Hazza Mohammed Falah Kharsan AlQahtani est le nouvel Ambassadeur des Émirats arabes unis auprès de la République du Bénin.
Cadre supérieur de l'administration émiratie, Hazza Mohammed Falah Kharsan Alqahtani est né le 20 décembre 1972. Titulaire d'un Master, Hazza Mohammed Falah Kharsan Alqahtani est un fonctionnaire chevronné de son pays avec plus de vingt-six (26) années d'expérience au service du Ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis qu'il a rejoint en 1999, au sein du Département des affaires américaines.
Il a ensuite été affecté à l'ambassade des Émirats arabes unis à Londres, où il a dirigé la section des affaires consulaires. Il a également travaillé dans différents départements du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, notamment au Département des affaires américaines et européennes.
En 2008, l'Ambassadeur AlQahtani a été chargé de la création du Bureau des Émirats arabes unis pour la coordination de l'aide étrangère (OCFA) et en a été nommé Directeur général. Quatre ans plus tard, l'OCFA a été transformé en un ministère à part entière – le ministère de la Coopération internationale et du Développement – et l'ambassadeur AlQahtani a été nommé sous-secrétaire de ce ministère.
S.E. Hazza Mohammed Falah Kharsan AlQahtani a été accrédité auprès du Rwanda de juin 2018 à 2020 puis Ambassadeur non-résident des Émirats arabes unis auprès de la RD Congo de novembre 2020 à novembre 2022. Avant cette nomination, il était Conseiller au Département des affaires africaines du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Émirats arabes unis.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le samedi 1er août 2026 à Goulouré, dans la province du Boulkiemdé, région de Nando, à la mise en eau du barrage reconstruit. Construit en 1956 grâce à la mobilisation des populations, sous l'impulsion du Naaba Boulga, le barrage avait été détruit en 1998 à la suite de fortes crues. Après plusieurs années sans ouvrage fonctionnel, sa reconstruction répond aux attentes des populations de Goulouré et des localités environnantes, désormais dotées d'une infrastructure moderne adaptée aux besoins du développement local.
Réalisés par l'Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH), sur financement du budget de l'État, exercice 2025, les travaux ont été exécutés en neuf mois. Ils ont permis la reconstruction complète de l'ouvrage, dont la capacité de stockage est passée de 80 000 à 1 023 000 m³ d'eau.
La Fondation Mapon a annoncé, la semaine dernière, l’attribution de plus de 100 bourses scolaires à des élèves du primaire et du secondaire dans les sept territoires du Maniema, pour l’année scolaire en cours (2026-2027).
La province du Maniema bénéficiera prochainement d'une barge de fret fluvial d'une capacité de 500 tonnes et d'un bateau pousseurs destinés à renforcer la liaison entre Kindu et Ubundu située dans la province de la Tshopo, à environ 125 km au sud-est de Kisangani.
Lambert Mende Omalanga, député national et coordonnateur de la Convention des Congolais Unis (CCU), s’oppose à l’intégration de certains acteurs qu’il qualifie de « complices de l’agresseur » dans un éventuel dialogue national en République démocratique du Congo.
Face à la menace persistante de la maladie à virus Ebola dans l'est de la RDC, la société civile de Kasindi-Lubirigha a lancé, lundi 3 aout, un appel pressant à la mobilisation de toute la communauté.
Les journaux et tabloïds parus à Kinshasa consacrent l'essentiel de leurs éditions de ce mardi 4 août à deux principaux sujets : la commémoration, le 2 août, de la Journée nationale du GENOCOST à travers le pays, et la poursuite de la riposte contre la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province du Nord-Kivu.
L’épidémie d’Ebola poursuit sa progression inquiétante dans la province de l’Ituri. Dans la zone de santé de Tchomia, l’une des plus affectées depuis la déclaration de l’épidémie par le gouvernement le 15 mai dernier, les autorités sanitaires ont déjà enregistré 25 décès sur 41 cas confirmés, soit un taux de létalité de 61 %.
