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Afrique

Information en période de crise : Le CSC renforce les capacités des journalistes et web-activistes pour une gestion responsable

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:35

À l'heure où le Burkina Faso continue de faire face à une crise sécuritaire complexe, la qualité de l'information diffusée au public apparaît plus que jamais comme un facteur déterminant de résilience, de cohésion sociale et de stabilité. C'est dans cette dynamique que le Conseil supérieur de la communication (CSC) organise un atelier de formation et de sensibilisation destiné aux journalistes et web-activistes sur la gestion de l'information en période de crise. L'atelier se tient avec l'appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), du 27 au 29 juillet 2026 à Koudougou, La cérémonie d'ouverture a été présidée par le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, en présence du président de la délégation spéciale de Koudougou, Amédée Paré.

Face aux défis sécuritaires, sociaux et humanitaires auxquels le Burkina Faso est confronté depuis plusieurs années, le Conseil supérieur de la communication entend renforcer les compétences des acteurs de l'information afin de promouvoir une communication plus responsable, professionnelle et favorable à la cohésion sociale. Pendant trois jours, journalistes et producteurs de contenus numériques réfléchiront aux bonnes pratiques en matière de communication de crise, de vérification des faits et de lutte contre la désinformation.

À l'ouverture des travaux, le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, a salué l'engagement des autorités régionales ainsi que le soutien constant du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), partenaire historique de l'institution. Selon lui, cette collaboration a permis la réalisation de nombreuses initiatives en faveur de la professionnalisation des médias, de la consolidation de la paix et du renforcement de la cohésion sociale au Burkina Faso.

« Cette collaboration témoigne d'une vision commune de faire de la communication un levier de résilience, de prévention des conflits et de développement durable », Louis Modeste Ouédraogo, président du CSC

Une responsabilité accrue dans un contexte de crise

Pour le président du CSC, la communication de crise ne relève plus d'un simple exercice technique. Dans le contexte actuel, elle constitue un véritable impératif stratégique. « Elle permet non seulement d'informer les citoyens avec exactitude, mais aussi de prévenir la désinformation, les rumeurs, les discours de haine, les manipulations informationnelles et la psychose qui peuvent aggraver une situation déjà fragile », a-t-il expliqué.

Louis Modeste Ouédraogo a insisté sur le rôle désormais central qu'occupent aussi bien les médias traditionnels que les plateformes numériques dans la construction de l'opinion publique. Chaque information publiée peut, selon lui, contribuer à éclairer, sensibiliser et rassurer les populations, mais peut également, lorsqu'elle est inexacte ou insuffisamment vérifiée, alimenter la confusion, la peur ou les divisions.

Avec l'essor des réseaux sociaux, où les contenus circulent à une vitesse inédite, les exigences de vérification et de responsabilité deviennent encore plus importantes pour les journalistes et web-activistes

Les acteurs appelés à mesurer l'impact de leurs publications

S'adressant directement aux participants, le président du CSC a rappelé que les journalistes demeurent des acteurs essentiels de la démocratie grâce au respect des règles déontologiques, à la recherche de la vérité et à la défense de l'intérêt général. Il a également attiré l'attention des web-activistes sur la place désormais incontournable qu'ils occupent dans l'écosystème informationnel. Par leur influence sur les comportements, les opinions et les perceptions, ils sont appelés à exercer leurs activités avec davantage de responsabilité.
« Publier, partager ou commenter une information engage sa responsabilité morale, citoyenne et, dans certains cas, sa responsabilité juridique », a-t-il averti, invitant chacun à faire preuve de discernement avant toute diffusion de contenu.

Cette session s'inscrit dans la continuité des actions déjà entreprises par l'instance de régulation. Louis Modeste Ouédraogo a rappelé qu'entre 2016 et 2017, le CSC avait déjà organisé un premier séminaire de renforcement des capacités des journalistes sur la communication en période de crise sécuritaire.

« Cette collaboration entre le CSC et le PNUD traduit l'engagement commun de nos institutions et ses partenaires à promouvoir une communication responsable au service de la paix et de la cohésion sociale », Amédée Paré, PDS de la commune de Koudougou

Près d'une décennie plus tard, le contexte a profondément évolué. Les stratégies des groupes armés, les techniques de manipulation de l'information ainsi que les modes de diffusion des contenus ont connu d'importantes mutations, rendant nécessaire une actualisation des connaissances et des pratiques professionnelles.

L'atelier vise ainsi à permettre aux participants de mieux maîtriser les principes fondamentaux de la communication de crise, d'améliorer leurs techniques de collecte, de traitement et de vérification de l'information, de promouvoir une communication sensible aux conflits et de mieux comprendre les mécanismes de lutte contre la désinformation et les manipulations informationnelles.

Les travaux devront également favoriser une collaboration plus étroite entre les médias, les institutions publiques et les différents acteurs de la société afin d'assurer une gestion plus efficace de l'information dans les situations sensibles.

« La responsabilité sociale du journaliste ou du web-activiste dans la gestion de l'information en période de crise » est la communication présentée par Moussa Sawadogo, spécialiste des sciences de l'information et de la communication

Miser sur des experts de haut niveau

Convaincu que les défis actuels exigent des réponses adaptées, le président du CSC a indiqué que l'institution a mobilisé des experts de haut niveau pour animer les différentes communications prévues au cours de cette session. Il a invité les participants à faire preuve d'engagement, à partager leurs expériences de terrain et à saisir cette opportunité pour renforcer leurs compétences professionnelles.

« Les compétences que vous acquerrez ici contribueront, j'en suis persuadé, à améliorer la qualité de l'information diffusée auprès des populations et à renforcer notre résilience collective face à la crise que nous traversons », a-t-il déclaré.

La thématique abordée par le directeur de communication des armées, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, s'intitule « La couverture médiatique des attaques terroristes : Quels comportements pour être en phase avec le dispositif sécuritaire ? »

Par cette initiative, le Conseil supérieur de la communication réaffirme sa volonté de promouvoir un environnement médiatique libre, responsable et professionnel. L'institution entend poursuivre, avec l'ensemble de ses partenaires, les actions de renforcement des capacités des journalistes, des communicants et des créateurs de contenus numériques afin qu'ils contribuent pleinement à l'édification d'une société fondée sur la paix, la tolérance et la cohésion sociale.

En déclarant officiellement ouverts les travaux de cet atelier, Louis Modeste Ouédraogo a formulé le vœu que ces trois journées débouchent sur des recommandations concrètes et des pratiques renouvelées, capables d'améliorer durablement le traitement de l'information. Et ce, dans un contexte national marqué par de multiples défis.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Categories: Afrique

Ouagadougou ou l'art de vendre la même chose que ses voisins

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:30

Ouagadougou est souvent présentée comme une ville de débrouillards. Une ville où l'esprit entrepreneurial se manifeste dans les marchés, les rues, les quartiers et désormais sur les réseaux sociaux. C'est un fait dont il faut se réjouir, mais nous avons parfois l'art de faire exactement la même chose que tout le monde, au même endroit et au même moment.

L'entrepreneur du système D « made in Ouaga », vous connaissez ? Celui ou celle qui observe une activité rentable et conclut immédiatement que la meilleure stratégie consiste à reproduire cette activité à quelques mètres de distance. Parfois même juste en face. Une jeune dame lance son activité de vente de gâteaux. Le concept fonctionne. Les clients affluent. Les photos circulent sur Facebook. Les commandes augmentent.
Trois mois plus tard, cinq nouvelles vendeuses de gâteaux apparaissent dans la même zone. Six mois plus tard, elles sont vingt. À la fin de l'année, la rue entière semble participer à un championnat national de vente de gâteaux.

La logique du « si ça marche chez lui »

Le phénomène ne concerne pas seulement l'alimentation. Il touche presque tous les secteurs. Les boutiques de téléphones. Les agences de communication. Les salons de beauté. Les vendeurs de vêtements. Les centres de formation. Les services d'impression. Les boutiques d'accessoires. Les jus dits naturels. Dès qu'une activité commence à réussir, elle attire immédiatement une armée de nouveaux concurrents. Non pas dans un autre quartier. Non pas dans une autre ville. Mais exactement au même endroit.

