Dans son Arrêt rendu le 29 janvier 2026, la Cour de Justice de la CEDEAO, se basant sur les dispositions de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), a établi que le changement de constitution effectué en mars 2024 au Togo constitue un changement inconstitutionnel de gouvernement.
Paragraphe 89, page 32 : « Au vu de ce qui précède, la Cour estime que le moment choisi et la teneur de la modification de mars 2024 indiquent que son objectif premier était de contourner les limites imposées au mandat présidentiel par la Constitution précédente, permettant ainsi au président sortant de conserver le pouvoir sous une nouvelle forme institutionnelle en tant que président du Conseil doté de pouvoirs exécutifs presque identiques. Cette manœuvre, effectuée peu avant les élections législatives et sans large consultation nationale, constitue un abus de la réforme constitutionnelle visant à consolider le contrôle politique, contraire aux principes démocratiques consacrés par la CADEG. »
Paragraphe 91, page 32 : « La Cour conclut donc que la modification constitutionnelle adoptée le 25 mars 2024, compte tenu de son timing, de son contenu et de son effet escompté, viole l’article 23(5) de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et constitue un changement inconstitutionnel de gouvernement au sens de cette disposition. »
« Sur le fond [La Cour] Constate que le défendeur a violé l’article 23 de la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance. » Le « défendeur » dont il s’agit ici, c’est la République Togolaise, ou l’État togolais pris en otage par les militaires depuis 1963 et mis à la disposition du clan Gnassingbé depuis 1967.
La CADEG est une convention continentale signée en 2007 par 46 pays africains, et ratifiée par 39 pays dont le Togo, sous le règne de Faure Gnassingbé. L’alinéa 5 de l’article 23 stipule que « Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique » constitue une violation de la Charte « passible de sanctions appropriées de la part de l’Union. »
Selon la Charte, l’acte posé par l’État togolais ce mois de mars 2024 a la même gravité et appelle aux mêmes sanctions que les situations suivantes : (1) un putsch ou coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu ; (2) une intervention de mercenaires pour renverser un gouvernement démocratiquement
élu ; (3) une intervention de groupes dissidents armés ou de mouvements rebelles pour renverser un gouvernement démocratiquement élu, ou (4) un refus par un gouvernement en place de remettre le pouvoir au parti ou au candidat vainqueur à l’issue d’élections libres, justes et régulières.
Depuis la publication de cet arrêt, des voix s’élèvent pour demander à la CEDEAO, dont la Cour a rendu l’arrêt, de prendre l’initiative de sanctions contre le défendeur, la République Togolaise, ou simplement le gouvernement togolais, émanation du régime militaire qui gouverne le Togo depuis 1963. Du côté de la CEDEAO, silence radio. Et pour cause.
Il y a de fortes chances que les instances de la CEDEAO ne soient pas compétentes pour prendre des sanctions contre le régime militaire togolais. La raison est simple: selon l’article 24 de la CADEG, c’est plutôt au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine que revient l’initiative des sanctions en cas de violation constatée de la CADEG. À notre connaissance, l’Union Africaine n’a pas délégué cette responsabilité à la CEDEAO. Cela signifie qu’il ne faut rien attendre du côté d’Abuja (siège de la CEDEAO) ; c’est vers Addis-Abeba (siège de l’Union Africaine) qu’il faut se tourner. Mais avant d’indiquer comment, une petite historique s’impose.
Bien avant l’Union Africaine en 2007, la CEDEAO elle-même avait en 2001 adopté un protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance interdisant et sanctionnant les changements anticonstitutionnels. Protocole que le régime militaire du Togo a toujours refusé de ratifier, car il se sait en violation permanente de ce protocole, et donc le signer reviendrait à inviter des sanctions sur lui-même. Pour le protocole de la CEDEAO, le régime togolais est un mauvais élève qui a conscience de son statut et l’assume. Par conséquent il y a peu de chances que la CEDEAO puisse exercer une quelconque pression sur le mauvais élève qu’est le Togo dans la mesure où elle n’a jamais réussi à lui faire signer son propre protocole.
Paradoxalement pour la mise en œuvre de la CADEG, le régime togolais fait figure de bon élève, au même titre que le Rwanda (ne riez pas). En effet, les deux pays ont été les seuls à ce jour à avoir soumis des rapports de mise en œuvre de la CADEG, comme le demande la charte. Vous vous demanderiez ce qui est écrit dans un rapport soumis par le Togo. Eh bien seul le bon Dieu sait. Toujours est-il qu’en juillet 2024, la sous-commission de l’Union Africaine pour les Droits de l’Homme, la Démocratie et la Gouvernance a décerné un prix aux deux pays (Rwanda et Togo)
en reconnaissance de leur respect de la clause de la CADEG appelant à la soumission de rapports périodiques (chaque deux ans). Le Togo étant l’un des deux bons élèves sur un effectif de 46, saisir les instances de l’Union Africaine et leur demander de prendre des sanctions contre ce « bon » élève relève d’une gageure.
Compte tenu du verrouillage politique au plan national, les Togolais manquent cruellement d’informations sur comment lancer les initiatives de nature politique à l’échelle régionale, continentale ou mondiale. La Cour de Justice de la CEDEAO a jusqu’ici été l’instance vers laquelle les Togolais se sont le plus tournés pour attaquer les abus du régime militaire qui gère l’appareil d’État. Toutefois, à cœur vaillant, rien d’impossible, dit l’adage. Commençons par la présentation du mécanisme par lequel les Togolais peuvent saisir le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (UA).
Le Conseil est un organe de l’UA animé par 15 membres issus des 5 régions géographiques de l’Afrique, l’Afrique de l’ouest se taillant la part du lion (4 membres), suivie de l’Afrique australe, l’Afrique de l’Est et l’Afrique Centrale (3 membres chacun) et l’Afrique du Nord (2 membres). Pour le mandat 2025-2028, les pays membres du Conseil sont l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Benin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Eswatini, l’Éthiopie, le Gabon, le Lesotho, le Maroc, le Nigéria, l’Ouganda, la RDC, la Sierra Leone, et la Somalie.
Le Conseil est tenu de se réunir au moins deux fois par mois, et les pays membres peuvent être représentés soit par un Représentant Permanent, soit par un Ministre, soit par le chef d’État ou de Gouvernement. Le président du Conseil assure ses fonctions pour une période d’un mois et passe la main à un autre. Pendant son mandat, il établit le plan de travail mensuel sur propositions des membres du Conseil et du Président de la Commission de l’Union Africaine. Aucun membre du Conseil ne peut s’opposer à l’inclusion d’un point dans l’ordre du jour d’une réunion du Conseil. Depuis le début de ses activités en mars 2004 jusqu’au 23 septembre 2026, le Conseil a tenu 1369 réunions. Le Conseil dispose d’un Secrétariat aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité.
Ces informations sur le fonctionnement du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine sont importantes pour comprendre les potentiels leviers du lobbying que chaque Togolais peut saisir afin d’amener ce Conseil à prendre les sanctions appropriées contre le régime togolais, régime qui depuis plus de deux ans, gère les affaires du pays sur la base d’une « constitution de contrebande »,
pour parler comme un analyste politique. Chacun des 15 pays membres peut donc être approché pour inscrire à l’ordre du jour du Conseil la question du changement anticonstitutionnel effectué en mars 2024 au Togo et des sanctions qui s’imposent.
Pour conclure, il est important de rappeler que dans l’architecture continentale, chaque institution a un rôle bien précis. Quoique l’Arrêt sur la violation de la CADEG ait été rendu par une cour communautaire rattachée à la CEDEAO, aucun organe de cette dernière n’est dépositaire de l’autorité d’application de l’Arrêt. C’est vers l’Union Africaine qu’il faut se tourner, heureusement ou malheureusement.
A. Ben Yaya New York, USA Lundi, 5 octobre 2026
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Le porte-hélicoptères amphibie français « Mistral » a fait escale au port de Dakar du 2 au 6 octobre 2026, dans le cadre d’activités navales conjointes avec le Sénégal. Cette présence intervient quelques semaines avant la visite annoncée du président français Emmanuel Macron à Dakar, les 30 et 31 octobre, et relance les interrogations sur l’évolution de la coopération militaire entre les deux pays.
Accueilli officiellement au port n°2 de Dakar le vendredi 2 octobre, le « Mistral » a été présenté comme un instrument de coopération et d’échange entre les forces armées françaises et sénégalaises. La cérémonie a notamment été l’occasion pour les deux parties de réaffirmer leur volonté de réexaminer leur partenariat stratégique.
L’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, a indiqué que cette nouvelle orientation devait s’appuyer sur des « intérêts stratégiques communs », avec un accent particulier sur la coopération en matière de défense, les échanges d’instructeurs et la formation des militaires.
Cette escale intervient toutefois dans un contexte particulier. La France a progressivement perdu une partie importante de son dispositif militaire en Afrique de l’Ouest ces dernières années. Au Sénégal, le retrait des forces françaises s’est achevé en juillet 2025 avec la fermeture de la dernière base militaire française dans le pays, mettant fin à une présence qui aura duré plus de six décennies.
