Une soirée de promotion touristique consacrée à l'Inde s'est tenue dans la soirée de ce vendredi 27 mars 2027 à Ouagadougou, à l'initiative de l'ambassadeur de l'Inde, Om Prakash Meena.
L'objectif principal de cette rencontre était de faire découvrir aux Burkinabè les nombreuses richesses touristiques de ce pays asiatique, encore peu connu comme destination de voyage par le grand public.
Pour ce faire, les organisateurs ont non seulement présenté les différents sites touristiques de l'Inde, mais aussi encouragé les Burkinabè à s'intéresser davantage à cette destination en leur présentant plusieurs sites touristiques ainsi que les grandes villes indiennes qui attirent le plus de visiteurs.
Environ une centaine de personnes ont participé à cette soirée« Si vous aviez un seul billet pour voyager n'importe où dans le monde, choisiriez-vous les montagnes enneigées, les déserts dorés, les plages tropicales ou les villes antiques ? Et si je vous disais que vous pouviez les découvrir toutes dans un seul pays ? Ce pays, c'est l'Inde, une terre où la géographie, l'histoire et la culture se mêlent pour créer l'une des destinations touristiques les plus fascinantes au monde. L'Inde n'est pas seulement un lieu que l'on visite ; c'est un lieu que l'on ressent. C'est l'arôme des épices dans un marché animé, le rythme des tambours lors d'un festival, les chants paisibles qui s'élèvent des temples anciens et la chaleur des habitants qui accueillent les visiteurs », a déclaré l'ambassadeur de l'Inde au Burkina, Om Prakash Meena.
Il a également indiqué que le tourisme en Inde ne se résume pas aux lieux, il s'agit d'expériences comme déguster un masala, un chai lors d'un voyage en train, participer à une fête de village ou apprendre une danse traditionnelle. Selon lui, chaque voyageur repart avec un morceau d'Inde dans le cœur, et peut-être la promesse d'y revenir.
En plus des sites touristiques présentés dont entre autres le monastère de Tawang, le parc national de Kaziranga, les plages ensoleillées de Goa, les participants ont également pu découvrir d'autres atouts du pays, notamment la qualité de son système de santé.
« Avec le développement du secteur de la santé en Inde, un nouveau terme a émergé ; le « Tourisme Médical ». Il désigne le fait que des personnes du monde entier se rendent en Inde pour y recevoir des soins médicaux et des séjours de détente. La taille du marché indien du tourisme médical devrait passer de 11,14 milliards de dollars en 2025 à 12,32 milliards de dollars en 2026, pour atteindre 22,11 milliards de dollars d'ici 2031, soit une croissance annuelle composée de 12,42 % sur la période 2026-2031. Les touristes médicaux privilégient l'Inde en raison des atouts majeurs de son système de santé, notamment ses infrastructures et technologies performantes. Le marché de l'assurance maladie et le système de santé National y sont bien développés, ce qui facilite leur venue. Ils apprécient également le coût abordable des hospitalisations », a renchéri l'ambassadeur.
Comme meilleurs hôpitaux qui attirent les patients étrangers, les organisateurs ont proposé Apollo Hospitals, Fortis Healthcare, Medanta – the Medicity, Manipal Hospitals, Max Healthcare, Narayana Health et Artemis Hospital.
Ils espèrent que les participants, après avoir découvert les différents sites présentés, seront davantage motivés à voyager en Inde afin de s'imprégner de sa richesse culturelle, touristique et médicale.
Les organisateurs n'ont pas manqué de donner quelques conseils pour ceux qui souhaitent découvrir. A les entendre, la meilleure période pour visiter s'étend d'octobre à mars, lorsque le climat est plus frais et plus agréable dans la majorité des régions. En ce qui concerne les formalités, les touristes étrangers doivent disposer d'un visa. Dans certaines zones réglementées, comme l'Arunachal Pradesh ou le Sikkim, des autorisations supplémentaires, notamment le permis de zone restreinte (ILP), sont également exigées.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
À l'occasion du Forum national sur le financement de la santé, la Directrice générale de FASO-PHARMA, Dr Liliane Marie Aline Gounabou, a modéré un panel consacré à la production locale de médicaments et à la souveraineté pharmaceutique, ce vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou.
Dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations de produits pharmaceutiques, le Burkina Faso entend renforcer sa souveraineté sanitaire à travers le développement d'une industrie locale capable de répondre efficacement aux besoins des populations. C'est dans cette dynamique qu'experts, décideurs publics, partenaires techniques et financiers se sont réunis autour du thème « Production locale de médicaments et souveraineté pharmaceutique », pour échanger sur les défis et perspectives du développement d'une industrie pharmaceutique nationale.
Au cœur des échanges, les participants ont analysé les défis structurels qui freinent encore l'essor d'une industrie pharmaceutique nationale, notamment les lourdeurs administratives, les exigences réglementaires, les contraintes liées au financement des projets industriels et la nécessité de disposer de ressources humaines qualifiées. Mais au-delà de ces contraintes, les discussions ont surtout permis de dégager des perspectives concrètes pour structurer un secteur capable de répondre aux besoins nationaux tout en s'ouvrant au marché sous-régional.
Dr Liliane Marie Aline Gounabou, Directrice générale de Faso-Pharma, a orienté les discussions vers des solutions concrètes pour renforcer la production locale de médicamentsAssurant la modération du panel, la Directrice générale de FASO-PHARMA, Dr Liliane Marie Aline Gounabou, a su orienter les échanges vers des solutions opérationnelles, en mettant l'accent sur l'accompagnement des investisseurs et la simplification des procédures. « Nous faisons en sorte que l'investisseur n'ait pas à parcourir plusieurs départements ministériels pour obtenir les autorisations nécessaires. FASO-PHARMA sert d'interface avec l'ensemble des administrations concernées afin de faciliter toutes les démarches et permettre une installation rapide des unités industrielles », a-t-elle expliqué. Dans la même dynamique, elle a insisté sur une approche pragmatique portée par la structure, soulignant que « le principal besoin de l'investisseur reste le financement, pour le reste, FASO-PHARMA s'occupe de créer les conditions favorables à son installation et à son exploitation ».
Les échanges ont ainsi mis en lumière le rôle central de FASO-PHARMA, société d'économie mixte créée par décret en décembre 2024, avec pour mission de piloter le développement du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho. Véritable levier de transformation du secteur, la structure se positionne comme un facilitateur global, capable d'accompagner aussi bien les investisseurs que les unités industrielles déjà existantes.
Les échanges ont mis en lumière le rôle de Faso-Pharma comme facilitateur pour l'installation d'industries pharmaceutiquesElle intervient notamment dans le recensement des besoins des industries en activité, l'appui à la maturation des projets en identifiant leurs exigences techniques et financières, ainsi que dans la proposition d'investisseurs, en identifiant et en orientant des partenaires potentiels vers les projets pharmaceutiques.
FASO-PHARMA joue également un rôle de force de proposition en matière de politiques publiques et contribue à la mise en place d'un cadre réglementaire adapté, notamment dans le domaine de la formation et du développement des métiers liés à la pharmacie industrielle.
Au cœur de cette stratégie se trouve le technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho, conçu comme un pôle d'excellence dédié à la production de médicaments, de vaccins, de consommables et de dispositifs médicaux. D'une superficie d'environ 78 hectares, le site offre un environnement entièrement viabilisé, avec un accès garanti à l'eau, à l'électricité et aux réseaux de télécommunications, à des coûts étudiés pour les industriels. Il intègre également un ensemble de services mutualisés, parmi lesquels un laboratoire de contrôle qualité, un dispositif de gestion des déchets biomédicaux et industriels, des infrastructures logistiques et d'entreposage, ainsi qu'un accompagnement réglementaire et administratif.
En marge des échanges, le ministre de la Santé s'est rendu au stand de FASO-PHARMA pour encourager les équipesLe technopôle met en place un guichet unique destiné à centraliser toutes les formalités commerciales, fiscales, douanières et de transit, permettant ainsi de réduire considérablement les délais d'installation des unités industrielles. Les investisseurs bénéficient par ailleurs d'un accès à des parcelles aménagées et sécurisées sous forme de bail emphytéotique, ainsi que d'infrastructures complémentaires telles qu'un centre médical pour la prise en charge des travailleurs, un dispositif de sécurité intégrant les risques industriels et incendie, des entrepôts sous douane certifiés et un système organisé de gestion des flux de personnes et de marchandises.