Comme si la prospérité était une ressource géographique localisée à quelques mètres carrés. Je me suis toujours demandé quel raisonnement ces personnes tiennent-elles ? « Si son commerce marche ici, alors le mien marchera aussi ici. »

Une logique trop simple qui oublie un détail. Le premier entrepreneur a certes choisi un emplacement pour son activité, mais il a souvent construit une clientèle, développé une réputation, amélioré son offre et pris des risques avant de connaître le succès. Mais cela est moins visible que son chiffre d'affaires. Alors beaucoup reproduisent le résultat sans forcément comprendre le processus.

Les réseaux sociaux ont renforcé cette tendance, car lorsqu'un entrepreneur publie ses ventes ou ses réalisations, il inspire naturellement d'autres personnes. C'est positif. Le problème commence lorsque l'inspiration se transforme en photocopie.

On ne s'inspire plus d'une idée. On reproduit un modèle entier. Même produit. Même logo. Même communication. Parfois même les mêmes fautes d'orthographe. Le marché devient alors un immense exercice de duplication.

Le consommateur, lui, observe le spectacle avec amusement. Il se retrouve face à dix commerces proposant exactement la même chose. Les mêmes prix. Les mêmes promotions. Les mêmes slogans. Les mêmes publications Facebook.

À certains moments, seule l'enseigne permet encore de distinguer les entreprises. Le plus fascinant est que chacun se présente pourtant comme innovateur.

Le mot est devenu incontournable. Aujourd'hui, tout le monde innove. Même lorsqu'il vend un produit déjà disponible chez cinquante voisins. L'innovation semble parfois avoir changé de définition. Elle ne consiste plus nécessairement à proposer quelque chose de nouveau. Elle consiste à annoncer que l'on propose quelque chose de nouveau.

Nuance importante. Nous valorisons souvent davantage la création d'une activité que la recherche d'une différence. L'objectif devient d'entrer sur le marché. Pas forcément de se distinguer. Résultat : certains secteurs se retrouvent saturés tandis que d'autres demeurent largement inexploités.

Dans une même rue, vous pouvez trouver vingt commerces vendant le même produit. Et aucun proposant un service complémentaire pourtant recherché. Le paradoxe est que l'entrepreneuriat repose précisément sur la capacité à résoudre des problèmes. Or beaucoup d'entrepreneurs passent davantage de temps à observer leurs concurrents qu'à observer leurs clients. Ils savent ce que vend le voisin. Ils savent à quel prix il vend. Ils connaissent ses promotions. Mais ils ignorent parfois ce que les consommateurs attendent réellement.

La différence fait souvent la réussite

Les entreprises qui résistent au temps ne sont pas forcément celles qui imitent le mieux. Ce sont généralement celles qui apportent quelque chose de différent. Une meilleure qualité. Un meilleur service. Une meilleure expérience client.

Autrement dit, elles se distinguent. Elles comprennent qu'il est difficile de gagner une compétition lorsque tous les participants courent dans la même direction avec les mêmes chaussures.

Oser faire autrement

Le véritable entrepreneur ne cherche pas uniquement une opportunité. Il cherche aussi un espace. Un besoin non satisfait. Une idée encore peu exploitée. C'est souvent là que naissent les meilleures initiatives.
Malheureusement, cette démarche demande davantage d'efforts que la simple imitation. Elle exige de l'observation. De la créativité. De la patience. Et parfois l'acceptation du risque. Des qualités moins spectaculaires mais infiniment plus utiles.

Au fond, l'entrepreneur « made in Ouaga » n'est pas un problème. Il cherche sa place avec les moyens dont il dispose. Son erreur n'est pas d'entreprendre mais de croire que reproduire suffit à réussir.

Or le marché récompense rarement les copies pendant longtemps. Il finit presque toujours par privilégier ceux qui apportent une valeur particulière. La véritable opportunité appartient souvent à celui qui ose faire autrement. Comme c'est le slogan d'une banque de chez nous.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Image d'illustration générée par l'IA

Categories: Afrique

Bobo-Dioulasso : Des jeunes cuisiniers rivalisent de créativité pour valoriser le fonio

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:25

Le projet FonioForce a organisé, le jeudi 23 juillet 2026, la première édition du concours culinaire « Jeunes Cuisiniers du Futur ». L'activité, tenue au Lycée professionnel régional Guimbi Ouattara (LPRGO) de Bobo-Dioulasso, a mis en compétition douze jeunes issus des filières agroalimentaires autour d'un défi : faire du fonio la vedette de créations culinaires innovantes.

Du fonio dans les assiettes, mais surtout de la créativité, de l'audace et de l'innovation. C'est l'esprit qui a prévalu à la première édition du concours culinaire « Jeunes Cuisiniers du Futur », initié par le projet FonioForce, mis en œuvre par AGRODEV SERVICES et ses partenaires. Pendant plusieurs heures, les douze candidats ont rivalisé d'ingéniosité pour proposer des recettes originales à base de cette céréale traditionnelle africaine. Plats lourds, plats légers, desserts et viennoiseries ont ainsi été présentés à l'appréciation d'un jury composé de professionnels de l'agroalimentaire et de la cuisine.

L'objectif de cette initiative est de stimuler la créativité des jeunes futurs professionnels de l'agroalimentaire, tout en contribuant à la promotion de la consommation du fonio. « Nous avons voulu organiser ce concours pour inculquer aux jeunes les valeurs du fonio et les amener à comprendre que c'est une céréale à fort potentiel, surtout économique », a expliqué Estelle Bayala, chargée du suivi-évaluation et de la communication au sein du projet FonioForce.

Plats lourds, plats légers, desserts et viennoiseries ont été ainsi présentés à l'appréciation d'un jury composé de professionnels de l'agroalimentaire et de la cuisine

Une céréale traditionnelle aux multiples potentialités

Longtemps considéré comme une céréale essentiellement traditionnelle, le fonio présente pourtant de nombreux atouts nutritionnels, économiques et environnementaux. Adapté aux conditions climatiques du Sahel, il peut être cultivé sur des sols relativement pauvres et nécessite peu d'intrants chimiques. Naturellement sans gluten, digeste et riche en fibres et en nutriments, le fonio est aujourd'hui présenté comme une véritable « smart food ». Toutefois, sa consommation reste encore limitée par le faible nombre de produits transformés et de recettes innovantes disponibles sur le marché.

Le projet FonioForce a décerné un prix spécial à Yassia Ouédraogo pour son « cake au fonio »

C'est pour répondre à ce défi que le projet FonioForce accompagne notamment des producteurs, des coopératives et 16 entreprises d'agro-transformation dans les régions du Guiriko et des Tannounyan. Grâce à cet accompagnement, le fonio proposé par les entreprises soutenues est désormais nettoyé et lavé selon des standards de qualité améliorés. « Pendant longtemps, la préparation pénible et la présence d'impuretés ont freiné la consommation du fonio. Aujourd'hui, grâce au travail des transformateurs que nous soutenons, nos marchés disposent d'un fonio de qualité premium, parfaitement lavé, dépoussiéré et exempt de sable ou de caillou », a souligné la cheffe du projet FonioForce, Rachel Dayo, dans son allocution.

Le « Panna cotta à la bouillie de fonio » a remporté la première place de la compétition

Des créations qui ont surpris le jury

Pour cette première édition, les candidats étaient invités à concevoir des recettes dans lesquelles le fonio devait constituer l'ingrédient principal. Les créations pouvaient prendre la forme de plats traditionnels revisités, de pâtisseries, de biscuits, de desserts, de boissons ou encore de produits de boulangerie. Les mets ont été évalués selon cinq critères : la valorisation du fonio, l'originalité et l'innovation, la qualité gustative, la faisabilité technique et le potentiel commercial ainsi que la présentation esthétique.

