Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple a, avec ses collaborateurs, animé, ce lundi 17 août 2026 à Ouagadougou, une conférence de presse sur le bilan de l'administration des épreuves sur table des concours directs de la fonction publique et la suite du processus, session 2026.
Il s'est agi pour les organisateurs d'informer l'opinion publique, en particulier les candidats, du déroulement des compositions qui se sont tenues du 15 au 22 juillet 2026 sur l'ensemble du territoire national, des incidents relevés ainsi que des différentes étapes qui conduiront à la publication des résultats.
L'administration des épreuves écrites sur table des concours directs a été lancée officiellement le mercredi 15 juillet 2026 à Djibo, qui accueillait pour la première fois un centre secondaire de composition, rappelle le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Rodrigue Oboulbiga, président du comité de pilotage des concours, principal intervenant à la conférence.
L'administration des épreuves s'est donc déroulée du 15 au 22 juillet dans les treize centres de composition, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Dédougou, Dori, Fada N'Gourma, Gaoua, Kaya, Ouahigouya, Manga, Koudougou, Ziniaré et Tenkodogo.
Ce sont 108 concours qui ont été, conformément au calendrier officiel, effectivement administrés, « dans des conditions globalement satisfaisantes », indique-t-il.
L'opération a mobilisé environ 3 300 jurys (dont 949 dans la seule ville de Ouagadougou), 92 997 surveillants, 21 507 membres de jurys (dont 7 408 personnels de soutien), 9 645 personnels de sécurité.
Le scannage des copies a, lui, pris fin le 1ᵉʳ août 2026 et la correction électronique des copies, qui a débuté le 29 juillet, se poursuit jusqu'à épuisement de toutes les copies de tous les concours. La délibération se fait au fur et à mesure de la correction, de même que la publication des listes d'admissibilité par ordre de mérite suivant les notes obtenues par les candidats.
« À titre d'information sur l'avancement actuel du traitement des copies et de la délibération, il importe de souligner que nous disposons de 155 concours administrés sur table, intégrant les concours avec options au niveau de l'enseignement secondaire et les concours à quota réservé. Le bilan de progression suivant peut être communiqué : 62 concours ont d'ores et déjà été intégralement corrigés, tandis que 93 concours sont actuellement en cours de correction. S'agissant de la phase de délibération et de publication, 40 concours ont eu leurs résultats d'admissibilité publiés et 22 concours sont actuellement en cours de délibération ou en phase de vérification des données avant publication des listes d'admissibilité », a détaillé le conférencier, précisant qu'après la publication des admissibilités, les candidats déclarés admissibles seront invités à déposer leurs dossiers physiques de candidature, conformément aux communiqués d'ouverture du concours.
À l'issue de cette phase de dépôt, les jurys se réuniront de nouveau pour le traitement des admissions, sur la base des admissibilités et des communiqués d'ouverture des concours.
Mention à la mobilisation exemplaire des différents acteurs
Les organisateurs invitent les candidats à la plus grande vigilance dans la constitution de leurs dossiers physiques et à se référer exclusivement aux communiqués d'ouverture, car tout dossier jugé incomplet ou non conforme entraînera l'écartement du candidat concerné. « Il peut s'agir d'un diplôme ne correspondant pas au profil exigé, de l'absence de la CNIB (Carte nationale d'identité burkinabè : Ndlr), de l'absence de l'extrait d'acte de naissance ou de toute autre pièce manquante ou non conforme », détaille M. Oboulbiga avant d'évoquer des cas antérieurs où le candidat a fourni par erreur l'extrait d'acte de naissance de son père ou le diplôme de son grand-frère.
« Dans ce cas de figure, le dossier est déclaré non conforme, et pour des raisons d'équité, le jury n'est pas autorisé à rappeler un candidat pour compléter ou corriger son dossier », souligne le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, président du comité de pilotage des concours de la fonction publique.
Le secrétaire général salue la mobilisation exemplaire des différents acteurs qui a ainsi permis un bon déroulement de l'opération.
Cependant, relève le président du comité de pilotage, en dépit du rappel formel des consignes avant le début de chaque épreuve, quelques incidents ont été recensés au cours des compositions. Il s'agit notamment de tentatives par certains candidats d'emporter des épreuves après la composition ; de tentatives d'utilisation de téléphones portables par des candidats durant la composition de certaines épreuves (les présumés coupables ont été arrêtés et la police poursuit les investigations pour démasquer d'éventuels réseaux) ; de tentatives de non-respect de la consigne relative au non-port de voile, foulard, bonnet, casquette, etc.
Sur ces incidents, le commissaire principal Hamadou Tassembédo, commissaire central de police de la ville de Ouagadougou, membre du comité de pilotage, a présenté la situation de la région du Kadiogo (capitale). Ils concernent cinq cas de fraude et une expulsion.
