La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin) et le Projet d'Appui au Développement du Maraîchage au Bénin (PADMAR) ont réuni, mardi 28 juillet 2026 à Cotonou, les principaux acteurs de la filière pour examiner les opportunités, les défis et les perspectives de la culture maraîchère sous serre.
Faire de la culture sous serre un moteur de la modernisation agricole et un vecteur de sécurité alimentaire. C'est l'ambition des participants au débat économique organisé, mardi 28 juillet 2026 à Cotonou, par la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin), en partenariat avec le Projet d'Appui au Développement du Maraîchage au Bénin (PADMAR).
Producteurs, chercheurs, investisseurs, institutions publiques et partenaires techniques y ont confronté leurs analyses sur cette technologie encore émergente au Bénin, mais présentée comme une solution capable d'assurer une production maraîchère de qualité tout au long de l'année.
La rencontre, organisée en format hybride, a également mobilisé de nombreux participants en ligne, dont l'ancien ministre de l'Agriculture et conseiller du président de la République, Gaston Cossi Dossouhoui.
Aux côtés des responsables de la CCI Bénin et du PADMAR, étaient aussi représentés le Fonds national de développement agricole (FNDA), les Agences territoriales de développement agricole (ATDA), l'Agence de développement des Petites et moyennes entreprises (ADPME), la Fédération nationale des maraîchers du Bénin, des chercheurs, des universitaires ainsi que des producteurs déjà engagés dans cette technologie.
En ouvrant les travaux au nom du secrétaire général de la CCI Bénin, Raymond Adjakpa Abilé, empêché, Félix Agbakou a souligné que cette réflexion s'inscrit pleinement dans les missions de l'institution consulaire. Il a rappelé que la Chambre accompagne les opérateurs économiques dans l'accès aux marchés, au financement, à la formation et à l'information, autant de leviers indispensables pour développer des filières porteuses de croissance.
« Lorsque nous voulons réfléchir sur les opportunités économiques pour rendre compétitive la culture maraîchère sous serre, nous sommes au cœur de la mission de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin », a-t-il déclaré devant les participants.
Pour étayer son propos, il s'est appuyé sur les données de l'Institut national de la statistique et de la démographie (INSTaD), selon lesquelles près de 70 % de la population active béninoise évolue dans le secteur agricole. Cette réalité commande d'accorder une attention particulière aux innovations capables d'accroître la productivité et la compétitivité de l'agriculture nationale.
Tout en saluant le travail des chercheurs et des producteurs, Félix Agbakou a estimé que les innovations peinent encore à être suffisamment valorisées. « Nous faisons bien les recherches (...), mais souvent elles restent dans les tiroirs. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », a-t-il regretté, avant d'appeler à l'élaboration d'une feuille de route permettant de transformer les conclusions des échanges en actions concrètes.
Produire plus, mieux et en toute saison
Le représentant du directeur général du PADMAR, Christian Houenou, a rappelé que le projet accompagne depuis 2017 les producteurs dans l'amélioration de leurs conditions de production à travers l'accès à l'eau, aux équipements et aux technologies innovantes.
Selon lui, la culture sous serre s'inscrit pleinement dans la stratégie du gouvernement visant à moderniser l'agriculture et à renforcer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette technologie, a-t-il expliqué, permet non seulement de produire des légumes en toute saison, mais aussi d'obtenir des récoltes de meilleure qualité, dans un environnement mieux maîtrisé sur le plan sanitaire. « C'est une production résiliente qui permet la sortie de produits de qualité, mais surtout où la salubrité alimentaire est assurée », a-t-il souligné.
Christian Houenou a néanmoins reconnu que cette pratique reste encore récente au Bénin et que sa maîtrise constitue l'un des principaux défis à relever. Il a ainsi invité les producteurs, chercheurs et praticiens à partager sans réserve leurs expériences, leurs difficultés et leurs propositions afin d'améliorer les performances de cette technologie. « Nous avons encore de gros défis pour la maîtrise de la technologie afin que la production sous serre offre de très bons rendements », a-t-il affirmé.