Le projet FonioForce pour valoriser le fonio au Burkina Faso

Président du jury, Salif Guel, professeur d'agroalimentaire, s'est dit particulièrement impressionné par le niveau de créativité des candidats. « Franchement, j'ai été étonné de voir que ces jeunes puissent être aussi créatifs et innovants dans leurs prestations », a-t-il confié. Pour lui, plusieurs des créations présentées pourraient parfaitement trouver leur place dans les restaurants et autres espaces de restauration. Il a d'ailleurs encouragé les candidats à poursuivre dans cette voie et à prendre part à d'autres compétitions culinaires, notamment à la Semaine nationale de la culture (SNC).

Président du jury, Salif Guel, professeur d'agroalimentaire, s'est dit particulièrement impressionné par le niveau de créativité des candidats

Jeanne Doulkom, la reine de la première édition

Au terme de la compétition, c'est Jeanne Doulkom, élève au lycée professionnel régional Guimbi Ouattara, qui s'est adjugé le premier prix avec 91,6 points. Elle a séduit le jury avec sa « Panna cotta à la bouillie de fonio ». Pour réaliser son dessert, la candidate a transformé la bouillie de fonio afin d'obtenir une texture lisse, avant de l'accompagner d'un sirop de tamarin et de fonio caramélisé au miel et au beurre. « Je suis vraiment très contente. Ça n'a pas été facile, car toutes les candidates étaient à la hauteur », a déclaré la lauréate. Elle a également encouragé ses camarades à saisir les opportunités de ce type afin de développer leurs compétences et leur créativité.

Jeanne Doulkom, élève au lycée professionnel régional Guimbi Ouattara, se réjouit de sa victoire

Le deuxième prix est revenu à P. Charlotte Gonro, qui a obtenu 91,2 points grâce à son plat intitulé « Gnon aux boulettes de poisson ». Le troisième prix a été décerné à Abdoul Fataf Ouédraogo, auteur d'un « gâteau moelleux » à base de farine de fonio, avec 91 points. Le prix de l'innovation a été attribué à Grâce-Chalom Ouédraogo pour ses viennoiseries à base de fonio, notamment des pains aux raisins. « Pour moi, c'est un premier pas dans le domaine, mais également un encouragement à me surpasser et à aller au-delà de ce que j'ai pu faire. Ce n'est que le début d'une belle aventure », a-t-elle déclaré.
Face à la qualité des réalisations, le jury a demandé l'instauration d'un prix supplémentaire. Le projet FonioForce a ainsi décerné un prix spécial à Yassia Ouédraogo, pour son « cake au fonio ».

Jeanne Doulkom, élève au lycée professionnel régional Guimbi Ouattara, recevant son prix de la première place

« Tous les candidats ont gagné »

Au-delà du classement, les organisateurs retiennent surtout la qualité des prestations et le potentiel des jeunes participants. « Nous avons été tellement surpris par les talents et les propositions des élèves que nous nous sommes demandé s'il ne fallait pas associer des hôtels et de grands restaurants, parce que les talents sont là », a affirmé Estelle Bayala. Selon elle, les écarts entre les candidats étaient si faibles que le jury a éprouvé de grandes difficultés à les départager. « Tous ont gagné. Nous leur avons dit que c'était un esprit de jeu. Il n'y a pas de mauvais cuisiniers, parce que c'était très difficile de les départager », a-t-elle ajouté.

Selon Estelle Bayala, les écarts entre les candidats étaient si faibles que le jury a éprouvé de grandes difficultés à les départager

Les lauréats ont reçu des récompenses financières et des kits composés notamment de produits à base de fonio. Le premier prix était doté de 125 000 F CFA, le deuxième de 100 000 F CFA, le troisième de 75 000 F CFA et le prix de l'innovation de 50 000 F CFA. Le prix spécial a, quant à lui, été doté de 25 000 F CFA.

Le galap au fonio a séduit les membres du jury

Pour le projet FonioForce, cette compétition constitue une première étape dans la promotion de l'innovation culinaire et de l'entrepreneuriat des jeunes. Elle vise également à démontrer que le fonio peut sortir du cadre des recettes traditionnelles pour investir de nouveaux espaces de consommation et de commercialisation. « Tant que nous pouvons valoriser le fonio et mettre en avant ces talents, nous n'allons pas hésiter », a assuré Estelle Bayala.

Le prix de l'innovation a été attribué à Grâce-Chalom Ouédraogo pour ses viennoiseries à base de fonio, notamment des pains aux raisins

À travers cette initiative, le projet FonioForce entend ainsi contribuer à faire du fonio non seulement une céréale du patrimoine africain, mais également un produit d'avenir, capable de générer de nouvelles opportunités pour les jeunes et de renforcer la transformation locale au Burkina Faso.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique

Tourisme interne : La Primature en immersion au musée Rayimi d'Issouka pour renouer avec les racines du Burkina

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:20

La délégation de la Primature, conduite par la directrice des ressources humaines (DRH), Mariam Nakanabo/Kalandjibo, a effectué, le samedi 25 juillet 2026, une visite au musée Rayimi et à l'espace Masmé d'Issouka, dans la commune de Koudougou. Cette immersion s'inscrit dans le cadre de la campagne nationale de tourisme interne, une initiative visant à amener les Burkinabè à mieux découvrir les richesses historiques, culturelles et patrimoniales de leur pays.

Au cœur d'un site qui retrace une partie importante de l'histoire et des traditions du Burkina Faso, les membres de la délégation ont découvert des objets patrimoniaux, des symboles de la chefferie traditionnelle ainsi que des témoignages du riche héritage culturel national.

À l'issue de la visite, la DRH de la Primature, Mariam Nakanabo/Kalandjibo, s'est dit profondément impressionnée par la qualité des réalisations et le travail de préservation entrepris sur le site.

« Nous sommes là dans le cadre de la campagne nationale de tourisme interne. La Primature a voulu marquer sa participation active à cet élan national. Nous sommes venus puiser dans nos valeurs ancestrales et culturelles afin de nourrir notre détermination à relever les défis actuels de notre pays », a-t-elle déclaré.

La DRH de la Primature, Mariam Nakanabo/Kalandjibo s'est dit très satisfaite de cette immersion au palais de Masmé.

Selon elle, cette immersion permet aux Burkinabè de mieux connaître leur histoire et de renforcer leur engagement patriotique. « Quand on regarde ce qui est fait ici, on sent que chaque Burkinabè apporte sa contribution pour que, tous ensemble, nous puissions faire face aux défis de notre pays. Nous repartons enrichis de cette visite et pleins d'espoir qu'avec les efforts de chacun, le Burkina Faso rayonnera de paix et de quiétude », a-t-elle ajouté.

La représentante de la Primature a également lancé un appel à l'ensemble des citoyens à accompagner les autorités dans les efforts de construction nationale. « Ensemble, nous pouvons réaliser de grandes choses », a-t-elle insisté.

un petit temps d'échange entre le chef d'Issouka et ses invités

Accueillant la délégation, le chef coutumier d'Issouka, Naaba Saaga, a salué cette initiative qu'il considère comme une reconnaissance de l'importance du patrimoine culturel dans la consolidation de l'unité nationale.

« Nous sommes très honorés de recevoir cette importante délégation de la Primature. Cette visite montre que les plus hautes autorités ont compris qu'il faut d'abord faire découvrir le Burkina Faso aux Burkinabè eux-mêmes », a-t-il souligné.

Naaba Saaga, chef d'Issouka, a salué cette initiative

Le garant des traditions a rappelé que le musée Rayimi et l'espace Masmé constituent la modeste contribution d'Issouka à la valorisation du patrimoine national. Il a notamment insisté sur la présence du drapeau national dans l'enceinte du musée, symbole, selon lui, de l'attachement des chefferies traditionnelles à la patrie et à son unité.