Sur le plan de la qualité et de la régulation, le technopôle s'appuie sur une structure nationale issue de la fusion de l'Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) et de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'environnement, de l'alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT), désormais regroupées pour former FASO-FDA. Cette entité accompagne les industriels dans les processus de certification et de conformité, garantissant ainsi la compétitivité des produits fabriqués localement.
Le site bénéficie également d'un positionnement géographique stratégique, situé à environ 45 kilomètres de Ouagadougou, 55 kilomètres de Koudougou et 300 kilomètres de Bobo-Dioulasso. Il est connecté à des infrastructures logistiques majeures, notamment la voie ferroviaire Ouagadougou-Abidjan, un port sec en cours de réalisation et des axes routiers structurants, facilitant l'acheminement des matières premières et la distribution des produits finis. Cette position au cœur de l'Afrique de l'Ouest offre un accès à un marché potentiel estimé à près de 70 millions d'habitants dans l'espace AES et à plus de 120 millions dans l'espace UEMOA.
Pour renforcer son attractivité, le technopôle s'inscrit dans le cadre du régime des pôles de croissance, offrant des avantages fiscaux et douaniers particulièrement incitatifs. En phase d'investissement, les entreprises bénéficient notamment d'exonérations sur les droits de douane, la TVA et plusieurs taxes, ainsi que d'allègements sur les impôts. En phase d'exploitation, des exonérations totales de l'impôt sur les sociétés, de l'impôt sur les revenus des valeurs mobilières et d'autres charges fiscales sont accordées durant les sept premières années, suivies d'un régime dégressif pouvant s'étendre jusqu'à quinze ans. Ces mesures visent à réduire les coûts d'installation et à sécuriser la rentabilité des projets industriels.
Par ailleurs, le technopôle prévoit un centre de formation d'excellence destiné à renforcer les compétences locales et à accompagner le développement des métiers de l'industrie pharmaceutique, répondant ainsi à l'un des défis majeurs du secteur, à savoir la disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée.
En marge du panel, les participants ont eu l'occasion de visiter le stand de FASO-PHARMA, où ils ont pu découvrir de manière concrète les opportunités d'investissement et les offres proposées par la structure. Cette immersion a permis de mieux appréhender le potentiel du technopôle et les ambitions portées par FASO-PHARMA.
Le stand de Faso-Pharma a permis aux visiteurs de découvrir les opportunités offertes par le technopôle pharmaceutique de KokologhoAu terme des échanges, une conviction s'est imposée : le développement d'une industrie pharmaceutique locale constitue un pilier essentiel pour garantir la résilience du système de santé burkinabè. À travers FASO-PHARMA et le technopôle de Kokologho, le Burkina Faso affirme sa volonté de construire une souveraineté pharmaceutique durable, fondée sur un environnement attractif, une réglementation adaptée, un accompagnement structuré des investisseurs et une vision industrielle à long terme.
Dr Liliane Marie Aline Gounabou, Directrice générale de Faso-Pharma, a orienté les discussions vers des solutions concrètes pour renforcer la production locale de médicaments
Les échanges ont mis en lumière le rôle de Faso-Pharma comme facilitateur pour l'installation d'industries pharmaceutiques
En marge des échanges, le ministre de la Santé s'est rendu au stand de FASO-PHARMA pour encourager les équipes
Le stand de Faso-Pharma a permis aux visiteurs de découvrir les opportunités offertes par le technopôle pharmaceutique de Kokologho
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
L'Amicale de la promotion 1981-1983 des cours normaux(APCN) a tenu son Assemblée générale (A G) statutaire les 25 et 26 mars 2026 au Lycée provincial de Koudougou (ex CNK). Les membres qui ont pu faire le déplacement au nombre d'une trentaine, ont passé en revue le bilan d'une année d'activités. Cette A G a été rehaussée à l'ouverture, par les présences du directeur provincial de l'enseignement secondaire Hyacinthe Yaméogo, du proviseur du lycée provincial de Koudougou Athanase Yaméogo, de Sa Majesté le chef de Yssouka le Naaba Saaga , des personnes ressources du monde de l'éducation.
L'Amicale de la promotion 1981-1983 des cours normaux(APCN) est composée d'enseignantes et d'enseignants, issus des ex Cours normaux de Koudougou(CNK) et des jeunes filles de Ouagadougou(CNJFO). Elle compte une quarantaine de membres. Cette journée de retrouvailles au Lycée provincial de Koudougou, n'est pas fortuite. C'est dans l'antre même où ils ont fait leur formation d'éducateur, c'est là-bas que tout a commencé, c'est tout un symbole. Cette opportunité a permis à des gens qui se sont vu il y a longtemps, 20 ans, 25, voire plus de 30 ans de se revoir. On s'étreignait, on se taquinait, et des souvenirs revenaient. Dans son mot de bienvenue et dans son discours, le président de l'APCN, Augustin Yilké Koudougou, a d'abord demandé une minute de silence en la mémoire des collègues disparus.
Le président de l'APCN, Yilké Koudougou(micro) s'est dit satisfait de la mobilisation des membres pour l'A G.Il a tenu à remercier toutes les personnalités qui ont répondu à l'invitation, et bravo aux membres qui ont fait le déplacement de Koudougou pour cette A G. Il a fait un briefing de l'Amicale, qui a célébré les trentenaire et quarantenaire d'activités professionnelles, puis après la retraite, s'est muée en bonne et due forme en une Amicale, appelée APCN, avec récépissé, des textes et des statuts de fonctionnement. L'APCN c'est des promotionnaires qui sont ensemble depuis 1981, a-t-il rappelé. Avant de se retirer, des personnalités dans leurs interventions ont félicité l'initiative de la création de l'APCN, son dynamisme, les vertus de solidarité, de cohésion, que prône la structure, avec du reste sa devise, « Le bonheur dans l'union ».
Le praesidium à l'ouverture de l'A G, extrême droite, le proviseur du Lycée provincial du Koudougou, Athanase Yaméogo, et à l'extrême gauche, le directeur provincial de l'enseignement secondaire Hyacinthe Yaméogo.Elles ont formulé des vœux de longévité à l'Amicale, et souhaité qu'elle fasse tache d'huile au sein des jeunes générations. Des personnes ressources de l'éducation ont partagé d'émouvants souvenirs d'avant et pendant les débuts d'indépendances, de carrière avec l'assemblée. Avec le retrait des invités, les membres sont entrés de plain-pied dans les travaux de l'A G. Les travaux ont constitué en la lecture du bilan moral d'activités de l'année écoulée, le bilan financier, des échanges, les membres ont adopté par acclamation le travail abattu, toute chose qui ne pouvait que réjouir le président de l'Amicale, « Des sentiments de satisfaction m'animent, nous avons relevé le défi de la tenue de l'A G ici à Koudougou, je dis bravo à tous les camarades, surtout la gent féminine, pour cette mobilisation, des membres sont venus de Bobo, Banfora, Fada, Léo, Ouaga, La –Toden, Koudougou », a-t-il indiqué.
Présence remarquée des amazones de l'APCN à l'A G.Les membres ont beaucoup échangé sur la vie de l'Amicale. À la fin des échanges, il était question de la désignation de la localité pour la tenue de la prochaine A G. Trois localités ont été proposées, Ouahigouya, Kaya, Tenkodogo, et c'est cette dernière qui a retenu le choix de la majorité des membres. L'A G a été une réussite, l'assemblée a fait un banc spécial pour les camarades de Koudougou, Kroma Modou, Zoma Adama, qui ont abattu un grand travail en amont. Elle a aussi félicité le président et son bureau pour leur dynamisme, et son S G Sylla s'est vu offert un portrait, c'est la boîte noire de l'APCN.