La présence du « Mistral » à Dakar est donc observée avec attention par certains analystes. Pour eux, les exercices navals et les discussions autour d’une nouvelle coopération de défense pourraient constituer les prémices d’un approfondissement des relations militaires entre Paris et Dakar. Rien ne permet toutefois, à ce stade, d’affirmer qu’un retour permanent des forces françaises au Sénégal est décidé.
La question se pose d’autant plus que la visite d’Emmanuel Macron au Sénégal est annoncée pour les 30 et 31 octobre prochains. Il s’agira, selon les informations rapportées, de la première visite officielle d’un président français au Sénégal depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye. Elle doit notamment intervenir à la veille de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse.
Cette rencontre pourrait également permettre aux deux chefs d’État d’aborder l’avenir du partenariat entre Dakar et Paris, notamment sur les questions économiques, diplomatiques et sécuritaires. Certaines analyses évoquent déjà d’éventuelles discussions sur un renforcement de la coopération militaire, mais ces hypothèses ne sont pas confirmées officiellement.
Le rapprochement franco-sénégalais intervient alors que Dakar cherche à redéfinir ses partenariats internationaux et à renforcer son autonomie stratégique. De son côté, Paris tente de maintenir une relation avec plusieurs pays africains malgré la réduction de sa présence militaire sur le continent.
La présence du « Mistral » à Dakar apparaît ainsi comme un signal important dans cette nouvelle phase des relations franco-sénégalaises. Elle ne signifie pas nécessairement le retour des bases militaires françaises, mais témoigne d’une volonté des deux pays de maintenir une coopération dans le domaine de la défense.
Reste à savoir jusqu’où ira cette nouvelle dynamique. La visite d’Emmanuel Macron à Dakar, prévue à la fin du mois d’octobre, pourrait apporter des éléments de réponse sur les nouvelles orientations que Paris et Dakar souhaitent donner à leur partenariat stratégique.Cette version évite notamment de présenter comme des faits établis les affirmations concernant un éventuel soutien français à Bassirou Diomaye Faye pour 2029 ou un retour prochain des militaires français au Sénégal, qui relèvent pour l’instant de l’analyse ou de la spéculation.
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Il a été constaté un débordement sanitaire à l’Aéroport International de Lomé mercredi 30 septembre 2026 aux alentours de 12h50.Un incident qui a crée des gênes et de l’inconfort aux passagers. Comme dans de pareille situation, il a été lancé une offensive nauséeuse pour tout justifier.
La Direction de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) indique qu’il s’agit d’un problème technique lié à la plomberie qui a brièvement mobilisé les équipes sur place. Un siphon a débordé dans la zone d’embarquement, provoquant un écoulement d’eau sur le sol.
Face à cette situation, la réactivité a été immédiate. « Les équipes techniques et de nettoyage ont été immédiatement mobilisées, permettant de maîtriser la situation », indique le communiqué. La SALT précise que cette intervention rapide a permis aux passagers de vaquer librement à leurs occupations sans interruption majeure. La SALT affirme ajoute que ce problème de plomberie « n’a entraîné aucune perturbation des opérations aéroportuaires ni de désagréments physiques » pour les usagers.
Consciente de l’impact que ce type d’événement peut avoir sur l’expérience des voyageurs, la Société Aéroportuaire a conclu son message par un mea-culpa. Elle présente « ses excuses aux passagers et aux usagers de la plateforme pour l’inconfort éventuel » et remercie ces derniers pour leur compréhension.
Plusieurs questions se posent après la sortie de la direction de l’Aéroport.
Que ferait-elle si cet incident n’avait pas été connu du public? D’autres se sont produits sans qu’elle ne se prononce. Les victimes de l’incident étant là et certaines vont plus loin que le communiqué, et si la direction insistait plutôt sur les excuses qu’elle a présentées avec peine?
Au Togo, les dirigeants sont habitués à la fuite de responsabilité et le déni de vérité de sorte qu’il s’est instauré un épais mur de méfiance qui n’arrange rien sur le bien être de la population.
Cet aéroport a déjá enregistré d’autres incidents dont l’eau sur la piste d’atterissage.
Dans le présent cas ,il est urgent qu’un audit technique complet de la structure soit effectué pour évaluer l’infrastructure que les autourités qualifient de «hub logistique».
Certains avaient déjá dénoncé la qualité douteuse des matériels lors de la construction de l’aérogare.
Vivement l’audit technique afin d’éviter de continuer par jeter l’opprobe sur le Togo en raison des travaux de piètre qualité.
Kokou AGBEMEBIO
Source : Lecorrecteur.tg
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Le Togo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système judiciaire. Le Conseil des ministres a autorisé la mise en place d’un recueil numérique de la jurisprudence togolaise, qui permettra de consulter en ligne les décisions rendues par les juridictions du pays.
La décision fait suite à une communication du ministre de la Justice et des Droits humains sur la modernisation de l’accès à la jurisprudence nationale. Selon le gouvernement, la diffusion des décisions de justice demeure jusqu’ici « insuffisamment organisée », ce qui limite leur accès par les professionnels du droit, les universitaires, les administrations et les citoyens.
Le futur dispositif devrait ainsi permettre de centraliser et de diffuser les décisions de justice dans un format numérique accessible en ligne. L’objectif est notamment de faciliter la connaissance de la jurisprudence nationale et de renforcer la transparence de l’institution judiciaire.
Pour le gouvernement, l’accès aux décisions rendues par les juridictions constitue un élément important de la sécurité juridique et de la prévisibilité du droit. La connaissance de la manière dont les tribunaux interprètent et appliquent les textes peut également contribuer à une meilleure information des justiciables et des acteurs économiques.
Le projet ne devrait toutefois pas se limiter au numérique. Un recueil physique pourra être édité « lorsque nécessaire », notamment pour tenir compte des personnes qui ne disposent pas d’un accès facile à internet.
La protection des données au cœur du dispositif
La publication des décisions de justice soulève également la question de la protection des données à caractère personnel et du respect de la vie privée. Le gouvernement indique que le futur dispositif devra respecter les règles en vigueur en matière de protection des données personnelles ainsi que les autres secrets protégés par la loi.
L’anonymisation des décisions devrait donc constituer un enjeu majeur dans la mise en œuvre de cette plateforme, afin de concilier l’exigence de transparence de la justice avec la protection des personnes concernées.
Le Conseil des ministres a autorisé le ministre de la Justice à engager la mise en place du recueil, en concertation avec les ministères concernés.
Les modalités pratiques du projet, notamment son calendrier de déploiement, les juridictions concernées et les moyens qui lui seront consacrés, restent toutefois à préciser. Pour l’heure, le gouvernement entend ainsi poser les bases d’un accès plus organisé et plus accessible à la jurisprudence togolaise.
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La lutte contre le vol de marchandises se renforce au Port autonome de Lomé (PAL). Depuis le lundi 28 septembre 2026, les véhicules, les engins roulants et les personnes sont soumis à des fouilles et à des contrôles physiques systématiques à l’entrée et à la sortie des môles 1 et 2. Toute personne refusant de se soumettre à ces contrôles s’expose à une interdiction immédiate d’accès aux quais.
Ces nouvelles mesures ont été annoncées dans une note d’information datée du 22 septembre 2026 et signée par le colonel Balaïssem Rock Gnassingbé, officier chargé de la sécurité du port, pour le directeur général et par ordre (P.O.).
Dans le cadre de ce dispositif, tous les véhicules et engins roulants doivent désormais faire l’objet d’une fouille systématique. Les personnes accédant aux quais conventionnels sont également soumises à un contrôle physique, aussi bien à l’entrée qu’à la sortie des deux môles.
À travers ces dispositions, la Direction générale du Port autonome de Lomé entend renforcer la sécurité sur les quais conventionnels et intensifier la lutte contre le vol de marchandises.
Le respect strict de ces consignes est exigé de tous les usagers. La Direction générale compte sur leur civisme et leur compréhension pour assurer l’application effective de ces mesures.
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La Police nationale togolaise organise, du 6 au 8 octobre 2026, des journées portes ouvertes à Lomé et dans six villes de l’intérieur du pays. L’initiative vise à permettre aux populations de mieux connaître les missions, les services et les moyens d’intervention de cette institution.
Durant ces trois jours, le public pourra découvrir les coulisses de la Police nationale, à travers diverses activités organisées à la Direction générale de la Police nationale à Lomé et dans les commissariats centraux de Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong.
Au programme figurent notamment la présentation de l’historique et de l’organigramme de la police, ainsi que des informations sur les conditions de recrutement. Les visiteurs pourront également s’informer sur les procédures de légalisation rapide et d’établissement de la carte nationale d’identité en procédure accélérée.
Ces journées seront aussi l’occasion pour les populations de découvrir les moyens d’action des forces de police et de visiter leurs services techniques. À travers cette initiative, l’institution entend favoriser une meilleure connaissance de ses activités et renforcer ses relations avec les citoyens.
Les activités se poursuivront au-delà des journées portes ouvertes. Un match de football est prévu le vendredi 9 octobre à 15h30 sur le terrain de JCA-Agoè. Le lendemain, samedi 10 octobre, un footing populaire sera organisé à partir de 6h30 au camp du Groupement d’intervention de la Police nationale (GIPN), à Logopé.