Pour Naaba Saaga, la connaissance de l'histoire et des valeurs héritées des ancêtres demeure un puissant levier pour renforcer la cohésion sociale. Il a invité les Burkinabè à préserver cet héritage afin de le transmettre aux générations futures et de le faire découvrir au monde.

cette visite a vu la présence d'une forte délégation de la primature

Tout en saluant la vision des autorités en faveur du tourisme interne, il a formulé des bénédictions pour un retour durable de la paix sur toute l'étendue du territoire national, condition essentielle, selon lui, pour permettre aux populations de redécouvrir sereinement les trésors culturels du Burkina Faso.

Prince Omar
Lefaso.net

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La tenue du dialogue contribuera à restaurer la concorde nationale en RDC, selon la France

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 01:15


La France a exprimé, lundi 27 juillet, son soutien à l’organisation d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo, annoncé par le président Félix Tshisekedi pour répondre aux défis auxquels le pays est confronté. L’information émane du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

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Burkina : Sita Tarbagdo dédicace l'ouvrage « Ce que Me Pacéré m'a dit de sa vie »

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:15

‎Le journaliste à la retraite Sita Tarbagdo a dédicacé, ce lundi 27 juillet 2026, son ouvrage intitulé « Ce que Me Pacéré m'a dit de sa vie ». La cérémonie de dédicace qui s'est tenue à la maison de l'avocat s'inscrit dans le cadre de la Semaine de l'avocat. C'était en présence de plusieurs membres du barreau et de diverses personnalités qui ont connu Me Pacéré. Il y décrit Me Pacéré comme un homme « atypique », « énigmatique » et « multidimensionnel », dont la personnalité ne pouvait être appréhendée qu'au-delà des apparences.

L'auteur Sita Tarbagdo a confié avoir côtoyé Me Pacéré pendant 41 ans, avant que ce dernier n'accepte, à l'âge de 81 ans, de se confier à lui pour la rédaction de ses mémoires. Pour écrire ce livre de 583 pages, Sita Tarbagdo a réalisé, de février à octobre 2024, en tout 73 interviews avec Me Frédéric Titinga Pacéré, premier bâtonnier du Burkina Faso, décédé le 8 novembre 2024. Ces entretiens lui ont permis de retracer le parcours, les convictions, la vision culturelle et spirituelle de l'homme. Il a souligné que l'ancien bâtonnier avait donné son accord pour la publication de l'ouvrage deux semaines avant son décès. Pour Sita Tarbagdo, Me Pacéré demeure une personnalité irremplaçable dont l'héritage intellectuel, culturel et spirituel continuera d'inspirer les générations futures.

Dans l'ouvrage “Ce que Me Pacéré m'a dit de sa vie”, Sita Tarbagdo revient sur plusieurs pans importants de la vie de l'homme

Il soutient que l'essentiel de l'ouvrage se ramène à une phrase : “À chaque instant de la vie de l'homme, la mort côtoie la vie.” Ce qui est selon lui une leçon de vie et de sagesse, qui appelle à un comportement responsable de tout un chacun, parce que la vie n'est pas éternelle. « J'ai voulu ancrer à travers cette œuvre, Maître Pacéré dans la postérité, afin que les jeunes du présent, comme les jeunes du futur, se remémorent cet homme qui a été singulier, qui a été un brillant avocat, qui a été le premier bâtonnier du Burkina Faso et qui a été le Naba Panantougri du Manéga », a ajouté Sita Tarbagdo.

Plusieurs personnalités ont honoré de leur présence la cérémonie de dédicace

Il retient de Me Pacéré un homme qui l'a façonné et initié à avoir “un troisième œil” pour mieux appréhender les humains, aussi bien les femmes que les hommes. “Et ce troisième œil, il n'est pas donné à n'importe qui de l'avoir. Il faut être en connexion intime, profonde avec celui que vous avez en face pour pouvoir avoir ce troisième œil qui vous permet un troisième degré de lecture de l'homme. Et c'est ainsi que vous arrivez à appréhender l'homme dans toute sa dimension. J'ai également hérité de Me Pacéré sa sagesse, une sagesse qui ne peut pas être héritée ni transférée », a-t-il fait savoir. Brillant avocat, premier bâtonnier du Burkina Faso, poète, homme de culture, chef coutumier, sociologue, Me Pacéré aura marqué l'Afrique toute entière durant son existence. Et pour Sita Tarbagdo, son témoignage de vie mérite d'être transmis à la jeune génération afin qu'elle puisse s'en inspirer.

Dr Tibiri, préfacier de l'œuvre, indique que l'auteur a sauvé de l'oubli l'héritage de Me Pacéré

Pour le préfacier de l'œuvre, Dr Tibiri, Sita Tarbagdo a sauvé de l'oubli un héritage intellectuel, culturel, juridique et spirituel destiné aux générations présentes et futures. “Amadou Hampaté Ba disait qu'en Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. Aujourd'hui, grâce au patient travail de Sita Tarbagdo, cette bibliothèque n'a pas brûlé. Elle a été ouverte. Elle a été classée. Elle a été confiée à la postérité. Le lecteur découvre alors un homme profondément enraciné dans Manéga, convaincu que la sauvegarde des traditions constitue une condition essentielle de la dignité du peuple. Les récits consacrés à l'histoire ancienne de Manéga, aux rites, aux lignées et aux objets patrimoniaux traduisent cette volonté de faire de la mémoire culturelle un véritable objet de reconnaissance et de connaissance », a-t-il affirmé. Il est convaincu que Me Pacéré est de cette grande tradition des intellectuels africains qui n'ont jamais opposé les valeurs modernes aux valeurs endogènes et pour qui l'avenir appartient à celui qui saura conjuguer la connaissance de la culture africaine avec celle de l'école moderne.

Le bâtonnier, Me Batibié Benao, s'est réjoui de la publication de cet ouvrage

Le bâtonnier Me Batibié Benao s'est réjoui de la publication de cet ouvrage, car, dit-il, il n'est pas courant que l'on écrive sur la vie des avocats. « L'œuvre de Sita Tarbagdo parle beaucoup de Me Pacéré en tant qu'avocat, de ses combats en tant qu'avocat, il lui a même ouvert certaines archives de son cabinet par rapport à certaines affaires sensibles et de ce point de vue nous pensons que cet ouvrage est une torche qui va illuminer l'avenir pour les plus jeunes générations. »

La maison d'édition, Les éditions IKS, a remis une attestation de distinction à l'auteur pour la qualité de son ouvrage, qualifié de magistral.

La cérémonie de dédicace a été marquée par des témoignages de diverses personnalités ayant connu et côtoyé Me Pacéré. La maison d'édition, Les éditions IKS, a remis une attestation de distinction à l'auteur pour la qualité de son ouvrage, qualifié de magistral. L'œuvre est disponible dans les différentes librairies au prix de 30 000 FCFA.

Auteur de plusieurs œuvres déjà, Sita Tarbagdo ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il a annoncé la parution prochaine d'un livre intitulé “IB, le cauchemar de l'Occident”.

Armelle Ouédraogo/Anita Zongo
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CAN féminine 2026 : le Burkina Faso débute par une défaite 4-1 contre la Côte d'Ivoire

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:10

Les Étalons dames se sont inclinées, ce lundi 27 juillet 2026, lors de leur entrée en lice à la CAN féminine 2026. Opposées à la Côte d'Ivoire, les Burkinabè ont concédé une lourde défaite sur le score de 4 buts à 1.

Pour leur premier match dans la compétition, les joueuses de Pascal Sawadogo ne sont pas parvenues à rivaliser avec leurs adversaires ivoiriennes. Elles ont débuté difficilement le match, laissant les ivoiriennes prendre trois buts d'avance à la mi-temps.

Réduites à dix en seconde période, les Étalons dames se sont finalement inclinées sur le score de 4 buts à 1 au coup de sifflet final.

Pour leur deuxième sortie dans le groupe B, les Étalons dames affronteront la Tanzanie le 31 juillet 2026.