Les membres de l'APCN, en marge de l'A G, ont rendu visite à l'Agence Faso Mebo Koudougou, où ils ont eu à offrir du rafraîchissement.En marge de l'A G, l'APCN, la veille a rendu une visite à l'Agence Faso Mebo Koudougou, pour marquer son adhésion, ses encouragements pour ce qui s'y mène pour la construction du Faso. En guise de soutien, du rafraîchissement a été offert et réceptionné par le sergent-chef Nana. Par ailleurs l'APCN a fait une virée touristique en allant visiter le palais royal de Yssouka et son musée. Tout est bien qui finit bien, au revoir Koudougou 2026, et cap sur Tenkodogo 2027.
Barthélemy KABORE
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort. » Jean 11 :25
Les familles SAWADOGO, OUEDRAOGO , SIMPORE à OUAGADOUGOU, Kaya ,Kongoussi , Nabitenga , Monsieur SAWADOGO Charles agent des T.P à la retraite et Madame SIMPORE Solange remercient du plus profond de leur cœurs , les parents, amis , collègues , association et connaissances qui leur ont témoigné , les nombreuses marques de compassion et de soutient lors du rappel à Dieu de leur fille SAWADOGO Carine Amélie précédemment étudiante à L'ESTPO , décès survenu le samedi 22 et l'inhumation le dimanche 23 mars 2026.
Elles remercient tout particulièrement :
• La Coordination Sainte Élisabeth de Hongrie et ses différentes structures ;
• Le DG de BECA-Consult et tout son personnel ;
• Mr OUANDAOGO Poussi, Directeur Technique de BECA -Consult ;
• Mr le PDG de l'entreprise AMP et son personnel ;
• Le DG des Infrastructures de Transport (D.G.I.T) et tout son personnel ;
• Les retraités du Ministère des Infrastructures et du Désenclavement (ARMI) ;
• Mr TIENDREBEOGO Paul, Commissaire de police à la retraite et sa famille ;
• Les parents et amis de l'A.B.N. S à Ouagadougou ;
• Monsieur SAWADOGO Abdou et Barké et leurs familles ;
• Les professeurs, les promotionnaires, amis et collègue de la défunte ;
• Les voisins, les jeunes, et tous ceux dont les noms n'ont pu être cités.
Que Dieu tout puissant récompense tout chacun au-delà de ses espérances.
Le Premier ministre Albin Kurti a annoncé que la Force de sécurité du Kosovo pourrait être déployée à Gaza dans le cadre d'une mission internationale soutenue par les États-Unis. Une participation que Pristina présente à la fois comme une contribution à la sécurité internationale et un levier de visibilité diplomatique.
- Le fil de l'Info / Courrier des Balkans, Israël-Palestine , Kosovo, Relations internationalesLes huitièmes élections législatives en cinq ans auront lieu le 19 avril. Cette fois, c'est le président de la République démissionnaire, le très eurosceptique Roumen Radev, qui part en position de grand favori.
- Articles / Courrier des Balkans, GERB, Bulgarie, PolitiqueThe Strait of Hormuz is one of the world’s most critical maritime chokepoints, carrying around a quarter of global seaborne oil trade and significant volumes of liquefied natural gas and fertilizers.
By Alon Ben-Meir
NEW YORK, Mar 31 2026 (IPS)
Trump’s Iran war has left the Gulf shattered: US bases turned into targets, economies battered, and the “oasis” myth destroyed. Gulf rulers now confront a harsh reckoning over their reliance on Washington and the uncertain search for a new, fragile security order.
As Trump assembled major US naval and air assets in the eastern Mediterranean and the Gulf, Saudi Arabia, the UAE, Qatar, and others quietly urged Washington to avoid a full-scale assault on Iran, fearing a direct blowback on their territory and energy infrastructure.
Nevertheless, the US–Israeli air campaign began on February 28, 2026, without a clearly defined and publicly articulated political endgame beyond “crippling” Iran’s capabilities. This disconnect between military escalation and strategic purpose now lies at the core of Gulf leaders’ anger and sense of betrayal toward Washington.
Trump’s Strategic Miscalculation
Trump’s decision to launch joint US–Israeli strikes on Iran has produced far higher strategic costs than his administration appears to have anticipated, from energy shock and disrupted shipping to heightened regional fragmentation and anti-American sentiment.
Even if Iranian capabilities are significantly degraded, the war has exposed vulnerabilities in US power projection, unsettled allies, and invited greater Russian and Chinese diplomatic activism in the Gulf. The long-term “price” for Washington will be measured less in battlefield metrics than in diminished trust and leverage among its traditional Arab partners.
US Bases Turned to Liabilities
From a Gulf perspective, US bases in Qatar, Bahrain, Kuwait, and the UAE were meant to deter Iran and guarantee regime security; instead, they became priority targets once the war began. Iran explicitly framed its strikes on these facilities as retaliation against Washington, but their location in densely populated and economically vital areas meant that nearby civilian infrastructure also suffered severe damage.
This experience is reinforcing a view in Gulf capitals that foreign basing arrangements draw fire without delivering the reliable protection they assumed for decades.
A Nightmare Realized
Gulf leaders long warned that a war with Iran would shatter their security and economies, a nightmare that has now materialized as Iranian missiles and drones hit oil facilities, ports, power plants, and cities across the region. They blame Washington for launching the campaign and Israel for pressing to “neutralize” Iran regardless of collateral damage in neighboring Arab states.
The sense in Gulf capitals is that their caution was dismissed, while they have paid a disproportionate price in physical destruction, economic setback, disrupted exports, and heightened domestic anxiety.
Shattered Oasis Narrative
The image of Gulf hubs like Dubai, Doha, and Riyadh as insulated “oases” open to business, tourism, and investment has been badly damaged by missile alerts, strikes on ports and airports, and the closure of key sea lanes.
Restoring confidence will require visible reconstruction, enhanced civil defense, improved air and missile defenses, and credible diplomacy that lowers the perceived risk of another sudden war. Investors and tourists will demand proof that the region can manage Iran-related tensions, not just high-end events and mega-projects.
Trump’s Misreading of Iranian Escalation
Trump publicly argued that overwhelming force would quickly coerce Iran and usher in regime change while keeping fighting “over there,” yet he appears not to have anticipated the breadth of Iranian retaliation against neighboring Gulf states or a prolonged closure of the Strait of Hormuz.
The IRGC’s effective shutdown of the strait, including attacks and threats against commercial shipping, has produced global energy shocks and exposed the fragility of US planning assumptions. For Gulf leaders, this underscores how inadequate Washington’s war planning was in accounting for second- and third-order consequences.
Calculated Decision Not to Retaliate
Despite heavy damage, Gulf rulers have so far avoided direct retaliation against Iran, calculating that further escalation would expose their cities and infrastructure to even more punishing strikes. Publicly, they stress restraint and international law, but privately, officials acknowledge their enduring geographic reality: they must coexist with a powerful and proximate Iran long after this US-led campaign ends.
By holding their fire, they hope to preserve space for postwar de-escalation and avoid being locked into a permanent state of open conflict.
Recasting Security Arrangements with Washington
Given their limited strategic alternatives, Gulf monarchies are unlikely to sever ties with Washington but will seek more conditional, transactional security arrangements. They are pressing for clearer US commitments on defense of their territory, better integration of regional missile defenses, and greater say over decisions that could trigger Iranian retaliation.
At the same time, they will hedge by deepening ties with China, Russia, Europe, and Asian energy importers, thereby reducing exclusive reliance on the US while keeping the American security umbrella in place.
Gulf Options to Prevent Future Conflagration
To prevent a repeat, Gulf states are also exploring limited de-escalation channels with Tehran, tighter regional crisis hotlines, and revived maritime security arrangements that include non-Western actors such as China and India. They may push for new rules of engagement around energy infrastructure and shipping lanes, seeking informal understandings that keep these off-limits even in crises.
Internally, they are reassessing missile defense, hardening critical facilities, and considering more diversified export routes that reduce dependence on Hormuz. None of these options are fully reassuring, but together they offer partial risk reduction.
Prospects for Normalization with Iran
Speculation about full normalization, including a non-belligerency pact between Iran and Gulf states, builds on prewar trends of cautious dialogue and economic engagement. Whether this is truly “in the cards” depends on war outcomes, Iran’s internal politics, and Gulf threat perceptions: if Tehran’s regime survives but remains hostile, Gulf states will likely revert to hedging—combining deterrence, limited engagement, and outreach to outside powers.