L’accès à l’ensemble de ces activités est libre et gratuit. La Police nationale invite ainsi les populations à venir à la rencontre de ses agents pour « découvrir, apprendre et partager de beaux souvenirs ».
Togoactualité
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Deux ans après l’agression de responsables politiques, de journalistes et du député sénégalais Guy Marius Sagna au siège de la CDPA, à Lomé, l’enquête n’a toujours pas abouti. Kafui Adjamagbo-Johnson dénonce un manque de volonté politique et envisage de saisir la justice internationale.
L’enquête sur l’agression survenue le 29 septembre 2024 au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) semble au point mort. Deux ans après les faits, aucune avancée significative n’a été rendue publique. À l’occasion d’une conférence de presse organisée mardi 29 septembre 2026 au siège du parti à Lomé, la députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), Kafui Adjamagbo-Johnson, a dénoncé le blocage de la procédure et mis en cause la volonté des autorités de faire la lumière sur cette affaire.
Selon l’opposante, les investigations avaient pourtant bien commencé, avec notamment l’audition de plusieurs victimes et témoins, dont des journalistes. Mais la procédure aurait connu un coup d’arrêt après la mutation de l’officier chargé de conduire l’enquête.
« Certains parmi vous ont été reçus. Nous avons été reçus. Tout semblait aller bien. Et puis, à un moment donné, le processus se bloque », a-t-elle expliqué devant la presse.
La députée affirme que l’officier en charge du dossier a ensuite été muté, avant d’être promu. Elle avance qu’il serait devenu l’actuel directeur général de la police nationale, tout en précisant qu’elle n’en était pas totalement certaine.
Pour Kafui Adjamagbo-Johnson, cette évolution ne saurait justifier l’interruption des investigations, d’autant que l’administration a continué de fonctionner. Elle s’interroge ainsi sur les raisons pour lesquelles l’enquête n’a pas été poursuivie malgré le changement de responsable.
La députée de la DMP voit dans cette situation un « manque de volonté politique » de la part des autorités. Elle estime que l’absence de résultats pourrait s’expliquer par l’intérêt que le pouvoir aurait à ne pas faire aboutir les investigations.
Au-delà de la recherche des auteurs de l’agression, elle considère que cette affaire constitue une menace pour la liberté de la presse et la participation citoyenne. Selon elle, l’impunité entourant ces violences risque d’intimider les journalistes dans l’exercice de leur métier et de décourager les citoyens de s’intéresser à la gestion des affaires publiques.
La DMP a, à plusieurs reprises, réclamé la publication des résultats de l’enquête. Deux ans après les faits, ses responsables déplorent toujours l’absence de réponses judiciaires.
Face à ce qu’elle considère comme une impasse, Kafui Adjamagbo-Johnson évoque désormais la possibilité de saisir la justice internationale afin que les circonstances de cette agression soient élucidées et que les responsabilités soient établies.
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Deux ans après la réforme constitutionnelle de 2024 et alors que les appels à la démission des députés de l’opposition se multiplient, Kafui Adjamagbo-Johnson entend poursuivre son mandat parlementaire. La députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) estime que sa démission doit intervenir au moment opportun et dans le cadre d’une décision concertée de l’opposition. Elle a expliqué sa position, mardi 29 septembre 2026, lors d’une conférence de presse à Lomé, au cours de laquelle elle a également présenté son bilan parlementaire.
La question de son départ de l’Assemblée nationale était au cœur des échanges. Depuis l’arrêt de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la réforme constitutionnelle de 2024, plusieurs voix réclament la démission des députés de l’opposition. Kafui Adjamagbo-Johnson affirme entendre ces appels, sans pour autant vouloir y répondre immédiatement.
« Nous entendons cette demande. Nous la respectons et nous ne l’avons jamais écartée », a-t-elle déclaré. Pour elle, une démission ne doit pas être un simple geste symbolique, mais une décision politique dont les conséquences doivent être soigneusement évaluées.
« Une démission peut être un acte fort. Mais un acte fort posé au mauvais moment peut aussi devenir un acte sans effet », a-t-elle expliqué. Elle n’exclut donc pas de quitter l’Assemblée nationale, à condition que cette décision soit prise au moment jugé opportun et de commun accord avec les autres forces de l’opposition.
Un mandat parlementaire qu’elle entend exploiter
En attendant, la députée de la DMP entend utiliser son mandat comme un moyen de porter les revendications de l’opposition auprès des institutions nationales et internationales. Elle rappelle que l’opposition ne dispose que de cinq sièges sur les 113 que compte l’Assemblée nationale, à l’issue des élections législatives du 29 avril 2024. Ces sièges sont répartis entre l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), l’Alliance nationale pour le changement (ANC), la DMP et les Forces démocratiques pour la République (FDR).
Malgré cette représentation minoritaire, Kafui Adjamagbo-Johnson affirme avoir multiplié les démarches auprès de plusieurs institutions, notamment la CEDEAO, l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies (ONU), les représentations diplomatiques et les organisations de défense des droits de l’Homme.
Elle a également sollicité des parlements étrangers et soutenu la proposition de résolution n° 3111 sur le Togo, portée à l’Assemblée nationale française par une députée écologiste. Selon elle, les premiers retours sont encourageants. En juillet dernier, à Yaoundé, elle a aussi remis des documents à des parlementaires réunis dans le cadre de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.
Un bilan parlementaire marqué par des désaccords
Au cours de la conférence de presse, l’élue de la DMP est également revenue sur ses activités parlementaires depuis le début de l’année 2026. Le 7 avril, elle avait notamment boycotté l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, organisée conjointement avec une conférence des présidents d’assemblées francophones. Elle entendait ainsi dénoncer ce qu’elle considère comme des dérives de la Ve République. Elle avait plutôt pris part à une conférence de presse des regroupements porteurs du Manifeste Génération Togo.
En commission, elle affirme avoir défendu les préoccupations des associations concernant le projet de loi relatif à la liberté d’association, qui n’a finalement pas été soumis au vote en plénière. Elle a également évoqué son intervention dans le débat public sur le projet de loi relatif à l’écosystème d’innovation, dont le gouvernement aurait retiré la version initiale.
Concernant la loi d’orientation agricole, la députée dit avoir attiré l’attention sur plusieurs difficultés rencontrées par les producteurs, notamment les problèmes fonciers, l’accès aux marchés et les interdictions de vente susceptibles de laisser les paysans avec des stocks invendus.
Elle a, par ailleurs, voté contre la prolongation de l’état d’urgence, estimant que le gouvernement n’avait pas fourni un bilan suffisamment précis. Elle s’est également opposée à la loi sur les aires protégées, en raison, selon elle, des garanties insuffisantes concernant l’indemnisation et le relogement des populations riveraines.
Le gouvernement interpellé sur plusieurs dossiers
L’un des principaux reproches formulés par Kafui Adjamagbo-Johnson concerne l’absence de réponses du gouvernement aux questions parlementaires. Elle affirme que la plupart de ses questions orales, écrites et d’actualité sont restées sans suite.
Parmi les dossiers évoqués figurent notamment les Sentinelles du peuple, l’affaire Laté-Kopé, l’Office togolais des recettes (OTR), la situation des détenus politiques, le PASH-MUT, les « corps habillés à la retraite », la hausse des prix du carburant et le rapport de la Banque mondiale sur la corruption au Togo.
Pour la députée, ce silence traduit un manque de volonté politique et témoigne des difficultés rencontrées par l’Assemblée nationale dans l’exercice de sa mission de contrôle de l’action gouvernementale.
Elle a également dénoncé des entraves à certaines activités parlementaires. Elle cite notamment le déploiement d’un important dispositif policier autour d’une rencontre organisée à Tokoin, le 31 janvier, ainsi que les difficultés rencontrées par une délégation parlementaire lors d’une mission de contrôle à Dapaong, dans la région des Savanes, où elle aurait été reconduite aux limites de la région.
Le 3 juillet dernier, les élus de la DMP ont aussi effectué une visite dans les zones sinistrées par les inondations dans le Grand Lomé. Ils y ont relevé des canaux d’évacuation mal entretenus, des ouvrages de drainage insuffisants et des habitations détruites. À l’issue de cette visite, ils ont appelé le gouvernement à prendre des mesures pour prévenir de nouvelles catastrophes.
L’agression du 29 septembre 2024 toujours sans suite publique
La conférence de presse s’est tenue au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), à Lomé, deux ans jour pour jour après l’agression du député sénégalais Guy Marius Sagna, de participants à une rencontre citoyenne et de plusieurs journalistes, le 29 septembre 2024.
Sur cette affaire, Kafui Adjamagbo-Johnson déplore qu’aucun résultat de l’enquête annoncée n’ait été rendu public, malgré les différentes relances. Elle rappelle également qu’une question orale déposée le 26 janvier 2026 avec les députés de l’ADDI est restée sans réponse.
La députée a ainsi réitéré son appel au gouvernement afin qu’il apporte des éclaircissements sur cette agression, mais aussi sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO et la hausse des prix des produits pétroliers.