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Rentrée 2026-2027 du Lions Clubs International District 403 A3 : Arouna Nikiema investi gouverneur sous le signe de l'audace et du service

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:05

Le Lions Clubs International District 403 A3 a officiellement lancé son année d'activités 2026-2027, le samedi 25 juillet 2026, à l'occasion de la cérémonie de rentrée des Lions couplée à l'investiture de son nouveau gouverneur, Arouna Nikiema. Placée sous le thème « Osons l'impossible par une croissance inclusive et un service de qualité », cette cérémonie a réuni autorités administratives, membres du Lions Clubs, partenaires et invités autour d'un engagement renouvelé en faveur du service humanitaire et du développement communautaire.

La cérémonie de rentrée des Lions du District 403 A3 a marqué le début d'une nouvelle année de gouvernance pour l'organisation. Point d'orgue de cette rencontre, l'investiture officielle d'Arouna Nikiema à la tête du district, en présence de plusieurs personnalités, dont le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, patron de la cérémonie, ainsi que de Lassine Diawara, parrain de l'événement.

Dans une ambiance empreinte de solennité et de fraternité, ils ont salué les valeurs de solidarité, d'engagement et de leadership qui fondent l'action du Lions Clubs International.

Fraîchement investi, le gouverneur Arouna Nikiema a indiqué inscrire son mandat dans la continuité des acquis tout en mettant un accent particulier sur l'amélioration de la qualité du service rendu aux communautés.

Le nouveau gouverneur du District 403 A3, Arouna Nikiema, a été officiellement investi pour l'année lyonique 2026-2027.

« Nous n'allons pas venir changer complètement les choses. Nous allons faire ce que nous avions prévu de faire, tout en cherchant à améliorer nos actions afin que les œuvres que nous mènerons soient structurantes et pérennes », a-t-il déclaré.

Le nouveau gouverneur a présenté les grandes priorités de son mandat. Il s'agit notamment de la protection de l'environnement à travers des campagnes de reboisement, de la promotion de la salubrité, de la lutte contre le diabète, qualifié de « tueur silencieux », ainsi que de la prévention contre le paludisme, principale cause de morbidité et de mortalité dans le pays.

À ces axes s'ajoutent deux causes locales portées par le district, notamment la sécurité routière et l'alphabétisation.

Arouna Nikiema s'est également réjoui de pouvoir s'appuyer sur les fondations solides laissées par ses prédécesseurs.

« Nous avons la chance d'avoir un leadership local qui a posé des bases très solides. Nous allons nous appuyer sur ces acquis pour faire rayonner davantage notre district », a-t-il assuré, tout en saluant la forte mobilisation des Lions venus accompagner cette rentrée.

Parrain de la cérémonie, Lassine Diawara a livré un discours empreint de sagesse, invitant les Lions à rester fidèles à leur vocation première : servir.

Pour lui, cette rentrée ne constitue pas seulement un changement de gouvernance, mais le renouvellement d'un engagement collectif au service des communautés.

Revenant sur le thème de l'année, il a expliqué que « oser l'impossible » ne consiste pas à accomplir des miracles, mais à croire qu'il est toujours possible de faire mieux.

Selon lui, c'est en osant créer de nouveaux clubs, en développant des projets innovants, en favorisant la participation des femmes et des jeunes et en modernisant l'organisation que le Lions Clubs International a su grandir au fil des décennies.

Lassine Diawara, parrain de la cérémonie, a invité les Lions à « oser l'impossible » à travers des actions de qualité et porteuses d'impact.

Il a ainsi invité les membres du district à poursuivre cette dynamique en privilégiant une croissance inclusive et un service de qualité.

Pour Lassine Diawara, les communautés attendent désormais davantage des organisations de service.
« Nous ne pouvons plus seulement faire ; nous devons faire bien, faire mieux, mesurer nos résultats et garantir la transparence. La qualité est devenue une responsabilité morale envers ceux que nous servons », a-t-il insisté.

Karamoko Jean Marie Traoré, patron de la cérémonie, a salué l'engagement des Lions au service des communautés.

S'adressant particulièrement au nouveau gouverneur, il l'a exhorté à demeurer proche des clubs, rappelant que « le véritable leadership consiste moins à être devant les autres qu'à être capable d'aller plus loin que ce que l'on aurait imaginé ».

Il a enfin invité l'ensemble des Lions à préserver leur unité afin que leurs différences deviennent une richesse plutôt qu'un obstacle.

Patron de la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a salué la pertinence du thème retenu pour cette nouvelle année.

À ses yeux, les notions d'impossible, de croissance inclusive et de qualité du service constituent des leviers essentiels pour bâtir des sociétés plus solidaires.

« Tant qu'il y aura des femmes et des hommes qui croiront à l'impossible, nous pourrons toujours garder l'espoir », a-t-il affirmé.

Le chef de la diplomatie burkinabè a particulièrement insisté sur la notion d'inclusion, qu'il considère comme un principe fondamental permettant de rapprocher les communautés plutôt que de les diviser.

Une forte mobilisation des Lions et Lionnes a caractérisé cette rentrée placée sous le thème : « Osons l'impossible par une croissance inclusive et un service de qualité ».

Selon lui, les frontières doivent être perçues comme des espaces de rencontre, de dialogue et de coopération.

S'adressant au nouveau gouverneur, le ministre lui a adressé ses félicitations et formulé des vœux de succès pour son mandat.

Il s'est dit convaincu que son parcours professionnel et les conseils reçus de ses aînés lui permettront de conduire avec efficacité les projets du district.

« Je souhaite que ce mandat soit identifié à la lumière de résultats concrets, visibles au sein des communautés et dans la vie des personnes que vous accompagnerez », a-t-il déclaré.

Karamoko Jean Marie Traoré a également lancé un appel à l'ensemble des Lions à poursuivre leur mission au service de la société.

« Continuez d'être des bâtisseurs d'espérance, des artisans de paix et des ambassadeurs de solidarité. La grandeur d'une nation se mesure aussi à la capacité de ses citoyens à servir les autres sans rien attendre en retour », a-t-il conclu.

Le nouveau gouverneur a présenté les principales priorités de son mandat, notamment la protection de l'environnement, la lutte contre le diabète, le paludisme, la sécurité routière et l'alphabétisation.

À travers cette rentrée, le District 403 A3 entend renforcer son impact auprès des populations en misant sur des actions durables, inclusives et mesurables.

Sous la conduite d'Arouna Nikiema, les Lions du district ambitionnent de poursuivre leurs interventions dans les domaines de la santé, de l'environnement, de l'éducation, de la sécurité routière et de la lutte contre le paludisme, avec la volonté affirmée de répondre efficacement aux besoins des communautés.

Cette nouvelle année lyonique s'ouvre ainsi sous le signe de l'audace, de l'innovation et du service, avec l'ambition de transformer les défis en opportunités au bénéfice des populations.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Sénégal : Avec Kiiraay, Bassirou Diomaye Faye ouvre un nouveau chapitre politique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:00

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a franchi une nouvelle étape dans la structuration de son projet politique avec la création de son propre parti dénommé Kiiraay (bouclier en Français). L'annonce a été faite via sa page Facebook ce dimanche 26 juillet 2026. Cette initiative intervient plusieurs mois après son accession à la magistrature suprême. Il s'inscrit par ailleurs dans un contexte politique, marqué par des dissensions avec son ex compagnon et Premier ministre, Ousmane Sonko.

La naissance de cette nouvelle formation politique traduit la volonté du chef de l'État de disposer d'un cadre organisationnel clairement identifié pour porter son action et accompagner les réformes qu'il entend mettre en œuvre. Elle intervient également alors que les rapports entre les différentes composantes de la majorité présidentielle continuent d'alimenter les débats sur l'avenir de la coalition au pouvoir.

En effet, depuis son élection en mars 2024, Bassirou Diomaye Faye s'est engagé à promouvoir une gouvernance fondée sur la transparence, la reddition des comptes, la souveraineté économique et la lutte contre la corruption, la lutte pour la souveraineté. Ces engagements, largement défendus durant la campagne présidentielle, constituent les principaux axes de son programme de gouvernement.