A more pragmatic Iranian leadership could make structured security arrangements and phased confidence-building measures more plausible over time.
No Return to Status Quo Ante
The Gulf States will not return to the prewar status quo; instead, they are likely to pursue a more diversified security architecture, combining a thinner US shield with expanded ties to China, Russia, and Asian importers. This shift will gradually dilute Washington’s centrality in Gulf security, complicating US force posture and Israel’s assumption of automatic Arab backing against Iran.
For Israel, a more cautious, risk-averse Gulf may limit overt strategic alignment, while for the US, enduring mistrust will make coalition-building for future crises far more difficult.
Trump’s Iran adventure is not an isolated blunder but the latest, and perhaps most explosive, expression of his assault on an already fragile global order. By discarding restraint, sidelining allies, and weaponizing American power for short-term political gain, he has accelerated the erosion of US credibility, fractured Western alliances, and opened new strategic space for Russia and China. The Gulf States are simply the newest casualties of this disorder: their cities struck, economies shaken, and security assumptions shattered.
Whatever emerges from this war, it will not be a restored status quo, but a more fragmented, volatile Middle East in which Israel and the United States confront a diminished margin for error and a far narrower circle of willing, trusting partners.
Dr. Alon Ben-Meir is a retired professor of international relations, most recently at the Center for Global Affairs at New York University (NYU). He taught courses on international negotiation and Middle Eastern studies.
IPS UN Bureau
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By Jomo Kwame Sundaram and Kuhaneetha Bai Kalaicelvan
KUALA LUMPUR, Malaysia, Mar 31 2026 (IPS)
While media coverage of Iran’s restrictions on passage through the Hormuz Straits focuses on fuel prices, partial closure is also disrupting crucial fertiliser and other supplies, risking catastrophe for billions worldwide.
Jomo Kwame Sundaram
Hormuz chokepointHormuz is not just a chokepoint on a shipping lane for oil and gas; it has strategic implications for fertiliser, helium, and other energy-intensive exports as well as for food and other imports to the region.
Higher energy costs affect most transportation and farming requirements, such as tilling and harvesting, as well as fertiliser supplies.
Wars, especially protracted ones, have lasting effects, including for agrifood systems. Without earlier investments, output elsewhere cannot be easily increased.
Alternative fertiliser supply sources are not readily available, especially as agro-ecological options have rarely been seriously pursued despite their proven viability.
As with renewable energy generation to reduce the need for petroleum imports, it is unclear whether the looming food crisis will accelerate the needed and feasible agro-ecological transition for enhanced food security.
Disrupted food supplies
Shipping delays and port congestion disrupt food supplies, trade and availability.
K Kuhaneetha Bai
The Gulf’s populations, augmented by millions of migrant workers, have become reliant on food imports for wheat, rice, soy, sugar, cooking oil, meat, animal feed and more.Many states have recently tried to improve their food security, expanding strategic reserves, investing in food agriculture and alternative supply routes.
Such measures have improved resilience but cannot address a prolonged blockade of the Persian Gulf. About 70% of the food for Saudi Arabia, Iraq and the Gulf emirates passes through Hormuz.
Replacing disrupted food imports for about 100 million people would require moving almost 100 million kilograms (kg) of food into the region daily by other means.
Supplying food to the Gulf region under blockade would require an unprecedented operation, possibly through contested airspace.
In 2024, the UN World Food Programme delivered about 7 million kg of food daily to 81 million people in 71 countries.
Weather-driven food shortages and price spikes triggered political instability in 2008 and 2010-11. With food systems worldwide increasingly vulnerable to climate shocks, food insecurity threatens regimes everywhere.
Fertilisers
Farmers worldwide need stable supplies of fertilisers and fuel.
The Iran war threatens to disrupt these supplies, so crucial to agricultural production. Staple crops like wheat, rice and maize rely heavily on fertilisers.
Iran, Qatar, Saudi Arabia, the Emirates and Bahrain all ship petroleum products through Hormuz, including a fifth of the world’s liquefied natural gas (LNG).
As LNG is key to producing many fertilisers, Gulf exports have become more significant, especially after the war cut Ukraine’s exports, and China and Russia reduced theirs as well.
In 2024, the Middle East accounted for almost 30% of major fertiliser exports, including nitrogen, phosphate and potash.
The Gulf alone exported 23% of the world’s ammonia and 34% of its urea, while 30-40% of the world’s nitrogen fertiliser exports pass through Hormuz!
In mid-2025, Kpler estimated that a Hormuz closure could reduce fertiliser supplies by 33%, with sulphur-based ones falling by 44% and urea by 30%.
Reduced nitrogen-based fertiliser exports would hurt major food exporters such as Brazil, the US, Thailand, and India, all heavily reliant on fertiliser imports. However, the impact of shortages may be delayed until imported stocks run out.
As the war drags on, farmers may cut fertiliser use by planting less or switching to crops requiring less. Poorer harvests would, in turn, adversely affect later investment, planting and fertiliser use.
Who suffers most?
The economic consequences of the unprovoked US-Israeli assault on Iran and Tehran’s responses are spreading fast and catastrophically, especially for the most vulnerable.
Iran’s new leadership mistrusts Washington and will keep Hormuz closed – choking fuel, food, and fertiliser flows through it – to secure the guarantees it needs to reduce its vulnerability.
As attacks on Iran continued, Tehran stepped up targeted attacks on infrastructure in the Gulf kingdoms hosting US military facilities. US-led efforts have provided little relief to its allies.
The worldwide impact is uneven, with the poorest taking the brunt. Asia and Africa have been hard hit by heavy reliance on oil, gas, and fertiliser imports.
Rich nations’ aid cuts to increase military spending have worsened poverty and hunger for millions, many of whom are also victims of war and aggression.
Unlike the rich, many migrant workers in the Gulf who cannot leave will struggle to make ends meet and send money home to their families.
And as the world’s attention has turned to the Gulf, Israel has worsened conditions in Gaza while taking over southern Lebanon and increasing Yemen’s pain.
Concerned about retribution in November’s mid-term elections, the White House is keen on a ceasefire.
But it has not offered terms acceptable to Iran, which remains suspicious of the US commitment to its own promises, let alone the rule of law.
Hence, the Iranian leadership is unlikely to agree to a ceasefire without credible guarantees for its future security from renewed Israeli and US aggression.
The Iran war has highlighted, yet again, the collateral damage of war and the food system’s vulnerability. Meanwhile, the suffering of the more vulnerable is ignored by the greater powers, who pay little heed to their plight.
IPS UN Bureau
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Le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo a présenté, ce 30 mars 2026, ses principaux investissements réalisés en 2025 en matière d'équipements médicaux et de réhabilitation des services. À travers une visite guidée suivie d'une conférence de presse, la direction générale a mis en lumière les acquis techniques et infrastructurels destinés à améliorer la qualité de la prise en charge des patients.
Le directeur général du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO), Ousmane Néré, a d'abord conduit les journalistes à travers plusieurs services rénovés ou récemment équipés avant de rappeler l'ampleur de l'activité de l'hôpital au cours de l'année 2025 et de conduire “ Le devoir de redevabilité nous impose de rendre compte à la hiérarchie et à la population des grandes activités réalisées au cours de l'année écoulée”, a déclaré le directeur général qui a souligné que l'établissement demeure “l'hôpital leader” du Burkina Faso. Selon les données présentées, le CHU Yalgado Ouédraogo a enregistré 140 157 consultations, 12 728 interventions chirurgicales et 577 650 examens en 2025, dont 543 325 examens de laboratoire et plus de 34 000 examens en imagerie médicale.
Dans le détail, les performances en radiologie montrent 11 725 examens scanner réalisés sur l'année, avec des pics hebdomadaires atteignant 350 examens, ainsi que 1 276 IRM. Pour la direction, la réduction des coûts de ces examens a permis aux ménages d'économiser plus de 586 millions de FCFA.