Le coordonnateur de l'Observatoire du Commerce, de l'Industrie et des Services (OCIS) de la CCI Bénin, Dodji Hyppolyte Koukou, a rappelé que ce débat s'inscrit dans les travaux de veille économique menés par l'observatoire sur les filières émergentes. « L'objectif est d'encourager les opérateurs économiques privés à investir dans le développement de la culture sous serre (...) et permettre au Bénin de disposer des produits maraîchers en toute saison » , a-t-il expliqué. Le développement de la culture sous serre constitue une réponse crédible à la dépendance en produits maraîchers, grâce à une meilleure maîtrise des conditions de production et à une disponibilité plus régulière des légumes sur les marchés, selon Dodji Hyppolyte Koukou.
Marc MENSAH
La Société de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (SRTB), ex-ORTB, a une nouvelle Directrice générale. Abèdjè Sinatou Saka prend officiellement les commandes de l'entreprise publique de médias avec pour mission de conduire ses orientations stratégiques et de poursuivre sa modernisation.
Changement à la tête de la SRTB. Sinatou Saka est nommée directrice générale de la SRTB. Désigné directeur intérimaire en mars 2026, Ogoutchina Koundé cède désormais sa place à la nouvelle responsable, après le départ de Angela Aquereburu Rabatel.
Professionnelle reconnue des médias, Sinatou Saka dispose d'un parcours riche dans le journalisme, la communication et le management des médias. Elle a débuté sa carrière à l'ORTB avant de rejoindre l'Agence Bénin Presse (ABP), où elle a contribué au développement de la stratégie éditoriale et numérique de l'agence en tant que journaliste et responsable du numérique.
Son parcours l'a ensuite conduite en France, au quotidien régional Le Dauphiné Libéré, à Grenoble, où elle a travaillé sur les innovations locales tout en pilotant la stratégie des réseaux sociaux du média. En 2014, elle devient rédactrice en chef du magazine Afrikarchi, avant de rejoindre Radio France Internationale (RFI) en janvier 2015.
Au sein de RFI, elle a notamment participé à l'émission Sept milliards de voisins et a réalisé une étude approfondie sur le développement du numérique en Afrique pour le compte de l'Agence française de développement médias.
Avec cette nomination, la SRTB s'attache les services d'une professionnelle expérimentée. Elle est appelée à poursuivre les réformes engagées au sein du média public et à relever les défis de la transformation numérique ainsi que du renforcement de l'offre audiovisuelle au service des populations.
La nouvelle DG de la SRTB, Abèdjè Sinatou Saka, est née le 24 août 1991 à Porto-Novo.
À quelques jours de la célébration du 66e anniversaire de l'indépendance du Bénin, les préparatifs du défilé militaire du 1er août sont dans leur phase finale. L'État-major général des Forces armées béninoises et le comité de pilotage du défilé ont présenté, mardi 28 juillet 2026, les principales articulations de cette édition au cours d'une conférence de presse.
Prévue pour le samedi 1er août 2026, la célébration sera placée sous le thème : « Les Forces de défense et de sécurité, ensemble avec le peuple, en marche vers la prospérité ». L'une des principales innovations de cette édition est la participation de détachements militaires du Nigeria et du Togo. Des autorités des deux pays sont également attendues à Cotonou pour prendre part aux festivités, illustrant la dynamique de coopération militaire entre le Bénin et ses pays voisins.
Le défilé pédestre réunira 36 pelotons issus des différentes composantes des Forces de défense et de sécurité. Le volet motorisé comprendra 47 véhicules militaires ainsi que quatre embarcations de la Marine nationale, destinés à mettre en valeur les capacités opérationnelles et la mobilité des forces armées béninoises.
La Police républicaine ouvrira le défilé avec sa compagnie de musique, qui réalisera notamment une formation humaine représentant le mot « Bénin ». Elle sera représentée par neuf pelotons, dont deux composés exclusivement de femmes, aux côtés d'unités de formation et d'intervention.
L'Administration des douanes participera avec trois pelotons. Le dispositif comprendra notamment un détachement féminin en tenue de cérémonie ainsi que des unités opérationnelles en tenue camouflée, reflétant la diversité des missions exercées sur le territoire national et aux frontières.