Un nouvel appel à la mobilisation le 4 octobre
En conclusion de sa conférence de presse, Kafui Adjamagbo-Johnson a invité les citoyens à se mobiliser autour des mots d’ordre de l’opposition. Elle les a notamment conviés à la rencontre intitulée « Devoir de mémoire, devoir d’engagement », organisée par les regroupements porteurs du Manifeste Génération Togo.
Cette rencontre est prévue le dimanche 4 octobre 2026, à 14 heures, au siège de la CDPA, à Lomé.
En attendant une éventuelle décision collective sur son départ de l’Assemblée nationale, la députée de la DMP entend donc poursuivre son action parlementaire et maintenir la pression sur le gouvernement, tout en continuant ses démarches auprès des institutions internationales.
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La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, ainsi que le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH), le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), la Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits Humains (CTDDH), Action des chrétiens pour l’abolition de la torture – France (ACAT-France) et la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) ont été informés de l’absence d’évolution dans le traitement de la plainte déposée à la suite du cambriolage du cabinet dirigé par Me Assiom Kossi Bokodjin, survenu dans la nuit du 27 au 28 mai 2026. L’Observatoire et les organisations signataires alertent sur les conséquences de cette attaque sur la sécurité de cet avocat et défenseur des droits humains, sur celle de ses client·es, ainsi que sur l’avancement de dossiers sensibles liés à des manifestant·es ou activistes victimes de torture. Une nouvelle attaque est à craindre en l’absence d’action des autorités compétentes.
Lomé-Paris-Genève, 17 septembre 2026.
Un avocat engagé dans la défense des droits humains
Me Assiom K. Bokodjin est un avocat inscrit au Barreau du Togo depuis plusieurs années. À ce titre, il exerce des activités de promotion, de protection et de réalisation des droits humains, notamment en représentant des personnes engagées dans des procédures judiciaires relatives à des allégations de torture, de viol et de traitements cruels, inhumains ou dégradants qu’auraient commis des membres des forces de sécurité et de défense dans le contexte de la répression des manifestations de 2025.
Les faits relatifs au cambriolage du Cabinet Bokodjin
Dans la nuit du 27 au 28 mai 2026, des individus non identifiés se sont introduits dans le cabinet de Me Bokodjin. Au matin, les autres avocats du cabinet ont constaté que les portes d’accès avaient été forcées et laissées ouvertes. Cinq (05) ordinateurs et un (01) disque dur externe ont disparu, contenant l’ensemble des données relatives aux dossiers en cours de traitement et aux dossiers clôturés.
Dans une alerte adressée au CDFDH et au CACIT, Me Bokodjin a lui-même souligné que cet acte s’apparentait à une tentative d’intimidation mettant à risque la sécurité de l’avocat et de ses client·es, ainsi que l’effectivité de l’accès à la justice de ces dernier·es. Le matériel dérobé renfermait des données particulièrement sensibles touchant à des dossiers pénaux et civils dans lesquels des autorités politiques ou militaires ont des intérêts directs. Ce vol semble ainsi cibler la personne même de Me Bokodjin en raison de son activité de défenseur des droits humains, ainsi que les personnes qu’il représente dans des dossiers liés à l’usage excessif de la force à l’encontre de manifestant·es ou défenseur·es des droits humains.
Aucune suite malgré l’épuisement des voies de recours internes
Le Cabinet Bokodjin a fait preuve de diligence en saisissant immédiatement la police scientifique aux fins de constatations techniques, et a entrepris plusieurs démarches pour porter les faits à la connaissance des autorités compétentes ainsi que des organisations de la société civile dont le CDFDH, le MMLK, le CCPR-Centre et le CACIT le 1er juin 2026. Le 2 juin 2026, Me Bokodjin a informé la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), laquelle a confirmé avoir saisi le Ministère de la Justice et des Droits humains ainsi que le Ministère de la Sécurité. Le 3 juin 2026, le cabinet a également procédé au dépôt d’une plainte écrite auprès du Procureur de la République.
A la date de publication de cette déclaration, une enquête a été ouverte mais aucune évolution concrète n’a été communiquée, plus de trois mois après les faits.
Les obligations de l’État au regard du droit international
La Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme impose aux États des obligations précises dont les signataires demandent aux autorités togolaises de honorer sans délai :
Droit à la protection : l’article 12 (2) impose à l’État de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger toute personne contre la violence, les menaces, les représailles, les pressions ou toute autre action arbitraire résultant de l’exercice légitime de ses droits en tant que défenseur des droits humains.
Droit à un recours effectif : l’article 9 garantit à toute personne le droit de bénéficier d’un recours effectif et d’être protégée en cas de violation de ses droits.
Les Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau (1990) exigent que les pouvoirs publics veillent à ce que les avocat·es puissent exercer leurs fonctions sans intimidation, entrave, harcèlement ni ingérence indue, et assurent leur protection lorsque leur sécurité est menacée en raison de l’exercice de leurs fonctions.
Or, l’absence d’enquêtes plus de trois mois après les faits alors que les dossiers dérobés concernent directement la mise en cause d’agents de l’État fait peser un risque sérieux d’impunité et un signal d’insécurité pour l’ensemble de la profession d’avocat et de défenseur·es des droits au Togo. Les organisations signataires estiment que les ressources et les moyens dont disposent les autorités judiciaires devraient permettre une avancée plus rapide du dossier.
Un vide juridique à combler d’urgence
Ce dossier survient dans un contexte de vide juridique préoccupant. Le Togo ne dispose toujours pas d’une loi consacrant la reconnaissance et la protection des défenseur·es des droits humains, alors que plusieurs États de la sous-région dont la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso etle Mali s’en sont déjà dotés. Un avant-projet de loi est en discussion depuis plusieurs années avec les organisations de défense des droits humains, et le Gouvernement togolais s’était engagé, dès décembre 2023, à en soutenir l’adoption devant l’Assemblée nationale, conformément aux recommandations de 2021 du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies et à celles de l’Examen périodique universel du Togo de 2022. Cet engagement demeure à ce jour sans suite concrète.
Cette loi est pourtant nécessaire pour doter la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) d’un cadre juridique clair lui permettant d’exercer pleinement son mandat de protection, et pour offrir aux défenseur·es et aux organisations de défense des droits humains, y compris aux avocat·es engagé·es comme Me Bokodjin, un fondement juridique national leur permettant de faire valoir leur statut, de solliciter une protection effective et de se prémunir contre les actes d’intimidation, de représailles ou d’entrave.
Notre appel aux autorités togolaises
Face à ces préoccupations, l’Observatoire, le CDFDH, le CACIT, la CTDDH, l’ACAT-France et la LTDH demandent aux autorités togolaises de :
Prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de Me Bokodjin et la protection de ses locaux professionnels, et garantir la non-répétition de tels actes ;
Diligenter, dans les meilleurs délais, une enquête visant à identifier les auteurs et éventuels commanditaires du cambriolage, afin qu’ils en répondent conformément aux lois en vigueur ;
Prendre les mesures nécessaires pour garantir un environnement sûr et favorable à l’exercice de la profession d’avocat et à l’activité des défenseur·es des droits humains au Togo, conformément aux engagements internationaux de l’État togolais, notamment en adoptant sans plus tarder la loi sur la reconnaissance et la protection des défenseur·es des droits humains.
L’Observatoire, le CDFDH, le CACIT, la CTDDH, et la LTDH continueront de suivre attentivement l’évolution de ce dossier et appellent à une vigilance quant à la sécurité de Me Bokodjin et des personnes qu’il défend ainsi que celle des autres défenseur·es de droits humains au Togo.
Source: FIDH
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La Haute Autorité de Régulation de la Communication Écrite, Audiovisuelle et Numérique (HARC) veut renforcer le cadre applicable aux créateurs de contenus au Togo. Réunis mardi 22 septembre 2026 à Lomé, blogueurs, influenceurs, TikTokeurs, YouTubeurs et autres acteurs du numérique ont été sensibilisés sur la liberté d’expression, l’éthique et les nouvelles règles encadrant notamment la publicité en ligne.
La rencontre, organisée par la HARC, a connu une forte mobilisation. La salle de conférence de l’institution n’ayant pas suffi à contenir les participants, un apatam a été installé dans la cour pour accueillir une partie de l’assistance.
Au cours des échanges, le président de la HARC, Willbronde Pitalounani Télou, a insisté sur la nécessité de concilier la liberté d’expression avec les responsabilités liées à la diffusion de contenus. Il a notamment rappelé aux participants l’importance de vérifier les informations avant leur publication, de respecter la dignité humaine et les droits d’autrui, ainsi que de contribuer à la préservation de la cohésion sociale.
La HARC affirme avoir nourri sa démarche de régulation à travers des échanges avec plusieurs autorités et acteurs de la régulation de la communication dans des pays africains, notamment le Tchad, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
Un visa préalable pour la publicité en ligne
L’un des principaux points annoncés lors de cette rencontre concerne la publicité diffusée sur les réseaux sociaux. Désormais, les contenus à caractère publicitaire devront obtenir au préalable un visa de diffusion délivré par la HARC.