Mais au-delà du bilan statistique, c'est surtout la modernisation du plateau technique qui a retenu l'attention des journalistes. La visite guidée a débuté au service d'hépato-gastroentérologie, où le spécialiste Abel Sawadogo a présenté un appareil de dernière génération également appelé FibroTouch. Cet équipement permet d'évaluer de manière non invasive l'élasticité du foie et la quantité de graisse qu'il contient, facilitant ainsi le diagnostic des pathologies hépatiques. “Cet appareil nous permet aujourd'hui de mieux apprécier l'état du foie sans recourir immédiatement à des procédures plus invasives”, a expliqué le médecin, précisant que l'examen est accessible et subventionné à 17 500 FCFA, un tarif destiné à favoriser l'accès du plus grand nombre.
“Au cours de l'année 2025, le CHUYO a procédé au recrutement de 89 agents, contribuant ainsi à la réduction de la non employabilité des jeunes”, a indiqué Ousmane NéréLa délégation s'est ensuite rendue au service de cardiologie, où le professeur Valentin Yameogo a présenté un nouvel échographe de haute performance. Là aussi, le coût de l'examen est subventionné à 17 500 FCFA. Pour le chef de service, cet équipement renforce considérablement les capacités de diagnostic. “Il permet une lecture plus fine des anomalies cardiaques et réduit les délais de prise en charge”, a-t-il expliqué.
A lire : Santé/CHU Yalgado Ouédraogo : Le bilan des innovations et des actions en 2024 dévoilé
Le parcours des journalistes s'est poursuivi au service de chirurgie générale et digestive, dirigé par le professeur Edgar Ouangré. Ici, les journalistes ont découvert une nouvelle salle opératoire entièrement rénovée et équipée. Cette infrastructure porte à cinq le nombre total de salles opératoires du service. Selon les responsables, cet investissement doit permettre de mieux absorber le volume des interventions programmées et de réduire les délais d'attente des patients. La chirurgie générale et digestive demeure en effet l'un des pôles les plus sollicités de l'établissement.
Au service de chirurgie maxillo-faciale, le professeur Tarcissus Konseim a présenté des locaux entièrement réhabilités, avec une capacité d'accueil renforcée et un meilleur confort pour les malades. “Ce type de confort n'est pas exceptionnel, mais si vous ne l'aviez pas et que vous l'obtenez, ça devient exceptionnel”, a-t-il commenté, en insistant sur la portée concrète de ces améliorations pour les patients hospitalisés.
L'appareil de dernière génération appelé FibrosTouch permet d'évaluer l'élasticité du foie et la quantité de gras sur le foiePlus de 400 millions de FCFA en matériels médico-techniques en 2025
Dans son intervention devant les hommes de média, le directeur général du CHU-YO a également rappelé que le CHU a bénéficié en 2025 de matériels médico-techniques d'une valeur de plus de 400 millions de FCFA, acquis grâce à l'Initiative présidentielle pour la santé. L'extension des arrivées d'oxygène sur 118 lits dans les services d'urgence et d'hospitalisation fait également partie des avancées mises en avant. Cette mesure vise à réduire les délais de transfert et à améliorer la prise en charge des patients nécessitant une assistance respiratoire. Ousmane Néré a aussi répondu aux critiques souvent adressées à l'hôpital, notamment sur la saturation des services. “Quoique l'hôpital Yalgado soit critiqué, ce sont les travailleurs de Yalgado qui acceptent de traiter les patients à terre pendant qu'ils sont rejetés ailleurs quand il n'y a pas de place”, a-t-il affirmé au cours des échanges.
Par cette déclaration, il a voulu rappeler la pression permanente qui pèse sur le principal centre hospitalier universitaire du pays, souvent dernier recours pour les cas graves ou complexes. Dans le même registre, il a défendu le niveau d'expertise du personnel médical. “Les meilleurs spécialistes sont à Yalgado. Nous le disons et nous mettons au défi les autres hôpitaux, qu'ils viennent démontrer le contraire”.
Un nouveau bloc opératoire au service de chirurgie générale et digestiveL'année 2025 a également été marquée par l'élargissement de l'unité de dialyse avec quatre générateurs supplémentaires, permettant la prise en charge régulière de 331 patients, même si plus de 400 personnes restent en attente. En oncologie, 550 nouveaux cas ont été enregistrés et 952 séances de chimiothérapie réalisées. Le CHU a aussi accompagné 2 370 patients indigents et personnes déplacées internes à travers son service social.
Pour 2026, la direction annonce plusieurs priorités : poursuite de la réhabilitation des infrastructures, modernisation de l'odontostomatologie, de la pneumologie et de l'oncologie, informatisation progressive des services et développement du paiement électronique. L'aménagement de la cour de l'hôpital figure également parmi les projets annoncés, tout comme l'extension de la dispensation individuelle nominative des médicaments.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
La première édition de la soirée des auteurs de Mercury Édition, organisée le 27 mars 2026, n'a pas seulement été un cadre de distinction et de reconnaissance. Elle a aussi offert aux auteurs présents l'occasion de revenir sur leur expérience avec la maison d'édition, à travers des témoignages recueillis à la fin de la cérémonie. Au micro de Lefaso.net, ils se disent satisfaits du professionnalisme de la maison d'édition et de l'encouragement qu'elle adresse à ses auteurs.
Wenlasida Constance Kaboré, auteure du recueil de nouvelles Les 7 Harmattans, récompensée par le Grand Prix FILO de la Nouvelle en 2025, a insisté sur la qualité de l'accompagnement éditorial reçu depuis son premier contact avec Mercury.
« C'est en 2024 que j'ai contacté monsieur Thierry Millogo, pour faire d'abord le projet de livre. Et ils ont trouvé vraiment que c'était intéressant, et par la suite, on a décidé de collaborer ensemble avec un contrat. Je trouve que la maison d'édition Mercury est sérieuse, parce que le livre a été lu plusieurs fois, et vraiment bien corrigé, et la qualité que j'avais exigée a été respectée. J'ai été très satisfaite. La soirée qu'ils ont organisée en notre honneur aussi, j'apprécie vraiment qu'une maison d'édition pense à convier ses auteurs, à les remercier, et à présenter les innovations. Je pense que c'est très bien pensé. Et ça nous motive à revenir encore vers cette maison d'édition. »
Wenlasida Constance Kaboré, auteure du recueil de nouvelles Les 7 Harmattans, récompensée par le Grand Prix FILO de la Nouvelle en 2025Le journaliste et auteur Youssef Ouédraogo, qui compte deux ouvrages publiés chez Mercury, a pour sa part retracé une collaboration engagée depuis 2020, à partir d'un travail de réflexion entamé après son retour de Côte d'Ivoire.
« Je pense que j'ai commencé ma collaboration avec les éditions Mercury en 2020. Alors, j'étais revenu de la Côte d'Ivoire, après un Master sur la communication et les médias. Et j'avais donc fait une réflexion sur la contribution des médias dans la survenue de l'insurrection au Burkina Faso. Parce que le constat est parti du fait que lorsque l'insurrection s'est produite dans notre pays, toutes les entités se sont réclamées la paternité de l'insurrection. Et les médias n'avaient pas été cités comme étant un acteur important dans la survenue de l'insurrection. C'est comme ça que quand je suis arrivé de la Côte d'Ivoire, je suis rentré en contact avec Thierry Millogo et je lui ai fait part de mon envie de produire un ouvrage. Et il a demandé de corriger le texte parce qu'un document scientifique n'est pas forcément un document qu'on peut publier. Et donc l'ouvrage a été remis et l'ouvrage a suivi un processus. D'abord la lecture, ensuite les corrections. Et nous avons cheminé jusqu'à ce que le premier ouvrage sorte. Et le titre de cet ouvrage est "Rôle des médias dans l'insurrection publique 2014"
Il poursuit en évoquant son deuxième livre.
