Le Parlement algérien a adopté, ce mercredi, à l’unanimité le projet de loi portant révision technique de la constitution. Réunis en session conjointe au Palais […]
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Perdre 5, 8 ou même 10 kilos en quelques semaines… Les promesses sont séduisantes. Les régimes express sont présentés comme des solutions miracles. Mais derrière ces pertes de poids rapides, que se passe-t-il réellement dans notre organisme ? Réduire brutalement les calories est-il sans conséquence ? Quels sont les risques immédiats ? Et surtout, cette perte rapide n'est-elle pas souvent suivie d'une reprise encore plus importante ? Pour en savoir plus sur le sujet, rendez-vous ce mercredi 25 mars 2026 avec Issa Nacanabo, nutritionniste.
Lefaso.net
La 5e édition du festival culturel « Konkoun » se tiendra à Toma, dans la province du Nayala, les 27, 28 et 29 mars 2026. Placé sous le thème « La culture : s'en servir pour bâtir un futur durable et souverain », l'événement ambitionne de rassembler près de 10 000 festivaliers, selon son promoteur Blaise Ki. Au programme de cette édition figurent plusieurs activités culturelles et traditionnelles, notamment la lutte traditionnelle (hommes et femmes), les danses traditionnelles féminines, les prestations de masques et de flûtes, ainsi que l'exposition de produits locaux. À travers ce festival, les organisateurs entendent valoriser le patrimoine culturel local tout en contribuant à la promotion du développement durable et de la souveraineté culturelle. Dans cette interview, Blaise Ki revient également sur les ambitions, l'impact et le déroulement de cette 5e édition du festival « Konkoun ».
Lefaso.net : Pouvez-vous nous présenter le festival Kounkou et son importance culturelle ?
Blaise KI : Le festival Konkoun du Nayala est un événement culturel majeur dédié à la valorisation et à la sauvegarde du riche patrimoine du peuple San. Organisé à Toma, il se veut un cadre d'expression des traditions à travers la lutte, les danses, les masques, les flûtes, les musiques et les savoir-faire locaux. Il a été mis en place par un groupe de jeunes dont le leader est Somombienko Blaise KI en mars 2019
Au-delà de son aspect festif, le festival constitue un véritable levier de cohésion sociale, de transmission des valeurs culturelles et de promotion du développement local. Le festival joue un rôle crucial dans la préservation des traditions ancestrales San, notamment des pratiques menacées de disparition (instruments, danses, rites) mais également dans la transmission intergénérationnelle, la promotion de la cohésion sociale et de la paix.
Comment s'organise la préparation du festival Kounkou en amont ?
En amont, l'organisation du festival débute par l'élaboration des termes de référence qui intègre l'ensemble des activités prévues. Une fois ce document structurant finalisé, nous engageons des rencontres avec des partenaires stratégiques ainsi qu'avec les ressortissants de la région, en particulier ceux de la communauté San, afin de leur présenter le projet et de susciter leur adhésion.
Pour le promoteur, Blaise Ki, cette 5e édition est particulière à travers la lutte traditionnelle féminineS'ensuit alors la phase de mobilisation des ressources, à travers la recherche de financements et d'appuis nécessaires. Ce processus aboutit enfin à la mise en œuvre effective du festival, dans le respect des objectifs définis.
Quelles sont les principales activités prévues au programme cette année ?
Les principales activités inscrites au programme sont la lutte traditionnelle en homme et en dame, la danse traditionnelle féminine, les prestations de masques et de flûtes, ainsi que l'exposition de produits locaux et les performances d'artistes de la région mais également des concours de traduction en langue San-Makaa.
Combien de participants et de festivaliers attendez-vous pour cette édition ?
Pour cette 5e édition du Festival Konkoun du Nayala, nous attendons près de 10 000 festivaliers sur les trois jours.
Quelles sont les innovations ou les particularités de cette 5ᵉ édition ?
Pour cette 5ᵉ édition du Festival Konkoun du Nayala, plusieurs innovations majeures ont été introduites afin d'enrichir le programme et de valoriser davantage la culture locale. Il s'agit notamment de l'organisation d'une compétition de lutte traditionnelle féminine, une première dans l'histoire du festival.
Par ailleurs, le festival accueillera des flûtistes venus des villages environnants de la ville hôte, Toma, renforçant ainsi l'ancrage communautaire de l'événement. Des concours inédits seront également proposés, notamment en traduction, en devinettes, en art oratoire, ainsi que l'interprétation de l'hymne national en langue San-Makaa.