Cette disposition concerne notamment les créateurs de contenus qui collaborent avec des marques, des entreprises ou des organisateurs d’événements dans le cadre de partenariats rémunérés. Elle implique pour ces acteurs une meilleure connaissance des règles juridiques applicables à la publicité et au marketing d’influence.
À travers cette rencontre, la HARC entend également instaurer un dialogue régulier avec les créateurs de contenus, devenus des acteurs importants de la circulation de l’information au Togo.
L’institution présente ainsi cette première rencontre comme le début d’un cadre d’échanges permanent avec les acteurs du numérique, alors que ses prérogatives couvrent désormais explicitement la communication dans l’espace numérique.
Togoactualité
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Le 28 mars 2026, le Pape Léon XIV était à Monaco.
Du 13 au 23 avril après Pâques, le Pape Pasteur de l’Église universelle, était venu en Afrique (Algérie, Cameroun, Angola et Guinée Équatoriale) pour réconforter ses frères et soeurs. La visite à Annaba, ville de St Augustin était un retour à ses sources spirituelles).
Du 6 au 12 juin, celui qui sait que l’ ordre temporel et l’ordre spirituel doivent être au service l’ Homme, était en Espagne.
Et du 25 au 28 septembre le Pape Léon XIV sera en France : – Paris, Cathédrale Notre Dame, UNESCO, Stade de France.
– A Lourdes, il sera un pèlerin parmi les pèlerins.Avec tous les fidèles, il sera, comme au Cénacle, en prière avec Marie.
Le Pasteur se saisit comme pèlerin pour être davantage un bon Pasteur
A Metz , c’est le Pasteur-pèlerin qui délivrera des messages sur le pluralisme religieux et sur la paix pour l’Europe et pour le monde.
Sa visite pastorale en Afrique, au-délà de quelques polémiques politiques, avait drainé, sans surprise du monde. On pouvait dire que des Africains ont toujours un sens du religieux et que les sociétés africaines ne sont pas totalement dans des sociétés sécularisées comme les sociétés européennes.
Mais qu’est-ce qui justifierait l’engouement des jeunes et des personnes en France pour la venue du Pape et qui retient l’attention des journalistes et des commentateurs sur la visite de Léon XIV dans l’ Hexagone ?
La modernité a essayé d’ évacuer la dimension religieuse mais après le désenchantement du monde, il y a un retour du religieux par l’épineuse problématique de la question du sens. Aucune avancée scientifique et technologique ne peut, en effet, supprimer la question du sens dans l’ existence humaine .
Le retour du religieux par la question du sens ne peut plus se vivre comme si la sécularisation n’a jamais existé pour ré-emprunter des formes traditionnelles mais il y a besoin d’imaginer, d’inventer de nouvelles formes par des analyses critiques et ouvertes des institutions et des pratiques.
Le pape Léon XIV ne serait-il pas un guide spirituel pour qui la Tradition est nécessaire pour tout être humain en s’assumant comme un lieu d’ écoute, d’ouverture et d’analyse critique ?
En dehors des grands lieux de rassemblement pour la visite du Pape Léon XIV, il y a des lieux de portée symbolique : Maison Bakhita et la chapelle des Carmes en pensant au Frère Laurent de la Résurrection.
Ouverture aux autres mais amour et recherche d’une intériorité plus grande.
« O Toi, l’au-delà de tout, n’est-ce pas là tout ce qu’ on peut chanter de Toi? Quelle hymne Te dira, quel langage? Aucun mot ne T’ exprime.
A quoi l’ esprit s’attachera-t- il?
Tu dépasses toute intelligence. Seul, Tu es indicible, car tout ce qui se dit est sorti de Toi.
Seul , Tu es inconnaissable, car tout ce qui se pense est sorti de Toi.
Tous les êtres, ceux qui parlent et ceux qui sont muets, Te proclament.
Tous les êtres, ceux qui pensent et ceux qui n’ont point de pensée, Te rendent hommage.
Le désir universel , l’universel gémissement tend vers Toi. Tout ce qui est Te prie et vers Toi tout être qui pense ton univers fait monter un hymne de silence.
Tout ce qui demeure demeure par Toi,
par Toi subsiste l’universel mouvement.
De tous les êtres, Tu es la fin, Tu es tout être , et Tu n’ en es aucun.
Tu n’ es pas un seul être, Tu n’es pas leur ensemble.
Tu as tous les noms, et comment te nommerai – je, Toi le seul qu’on ne peut nommer?
Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui couvrent le ciel même ?
Prends pitié,
O Toi l’ au-delà de tout, n’ est-ce pas tout ce que l’ on peut chanter de Toi? »
Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE
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Trois candidats voient leur examen du Baccalauréat deuxième partie (Bac II) 2026 annulé, dont deux ne pourront se représenter qu’à partir de 2028. Dans le même temps, deux acteurs du centre d’écrit IPG La Grâce de Dieu de Tabligbo sont suspendus pour cinq ans et le centre est écarté de l’organisation du Bac II.
L’Office du baccalauréat a prononcé plusieurs sanctions disciplinaires à la suite des fraudes et irrégularités relevées au cours de la session 2026. Les décisions sont contenues dans l’arrêté n°108/2026/MEN/MD-ESR/OBAC, signé le 18 septembre 2026 par le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, et le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Prof. Gado Tchangbedji.
Ces sanctions font suite au procès-verbal du conseil de discipline de l’Office du baccalauréat en date du 14 août 2026.
Trois candidats privés de leur Bac II
La première sanction concerne Abra Edwige Azameti, candidate de la série G1, numéro de table 640, au centre d’écrit du Lycée Nyivémé. Selon l’arrêté, elle a été surprise dans la salle d’examen en possession de documents dissimulés dans son rabat. Ces documents comportaient des informations relatives à l’épreuve d’histoire-géographie alors en cours.
Son examen du Bac II 2026 est annulé.
Téyi Giovanni Lawson Avla, candidat de la série A4, numéro de table 44353, au centre d’écrit du Lycée Gbodjomé, est également sanctionné. Il a été surpris, selon l’Office du baccalauréat, en flagrant délit de détention d’un téléphone portable dissimulé dans son pantalon pendant l’épreuve d’anglais.
Son examen est annulé et il est suspendu pour l’année scolaire 2026-2027. Il ne pourra s’inscrire à l’examen du baccalauréat qu’à partir de la session 2028.
Même sanction pour Abdou-Chakou Yerima, candidat de la série D, numéro de table 29092, au centre d’écrit du CEG Agoè. Il a été surpris en flagrant délit de détention et d’utilisation d’un téléphone portable pendant l’épreuve de physique-chimie.
Son examen du Bac II 2026 est annulé et il est suspendu pour l’année scolaire 2026-2027. Il ne pourra lui aussi se présenter au baccalauréat qu’à partir de la session 2028.
Deux acteurs suspendus pour cinq ans
Les sanctions concernent également des acteurs impliqués dans l’organisation des examens.
À l’IPG La Grâce de Dieu de Tabligbo, Kokou M. Agbanator, professeur d’anglais et chef du centre d’écrit lors de l’examen anticipé de TBS, session 2026, est suspendu pendant cinq ans de toute activité du Bac II.
L’arrêté indique qu’il a été impliqué dans le traitement frauduleux des copies de TBS avec l’aide de Gbatsakpo Yakobi, informaticien dans le même établissement.
Ce dernier, recruté comme surveillant de salle lors de l’examen anticipé de TBS au même centre, est également suspendu pour cinq ans de toute activité du Baccalauréat deuxième partie. Le document officiel indique qu’il a été impliqué dans le traitement frauduleux des copies avec la complicité de Kokou M. Agbanator.
L’IPG La Grâce de Dieu également suspendu
La sanction s’étend à l’établissement. L’IPG La Grâce de Dieu de Tabligbo est suspendu de toute activité du Bac II.
L’Office du baccalauréat justifie cette mesure par le fait que le centre ne répondrait plus aux critères d’ouverture d’un centre d’écrit pour l’examen du Baccalauréat deuxième partie.
Au total, l’arrêté du 18 septembre 2026 sanctionne donc trois candidats, deux acteurs et un centre d’écrit, à la suite des irrégularités examinées par le conseil de discipline de l’Office du baccalauréat.
Togoactualité
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Le prix du super sans plomb a augmenté de 92 francs CFA depuis le 10 septembre dernier, dans un contexte où le coût de la vie pèse déjà lourdement sur les ménages togolais. Cette nouvelle hausse, la deuxième en moins de quatre mois, suscite peu de réactions dans la rue. Dans le même sur les réseaux sociaux, ça « bavarde dans la colère ». Pourquoi le togolais est si prompt aujourd’hui à réagir sur les réseaux sociaux, mais se cache quand il s’agit de se mettre en mouvement pour sauver son quotidien ?
Fin février 2017, à Lomé, la hausse des prix du carburant enflamme les rues de la capitale togolaise. La veille, le gouvernement avait procédé à une augmentation des prix des produits pétroliers.