Le journaliste Youssef Ouédraogo est auteur de trois ouvrages dont deux publiés chez Mercury édition« Le deuxième ouvrage c'est Retour au pays des ancêtres qui est une œuvre autobiographique. Et je crois que je suis rentré toujours en contact avec lui. Et j'ai estimé que nous qui sommes nés hors de Burkina Faso, nous avons pratiquement la même histoire. Et mon histoire peut être une histoire partagée par d'autres. Et il a lu l'histoire que j'ai racontée dans cet ouvrage et il a estimé que la maison d'édition Mercury pouvait donc en faire un ouvrage. Et c'est comme ça que le livre a suivi le même processus, c'est-à-dire la lecture, la correction. Et finalement le livre a été édité. Donc j'ai à ce jour deux ouvrages avec les éditions Mercury. Et je crois que cette soirée qui est consacrée aux auteurs est la bienvenue. Et nous espérons que c'est une soirée qui va se poursuivre tout en donnant de l'espace aux auteurs, tout en faisant la promotion afin que le livre puisse être véritablement, on va dire, un outil de sensibilisation, un outil d'éducation pour les masses. Alors je crois qu'il y a de cela quelques années, et ça a été dit au cours de cette cérémonie, on n'avait vraiment pas de maison d'édition au Burkina Faso. L'arrivée de Mercury, ou du moins la professionnalisation de Mercury, vient donner une sorte de soulagement aux écrivains burkinabè. »
Pour Fatim Touré Konkobo, coach professionnelle certifiée en coopérative et live coaching, la publication d'un livre a révélé la complexité du métier éditorial.
« Ma collaboration avec cette maison d'édition s'est bien passée. C'est après avoir écrit que j'ai compris tout le parcours de l'édition, et il me fallait un professionnel du métier, en tout cas une maison d'édition. Je tenais à ce que ce soit une maison d'édition burkinabè, donc je connaissais déjà Thierry Millogo, et les autres livres, et la librairie ici. C'est vrai que je connaissais plus la librairie que la maison d'édition, et c'est comme ça, en me demandant, en me renseignant, et parce que le livre de mon père, Adama Touré, a été réédité par Mercury, que bon, logiquement, je suis venue vers lui pour faire l'édition de mon premier livre. Je dirais que l'édition est un parcours du combattant, et que c'est important d'avoir des professionnels. Je suis contente que Mercury aussi évolue, innove, s'agrandisse, modernise sa manière d'accompagner. Donc oui, je recommanderais pour un premier éditeur de passer par Mercury pour pouvoir déjà avoir les clés, les bases, et la sécurité d'un accompagnement professionnel. Je trouve que c'est bien, déjà, de nous réunir, de nous voir. On voit les livres des uns et des autres quand on vient déposer les nôtres. On se voit dans certains événements, mais on ne se connaît pas forcément. Et cette reconnaissance-là, déjà, de sa maison d'édition, ça fait quelque chose d'autre en plus. Et donc j'ai aimé l'esprit de la cérémonie. Je crois que c'est la première édition et j'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres. »
Fatim Touré Konkobo a édité un livre à MercuryDr Sié François d'Assise Coulibaly revient sur une rencontre progressive avec Mercury, d'abord par les livres, puis par la relation avec l'éditeur.
« Disons que j'ai connu d'abord les éditions Mercury à travers mes lectures, les lectures de différentes œuvres publiées par les éditions Mercury. Ensuite, j'ai eu la chance de connaître monsieur Millogo Thierry, responsable de Mercury, lors d'une dédicace à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso. C'est là que j'ai pu fixer, j'ai pu connaître la personne et savoir que c'est lui le responsable des éditions Mercury. Depuis lors, on s'est perdu de vue jusqu'à ce qu'on se rencontre encore à Ouagadougou, où j'avais déjà fini de publier un écrit, d'abord sous forme d'article, d'article scientifique et ensuite enrichi. Je cherchais effectivement une occasion pour pouvoir publier. Lorsque nos pas se sont croisés au niveau de l'assemblée législative de transition, je lui ai parlé immédiatement du projet, de la production que j'avais faite. Il a trouvé le sujet très intéressant. Il s'est aussi montré très intéressé par la proposition de pouvoir publier, éditer au niveau de Mercury. C'est ainsi que j'ai envoyé le texte pour qu'il soit vu à leur niveau par le comité de lecture avant d'être validé. Après lecture, on a trouvé que c'était un texte très intéressant et qu'il pouvait être réédité aux éditions Mercury. Et voilà comment nous sommes parvenus à éditer ce premier ouvrage qui s'intitule Le Dytaniè, l'hymne national du Burkina Faso, une idéologie forte pour un Burkina Faso qui triomphe. »
Dr Sié François d'Assise a écrit un ouvrage sur le “Dytaniè”Il précise le contenu de son ouvrage. « Comme son titre l'indique, il s'agit d'une analyse beaucoup plus historique du Dytaniè. Un chant que beaucoup de Burkinabè aiment bien, mais dont beaucoup ne connaissent pas le contenu. Nous avons trouvé qu'il était bien de faire une analyse approfondie du Dytaniè, de montrer ce qu'il contient et de pouvoir montrer en quoi il peut être un outil aujourd'hui pour la révolution progressiste populaire dans laquelle nous sommes et surtout pour le développement du Burkina Faso de façon générale et de manière durable. »
Propos recueillis par Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le ministère de la Justice a pris la tête d'une importante opération de salubrité publique au quartier Petit Paris de Ouagadougou, le samedi 28 mars 2026. Cette action s'inscrit dans le cadre de la première phase de la 3e édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC 2026). L'information a été rendue publique par ledit ministère, ce lundi 30 mars.
Selon le département de la Justice, l'initiative a mobilisé une véritable coalition patriotique regroupant des agents du ministère, des équipes de la commune de Ouagadougou, des acteurs de la société civile, des riverains et des citoyens engagés. Grâce à cette mobilisation collective et à l'appui logistique de Faso Mebo, une rue et un espace public jusqu'alors envahis par des ordures ménagères ont été totalement métamorphosés, illustrant de manière édifiante la force de la responsabilité collective.
Lefaso.net
Source : Ministère de la Justice et des droits humains
Adoptée le 27 mars 2026 par l'Assemblée législative de transition (ALT), la charte de la révolution a fait l'objet d'un examen approfondi en amont par la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH). Dans son rapport, la commission revient sur les principales clarifications apportées par le gouvernement lors de son audition.
Contrairement à la Charte de la Transition adoptée en 2024, qui précisait l'éligibilité du président du Faso, du Premier ministre et du président de l'ALT aux élections de fin de transition, la nouvelle Charte de la Révolution ne reprend pas ces dispositions.
Elle introduit toutefois plusieurs innovations importantes, notamment la transformation de l'ALT en Assemblée législative du peuple (ALP) ; la nouvelle appellation du gouvernement ; la consécration juridique de la Révolution progressiste populaire (RPP) ; la suppression de la composante partis politiques au sein de l'organe législatif, avec une réaffectation des sièges ; la prise en compte de la nouvelle organisation territoriale dans la représentation des régions.
Lors de l'audition, les membres de la CAGIDH ont soulevé une préoccupation majeure. Comment désigner les représentants des nouvelles régions alors que les autorités administratives régionales ne sont pas encore en place ?
À cette interrogation, le gouvernement a apporté des assurances. « Des dispositions sont prises pour la désignation des autorités administratives régionales devant conduire ces désignations ».
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a précisé que la charte de la révolution se substitue à la charte de la transition, tout en conservant l'essentiel de ses dispositions.
Autre point soulevé par la commission est la pertinence de l'article 27, qui prévoit l'abrogation de l'acte fondamental du 5 octobre 2022, déjà remplacé par la Charte de la Transition.
En réponse, le gouvernement a expliqué que « Dès lors que la charte de la révolution se substitue à la charte de la Transition ainsi qu'à son modificatif, il y a lieu de conserver toutes les dispositions pour éviter un vide juridique ».
S.I.K
Lefaso.net
Les Colombes de la révolution et les Petits chanteurs aux poings levés, figures emblématiques de la Révolution démocratique et populaire (RDP) du capitaine Thomas Sankara, signent leur retour sur scène sous la Révolution progressiste populaire (RPP) portée par le capitaine Ibrahim Traoré. Les deux groupes ont presté à l'occasion de la cérémonie de dédicace de l'album « Voix du passé-voie du futur », vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou, en présence de membres du gouvernement, dont les ministres en charge de la Culture et de la Famille.