Les Eaux, Forêts et Chasse défileront avec quatre pelotons. L'un d'eux sera entièrement constitué de femmes en tenue de service, tandis que les autres mettront en avant les unités engagées dans la lutte contre le braconnage. Un peloton présentera également des trophées symbolisant les résultats obtenus dans cette mission de protection de la faune.
L'Armée de l'air, la Marine nationale, l'Armée de terre et la Garde nationale présenteront chacune leurs unités spécialisées. Au total, ces composantes défileront avec quatorze pelotons représentant notamment les fusiliers-commandos, les personnels navigants, les parachutistes, les unités de maintien de l'ordre et les militaires engagés dans les opérations de longue durée.
À travers cette démonstration, les Forces de défense et de sécurité entendent mettre en lumière la diversité de leurs missions et leur contribution à la sécurité du territoire national.
F. A. A.
Les grandes vacances ne sont pas uniquement synonymes de repos pour de nombreux apprenants au Bénin. Dans les villes de Cotonou et d'Abomey-Calavi, cette période est aussi marquée par une forte implication des élèves et étudiants dans des activités génératrices de revenus ou d'entraide familiale. Entre emplois saisonniers, commerce et apprentissage d'un métier, les congés deviennent pour de nombreux apprenants, une occasion de préparer la prochaine rentrée scolaire tout en acquérant une première expérience du monde du travail.
Pendant les vacances, que ce soit dans les boutiques, sur les stands de vente de fournitures scolaires, dans le commerce ambulant, sur des chantiers ou encore dans les ateliers artisanaux, de nombreux jeunes mettent à profit leur temps libre. Les motivations varient selon les situations. Certains cherchent à alléger les charges financières de leurs parents, tandis que d'autres souhaitent constituer une épargne pour la rentrée ou financer leurs dépenses personnelles.
Étudiant en comptabilité de gestion, Nicolas fait partie de ceux qui misent sur les emplois saisonniers. Habitué à vendre des fournitures scolaires sur des stands pendant les vacances, il espère renouveler cette expérience cette année. Au-delà du revenu qu'il en tire, cette activité lui permet de soutenir ses parents tout en développant des compétences qu'il juge utiles pour son insertion professionnelle. Pour lui, les vacances sont un équilibre entre repos, révisions et découverte du monde du travail.
Maxime, élève en classe de Terminale, passe une partie de ses congés dans la boutique de son oncle. Il accueille les clients, assure la vente des produits et remplace parfois son oncle en cas d'absence. A défaut d'un salaire fixe, il bénéficie de diverses gratifications en contrepartie de son engagement.
Pour d'autres apprenants, les vacances sont avant tout un moment de solidarité familiale. Élève en classe de Seconde, Esther aide sa mère, commerçante, en assurant la vente ambulante de produits alimentaires dans son quartier et ses environs. Issue d'une famille modeste, elle précise que cette activité ne vise pas à lui procurer un revenu personnel, mais à soutenir sa mère dans son commerce durant cette période de forte activité.
Pauline, élève en classe de Première, accompagne également sa mère dans son salon de coiffure. Orpheline de père, cette présence quotidienne à l'atelier s'inscrit dans son cas, dans le cadre d'un projet professionnel personnel. « Après un échec, ma mère m'a dit de travailler avec elle. Etant donné que moi-même j'ai de la passion pour la coiffure, j'éprouve moins de difficultés à m'adapter. A force de m'habituer, j'ai pu apprendre beaucoup de choses. Je sais faire toute sorte de coiffure, les nattes, et les tissages. Si pendant une période, maman n'a pas d'apprentie, je fais tout le travail nécessaire avant son arrivée. Et dès qu'elle arrive, elle fait le reste », explique-t-elle. L'objectif à l'en croire, est de disposer d'un métier qui lui garantit une autonomie professionnelle et financière, au cas où elle éprouverait de difficultés à faire son insertion professionnelle après ses études.