Le super sans plomb était passé de 476 à 524 francs CFA le litre et le gasoil de 478 à 526 francs, soit une hausse d’environ 10 %. Chauffeurs et conducteurs de taxi-moto descendent dans la rue. Plusieurs grands carrefours de la capitale sont bloqués. La contestation dégénère. Dans un communiqué publié en fin de soirée, le gouvernement fait état d’un mort et de plusieurs blessés.
Neuf ans plus tard, le contraste est saisissant. De mai à septembre 2026, les produits pétroliers ont connu deux hausses significatives. Le super sans plomb est passé de 680 à 817 francs CFA, soit une augmentation de 20,15 %, tandis que le gasoil est passé de 695 à 766 francs, soit une hausse de 10,22 %.
Face à cette flambée des prix, qui pèse davantage sur un pouvoir d’achat déjà érodé, les réactions restent, contrairement à celles de 2017, limitées. Les principales émanent des partis politiques de l’opposition, par voie de communiqués.
Si le contexte économique, politique et social de 2017 n’est plus exactement le même qu’aujourd’hui, une question demeure : comment expliquer l’absence de contestation dans la rue après une hausse, sur certains produits, plus importante que celle de février 2017 ?
Interrogé sur le silence de la Ligue des consommateurs togolais (LCT) face à cette nouvelle augmentation, Emmanuel Sogadji estime que les syndicats des transporteurs ont « pris en otage » le secteur pétrolier. Le président de la LCT dénonce ce qu’il considère comme une forme de complicité des syndicats des transporteurs qui, selon lui, entérinent les décisions du gouvernement et se transforment progressivement en simples relais de sensibilisation des décisions publiques, au détriment de la défense des intérêts de leurs membres.
Du côté des transporteurs, un membre de la commission ayant participé à la tournée de sensibilisation, qui a requis l’anonymat, rejette cette lecture. Il affirme que les syndicats n’ont pas été associés aux discussions sur les prix.
« Le gouvernement nous a convaincus à travers des explications que si rien n’est fait, il y aura une pénurie de carburant et cela risquerait de peser beaucoup sur les transporteurs. Les discussions n’ont pas porté sur le prix », explique-t-il.
Du côté de la fonction publique, les différents syndicats de travailleurs restent également silencieux. Pendant ce temps, les consommateurs, pris entre la hausse des prix et l’érosion de leur pouvoir d’achat, supportent les conséquences sur leur quotidien. Les tarifs des transports ont augmenté, avec des répercussions sur les déplacements et, indirectement, sur le prix des marchandises.
La contestation, elle, ne semble pas dépasser les conversations dans les quartiers, les plaintes dans les stations-service et les publications sur les réseaux sociaux.
En neuf ans, le prix du super sans plomb est passé de 476 à 817 francs CFA, soit une augmentation de 341 francs par litre. Pourtant, la réaction de la population semble avoir changé de nature. Adhésion ou résignation ?
Rien ne permet de l’affirmer. Une chose apparaît toutefois : entre la rue de 2017 et le silence de 2026, c’est le rapport entre mécontentement social et mobilisation collective qui semble avoir profondément changé.
François Bangane
lalternative.info
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Les populations ne mangent pas les notations ou encore les statistiques économiques ! Cette évidence, si simple, est visiblement difficile à comprendre par le régime Rpt/Unir qui plonge au fil du temps les Togolais dans la misère, tentant de cacher la réalité par des pseudos performances économiques avec chiffres fabriqués. Faure Gnassingbé et son gouvernement courent derrière des statistiques pour convaincre les institutions financières internationales à leur prêter beaucoup plus d’argent qu’ils finissent par détourner.
Le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, au cours de sa dernière visite d’Etat en France, a accordé une interview à 3 journalistes de chaînes panafricaines sur l’actualité de son pays. Interrogé sur la dégradation des notations des agences internationales, il n’a pas tourné autour du pot : « Est-ce que le peuple vit des notations ? Est-ce que le peuple mange les notations ? ».
Il s’agit véritablement d’une réalité que peint le Chef de l’Etat gabonais qui, par ailleurs, déclarait avoir demandé un audit des dettes que réclame le FMI à son pays.
En effet, aucune population ne vit des notations. D’ailleurs, de nombreux économistes remettent de plus en plus en question le modèle économique que les institutions internationales et les agences de notation tentent d’imposer aux Etats africains.
Au Togo, le régime qui dirige le pays depuis près de soixante (60) ans n’a pas encore conscience de cette vérité. Faure Gnassingbé qui a succédé son père au pouvoir en 2005 se couche volontiers devant les institutions financières internationales pour obtenir de « bonnes notations » et endetter de plus en plus le Togo. Depuis plus de 20 ans que Faure Gnassingbé est au pouvoir, le Togo ne connait aucun véritable grand chantier ni en terme de bâtiments et travaux publics, ni en terme de réformes constructives et profitables aux Togolais.
Pendant que les opérateurs économiques se plaignent du manque de dynamisme du marché togolais, le gouvernement se targue d’une progression des activités économiques. Faure Gnassingbé et sa minorité au pouvoir se félicitent régulièrement d’être dans les 1ères places des statistiques de l’Uemoa pendant que sans bruit et sans invention de performances, d’autres Etats comme le Bénin, la Côte d’Ivoire érige des infrastructures utiles aux populations tout en sécurisant les investissements.
Entre la politique des notations d’un Faure Gnassingbé cumulant 21 années de pouvoir et la politique de satisfaction des Gabonais d’un Oligui Nguema qui fait moins de 5 années au pouvoir (période de transition y compris), le contraste est saisissant. Là où le président gabonais dénonce des financements sur des projets non jamais exécutés ou mal exécutés et décide un revirement total, le dictateur togolais n’a que cure du sort des projets financés. Pour ce dernier, le plus important est d’avoir à disposition de l’argent pour ses propres intérêts.
En définitive, l’ex ministre des Armées du Togo mise en détention pour avoir critiqué la gouvernance du dictateur togolais a bien raison de déclarer que Faure Gnassingbé ne peut plus rien apporter à ses concitoyens.
Source : Lalternative.info
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La situation qu’affronte actuellement le pouvoir de Lomé est inédite. De nombreux facteurs créent un contexte différent des tensions politiques récurrentes dans le pays.
Depuis 1967, le Togo connait des tensions politiques à répétition avec le général Gnassingbé Eyadéma, puis avec son fils Faure Gnassingbé qui a capté le pouvoir en 2005. La situation est devenue vraiment particulière à compter de mars 2024.
Le régime dynastique incarné aujourd’hui par Faure Gnassingbé a une longévité qui en fait la plus vielle dictature d’Afrique. Après 20 ans à la tête de l’Etat, il a opéré un changement de Constitution qui lui permet de conserver indéfiniment un pouvoir absolu, sans besoin de se présenter à une élection.
C’est dans ce contexte que les organisations de la société civile et les partis politiques ont introduit une requête auprès de la Cour de Justice de la CEDEAO. Une démarche minimisée par le pouvoir qui finit par être surpris par l’arrêt de la Cour. Une décision judiciaire historique qui constate qu’il s’agit d’un « changement inconstitutionnel de gouvernement ». Cette conclusion constitue désormais une jurisprudence pour toute l’Afrique.
La société civile et les partis politiques contestant la Ve République issue de la nouvelle Constitution de mars 2024, se sont mis ensemble, une partie dans le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC), et l’autre dans les regroupements porteurs du Manifeste Génération Togo (MGT). Les deux groupes ont bien compris l’importance de cet arrêt et ont adapté leur stratégie en conséquence.
Alors que chaque groupe cheminait jusqu’alors chacun de son côté, le CNCC et les regroupements porteurs du MGT ont cosigné un mémorandum traçant la voie pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Ils l’ont présenté lors d’une conférence de presse le 25 août dernier ; une conjonction inattendue qui tétanise le pouvoir.
Dans ce nouvel environnement, les autorités togolaises ne peuvent pas appliquer leurs vieilles recettes pour espérer retrouver un nouveau souffle. Ni les répressions, ni les détentions arbitraires, ni les menaces sur les acteurs politiques et de la société civile, ni les intimidations des médias locaux, ni la pression sur les médias internationaux – suspension France 24 et RFI – ni les arrestations de journalistes français sur fond de chantage, ne peuvent remettre en selle le pouvoir de Lomé. Seule une approche, à la fois novatrice et courageuse, permettra de rétablir pacifiquement l’ordre constitutionnel.
Depuis deux décennies qu’il est au pouvoir, Faure Gnassingbé a su sortir des crises politiques successives, par la manipulation, la violence, la corruption des élites qui finissent par déboucher sur un dialogue de dupes. Tout cela ne peut plus fonctionner parce que le contexte a significativement évolué.
Tout le désordre institutionnel créé par le changement de Constitution est devenu une évidence, à l’aune de la décision judiciaire.
D’un côté, la nouvelle Constitution est illégale, elle n’existe donc pas. Revenir sur la Constitution de 1992 est aussi problématique, parce qu’il n’y pas eu d’élection présidentielle aux dates prévues. La conséquence est que l’absence de président de la République élu au suffrage universel direct au titre de la Constitution de 92 crée un vide constitutionnel avéré.