Le gouvernement congolais procède, depuis vendredi 31 juillet, au processus de recrutement des mandataires publics. Annoncée par la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, cette opération vise à promouvoir la méritocratie, la transparence et la performance dans la gestion des entreprises de l'État.
Réunis en séance plénière, les 71 députés présents à l'Assemblée législative du peuple (ALP) ont adopté à l'unanimité, ce lundi 3 août 2026, le projet de loi organique portant dénomination, attributions, composition, organisation et fonctionnement de l'organe de régulation de la communication et de la protection des données à caractère personnel. Il s'agit de l'Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD).
Dénommée Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD), cette nouvelle institution est issue de la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l'informatique et des libertés (CIL). Elle reprend les compétences de ces deux organes, conformément aux dispositions de la constitution révisée du 20 janvier 2026.
Selon le ministre de la justice, Edasso Rodrigue Bayala, l'adoption de cette loi organique marque une étape décisive dans la mise en œuvre de la réforme institutionnelle engagée à travers la révision constitutionnelle. La nouvelle constitution prévoit en effet la création d'une autorité unique chargée d'assurer à la fois la régulation de la communication et la protection des données à caractère personnel.
À travers cette réforme, le gouvernement entend doter le pays d'un cadre institutionnel mieux adapté aux défis de la transformation numérique, à l'essor des technologies de l'information et de la communication ainsi qu'aux nouveaux enjeux liés à la protection des données personnelles.
Le ministre en charge de la justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a salué l'adoption de cette loi organique par les députésDes innovations majeures
La loi organique fixe les attributions de l'ARCOD, sa composition, son organisation administrative ainsi que les modalités de son fonctionnement.
Parmi les principales innovations figure l'instauration d'un pouvoir réglementaire propre, assorti d'un pouvoir de sanction dont les modalités d'exercice seront précisées par décret pris en conseil des ministres. Le texte renforce également les prérogatives des agents chargés des enquêtes, des vérifications et des contrôles. Il confère en outre au président de l'ARCOD le pouvoir de prendre des mesures conservatoires immédiates lorsque les circonstances l'exigent.
Sur le plan de la gouvernance, l'institution sera dirigée par un collège de onze conseillers désignés par l'exécutif, le parlement, le conseil constitutionnel, les professionnels des médias ainsi que ceux des technologies de l'information et de la communication (TIC). Ces conseillers exerceront un mandat de cinq ans, non renouvelable, et bénéficieront d'une immunité fonctionnelle.
Le projet de loi renforce également le dispositif de protection des données à caractère personnel en habilitant les agents de contrôle à mener leurs missions en toute autonomie. Il prévoit aussi la création éventuelle de services déconcentrés afin de rapprocher l'institution des citoyens.
Autre innovation, l'ARCOD pourra recourir au règlement non juridictionnel des différends, s'autosaisir de certaines affaires, publier ses décisions, recommandations et avis au Journal officiel, et transmettre chaque année un rapport public au président du Faso.
Le président de l'ALP, Dr Ousmane BougoumaLe texte adopté comprend huit chapitres répartis en 74 articles. Ceux-ci définissent notamment les missions de l'institution, sa composition, son organisation, ses ressources, les procédures de contrôle, les sanctions applicables ainsi que les dispositions transitoires et finales.
À l'issue du vote, le président de l'Assemblée législative du peuple, Dr Ousmane Bougouma, a rappelé que la loi organique devra être soumise au contrôle de conformité du Conseil constitutionnel avant sa promulgation et son entrée en vigueur.