Dans le même esprit, Mariam et Zeynab, élèves respectivement en classes de 4e et de 3e, accompagnent leur mère dans la commercialisation du fromage Wagasi encore appelé fromage peulh. Chaque jour, elles parcourent plusieurs quartiers pour écouler les produits qui leur sont confiés.
Au-delà de ces témoignages, de nombreux autres élèves et étudiants profitent des vacances pour participer aux activités économiques de leurs familles ou exercer de petits métiers.
Cette période est également marquée par une forte présence de jeunes dans le secteur des conducteurs de taxi-moto communément appelé « zemidjan ». Certains apprenants rejoignent temporairement cette activité pour générer des revenus.
À travers ces différentes initiatives, les grandes vacances apparaissent comme une période d'apprentissage, de responsabilité et de préparation à l'avenir, où de nombreux jeunes conjuguent soutien familial, acquisition d'expérience et recherche d'autonomie financière.
F. A. A.
Le gouvernement béninois organise un concours direct de recrutement de 135 agents des Eaux, Forêts et Chasse au titre de l'année 2025. Selon un communiqué de la Direction générale des Eaux, Forêts et Chasse, le recrutement concerne 135 agents, dont 95 gardes forestiers, 25 contrôleurs, et 15 conservateurs.
Communiqué
« Travaillons à la croissance ». C'est le sens de MINIZEDAGA, nouvelle initiative du Millennium Challenge Account-Bénin Régional (MCA-Bénin Régional). À travers ce programme, l'institution entend renforcer l'autonomisation économique des femmes et des jeunes afin qu'ils puissent pleinement tirer profit des opportunités créées par les investissements du Compact Régional-Bénin.
MINIZEDAGA, qui signifie « Travaillons à la croissance », a pour ambition de développer un entrepreneuriat plus dynamique, plus résilient et mieux préparé à répondre aux besoins du marché. L'initiative prévoit le renforcement des compétences techniques et entrepreneuriales des bénéficiaires, un meilleur accès à l'information et aux opportunités de marché, ainsi qu'un accompagnement pour valoriser les acquis issus du programme.
Dotée d'une enveloppe de 1,5 million de dollars américains, cette initiative cible les micros et petites entreprises détenues par des femmes et des jeunes. Grâce à sa mise en œuvre, ces derniers pourront mieux bénéficier des opportunités économiques créées par MCA-Bénin Régional.
Le consortium SENS-BENIN & GARAGE KWABO est chargé de conduire les activités de l'initiative, selon l'approche méthodologique retenue pour atteindre les bénéficiaires.
MINIZEDAGA s'inscrit dans le cadre du Compact Régional-Bénin, signé entre le Gouvernement du Bénin et le Millennium Challenge Corporation (MCC). À travers cet accord, MCA-Bénin Régional met en œuvre un programme d'investissements visant à renforcer l'intégration économique régionale, à améliorer la fluidité des échanges commerciaux et à accroître la compétitivité du corridor de transport. Ce programme repose principalement sur les projets Infrastructure du Corridor (IC) et Efficacité des Opérations du Corridor (ECO), complétés par des interventions à caractère social, environnemental et inclusif.
Le Compact Régional-Bénin constitue le troisième accord de don conclu entre le Bénin et les États-Unis d'Amérique. Signé le 14 décembre 2022, il représente un investissement de 202 millions de dollars américains financé par les États-Unis, auquel s'ajoute une contribution de 89 millions de dollars américains du Gouvernement du Bénin.
A travers un arrêté interministériel en date du mardi 28 juillet 2026, les ministres des trois ordres de l'enseignement ont publié le calendrier de l'année scolaire 2026-2027 au Bénin. Selon ce calendrier, la pré-rentrée commence le lundi 7 septembre, et prend fin le vendredi 11 septembre 2026, soit 1 semaine. Elle est suivie de la rentrée scolaire qui démarre officiellement le lundi 14 septembre 2026 dans tous les établissements publics et privés des enseignements maternel, primaire, secondaire général et technique.
Le premier trimestre, selon le calendrier rendu public, couvre la période du 14 septembre au vendredi 18 décembre 2026, après les cours de l'après-midi, soit 14 semaines de travail. Les congés de fin du premier trimestre démarrent le vendredi 18 décembre 2026.