Cependant, ces derniers mois, le chef de l'État a maille à partir avec son ex compagnon, Ousmane Sonko. Ce dernier, lors des sorties médiatiques qui ont suivi son remplacement à la tête de la Primature, n'a pas manqué de signaler que Diomaye Faye s'était détourné des objectifs qu'ils s'étaient fixés, avant son accession au pouvoir. Depuis lors, les deux amis s'observent en chiens de faïence.

En outre, la création de cette formation politique intervient dans un contexte où les attentes des Sénégalais demeurent importantes sur les questions de pouvoir d'achat, d'emploi des jeunes, de coût de la vie, de réforme des institutions et de gestion des ressources naturelles. Pour de nombreux citoyens, les défis économiques et sociaux restent la priorité, au-delà des considérations partisanes qui ont éprouvé le système de ce pays, longtemps apprécié pour la démocratie qui y règne.

De son côté, Kiiraay nourrit l'ambition de construire une organisation politique moderne, fondée sur des valeurs de patriotisme, de justice sociale et de bonne gouvernance. "Ce parti est né pour servir la République, la maison qui abrite tous les citoyens, et il est ouvert à tous les républicains", a écrit le président Sénégalais à ce propos. Face à toutes ces considérations et au climat politique qui règne au Sénégal, Diomaye Faye arrivera-t-il a porter haut les ambitions des citoyens ? Les jours à venir nous le diront.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Formation professionnelle : Orange Digital Center a formé 152 jeunes en réparation de téléphones et en installation et maintenance de systèmes solaires

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 00:55

Orange Burkina Faso, à travers Orange Digital Center Burkina, a procédé, le vendredi 24 juillet 2026, à Ouagadougou, à la remise officielle d'attestations aux bénéficiaires des cohortes 2025 et 2026. En effet, Orange Digital Center a formé 152 jeunes en réparation de smartphones et en installation et maintenance de systèmes solaires. Ils ont été formés gratuitement dans ces métiers porteurs, avec pour ambition de favoriser leur insertion professionnelle et l'entrepreneuriat.

La cérémonie a été marquée par une remise de kits de démarrage aux dix meilleurs apprenants de chaque cohorte afin de leur permettre de lancer leurs activités. Selon Théodore Yaméogo, manager du FabLab d'Orange Digital Center, cette initiative s'inscrit dans la volonté d'Orange Digital Center de doter les jeunes de compétences pratiques leur permettant non seulement de créer leur propre emploi, mais aussi d'en générer pour d'autres. « Nous formons ces jeunes pour qu'ils puissent s'auto-employer et employer d'autres jeunes parce que nous ne pouvons pas former tout le monde. Nous voulons que le peu de jeunes que nous touchons soient nos ambassadeurs afin de toucher le maximum de jeunes. J'invite ces jeunes à mettre leurs compétences en avant et à travailler avec sérieux pour satisfaire leurs clients », a-t-il indiqué.

Wendemie Ouédraogo recevant son kit des mains d'une responsable d'Orange digital center

Parmi les bénéficiaires, Wendemie Ouédraogo, personne vivant avec un handicap et membre de la cohorte 2025, a témoigné de l'impact de cette formation sur son avenir professionnel. Pendant un mois, il a été formé à la réparation de smartphones, un domaine qu'il ne maîtrisait pas auparavant. Habitué à réparer uniquement les téléphones à touches, il voyait son activité devenir progressivement obsolète avec l'évolution des technologies. « Lorsque j'ai appris que Orange Digital Center recrutait des jeunes pour cette formation, j'ai postulé et, grâce à Dieu, j'ai été retenu. Les téléphones à touches disparaissent progressivement. Cette formation est venue résoudre un véritable problème pour moi. Désormais, je peux m'installer à mon propre compte », a-t-il confié.

Wendemie Ouédraogo recevant son kit des mains d'une responsable d'Orange digital center

Il a également plaidé pour une plus grande inclusion des personnes vivant avec un handicap dans ce type d'initiatives. « Je souhaite que davantage de personnes handicapées soient sélectionnées pour ces formations. Cela nous permettra non seulement d'obtenir un emploi, mais aussi d'en créer pour d'autres », a-t-il souhaité. Le bénéficiaire a reçu un kit d'installation qui va lui permettre de s'installer à son propre compte parce qu'il travaille avec l'un de ses amis.

Une partie du matériel remis au dix meilleurs de chaque cohorte

Même satisfaction du côté d'Aminata Compaoré, la plus jeune des bénéficiaires de la cohorte 2026. Déjà active dans le domaine des équipements solaires, elle explique que cette formation lui a permis d'acquérir une compétence entièrement nouvelle. « Avant cette formation, je ne savais pas réparer un téléphone. Aujourd'hui, je suis capable de le faire. La réparation de téléphones est un métier qui peut permettre d'être financièrement indépendante lorsqu'on le maîtrise et qu'on travaille avec professionnalisme », a-t-elle indiqué. Convaincue du potentiel de ce secteur dans un pays où le téléphone portable est devenu un outil du quotidien, elle entend poursuivre son perfectionnement afin de devenir une référence dans le domaine.

Aminata Compaoré, bénéficiaire

Profitant de l'occasion, elle a lancé un appel aux jeunes filles à apprendre un métier leur garantissant une autonomie financière. « Les jeunes filles doivent se donner les moyens de réussir au même titre que les garçons. Avoir un métier est une véritable opportunité d'indépendance », a-t-elle affirmé.

À travers ces formations gratuites et l'accompagnement des meilleurs apprenants par des kits de démarrage, Orange Digital Center Burkina confirme son engagement en faveur du développement des compétences numériques et techniques des jeunes. Il contribue ainsi à la promotion de l'auto-emploi et de l'entrepreneuriat au Burkina Faso.

Photo de famille

Rama Diallo

Lefaso.net

Categories: Afrique

Valorisation des métiers : La 2ᵉ édition des NAPS distingue 57 lauréats, Grâce Damiba sacrée super lauréat

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 00:50

Pendant trois jours, le savoir-faire a pris le pas sur les diplômes, les gestes techniques sur les discours et les réalisations concrètes sur les promesses. Au Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO), les meilleurs jeunes issus de la formation professionnelle se sont affrontés dans 18 corps de métiers à l'occasion de la deuxième édition du Naturals Aptitudes and Skills Promotion (NAPS). La compétition s'est achevée le 26 juillet 2026 par une cérémonie de distinction des meilleurs candidats. Au-delà des médailles, cette initiative se veut une vitrine des compétences techniques de la jeunesse burkinabè et un plaidoyer en faveur de la valorisation des métiers.

Ils étaient 210 candidats au départ. À l'issue des présélections, 161 jeunes venus des différentes régions du Burkina ont pris part à la compétition nationale. Pendant deux jours d'épreuves pratiques, chacun devait démontrer sa maîtrise dans son domaine devant des jurys composés de professionnels.

Au terme de la compétition, 54 lauréats, soit 3 par métier, ont été récompensés dans les 18 catégories en lice : coupe-couture, coiffure dames, électricité bâtiment, électronique, esthétique, dessin assisté par ordinateur, développement d'applications, infographie, plomberie, menuiserie bois, maçonnerie, mécanique deux roues, pâtisserie, soudure, tissage, maroquinerie, teinture et pose staff. Trois prix spéciaux ont également été décernés, dont un à une personne vivant avec un handicap ainsi qu'aux plus jeunes fille et garçon de la compétition.

« Des jeunes prêts à l'emploi »

Présidant la cérémonie de clôture, le ministre chargé de l'Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a salué une compétition qui traduit les ambitions du gouvernement en matière de formation professionnelle. « C'est une compétition de métiers. Des jeunes venus de l'ensemble du territoire, dans 18 corps de métiers, se sont mesurés. Ce soir, dans chaque métier, nous avons choisi les champions. Ce sont des jeunes prêts à l'emploi, des jeunes prêts à embrasser le marché du travail », s'est-il réjoui. Pour le ministre, cette compétition démontre que la réforme engagée dans le système éducatif commence à produire ses effets. « Nous avons pris l'engagement de transformer notre système d'éducation en profondeur pour mettre l'accent sur la formation professionnelle et le travail manuel afin que nos enfants quittent l'école avec des compétences et non pas seulement avec un savoir inopérant », a-t-il expliqué.