Pour rappel, le Conseil supérieur de la communication, créé en 1995, est l'organe de régulation des médias et de la communication publique. La Commission de l'informatique et des libertés (CIL) est une autorité administrative indépendante créée le 20 avril 2004 portant protection des données à caractère personnel.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Les révolutions numériques les plus durables naissent dans les laboratoires de recherche, les amphithéâtres universitaires et les centres de formation. Elles prennent forme grâce à des enseignants-chercheurs qui, bien avant que les technologies ne deviennent des réalités économiques, forment les compétences, développent les connaissances et ouvrent de nouveaux champs d'innovation. Au Burkina Faso, Dr Borlli Michel Jonas Somé appartient à cette catégorie de bâtisseurs.
Enseignant-chercheur, Maître de conférences en informatique, spécialiste des bases de données, des systèmes d'information et, plus récemment, de l'intelligence artificielle appliquée aux langues africaines et à la santé numérique, il consacre depuis plus de vingt ans son expertise à la formation des ingénieurs et à la production de connaissances scientifiques. Son parcours, qui conjugue excellence académique et responsabilités administratives, fait aujourd'hui de lui l'une des figures majeures de la recherche informatique au Burkina Faso. Depuis avril 2025, il occupe les fonctions de Secrétaire général du Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, où il met son expérience universitaire au service des politiques publiques du numérique.
Une vocation construite autour de l'informatique
Le parcours de Borlli Michel Jonas Somé débute avec une passion précoce pour les sciences exactes. Après un baccalauréat série E au Lycée technique de Ouagadougou, il poursuit ses études au Maroc, où il obtient successivement une licence en informatique, un Diplôme d'Études Supérieures Approfondies en réseaux informatiques, puis un doctorat en sciences appliquées, spécialité informatique, à l'École Mohammadia d'Ingénieurs de l'Université Mohammed V de Rabat.
Cette solide formation scientifique lui permet d'acquérir une maîtrise approfondie des systèmes d'information, des bases de données et des architectures informatiques, à une période où les technologies numériques commencent à transformer profondément les administrations et les entreprises africaines.
Former plusieurs générations d'informaticiens
Depuis octobre 2005, Dr Somé est enseignant-chercheur permanent à l'École Supérieure d'Informatique (ESI) de l'Université Nazi BONI. Affilié au Laboratoire d'Algèbre, de Mathématiques Discrètes et d'Informatique (LAMDI), il dispense des enseignements couvrant l'algorithmique, la programmation, les systèmes d'information, les bases de données, les technologies web et XML, ainsi que l'administration et la sécurité des bases de données.
Au fil des années, il contribue à former plusieurs générations d'ingénieurs, de développeurs et de chercheurs qui occupent aujourd'hui des responsabilités importantes dans les administrations, les universités, les entreprises technologiques et les startups du Burkina Faso. Pour lui, la souveraineté numérique commence par la maîtrise des compétences.
Bâtir une école de référence
Au-delà de son activité d'enseignant, Borlli Michel Jonas Somé joue un rôle majeur dans le développement institutionnel de l'École Supérieure d'Informatique. Après avoir exercé les fonctions de Directeur adjoint entre 2009 et 2013, il devient Directeur de l'ESI de septembre 2023 à avril 2025.
À la tête de cette école, il accompagne le renforcement de la qualité des formations, le développement de la recherche scientifique et l'ouverture de l'établissement vers les nouveaux domaines du numérique, notamment l'intelligence artificielle et les sciences des données. Cette responsabilité prolonge un engagement ancien en faveur de l'excellence académique.
Quand l'intelligence artificielle parle les langues africaines
L'un des aspects les plus remarquables du parcours de Dr Somé réside dans son orientation vers des recherches qui répondent directement aux réalités africaines. Ses travaux portent aujourd'hui sur les bases de données, les ontologies et le Web sémantique, les plateformes d'e-learning, l'intelligence artificielle, le traitement automatique des langues naturelles (Natural Language Processing – NLP).