Les cas de fraudes sont relatifs à l'usage de téléphone, faux et usage de faux en écritures publiques (des candidats pris avec des récépissés qui ne sont pas reconnus) et détention frauduleuse de copie (un candidat qui sort à la fin avec sa copie). « Les investigations se poursuivent pour les cinq cas et les intéressés ont été tous déférés à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) », renseigne le commissaire Tassembédo.
Le seul cas d'expulsion, poursuit-il, concerne une dame, « qui a carrément refusé de soulever le voile » pour que les surveillants puissent clairement l'identifier. La dame a tenu mordicus, s'opposant à ce qu'on lève le voile pour l'identifier, rapporte le commissaire de police, précisant qu'elle n'a simplement pas composé (elle n'a pas été déférée, comme les cinq autres).
O.L. et Elysée Nikiéma
Lefaso.net
Ouagadougou, [17 août 2026] – Après une première édition placée sous le signe de la résilience, Le Faso Digital franchit une nouvelle étape. Dans le cadre de sa deuxième édition, le comité d'organisation annonce le lancement de l'appel à candidatures pour le Concours d'innovation digitale 2026, l'un des rendez-vous majeurs de la Foire virtuelle.
Organisée cette année autour du thème « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous », l'édition 2026 porte une ambition claire : faire du numérique un levier de développement accessible à tous, capable de réduire les fractures, de renforcer notre autonomie technologique et de faire émerger des solutions conçues à partir des réalités et des besoins du Burkina Faso.
Le Concours national d'innovation digitale constitue l'une des traductions concrètes de cette ambition. Il part d'une conviction : les talents, les idées et les solutions capables de contribuer à la transformation du Burkina Faso existent. Il faut les identifier, les révéler, les connecter aux opportunités et leur donner les moyens de grandir.
Inclusion, souveraineté, innovation : trois ambitions au cœur du concours
Partout au Burkina Faso, dans les startups, les universités, les laboratoires, les entreprises, les administrations et parfois autour d'un simple ordinateur, des femmes et des hommes imaginent des solutions numériques pour répondre aux défis de leur environnement. Le Concours national d'innovation digitale Le Faso Digital 2026 veut aller à leur rencontre.
Cette année, les innovations seront notamment appréciées à travers les trois grandes ambitions qui structurent Le Faso Digital 2026.
1. INCLUSION : Faire du numérique une opportunité pour tous
L'innovation doit contribuer à réduire les fractures plutôt qu'à en créer de nouvelles. Le concours accordera ainsi une attention particulière aux solutions qui facilitent l'accès au numérique des populations, des territoires ou des catégories sociales encore insuffisamment desservis.
Solutions accessibles aux populations rurales, services adaptés aux personnes vivant avec un handicap, technologies utilisant les langues nationales, outils d'éducation et de formation, services numériques destinés aux femmes et aux jeunes, innovations permettant l'accès aux services essentiels : le numérique doit pouvoir profiter à tous.
2. SOUVERAINETÉ : Concevoir et maîtriser nos propres solutions
La transformation digitale pose également une question stratégique : celle de notre capacité à maîtriser nos outils, nos infrastructures, nos données et notre avenir technologique. Le concours souhaite ainsi mettre en lumière les innovations qui renforcent les capacités technologiques nationales, valorisent les compétences locales et proposent des réponses adaptées aux réalités burkinabè.
Cybersécurité, intelligence artificielle, solutions de paiement, cloud, plateformes numériques, logiciels métiers, valorisation des données, technologies éducatives ou agricoles : la souveraineté numérique passe aussi par notre capacité à concevoir et développer localement les solutions dont nous avons besoin.
3. INNOVATION : Transformer les défis en solutions
Innover, ce n'est pas nécessairement inventer une technologie spectaculaire. C'est d'abord apporter une réponse nouvelle, pertinente et efficace à un problème concret. Le Faso Digital 2026 souhaite donc révéler des solutions capables d'améliorer les services publics, de créer des emplois, de renforcer la compétitivité des entreprises, d'accroître la productivité, d'améliorer les conditions de vie des populations ou de transformer durablement un secteur d'activité. L'innovation recherchée est une innovation utile, accessible et porteuse d'impact.
Quels sont les objectifs du concours ?
À travers cette deuxième édition, le Concours national d'innovation digitale ambitionne de :
– identifier et récompenser les innovations numériques qui répondent concrètement aux besoins du Burkina Faso ;
– stimuler la créativité technologique, la recherche et l'entrepreneuriat numérique ;
– promouvoir les solutions locales et les compétences burkinabè ;
– encourager le développement d'innovations inclusives et accessibles au plus grand nombre ;
– favoriser l'émergence de solutions contribuant à la souveraineté numérique nationale ;
– rapprocher les innovateurs des administrations, entreprises, investisseurs, incubateurs et partenaires techniques et financiers ;
– offrir une visibilité nationale et internationale aux projets les plus prometteurs ;
– contribuer à la construction d'un écosystème numérique national plus dynamique, compétitif et souverain.