Ci-dessous l'intégralité du calendrier scolaire 2026-2027
Un véhicule transportant des bâtons d'explosifs a été intercepté par le Service régional de lutte contre la fraude (SRLCF) Atacora-Donga, sur l'axe Sonahoulou-Djougou, au poste d'Anoum.
Une quantité importante de bâtons d'explosifs a été interceptée sur l'axe Sonahoulou-Djougou à la hauteur du poste d'Anoum.
Selon les sources officielles, 3295 bâtons d'explosifs dissimulés dans 10 sacs, pour un poids total de 500 Kg, ont été saisis. Ces produits dangereux selon les mêmes sources, ont été dissimulés au milieu de marchandises ordinaires.
Le véhicule transportant les produits dangereux, a quitté la localité de Kétao au Togo, et se rendait à Malanville, dans le département de l'Alibori. Après son interception, le chauffeur a pris la fuite. Une enquête est ouverte pour démanteler le réseau.
L'opération ayant conduit à la saisie de cette cargaison de bâtons d'explosifs, s'inscrit dans une dynamique de contrôle intensifiée par les douanes béninoises. Les derniers succès de l'administration douanière font état de 3000 cartouches de chasse interceptées dans le Borgou ; 1400 Kg médicaments de contrebande saisis dans le Couffo ; et 5574 téléphones androïdes confisqués à Hillacondji.
F. A. A.
Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique (MESRS) a publié le Guide d'information 2026-2027 destiné aux nouveaux bacheliers. Ce document présente les filières disponibles dans les universités publiques et privées, les conditions d'accès, les quotas de bourses, les aides financières ainsi que les débouchés professionnels.
Parmi les nouveautés figurent des formations d'avenir comme l'Intelligence artificielle, proposée à l'Institut de Formation et de Recherche en Informatique (IFRI) de l'Université d'Abomey-Calavi. Le guide met également en avant des cursus dans les domaines de la santé, du commerce international, des arts et de la culture.
Le document précise, pour chaque filière, les séries de baccalauréat éligibles, les critères de sélection et le nombre de places financées, permettant ainsi aux futurs étudiants d'effectuer des choix adaptés à leur profil et aux perspectives d'emploi.
À travers cette publication, le MESRS entend favoriser une orientation plus éclairée et une meilleure adéquation entre les formations universitaires et les besoins du marché de l'emploi au Bénin.
Ci-dessous le Guide 2026-2027 d'orientation des nouveaux bacheliers
Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Serge Ekue, fait partie des invités de marque annoncées à Cotonou, pour l'édition 2026 du Forum Diaspora Connect. Il partagera à l'occasion, son expertise sur les enjeux du financement du développement et les mécanismes susceptibles de stimuler la croissance économique en Afrique.
Cotonou, la capitale économique du Bénin accueille l'édition 2026 du Forum Diaspora Connect. Placée sous le thème « Financer les ambitions africaines : comment transformer les talents béninois en moteurs de croissance et d'impact », cette édition réunira des acteurs économiques, des entrepreneurs, des innovateurs et des membres de la diaspora afin d'explorer des pistes concrètes pour renforcer le financement des initiatives porteuses de valeur.
À la tête de la Banque ouest-africaine de développement depuis 2020, Serge Ekue cumule près de trois décennies d'expérience dans la finance internationale. Sous sa direction, l'institution a renforcé son engagement en faveur du financement des infrastructures, du secteur privé et des projets de développement durable en Afrique de l'Ouest. Il préside également l'International Development Finance Club, un réseau regroupant des banques publiques de développement à travers le monde.
Le Forum Diaspora Connect 2026 se déroulera les 30, 31 juillet et 2 août 2026 à l'Azalaï Hôtel de Cotonou. L'événement ambitionne de créer un cadre d'échanges entre les talents de la diaspora, les investisseurs et les décideurs afin de favoriser l'émergence de projets à fort impact pour le développement économique et entrepreneurial du Bénin.