Sous sa direction, plusieurs thèses explorent des problématiques inédites, comme la reconnaissance des émotions et le traitement automatique de la parole en mooré, la traduction vocale entre le mooré et l'anglais, ou encore le développement de jeux sérieux pour la transmission des savoirs endogènes. Ces recherches démontrent que l'intelligence artificielle peut être mise au service de la valorisation des langues nationales et des connaissances locales, un enjeu essentiel pour un développement numérique inclusif.
L'intelligence artificielle au service de la santé
Dr Somé s'intéresse également aux applications de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Il dirige actuellement plusieurs travaux doctoraux portant sur l'automatisation du diagnostic de la malaria grâce à l'apprentissage automatique, l'utilisation des grands modèles de langage (LLMs) pour intégrer les terminologies biomédicales locales aux standards internationaux, les technologies mobiles destinées à améliorer la littératie en santé dans les zones défavorisées. À travers ces recherches, il contribue à faire émerger une intelligence artificielle adaptée aux réalités africaines, capable d'améliorer concrètement les services de santé.
Une recherche reconnue à l'international
Les travaux de Dr Borlli Michel Jonas Somé sont publiés dans plusieurs revues et conférences scientifiques internationales. En 2025, il codirige notamment les actes de la première conférence internationale AFRI² – Africa Data, Artificial Intelligence and Innovations, consacrée aux données, à l'intelligence artificielle et aux innovations africaines, publiés chez Springer.
Ses publications récentes portent notamment sur la traduction vocale des langues africaines par Deep Learning, les jeux de données pour les langues à faibles ressources, les outils d'annotation audio et vidéo en langues africaines, l'e-santé, la littératie numérique en santé, les technologies mobiles destinées aux populations vulnérables. Ces travaux contribuent à renforcer la visibilité internationale de la recherche burkinabè en intelligence artificielle.
De l'université à la gouvernance du numérique
Le parcours de Dr Somé ne se limite pas à la recherche. Entre 2014 et 2016, il occupe les fonctions de Secrétaire général de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), où il participe à la mise en œuvre de plusieurs programmes de développement numérique. Depuis avril 2025, il est Secrétaire général du Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. À ce poste, il contribue à la coordination administrative et stratégique des politiques publiques relatives à la transformation digitale, aux infrastructures numériques et à l'innovation. Cette double expérience, académique et institutionnelle, lui permet de rapprocher le monde de la recherche des besoins concrets de l'administration.
Former les chercheurs de demain
Au-delà de ses propres travaux, Dr Somé est un bâtisseur d'équipes de recherche. Il dirige ou codirige plusieurs thèses de doctorat dans des domaines aussi variés que l'intelligence artificielle, le Deep Learning, le traitement automatique de la parole, la santé numérique, les systèmes d'information, les jeux sérieux appliqués aux savoirs endogènes. À travers cet encadrement, il contribue à faire émerger une nouvelle génération de chercheurs capables d'apporter des réponses africaines aux défis numériques contemporains.
Une vision du numérique fondée sur la recherche et l'innovation
Chez Dr Borlli Michel Jonas Somé, le numérique ne peut être durable que s'il s'appuie sur une recherche scientifique de qualité. Former des ingénieurs, produire des connaissances, développer des solutions adaptées aux réalités locales et rapprocher l'université des politiques publiques : telle est la ligne directrice de son parcours. Cette vision rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui place l'intelligence artificielle, la recherche et l'innovation au cœur de la souveraineté numérique du Burkina Faso.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il est l'un des principaux artisans de la formation des compétences informatiques au Burkina Faso.
Parce qu'il contribue, depuis plus de vingt ans, à développer une recherche de haut niveau dans les domaines des systèmes d'information, des bases de données et de l'intelligence artificielle.
Parce qu'il œuvre à faire des langues africaines, de la santé numérique et des connaissances endogènes de nouveaux champs d'application de l'intelligence artificielle.
Et parce qu'il incarne cette génération d'universitaires qui mettent la science, la recherche et l'innovation au service de la transformation numérique du Burkina Faso.