C’est pourquoi la transition politique inclusive s’impose par la force des choses, et c’est la solution pacifique défendue par les signataires du mémorandum.
Si le Togo était un Etat de droit, respectant donc les institutions nationales et internationales, les dirigeants togolais tireraient les conséquences de cet arrêt d’une juridiction supranationale. Mais, Faure Gnassingbé se met au-dessus des lois internationales, comme il le fait allègrement pour les nationales. C’est pourquoi la pression populaire devient nécessaire.
Il est curieux de noter que lorsque nous évoquons la nécessité de manifestations pacifiques publiques, le pouvoir hurle qu’on veut déstabiliser les institutions. Depuis quand une manifestation citoyenne, consacrée par la Constitution, doit-elle être considérée comme un instrument de déstabilisation ?
Quand les libertés publiques sont confisquées par un régime reconnu illégal et illégitime qui n’a pour réelle ambition que le maintien au pouvoir, la seule voie légale consacrée par la Constitution est la reprise par le peuple de sa souveraineté, en exerçant une pression populaire.
Les déclarations tapageuses du régime togolais prétendant que la Cour a outrepassé ses droits, n’enlèvent rien à l’autorité de la chose jugée, l’arrêt étant sans recours et donc exécutoire. L’Etat togolais a l’obligation de respecter cet arrêt, surtout qu’il a refusé de se présenter devant les juges.
Toutes les singularités de ce régime ont interpellé certaines universités occidentales. C’est ainsi qu’en juin 2026, une professeure de l’Université Catholique de Louvain (Belgique), Anne-Sophie Gijs, a été sans doute tellement stupéfaite, qu’elle a donné aux étudiants en Master de relation internationale, un sujet d’examen visant à analyser le changement de Constitution au Togo en mars 2024. Un cas d’école dans tous les sens du terme.
Nathaniel Olympio
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À l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, célébrée chaque 15 septembre, l’universitaire togolais Roger Folikoué a choisi de relayer un extrait de l’ouvrage de l’opposant camerounais Maurice Kamto, “L’Urgence de la pensée”, consacré à la définition et aux fondements philosophiques du système démocratique.
Dans cette publication largement partagée, Folikoué met en avant une réflexion de Kamto qui présente la démocratie non pas comme un simple régime politique, mais comme une véritable méthode fondée sur l’acceptation de la diversité et la capacité à faire coexister des positions contradictoires. Pour l’opposant camerounais, la démocratie est avant tout un rempart contre la tentation de l’uniformité et de la pensée unique, une conception qui fait écho aux tensions politiques que traverse actuellement une bonne partie du continent africain.
L’extrait insiste également sur le rôle central du débat et de l’erreur dans le processus démocratique. Selon Kamto, un système démocratique authentique se reconnaît à sa capacité à admettre ses propres failles, à expérimenter, puis à corriger le tir lorsque ses choix se heurtent au réel. C’est cette faculté d’autocritique permanente, plus que la simple tenue d’élections, qui distinguerait selon lui les démocraties véritables des systèmes qui n’en portent que le nom.
Le texte convoque aussi deux références majeures de la pensée politique occidentale. D’une part, le sociologue et théologien français Jacques Ellul, pour qui une démocratie digne de ce nom exige de la raison, de la lucidité et surtout de l’humilité intellectuelle de la part des dirigeants comme des citoyens. D’autre part, le philosophe Isaiah Berlin, dont Kamto reprend l’idée selon laquelle être véritablement démocrate suppose d’accepter que ses propres adversaires politiques puissent, eux aussi, détenir une part de vérité.
En partageant ce texte précisément le jour dédié à la démocratie, Prof. Roger Folikoué s’inscrit dans une démarche qui dépasse le simple exercice de citation. Dans un contexte togolais marqué par des débats persistants sur l’état des libertés publiques et la nature du pouvoir en place, la mise en avant de cette réflexion de Kamto, lui-même figure emblématique de l’opposition camerounaise et ancien candidat à la présidentielle de 2018, résonne comme une invitation implicite à interroger la solidité des pratiques démocratiques dans la sous-région.
Cette publication illustre par ailleurs la manière dont les universitaires et intellectuels africains continuent de se saisir des textes de leurs pairs pour nourrir, au-delà des frontières nationales, un débat commun sur les conditions d’une gouvernance véritablement pluraliste sur le continent.
Lire la tribune dans son intégralité
15 SEPTEMBRE : JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DÉMOCRATIE
En cette journée internationale de la démocratie, donnons la parole à Maurice KAMTO, in L’Urgence de la pensée.
« La démocratie, un paradigme de la complexité.
Parce qu’elle est célébration du peuple et du pluriel, la démocratie est, en son essence, une MÉTHODE, celle qui est fondée sur le respect de la diversité et qui vise à faire coexister les contraires.
Elle est le Sursaut du pluriel contre l’irrésistible tentation de l’un. C’est pourquoi la tolérance lui est consubstantielle.
La démocratie permet de tâtonner ensemble, d’ essayer en commun de tracer l’asymptote de la vérité et de se prémunir des dogmes.
Elle est fondamentalement possibilité d’alternative et d’alternance. C’ est le seul ordre qui permet d’ expérimenter des prétentions formellement exprimées et d’ en changer lorsqu’ elles se révèlent en divorce avec la réalité. Elle croit donc à l’ erreur et par là même à bla perfectibilité. Le débat est sa pierre de touche parce qu’il crée les conditions d’échanges, du commerce d’idées, du dialogue politique et social.
C’ est une méthodologie de la critique positive qui reconstruit autrement ce qu’ elle déconstruit, ou qui reconstruit autre chose sur les ruines de ce qu’elle a détruit.
La démocratie ne présume pas la fausseté d’ une pensée, elle se garde de la bâillonner et s’assigne comme devoir de la confronter avant de la réfuter.
Il ne peut y avoir de démocratie humaine, pense Jacques Ellul, que si l’ homme met la raison et la lucidité au centre du débat, s’ il fait une grande part à l’humilité intellectuelle; il peut alors reconnaître les limites et l’ incertitude de son information, la relativité de ses idées et de ses opinions, l’utilité humble des institutions qu’ il ne faut jamais exalter au- dessus d’ un usage impertinent, mais non plus mépriser.
Être démocrate, c’est, comme le dit Isaiah Berlin, non seulement accepter les opinions divergentes, mais admettre que ce sont peut-être vos adversaires qui ont raison. »
Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE
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Les partis membres du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) donnent rendez-vous à leurs militants et à l’opinion publique, ce vendredi 4 septembre 2026, à Lomé. Une conférence publique consacrée à la situation sociopolitique du Togo est annoncée à cette occasion.
L’opposition togolaise poursuit sa mobilisation. Les formations politiques regroupées au sein du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) organisent, ce vendredi 4 septembre, une conférence publique dans la capitale togolaise.
La rencontre est portée par l’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR). Les organisateurs ont officiellement informé le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières de la tenue de cette activité, à travers une lettre déposée le lundi 31 août 2026.
La conférence est prévue à partir de 8h30 dans la salle de conférence de la MUGET, à Djidjolé. Elle devrait permettre aux responsables des partis membres du CNCC de revenir sur les principaux sujets qui alimentent actuellement le débat politique national.
L’opposition maintient la pression
Cette nouvelle initiative intervient dans un contexte marqué par un rapprochement entre les principaux regroupements de l’opposition togolaise. Le 25 août dernier, des formations de l’opposition avaient rendu public un mémorandum commun proposant des pistes de sortie de crise face à la situation politique et institutionnelle du pays.
Cette dynamique fait notamment suite à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO concernant la réforme constitutionnelle adoptée au Togo en 2024. L’arrêt de la juridiction communautaire a relancé les débats sur la légitimité et les conséquences de cette réforme, ainsi que sur l’évolution institutionnelle du pays.
À travers cette conférence publique, les partis du CNCC entendent donc exposer leur lecture de l’actualité sociopolitique et réaffirmer leurs positions sur les questions institutionnelles qui continuent de diviser la classe politique togolaise.
La rencontre pourrait également servir de nouvelle tribune pour l’opposition afin de poursuivre la mobilisation autour de ses revendications et de sa proposition de sortie de crise.
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Après plusieurs semaines de détention à Lomé, les journalistes-réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ainsi que leur fixeur togolais, Fred Vedomey, ont été remis en liberté provisoire.
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’affaire impliquant les deux journalistes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani et leur collaborateur togolais Fred Vedomey. Incarcérés depuis leur arrestation le 27 juillet dernier, les trois hommes bénéficient désormais d’une mesure de mise en liberté provisoire.
La décision a été prise par les autorités judiciaires togolaises et est entrée en vigueur mardi 1er septembre 2026. Elle met ainsi fin à plusieurs semaines de détention des trois prévenus à Lomé, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
Contacté par Radio France Internationale (RFI), l’un de leurs avocats a expliqué que leur « maintien en détention n’était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité ».
Arrêtés dans le nord du Togo
Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani étaient arrivés au Togo pour réaliser un épisode de « Les routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions. Leur tournage les avait conduits dans le nord du pays, où ils ont été interpellés le 27 juillet avec leur fixeur togolais, Fred Vedomey.