La lutte traditionnelle est la reine des activités de cet évènementEnfin, le public pourra profiter de prestations d'artistes locaux et d'une exposition de produits locaux, avec une mise en valeur particulière des produits transformés sur place, illustrant le savoir-faire et le potentiel économique de la région.
Quels sont les objectifs visés à travers l'organisation de ce festival de lutte et de danse traditionnelles ?
L'organisation du Festival Konkoun du Nayala, à travers la lutte et la danse traditionnelles, vise plusieurs objectifs essentiels : valoriser et préserver le patrimoine culturel de la communauté San, en mettant en lumière ses pratiques ancestrales ; transmettre les savoirs et traditions aux jeunes générations, afin d'assurer leur pérennité. Il vise aussi à promouvoir l'identité culturelle locale, en renforçant le sentiment d'appartenance des populations et à offrir un cadre d'expression aux talents locaux, notamment les lutteurs, danseurs et artistes traditionnels. C'est également une tribune qui a pour ambition de favoriser la cohésion sociale et le vivre-ensemble, en rassemblant les communautés autour d'un événement fédérateur. Il contribue au développement local, à travers l'attractivité culturelle, le tourisme et les activités économiques générées par le festival.
En somme, le festival se positionne comme un levier de promotion culturelle, sociale et économique de la « région » du Nayala.
En quoi ce festival contribue-t-il à la valorisation des traditions locales ?
Le Festival Konkoun du Nayala contribue significativement à la valorisation des traditions locales à plusieurs niveaux.
D'abord, il offre une vitrine d'expression authentique des pratiques culturelles, notamment à travers la lutte et la danse traditionnelles, les prestations de masques et de flûtes, qui sont des éléments forts de l'identité de la communauté San.
Ensuite, le festival favorise la transmission intergénérationnelle des savoirs. Les aînés y partagent leurs connaissances avec les jeunes, permettant ainsi de préserver et perpétuer les traditions.
La prestation des masquesPar ailleurs, il participe à la revalorisation des langues locales, notamment avec des activités comme les concours de traduction ou l'interprétation de l'hymne national en langue San-Makaa.
Enfin, en rassemblant les communautés autour d'un même événement, il renforce le sentiment d'appartenance et la fierté culturelle, tout en faisant rayonner les traditions locales au-delà de la région. Nous espérons susciter chez la jeunesse un regain d'intérêt et de fierté pour leur identité culturelle, en les amenant à s'approprier et à perpétuer nos traditions.
Pour la communauté, notre ambition est de renforcer la cohésion sociale, de créer un cadre de partage intergénérationnel et de contribuer au développement local à travers la valorisation de nos richesses culturelles et économiques.
Quel impact espérez-vous sur la jeunesse et la communauté en général ?
Nous espérons susciter chez la jeunesse un regain d'intérêt et de fierté pour leur identité culturelle, en les amenant à s'approprier et à perpétuer nos traditions.
Pour la communauté, notre ambition est de renforcer la cohésion sociale, de créer un cadre de partage intergénérationnel et de contribuer au développement local à travers la valorisation de nos richesses culturelles et économiques.
Quels sont les principaux défis rencontrés dans l'organisation d'un tel événement ?
Les principaux défis résident surtout dans la mobilisation des ressources financières, la logistique organisationnelle, ainsi que la coordination des différents acteurs impliqués.
À cela s'ajoutent la sensibilisation et la mobilisation du public, ainsi que la nécessité de maintenir la qualité et l'authenticité des activités culturelles.
Quel message souhaitez-vous adresser à la population et aux festivaliers ?
Nous invitons toute la population et les festivaliers à sortir massivement pour vivre et célébrer ensemble notre riche patrimoine culturel.
Le Festival Konkoun du Nayala est une occasion unique de se retrouver, partager et valoriser nos traditions. Nous appelons chacun à y prendre part dans un esprit de convivialité, de respect et de fierté culturelle.
Nous souhaitons également que les populations s'impliquent davantage et contribuent activement à la réussite de ce festival, car il est le bien de tous les Sanan et se construit avec l'engagement de chacun.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
La police de proximité ou « Polisi, ï Nisâniso » (Bwamu), connue encore sous l'appellation « Police M'Yaka » (Mooré), a été lancée, ce lundi 23 mars 2026, à Dédougou. Cette initiative vise à rapprocher davantage la police des populations et à promouvoir une gestion participative de la sécurité à travers le dialogue et la collaboration communautaire sur l'étendue des régions du Bankui et Sourou.