Selon lui, la formation professionnelle doit désormais être perçue comme un véritable levier de développement économique. « Il ne s'agit pas de se former pour intégrer la fonction publique, mais pour s'installer à son propre compte et servir la nation. Si nous sommes en train d'ouvrir des usines un peu partout au Burkina Faso, il faut des ouvriers qualifiés et des techniciens supérieurs compétents qui vont réorienter la vision et le cours de l'histoire du Burkina Faso », a-t-il insisté.

Le ministre Moumouni Zoungrana aux côtés de la super lauréate avec trophée des NAPS

Une édition qui dépasse les attentes des organisateurs

Le promoteur des NAPS et président du comité d'organisation, Alin-Noumonsan Kambou, s'est dit satisfait de la qualité des prestations observées. « Nous avons été plus que surpris par la qualité et le niveau des apprenants de cette année. Nous pouvons dire que le niveau va en grandissant », a-t-il déclaré. Pour lui, les chiffres traduisent déjà le succès de cette deuxième édition. « Nous avons eu environ 161 candidats qui, durant trois jours, ont réalisé les épreuves avec brio. Ce soir, nous avons 54 lauréats qui viennent de 11 régions du Burkina. Je peux dire que les objectifs ont été plus qu'atteints », a-t-il affirmé. Mais au-delà des médailles, le promoteur tient à adresser un message à tous les participants. « Même ceux qui n'ont pas obtenu de médaille ont remporté une victoire. Ils sont venus prouver qu'ils possèdent un savoir-faire à partager et des compétences que les entreprises peuvent exploiter », a-t-il souligné.

Les candidats ne repartiront d'ailleurs pas uniquement avec leurs distinctions. Dès septembre prochain, ils bénéficieront d'un programme d'accompagnement de quatre mois, qui se poursuivra jusqu'en décembre, afin de renforcer leurs compétences et faciliter leur insertion professionnelle. Et le comité d'organisation envisage également d'élargir la compétition. « Nous allons travailler avec les partenaires pour organiser les sélections dans les différentes régions avant la phase nationale. Nous réfléchissons aussi à intégrer d'autres métiers parce qu'il existe encore beaucoup de secteurs à valoriser », a annoncé Alin-Noumonsan Kambou.

Le promoteur des NAPS et président du comité d'organisation, Alin-Noumonsan Kambou, s'est dit satisfait de la qualité des prestations observées

Grâce Damiba décroche le titre de super lauréate

La grande gagnante de cette édition est Grâce Damiba, sacrée super lauréate des NAPS grâce à une moyenne exceptionnelle de 18,90/20 dans la catégorie pâtisserie. Pour convaincre le jury, elle a réalisé plusieurs préparations techniques : des hamburgers, des tartelettes, des biscuits langues de chat ainsi qu'un gâteau au chocolat. « Je suis contente ce soir parce que j'ai été vainqueure. Pour améliorer davantage mes compétences, je souhaite faire encore plus d'efforts, suivre d'autres formations et participer à de nouvelles compétitions », a-t-elle confié, le sourire aux lèvres.

Les NAPS mettent également en lumière les histoires personnelles qui se cachent derrière chaque médaille. Premier de la catégorie électricité bâtiment, Abdoul Fatas Goula, élève au lycée professionnel régional de Manga, explique que sa victoire est le fruit d'une préparation minutieuse. « Quand mon école m'a parlé de cette compétition, je me suis dit que je venais pour gagner. Je me suis entraîné avant de venir », raconte-t-il. L'épreuve consistait notamment à réaliser le câblage et la programmation d'un système de feux tricolores à double sens. « Il y avait un peu de stress, mais grâce à Dieu j'ai réussi. Ce sentiment est très fort. Je remercie le comité d'organisation et toutes les personnes qui ont rendu cette compétition possible », dit-il.

De la gauche vers la droite Abdoul Fatas Goula, Carine Lydie Thiombiano et Adama Dabré, premiers prix respectivement dans les catégories électricité bâtiment, esthétique et maroquinerie

Dans la catégorie esthétique, Carine Lydie Thiombiano avoue avoir longtemps hésité avant de tenter sa chance. « Une amie m'avait parlé du concours l'année dernière, mais je n'avais pas osé m'inscrire. Cette année encore, elle m'a encouragée, tout comme ma sœur et mes collègues. Finalement, je suis venue tenter ma chance », explique-t-elle. Elle évoque également les préjugés qui entourent son métier. « L'esthétique n'est pas un métier facile. Beaucoup pensent que nous sommes seulement là pour faire de la beauté. Pourtant, il y a de vraies compétences derrière. Ce soir, c'est un honneur d'être parmi les lauréates », affirme-t-elle.
Du côté de la maroquinerie, Adama Dabré, artisan installé au Village artisanal de Ouagadougou, repart lui aussi satisfait. « J'ai présenté des sacs au jury et je suis très content de recevoir ce prix aux NAPS », confie-t-il simplement.

Représentant les parrains de la compétition, Pr. Issa Compaoré a félicité l'ensemble des candidats avant de les inviter à poursuivre leur quête de l'excellence. Il les a exhortés à continuer à se perfectionner afin de faire de leurs métiers de véritables opportunités d'entrepreneuriat et de création de richesse.

À travers cette deuxième édition, les NAPS confirment leur ambition de faire évoluer le regard porté sur les métiers techniques et professionnels. Dans un contexte où le Burkina Faso mise sur l'industrialisation, la transformation locale et l'entrepreneuriat des jeunes, la compétition apparaît comme un espace où les compétences sont reconnues, récompensées et mises en relation avec les besoins du marché.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

À Cotonou, les MPME érigées en pilier de la souveraineté économique ouest-africain

24 Heures au Bénin - Tue, 28/07/2026 - 00:38

Réunis à Cotonou pour une session délocalisée de la commission mixte du Parlement de la CEDEAO, parlementaires, membres de gouvernements et experts ont lancé un appel fort en faveur d'une refondation de l'écosystème des micro, petites et moyennes entreprises. Pendant cinq jours, les travaux devront dégager des réponses concrètes pour faire des MPME le moteur de l'intégration économique, de l'industrialisation et de la création d'emplois en Afrique de l'Ouest.

L'avenir économique de l'Afrique de l'Ouest se joue aussi dans les ateliers des artisans, les exploitations agricoles, les jeunes entreprises innovantes et les unités de transformation locales. C'est cette conviction qui a dominé, ce lundi 27 juillet 2026 à l'hôtel Azalaï de Cotonou, l'ouverture de la réunion délocalisée de la commission mixte du Parlement de la CEDEAO, consacrée au renforcement du rôle des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dans les chaînes de valeur régionales.

Représentant le président de l'Assemblée nationale du Bénin, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, le deuxième vice-président de l'institution parlementaire, le Professeur Mahougnon Kakpo, a livré un plaidoyer sans détour en faveur d'une transformation profonde de l'environnement économique régional.
Décrivant les MPME comme la véritable colonne vertébrale des économies ouest-africaines, il a estimé que la compétitivité de la région dépend désormais de la capacité des États à bâtir un cadre réglementaire plus attractif, à simplifier les procédures administratives et à lever les nombreux obstacles qui freinent encore l'initiative privée.
« La souveraineté économique ne se décrète pas ; elle se construit en donnant aux entrepreneurs les moyens d'investir, d'innover et de créer durablement des emplois », a-t-il laissé entendre à travers son intervention, invitant les parlementaires à dépasser leur seule fonction législative pour exercer pleinement leur mission de contrôle de l'action publique au service des citoyens.

Des MPME plus fortes pour réussir l'intégration régionale

Placée sous le thème « Renforcer le rôle des Micro, petites et moyennes entreprises (MPME) comme moteurs formels des chaînes de valeur régionales de la CEDEAO », cette rencontre intervient à un moment charnière pour la sous-région.