Toutes les innovations numériques peuvent trouver leur place
Le concours est ouvert aux solutions numériques innovantes apportant une réponse concrète à un besoin économique ou social. Les projets peuvent notamment concerner : l'intelligence artificielle, l'agriculture et l'élevage, la santé, l'éducation et la formation, la fintech et les services financiers numériques, l'administration électronique, la cybersécurité, le commerce électronique, les industries culturelles et créatives, les transports et la mobilité, l'environnement, l'énergie, l'emploi, l'inclusion numérique, les technologies destinées aux personnes vulnérables, ainsi que tout autre domaine dans lequel le numérique peut contribuer au développement.
Au-delà de la sophistication technologique, une attention particulière sera accordée à l'utilité de la solution, son caractère innovant, son accessibilité, son impact potentiel, son adaptation au contexte burkinabè et ses possibilités de passage à l'échelle.
Qui peut participer ?
Le concours est ouvert notamment aux :
– startups et entreprises technologiques ;
– développeurs, ingénieurs et designers ;
– étudiants et jeunes diplômés ;
– chercheurs et enseignants-chercheurs ;
– porteurs de projets innovants ;
– équipes issues d'universités, de laboratoires ou d'incubateurs ;
– organisations de la société civile ;
– structures publiques et privées développant une innovation numérique.
Une attention particulière sera accordée aux candidatures portées par les jeunes, les femmes et les innovateurs proposant des solutions favorisant l'inclusion numérique.
Plus qu'un concours : une vitrine pour les innovateurs
Le Faso Digital veut aller au-delà d'une compétition ponctuelle. Les projets sélectionnés bénéficieront de la visibilité offerte par la Foire virtuelle Le Faso Digital 2026 et son écosystème médiatique. Ils pourront présenter leurs solutions, leurs usages et leur potentiel à un public composé de citoyens, de décideurs publics, de chefs d'entreprise, d'investisseurs, de chercheurs, de partenaires techniques et financiers ainsi que de membres de la diaspora.
Un jury composé de professionnels du numérique, d'entrepreneurs, d'experts et de représentants d'institutions partenaires évaluera les projets soumis.
Le concours veut ainsi devenir un pont entre l'innovation et l'opportunité : permettre à une bonne idée de rencontrer un partenaire, à un prototype de trouver un marché, à une startup d'accéder à de nouveaux réseaux et à une solution locale de changer d'échelle.
Des récompenses, mais surtout des opportunités
À l'issue du processus de sélection, les meilleures innovations seront distinguées lors de Le Faso Digital 2026. Au-delà des récompenses, les organisateurs souhaitent favoriser la mise en relation des lauréats avec les institutions publiques, les entreprises, les investisseurs, les incubateurs et les partenaires susceptibles d'accompagner le développement, l'expérimentation ou le déploiement de leurs solutions.
Comment participer ?
Les innovateurs intéressés sont invités à soumettre leur candidature à travers la plateforme officielle de Le Faso Digital.
Ouverture des candidatures : [18 août 2026]
Date limite de candidature : [30 septembre 2026]
Lien d'inscription : [https://lefasodigital.net/prix/]
Vous avez développé une application, une plateforme, un service ou une technologie qui facilite la vie des populations ?
Votre innovation contribue à rendre le numérique plus accessible ?
Elle permet de mieux maîtriser nos données, nos technologies ou nos infrastructures ?
Elle apporte une réponse originale à un problème concret du Burkina Faso ?
Ce concours est le vôtre.
Innovez. Candidatez. Faites connaître votre solution.
Et ensemble, faisons de l'innovation un moteur de l'inclusion, de la souveraineté et de la transformation du Burkina Faso.
………………………….
À propos de Le Faso Digital
Initiée par Lefaso.net, média pionnier de la presse en ligne professionnelle au Burkina Faso, Le Faso Digital est une plateforme de valorisation des solutions, des entreprises, des institutions, des talents et des initiatives qui participent à la transformation numérique du Burkina Faso.
Après une première édition consacrée au rôle du numérique dans la résilience nationale, Le Faso Digital 2026 est placé sous le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous »
À travers sa Foire virtuelle, ses conférences et panels, son Concours national d'innovation digitale, ses rencontres professionnelles, ses contenus éditoriaux et la série « Les 100 Visages du Burkina Digital », l'initiative veut contribuer à bâtir un écosystème numérique burkinabè dynamique, inclusif et souverain, capable de mobiliser les intelligences, de connecter les talents et de créer des opportunités durables pour tous.
Contacts presse et informations
Le Faso Digital 2026
E-mail : contact@lefasodigital.net
Téléphone : (+226) 70 74 07 51
Site web : lefasodigital.net