Composé de treize jeunes filles, le groupe des Colombes de la Révolution a effectué sa première sortie au Centre national des arts du spectacle et de l'audiovisuel (Cenasa), devant un public enthousiaste. À sa suite, les Petits chanteurs aux poings levés ont enflammé la salle, ravivant les souvenirs d'une époque marquante de l'histoire du Burkina Faso.
Les Colombes de la Révolution en prestation.À l'issue des prestations, le ministre de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a souligné la portée symbolique de ce retour. « Ce n'est pas simplement un retour sur scène, mais la preuve que la Révolution progressiste populaire n'est pas une rupture avec la Révolution d'août 1983, mais une continuité. Redonner vie à ces colombes, c'est convoquer l'esprit lumineux de Sankara pour éclairer les sentiers de nos luttes actuelles », a-t-il confié.
Le ministre de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a annoncé que les Colombes de la révolution et les Petits chanteurs aux poings levés se sont donné rendez-vous à la Semaine nationale de la culture.« Voix du passé – voie du futur », une œuvre de transmission
Piloté par le Cenasa, l'album « Voix du passé - voie du futur » rassemble douze grandes voix du patrimoine musical burkinabè issues de différentes régions du pays. Les artistes y interprètent des titres en langues nationales et en français, mettant en avant des valeurs telles que le patriotisme, l'intégrité, la cohésion sociale, la solidarité et l'engagement citoyen.
Le directeur général du Cenasa, Abraham Wêzéna Abassagué, a invité les Burkinabè à s'approprier l'album.Selon le directeur général du Cenasa, Abraham Wêzéna Abassagué, l'album comprend treize œuvres, dont douze titres individuels et une œuvre collective. « Ce n'est pas simplement un album, c'est une œuvre de transmission, de conscience et d'engagement », a-t-il affirmé, invitant les Burkinabè à se procurer l'album disponible sur clé USB au prix de 5 000 francs CFA.
Un appel à l'appropriation par la jeunesse
Le ministre de la Culture a abondé dans le même sens, appelant les populations à s'approprier cette œuvre. Pour lui, l'album n'est pas « un simple écho nostalgique », mais une boussole pour le présent et l'avenir.
Marraine de la cérémonie, la ministre en charge de la Famille, Pélagie Kaboré, a salué la sortie de l'album, estimant qu'il retrace « l'histoire d'un peuple debout et résilient ». Elle a exprimé le vœu qu'il inspire la jeunesse burkinabè.
L'album réunit plusieurs artistes de renom, parmi lesquels Abdoulaye Cissé, Ki Boussi Zerbo, Amity Meria, Zéphirin Hein, Amadou Dicko, Zemba Souley, Idak Bassavé, Lobo Dicko, Bakary Dembélé, Zaksoba, Marie Gayeri et Camille Bazié.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Dans le cadre de la 3e édition des Journées d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), un panel a été animé au sein de l'Université Joseph Ki Zerbo, à Ouagadougou, ce lundi 30 mars 2026. Comme participants à cette activité, on dénombrait des chercheurs et des étudiants.
C'est autour du thème : « Participation à la promotion du consommons local : zoom sur les filières et laboratoires », que les différentes communications ont été menées. Dans son discours lu par Pr Adama Sanou, vice-président chargé de la recherche et de la coopération universitaire, le président de l'Université Joseph Ki-Zerbo est revenu sur la pertinence du thème choisi. Pour lui, la thématique interpelle car, au-delà de l'acte citoyen, elle pose la question essentielle de la contribution de la recherche et de l'innovation au développement, et à la valorisation des ressources locales.
« Nos laboratoires, nos travaux et nos expertises doivent être des leviers pour transformer nos potentialités en solutions concrètes, adaptées à nos réalités », a-t-il fait savoir.
Dans sa communication intitulée « Contribution des sciences sociales à la promotion du consommons local au Burkina Faso », Dr Boukaré Zidouemba, membre du laboratoire groupe de recherche sur les initiatives locales, est revenu sur les objectifs qui, ne sont pas négligeables. Il s'agit d'analyser les conditions sociales de l'appropriation du consommons local et des facteurs qui sont susceptibles d'assurer une consolidation durable de cette pratique sociale. De manière spécifique, explique-t-il, il est question d'analyser le consommons local comme une dynamique sociale émergente ; identifier les facteurs socio-économiques qui influencent le consommons local, mais aussi proposer des perspectives pour une consolidation durable et locale.
En entrant dans le vif du sujet, il explique que pendant longtemps, le concept du consommer local était mal perçu et les produits importés étaient considérés comme supérieurs. Il prône pour ainsi dire, une autre perception des produits locaux par les populations. « Autrefois, lorsqu'on parlait de produit local, c'était vu comme ce qui est moins bon. Tandis que ce qui vient de l'extérieur était synonyme de qualité. Il faut travailler sur la reconfiguration de la vision populaire envers les produits burkinabè », a-t-il expliqué.
« Le consommer local, c'est notre engagement avec notre patrie. C'est l'expression de notre solidarité envers les autres Burkinabés », Boukaré ZidouembaPour lui, l'émergence du consommer local rime avec la transformation progressive des normes locales. Pour lui, le consommer local au Burkina Faso est porté par les autorités du pays, qu'il considère comme des acteurs d'appropriation progressive du consommons local. À l'entendre, ils jouent un rôle prépondérant dans le processus de construction de la consommation des produits locaux, à travers les politiques agricoles, les campagnes de sensibilisation et les initiatives liées aux engagements patriotiques.
En termes de perspectives pour une consolidation du consommer local, Boukaré Zidouemba encourage le renforcement de la confiance des consommateurs à travers l'amélioration de la qualité nutritionnelle et sanitaire des produits ; la reconfiguration des représentations sociales notamment la modernité, la santé, l'identité, etc. Il propose également la mobilisation du territoire et des acteurs locaux.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Le Commissariat central de Police de la ville de Léo a mis fin aux agissements d'un groupe de malfaiteurs spécialisés dans les vols à main armée et les cambriolages, ce lundi 30 mars 2026. Ce réseau ciblait principalement les domiciles et les commerces, profitant de l'absence des occupants ou de la nuit pour y accéder à l'aide de cisailles et de barres de fer.
L'intervention des forces de l'ordre, largement facilitée par la collaboration citoyenne, a permis d'appréhender le membre le plus actif du groupe, un multirécidiviste, et de récupérer un important lot d'objets volés comprenant une moto, des bidons d'essence, des bidons d'huile, des chaises en plastique. Tout en saluant cette coopération exemplaire, la Police nationale exhorte les populations à maintenir cette vigilance en signalant tout individu suspect via les numéros verts 17, 16 et 1010.
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Source : Police nationale du Burkina Faso
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a conduit la délégation burkinabè au 11e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), du 27 au 29 mars 2026, en Guinée Équatoriale. Cette participation visait non seulement à consolider l'excellence des relations bilatérales avec le pays hôte, mais surtout à porter la voix de la Confédération AES au sein de cette organisation regroupant 79 États.
En marge des sessions plénières, les émissaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont été reçus par le secrétaire général de l'OEACP, Moussa Salet Batraki, pour présenter la dynamique d'intégration sahélienne. En réaffirmant sa volonté de coopérer avec l'organisation, le Burkina Faso a également participé au forum des affaires où les panelistes ont plaidé en faveur d'une valorisation locale des ressources naturelles et d'un renforcement du capital humain, piliers essentiels du développement durable pour les peuples du Sud.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
À l'occasion de la conférence TEDx Ouagadougou tenue le samedi 28 mars 2026 à Ouagadougou, Nestlé Burkina Faso a réaffirmé son engagement en faveur de la jeunesse, en facilitant l'accès à cet événement inspirant qui s'est tenu sur le thème « Le chemin des possibles ».
La septième édition de TEDx Ouagadougou a réuni près de 500 participants autour d'un objectif commun : partager des idées, susciter des déclics et encourager l'engagement individuel et collectif. Organisée par l'association Yikré, cette rencontre s'inscrit dans la dynamique du label TED, qui promeut la diffusion d'idées à fort impact.