La place Melon gare de Dédougou a été le théâtre de la cérémonie de lancement régional de Bankui et du Sourou des activités de la nouvelle approche de police de proximité plus connue sous l'appellation “Police M'Yaka” signifiant Police mon voisin en langue Mooré et désignée localement, en langue Bwamu, sous le nom « Polisi, ï Nisâniso » qui veut dire une police proche des populations. Plusieurs autorités administratives, coutumières, militaires, paramilitaires et religieuses ainsi que des forces de défense et de sécurité et des populations de Dédougou étaient témoins de cette activité. Elle a été patronnée par le gouverneur des deux régions, Babo Pierre Bassinga.
Des moyens roulants mis à la disposition de la police de proximité pour accomplir sa missionDans son intervention, il a souligné que la mise en place de « Polisi, ï Nisâniso » constitue un maillon important dans la stratégie de renforcement de la sécurité communautaire. De ce fait, il a invité les populations à accompagner cette initiative à travers une bonne collaboration. L'opérationnalisation de cette unité de police est, pour le gouverneur, une réponse aux exigences sécuritaires liées aux mutations dans les centres urbains et au contexte national marqué par la lutte contre l'hydre terroriste. Il a présenté ce corps comme une innovation stratégique pour renforcer la sécurité et promouvoir le bon vivre-ensemble.
La coproduction de la sécurité comme but recherché, selon le directeur régional de la police nationale de Bankui, Valentin Kaboré.Dotés de moyens roulants, en l'occurrence des motocyclettes, ces policiers iront jusque dans les quartiers au contact des populations en vue de recueillir leurs préoccupations, selon le directeur régional de la police nationale de Bankui, le commissaire divisionnaire de police Valentin Kaboré. Il a précisé que des solutions concertées seront appliquées en retour aux différentes préoccupations qui seront collectées. Ce dernier a soutenu qu'une trentaine d'agents de police sont commis à la tâche pour ce qui est de la ville de Dédougou pour la première phase. M. Kaboré a déclaré que l'objectif, à terme, est de réussir la coproduction de la sécurité tout en renforçant les liens de partenariat entre les communautés et la police.
Pour ce faire, la police de proximité « Polisi, ï Nisâniso » aura pour mission notamment de promouvoir le dialogue entre la police et les populations, d'identifier les préoccupations et les risques sécuritaires propres à chaque quartier et de mener des campagnes de sensibilisation ciblées en tenant compte des réalités locales. Par ses actions sur le terrain, elle doit contribuer à réduire les actes d'incivilités et la délinquance mineure, améliorer la perception de la police, consolider la confiance citoyenne pour enfin faciliter la coproduction de la sécurité par l'implication des habitants.
Cette police est une réponse aux exigences sécuritaires actuelles, foi du gouverneur, Babo Pierre Bassinga.Ce lancement régional, qui fait suite à celui effectué au niveau national le 24 février dernier, s'inscrit dans la dynamique de déploiement progressif de cette police de proximité sur l'ensemble du territoire. À travers ce dispositif, l'ambition est d'instaurer une police davantage tournée vers la prévention, l'écoute et la collaboration avec les populations, dans la perspective de renforcer la sécurité et la cohésion sociale.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
La Direction nationale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion a annoncé, dans un communiqué signé ce mercredi 25 mars 2026, le décès du commandant Aboubacar Diakité dit Toumba. Son décès est survenu dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars 2026.
Selon le communiqué, un rapport médical circonstancié, daté du 4 mars 2026 et établi par les professeurs Houssein Fofana, chirurgien, et Elhadj Yaya Baldé, cardiologue au Centre hospitalo-universitaire Ignace Deen, faisait état d'un tableau clinique préoccupant. L'intéressé présentait notamment une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique ainsi que des troubles du sommeil. Ce constat avait été effectué en présence du procureur de la république près le Tribunal de première instance de Coyah et de son conseil, Maître Lancinet Sylla.
Dans la nuit du 23 mars 2026, à la suite d'un malaise survenu en milieu carcéral, le détenu a fait l'objet d'une évacuation sanitaire d'urgence vers l'hôpital militaire du camp Samory Touré. Il a été pris en charge par une équipe médicale spécialisée. Malgré les soins qui lui ont été administrés, son état de santé s'est progressivement dégradé. Le décès a été constaté le mercredi 25 mars 2026, à 04 heures 35 minutes, selon le communiqué.
Les médecins traitants ont conclu à un tableau clinique de hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d'une péritonite aiguë généralisée. La Direction nationale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion précise qu'un rapport détaillé sera transmis aux autorités judiciaires compétentes, conformément aux exigences légales, afin de permettre toute suite appropriée.
En cette circonstance, elle a adressé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu'à l'ensemble de ses relations.
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