À l'heure où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre de nouvelles perspectives commerciales, les parlementaires veulent accélérer la formalisation des entreprises, améliorer leur compétitivité et favoriser leur insertion dans les chaînes de valeur régionales afin que les bénéfices de l'intégration profitent davantage aux économies locales.
L'objectif est clair : transformer les MPME en véritables champions de la production, de la transformation industrielle et de la création de richesse sur le continent.

Une mobilisation institutionnelle autour d'une vision commune

La présence de plusieurs membres du gouvernement béninois a illustré la volonté des autorités nationales d'accompagner cette dynamique.
La ministre des Petites et Moyennes Entreprises, Awaou Baco, a présenté les principaux leviers mis en place par le Bénin, notamment à travers l'Agence de développement des PME (ADPME), pour renforcer l'accompagnement des entrepreneurs et améliorer leur accès aux dispositifs de financement.
De son côté, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Formation technique et professionnelle, Sèdami Mèdégan Fagla, a insisté sur l'impérieuse nécessité d'adapter les compétences aux exigences d'une économie en pleine mutation, rappelant que la compétitivité industrielle repose autant sur le capital humain que sur les investissements.

Lever les barrières pour créer davantage de valeur en Afrique de l'Ouest

Au cœur des débats figurent également la suppression des obstacles non tarifaires au commerce, le développement de la transformation locale des matières premières, le transfert de technologies ainsi que l'amélioration de l'accès au financement.
Les parlementaires souhaitent notamment promouvoir des mécanismes financiers innovants, dont des fonds de garantie mieux adaptés aux réalités des MPME, avec une attention particulière portée aux femmes entrepreneures, encore largement confrontées aux difficultés d'accès au crédit.
Au-delà des réformes économiques, l'ambition affichée est de permettre à l'Afrique de l'Ouest de produire davantage, de transformer localement ses ressources et de capter une plus grande part de la valeur créée sur son propre territoire.
Des recommandations attendues avant la clôture des travaux
Ouvrant officiellement les assises au nom de la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Memounatou Ibrahima, la deuxième vice-présidente de l'institution, l'honorable Adjaratou Traoré, a exhorté les participants à faire de cette rencontre un cadre de propositions ambitieuses et pragmatiques.
À l'issue des travaux, prévus jusqu'au 31 juillet 2026, les recommandations attendues devraient contribuer à orienter les politiques publiques communautaires en faveur d'un secteur privé plus dynamique, plus inclusif et davantage intégré.
Car derrière les réflexions engagées à Cotonou se dessine un objectif plus vaste : bâtir une CEDEAO où les micro, petites et moyennes entreprises ne constituent plus seulement l'essentiel du tissu économique, mais deviennent le principal moteur de la transformation structurelle, de la souveraineté économique et de la prospérité partagée de toute l'Afrique de l'Ouest.

Abdel A BADAROU

Quelques Photo

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Moanda : HRW alerte sur les risques sanitaires liés aux activités de Perenco

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 00:37


Les opérations de la compagnie pétrolière et gazière Perenco présentent des risques importants pour la santé des habitants de la concession pétrolière de Moanda, dans la province du Kongo-Central. C’est ce que révèle une enquête menée par l’ONG Human Rights Watch (HRW).

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Soudan : après un revers face à l'armée, le chef des paramilitaires ne retiendra plus ses troupes

France24 / Afrique - Tue, 28/07/2026 - 00:03
Après que l'armée du Soudan a desserré l'emprise des paramilitaires sur la ville d'El-Obeid, en reprenant le contrôle de la route stratégique menant à la capitale Khartoum, le chef des Forces de soutien rapide Mohamed Hamdane Daglo a affirmé lundi qu'il ne tenait "plus la bride de ses combattants".
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Décès de Maman Rose Marie Emilienne ILBOUDO/BOUDA : Remerciements

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 27/07/2026 - 22:30

Son Excellence le Naaba TIGRE, Chef de KABOUDA

• La Grande Famille ILBOUDO à Bollé, Ouagadougou, Etats Unis, Sénégal, et Cote D'ivoire,
ILBOUDO Dimgoamda à Bollé ,

Les familles YAMEOGO et SINARE à Koudougou (Issouka), Kieglessé, et Ouagadougou,
M.SINARE Oumarou Gilbert et famille à Ouagadougou,
M.

La grande famille de feu ILBOUDO T. André (Naaba Piiga II de Bollé) à Samandin,
Son Excellence, le Naaba KIBA, Chef de TAMPOUY à Ouagadougou,

• La Grande Famille BOUDA à Tampouy,
Madame NIKIEMA née BOUDA Marie Noélie et son époux à Samandin,
M. BOUDA Ludovic et son épouse à Kamboinsin,

Madame DHA HIEN née BOUDA Blanche à Tampouy,
La famille de feu ILBOUDO Marcel Félix à Gounghin,

Les Familles alliées : TAPSOBA, OUEDRAOGO, NACRO, TAO et NETONDA

Les Enfants : Josiane, Thierry, Arnaud, Serge, Denis, Diane, et Benjamin,
Les petits enfants et arrières petits-enfants ;

Profondément touchés par les nombreuses marques de soutien tant spirituel, moral, matériel que financier, que vous leurs avez témoignées lors de la maladie, du rappel à Dieu et de l'inhumation de leurs épouse, sœur, mère, tante, grande mère et arrière grande mère,

Veuve ILBOUDO née BOUDA ROSE MARIE EMILIENNE,

Précédemment Agent Technique d'Agriculture à la retraite

Décès survenu le 11 juillet 2026 des suites d'une longue maladie à Ouagadougou.

Elles expriment leur profonde gratitude, particulièrement :

• Aux Curés des paroisses Saint Pierre de Gounghin et Saint Marc de Nagrin, ainsi qu'à l'ensemble des prêtres, pour leur accompagnement spirituel, leurs prières, leur disponibilité et leur présence réconfortante.

• Au catéchiste et à la chorale de la chapelle de Lalgpore pour la qualité de l'animation liturgique et leur précieux soutien.

• À la CCB Saint Alphonse Marie de Liguori de Lalgpore pour son accompagnement et sa disponibilité.

• Aux CPL, Secteurs, Coordinations et à la CCB Saint François d'Assise de la paroisse Saint Marc de Nagrin pour leur accompagnement et leurs prières.

• Aux voisins ainsi qu'à toutes les personnes qui se sont généreusement mobilisées pour l'organisation et le bon déroulement des obsèques.

Les familles adressent également leur reconnaissance à tous les parents, amis, collègues, connaissances et à toutes les personnes qui, par leurs visites, leur présence, leurs messages de compassion, leurs prières, leurs encouragements ainsi que leurs soutiens moral, matériel et financier, leur ont apporté réconfort et force dans cette épreuve.

Que chacun trouve ici l'expression de la profonde reconnaissance des familles endeuillées.

Elles prient le Dieu Tout-Puissant, dans Son infinie miséricorde, de combler chacun de Ses grâces, de bénir abondamment tous les bienfaiteurs et d'accorder à leur regrettée Madame Rose Marie Emilienne ILBOUDO/BOUDA le repos éternel dans la lumière de Son Royaume.

« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur… Oui, dit l'Esprit, qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » Apocalypse 14, 13.

Que son âme repose en paix.

Amen !

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Soudan : l'armée affirme avoir repris l'autoroute stratégique d'Al-Sadarat

France24 / Afrique - Mon, 27/07/2026 - 22:18
Après deux jours de combats acharnés contre les Forces de soutien rapide (RSF), l'armée soudanaise affirme avoir pris le contrôle de l'autoroute d'Al-Sadarat, une voie d'approvisionnement militaire stratégique, et avoir ainsi mis fin au siège d'El-Obeid. En riposte, les RSF ont intensifié leurs frappes de drones sur El-Obeid, alors que des centaines de milliers de personnes sont toujours bloquées dans la ville.
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