Partenaire de l'événement, Nestlé Burkina Faso a placé la jeunesse au cœur de son action en facilitant l'accès à la conférence pour plusieurs jeunes. À travers sa marque Nescafé et son programme Nestlé Needs YOUth, l'entreprise a offert des places gratuites, habituellement payantes, afin de permettre à des jeunes motivés de vivre cette expérience.
Des participants attentifs lors de la 7ᵉ édition de TEDx Ouagadougou, un rendez-vous dédié au partage d'idées et à l'inspiration.Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large visant à créer des passerelles concrètes entre formation, inspiration et insertion professionnelle. Pour bénéficier de ces tickets, les participants ont été invités à suivre un module de formation en entrepreneuriat via la plateforme Nestlé YEP, avant de valider leurs acquis.
Pour le directeur de la communication de Nestlé Burkina Faso, cette collaboration répond à une vision claire. « Nestlé s'associe à TEDx Ouagadougou, une initiative qui vise à inspirer et à partager des messages porteurs de changement. Ces messages ont pour cœur de cible la jeunesse. C'est une belle opportunité pour nous de permettre aux jeunes de bénéficier de contenus qui créent des déclics et les encouragent à passer à l'action », a-t-il expliqué.
Omaro Kané, directeur de la communication de Nestlé Burkina Faso, a réaffirmé l'engagement de l'entreprise en faveur de la jeunesse.Il a également souligné que plus de 25 000 jeunes sont déjà impactés par les programmes d'employabilité de Nestlé au Burkina Faso.
Porté par l'association Yikré, TEDx Ouagadougou se veut un espace d'expression accessible à des profils variés. Pour son responsable, Lionel Tientega, l'ambition est claire : « TEDx Ouagadougou est une plateforme qui permet de partager des idées locales capables d'impacter positivement notre société. Nous voulons montrer que, malgré les difficultés, chacun peut tracer son chemin et inspirer les autres ».
À travers cette initiative, l'association entend créer un cadre où les expériences individuelles deviennent des leviers d'inspiration collective.
Lionel Tientega, responsable de l'association Yikré, a souligné l'importance de valoriser les idées locales.Sur scène, huit intervenants aux parcours divers ont partagé leurs expériences, illustrant des trajectoires marquées par l'audace, la persévérance, les remises en question et la capacité à se réinventer. À travers leurs témoignages, ils ont mis en lumière des réalités auxquelles de nombreux jeunes peuvent s'identifier.
Loin d'un modèle unique de réussite, les échanges ont insisté sur l'importance de faire des choix, d'accepter les échecs et de continuer à avancer. Un message qui résonne particulièrement dans un contexte où la jeunesse est en quête de repères et d'opportunités.
Elfried Samira Nikiema/Drabo, participante, a confié que chaque intervention lui a donné envie d'agir.Dans la salle, les participants ont exprimé leur satisfaction face à la qualité des échanges et à la pertinence des thématiques abordées. Pour Elfried Samira Nikiema/Drabo, participante, l'expérience a été particulièrement marquante : « On se reconnaît dans les parcours présentés. Cela nous pousse à réfléchir et à croire davantage en nos propres capacités ».
Même son de cloche du côté du dramaturge Aristide Tarnagda, qui insiste sur la portée de ce type d'initiative : « Ce sont des espaces essentiels pour nourrir la réflexion et encourager chacun à prendre sa place dans la société ».
Aristide Tarnagda, dramaturge, a encouragé les participants à oser créer leur propre chemin.Comme lui, plusieurs participants et intervenants ont salué une initiative qui leur permet non seulement de s'inspirer, mais aussi de se projeter dans l'avenir avec plus de confiance.
En s'associant à TEDx Ouagadougou, Nestlé Burkina Faso ne se limite pas à un rôle de sponsor, mais s'inscrit dans une logique d'accompagnement durable de la jeunesse. En combinant formation via Nestlé YEP et inspiration à travers TEDx, l'entreprise contribue à renforcer les capacités des jeunes et à stimuler leur envie d'agir.
Les huit speakers réunis après leurs interventions, porteurs de messages inspirants.Ce partenariat avec l'association Yikré traduit une ambition commune : offrir aux jeunes des outils, des idées et des opportunités pour construire leur avenir.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
Après trois jours d'échanges, le 10e congrès ordinaire du Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF) a refermé ses portes ce dimanche 29 mars 2026 à Ouagadougou. El Hadj Oumarou Zoungrana a été reconduit à la présidence du mouvement pour les cinq prochaines années.
Après trois jours de réflexions autour du thème « La contribution du mouvement sunnite à la consolidation de la paix dans un contexte de défis sécuritaires et sociaux », les sunnites ont sonné le glas de leur congrès dans la matinée de ce dimanche 29 mars, au sein de leur grande mosquée sise à Ouagadougou. Du 27 au 29 mars 2026, les congressistes ont mené plusieurs activités.
Ils ont notamment dressé le bilan du mandat écoulé du bureau sortant, relu les textes fondamentaux du mouvement et mis en place un nouveau bureau national.
Dans son allocution, le président du comité d'organisation, El Hadj Ousmane, s'est réjoui de la réussite de l'évènement, qui a connu la participation de Togolais, Nigériens, Maliens, et de la diaspora burkinabè. Il a aussi félicité les membres de bureau au nombre de 53.
El Hadj Oumarou Zoungrana reconduit
Le président sortant, El Hadj Oumarou Zoungrana, a été reconduit pour un dernier mandat de cinq ans. Dans sa déclaration, il s'est dit honoré de la confiance renouvelée et a pris l'engagement d'assumer ses responsabilités « avec dignité et détermination ».
Pour les cinq années à venir, le président du MSBF a décliné ses priorités : promouvoir la paix ; renforcer la tolérance religieuse, consolider la cohésion sociale. Il a également annoncé sa volonté de renforcer la présence du mouvement sur le terrain, afin de mieux répondre aux attentes des fidèles.
Par ailleurs, le nouveau bureau entend s'investir davantage dans l'éducation, la santé, la jeunesse, la solidarité et le développement économique.
Pour relever ces défis, Oumarou Zoungrana a lancé un appel à l'engagement collectif. « Le chemin sera long et difficile, mais nous sommes convaincus que nous pouvons réussir ensemble », a-t-il déclaré, invitant les fidèles à la mobilisation.
Le président du MSBF a également exhorté les Burkinabè à prier pour la paix, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires. Il a, enfin, salué l'accompagnement des autorités nationales ainsi que la disponibilité de la chefferie coutumière et traditionnelle tout au long du congrès.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Le secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Véron Mosengo-Omba, a annoncé sa démission officielle le dimanche 29 mars 2026, au Caire. Après plus de 30 ans de carrière internationale, il a décidé de quitter ses fonctions pour se consacrer à des projets personnels, affirmant se retirer "sereinement" après avoir levé les soupçons qui pesaient sur lui.
Dans son communiqué, il dresse le bilan d'une institution qu'il juge plus prospère que jamais et exprime sa gratitude envers le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, ainsi que ses équipes. Son passage au sein de l'institution marque la gouvernance du football africain, Véron Mosengo-Omba ayant été un acteur clé des réformes et des avancées de l'institution ces dernières années.
Le nigérian Samson Adamu est nommé secrétaire général par intérim de la CAF, et remplace ainsi le congolais Véron Mosengo-Omba, démissionnaire du poste après avoir dirigé l'administration depuis 2021.
Le nigérian Samson AdamuCe communiqué intervient, faut-il le souligner, dans un climat particulièrement tendu pour l'institution panafricaine. La Coupe d'Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, a en effet été marquée par une vive controverse impliquant le Sénégal. À l'issue de la finale opposant les Lions de la Teranga au pays hôte. Des incidents ont éclaté, déclenchant une vague de protestations à travers le continent et au-delà.
Dans ce contexte, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), contestant notamment la décision de la commission d'appel de la CAF, d'infliger un match perdu au Sénégal au profit du Maroc, dans des conditions jugées discutables par de nombreux observateurs. Dès lors, l'attention du monde du football africain reste tournée vers le TAS, dont la décision est très attendue et pourrait s'avérer déterminante pour l'issue de cette affaire aux fortes répercussions.
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Lefaso.net