Les trois hommes font l’objet de poursuites pour fausses déclarations. Leur arrestation avait suscité des réactions, notamment de la part de plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse.
Selon les éléments communiqués précédemment autour de cette affaire, les autorités togolaises avaient notamment évoqué des questions liées aux conditions dans lesquelles le tournage était réalisé.
La mise en liberté provisoire ne signifie toutefois pas la fin de la procédure judiciaire. Les trois hommes restent concernés par les poursuites engagées contre eux et devront se conformer aux exigences de la justice togolaise.
Après plusieurs semaines derrière les barreaux, les deux journalistes français et leur collaborateur togolais retrouvent donc leur liberté, en attendant l’issue de la procédure.
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Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans-Voix
Dans une récente sortie médiatique sur les ondes de Kanal FM lors de l’émission Le Club de la Presse, Kanka-Malik Natchaba, militant et « cadre » du parti RPT/UNIR, s’est livré à un exercice d’acrobatie intellectuelle et de contorsion juridique. Évoquant l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO et les exigences de sanctions ciblées réclamées par les organisations de la société civile africaines contre les auteurs du changement inconstitutionnel opéré en 2024 au Togo au profit exclusif de Faure Gnassingbé, le militant a cru bon d’opposer des certitudes empreintes d’amateurisme à la clarté du droit régional et continental.
En affirmant avec assurance que les sanctions ne sauraient exister en dehors du « dispositif propre » d’un arrêt judiciaire, Malik Natchaba opère une confusion monstre sur les règles applicables lorsque des actes posés violent des dispositions communautaires, régionales ou internationales.
La CADEG : les fondements de l’article 23 et le régime des sanctions
Malik Natchaba semble ignorer la portée des textes africains auxquels le Togo est partie prenante. La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) qualifie sans équivoque les manœuvres de révision constitutionnelle opportunistes et prévoit un régime de sanctions strict :
– les violences juridiques ciblées par l’Article 23 : Cet article dispose que constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement – passible de sanctions appropriées de l’Union africaine – tout recours à « tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique ». L’imposition d’une nouvelle constitution en 2024 sans référendum, en violation des procédures contenues dans la Constitution de 1992 ainsi que dans le Protocole additionnel de la CEDEAO, privant les citoyens du droit de choisir directement leur Président pour installer un régime parlementaire sur mesure, entre exactement dans ce cas de figure.
– les sanctions juridiques des Articles 24 et 25 : Dès lors qu’un changement anticonstitutionnel est constaté, les articles suivants activent des sanctions automatiques et contraignantes. L’article 24 confie au Conseil de paix et de sécurité de l’UA la responsabilité de suspendre immédiatement l’État partie concerné de l’exercice de son droit de membre. L’article 25 va plus loin en interdisant aux auteurs de ce changement d’intervenir ou de se présenter aux élections organisées pour le retour à l’ordre constitutionnel, tout en les exposant à des sanctions économiques et à des poursuites judiciaires.
Le droit communautaire n’exige pas qu’une décision de justice détaille elle-même chaque peine diplomatique : c’est la violation des règles conventionnelles qui déclenche l’application des mécanismes de sanctions prévus par les traités et chartes.
La mémoire sélective face aux sanctions signées contre les putschistes de Guinée
L’ironie de la démonstration de Malik Natchaba devient cinglante lorsqu’on réexamine l’historique récent de la CEDEAO sous l’impulsion directe des chefs d’État de la région, dont Faure Gnassingbé.
Lors du Sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu à Accra le 16 septembre 2021 à la suite du coup d’État en Guinée, la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement – dont le communiqué officiel porte la signature engageante de Faure Gnassingbé aux côtés de ses pairs – a adopté des mesures d’une fermeté exemplaire :
– interdiction de voyager imposée à l’ensemble des membres de la junte militaire (CNRD) ainsi qu’à leurs familles ;
– gel des avoirs financiers de ces mêmes dirigeants et de leurs proches ;
– suspension immédiate de la Guinée de toutes les instances de décision de la CEDEAO.
Lorsque les régimes voisins rompent l’ordre constitutionnel, la diplomatie togolaise appose sans hésiter sa signature au bas de sanctions ciblées individuelles, automatiques et coercitives. En revanche, lorsqu’un changement inconstitutionnel est opéré à Lomé en 2024 pour garantir la pérennité du pouvoir, le discours bascule vers la dénégation des règles régionales et le refuge derrière une souveraineté de façade.
Cette politique du deux poids, deux mesures met en lumière la vacuité de l’argumentation du RPT/UNIR, habitué des coups d’État et des passages en force constitutionnels, institutionnels et électoraux. Les sanctions ciblées réclamées par la société civile contre les auteurs du tripatouillage constitutionnel au Togo ne sont nullement une invention absurde, mais l’application symétrique de la jurisprudence politique que Faure Gnassingbé a lui-même signée et approuvée contre ses colistiers putschistes guinéens.
Un arrêt judiciaire n’est pas un texte de loi général
Sur le plan strictement juridique (Cours de droit public -L1- B.A.-BA), l’argument de Malik Natchaba prétendant que l’absence de sanctions explicites dans le dispositif d’un arrêt de la Cour de la CEDEAO interdirait toute mesure ultérieure par l’Organisation repose sur un contresens majeur :
– la séparation des fonctions institutionnelles : La Cour de justice de la CEDEAO est une instance juridictionnelle chargée de dire le droit et de constater la violation des droits humains ou des normes communautaires.
– le rôle politique de la Conférence des Chefs d’État : L’infliction de sanctions politiques, économiques ou diplomatiques relève de la Conférence des Chefs d’État et du Conseil de médiation, qui tirent les conséquences politiques des constats de violation établis sur le plan du droit.
Vouloir limiter la portée des manquements du RPT/UNIR au seul texte d’un arrêt relève d’une tentative désespérée de masquer la réalité.
Un rappel à l’ordre face à l’idolâtrie politique
Au lieu de venir sur les antennes de radio exposer ses limites juridiques et se moquer de l’intelligence des Togolais, Malik Natchaba aurait mieux fait de se taire. Plutôt que d’alimenter une idolâtrie permanente autour de leur champion qu’ils adulent à longueur de journée, les « cadres » du RPT/UNIR devraient comprendre que les citoyens avisés ne se laissent plus distraire par de la rhétorique partisane.
Le Togo n’est la propriété exclusive d’aucun clan. Se mouler dans un jeu de chaises musicales de père en fils ne donne nullement le droit de considérer notre pays comme le patrimoine privé d’une minorité. Les citoyens, la société civile africaine et les juristes indépendants continueront de rappeler que les traités internationaux et la Charte de la démocratie s’imposent à tous, y compris à ceux qui croient pouvoir régner sans fin.
J’invite donc Malik Natchaba à lire et relire la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), dont le contenu démontre sans ambiguïté comment le droit continental cadre et sanctionne les révisions constitutionnelles abusives au sein des États membres.
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Un présumé membre d’un réseau de voleurs de motocyclettes a été interpellé par la Police nationale togolaise dans la nuit du mardi 25 août 2026, à proximité de la frontière avec le Ghana. Deux de ses complices ont toutefois réussi à prendre la fuite en direction du pays voisin.
Les faits se sont produits aux environs de 2h15. Des éléments d’une équipe de patrouille nocturne ont aperçu trois individus circulant à dos d’une motocyclette près de la frontière avec le Ghana. À la vue des policiers, les trois hommes ont pris la fuite, abandonnant leur engin avant de poursuivre leur course à pied.
Après vérification, la motocyclette abandonnée s’est révélée être volée. Une course-poursuite a alors été engagée, permettant aux forces de l’ordre d’interpeller l’un des suspects. Il s’agit de S. Eric, 23 ans, de nationalité togolaise, coiffeur et domicilié à Yokoè. Ses deux complices sont, quant à eux, parvenus à s’échapper en direction du Ghana.
Interrogé par les enquêteurs, le suspect a reconnu son implication dans le vol d’une motocyclette appartenant à G. K. Moris, chauffeur résidant dans le quartier Awatamé, à Lomé. Il a également fourni des informations sur le déroulement du vol et l’identité de certains de ses présumés complices.
Selon les premières déclarations recueillies, les trois individus se seraient introduits par effraction dans la propriété de la victime, en passant par la grande porte, avant de repartir avec sa motocyclette de marque HAOJUE, type 125-8.
Les indications fournies par le suspect ont ensuite conduit les policiers sur les lieux du vol afin de procéder aux premières vérifications et de poursuivre les investigations.
S. Eric doit être présenté au parquet pour répondre des faits qui lui sont reprochés. Les recherches se poursuivent par ailleurs pour retrouver les deux autres suspects et déterminer l’étendue de leurs éventuelles activités criminelles.
À travers cette nouvelle interpellation, la Police nationale réaffirme sa volonté de lutter contre l’insécurité et de protéger les personnes ainsi que leurs biens. Elle appelle également la population à rester vigilante et à signaler tout comportement susceptible de troubler la tranquillité publique.
Pour joindre les forces de sécurité, les citoyens peuvent utiliser les numéros verts 117, 172, 1244 et 1014.
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