F. A. A.
Le Bénin engage une nouvelle phase de sa politique de modernisation juridique avec l'installation officielle du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit.
Le Président de la République, Romuald Wadagni, a officiellement installé, mardi 28 juillet 2026, lors d'une cérémonie organisée au Palais de la Marina, les membres du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit.
La cérémonie s'est tenue en présence de la Vice-présidente de la République, des présidents d'institutions et du ministre de la Justice et de la Législation.
Mis en place dans le prolongement des réformes institutionnelles engagées par le gouvernement, le Comité permanent aura notamment pour mission d'assurer une veille sur les textes en vigueur, de proposer des réformes législatives et réglementaires et d'appuyer les pouvoirs publics dans l'élaboration de nouvelles normes.
Le comité est présidé par Noël Gbaguidi. Djidjouè Gboyou en assure la vice-présidence, tandis qu'Igor Guèdègbé occupe les fonctions de rapporteur.
Le chef de l'État a invité les membres du comité à identifier les dispositions devenues inadaptées, à combler les insuffisances du dispositif juridique et à lever les incohérences susceptibles de fragiliser la sécurité juridique.
Pour Romuald Wadagni, le droit doit désormais être envisagé comme un moteur du développement et non comme un simple outil d'encadrement de la vie publique. Il a ainsi appelé le comité à anticiper les besoins liés aux grandes mutations en cours, qu'il s'agisse du changement climatique, de l'agriculture, de l'urbanisation ou encore des innovations technologiques, afin de doter le pays d'un cadre normatif capable d'accompagner ces transformations.
Le Président de la République a également plaidé pour une méthode de travail ouverte, associant experts, universitaires, organisations de la société civile et représentants des différents corps professionnels. Il a assuré que le gouvernement mettra à la disposition de la Commission les ressources nécessaires à l'accomplissement de sa mission.
M. M.
Faced with the rapid growth of online betting platforms, cybersecurity is imposing new standards to protect users and strengthen trust. In the digital age, securing financial transactions and sensitive data is a priority for the entire sector. Continuous innovation in this area helps preserve the integrity of online betting platforms and limit risks for everyone involved.
The digital transformation of gambling brings with it new threats, making cybersecurity more essential than ever. When assessing the stakes for operators, protecting transactions and personal data is a central requirement for maintaining public trust. Professionals are relying on advanced systems to anticipate and counter these risks, while ensuring compliance with new regulations. In France, as in many countries, regulated bookmakers, such as the sports betting site NetBet , are required to do everything possible to ensure the security of online players,whether in terms of data, financial transactions, or information transmitted. The goal is to guarantee a secure environment for their online activities. Cybersecurity is therefore a sector that must constantly adapt to combat increasingly sophisticated cyberattacks and meet the security expectations of users and regulators.
The evolution of the main current cyber threats
Gambling platforms are the target of sophisticated attacks that primarily target user accounts. The reuse of login or the use of phishing techniques allows fraudsters to gain unauthorized access to accounts and steal funds. Among the most widespread attacks, tailored phishing attacks exploit user trust by mimicking the appearance of official websites, leading to the collection of passwords or banking information.
Payment fraud, as well as abusive chargeback requests, also jeopardize the financial stability of operators.
Denial-of-service attacks sometimes overwhelm servers during peak periods, slowing access or causing major. Credential stuffing campaigns, using lists of credentials stolen from other services, specifically target who are careless about reusing passwords. The increasing number of targeted attacks necessitates themaintenance of sophisticated firewalls, constant monitoring of connection logs, and the detection of traffic anomalies.
Technologies protecting digital accounts and identities
Pour contrer ces menaces, de multiples solutions se sont imposées, telles que l'authentification multifacteur etles alertes en cas de connexion inhabituelle. En analysant chaque tentative de connexion, les systèmes automatisés repèrent l'usage d'appareils inconnus ou des comportements suspects, renforçant la détection précoce d'intrusions. La surveillance continue de l'activité permet également de détecter, grâce à l'intelligenceartificielle, des schémas inhabituels ou des accès simultanés suspects depuis plusieurs destinations géographiques.
Les vérifications d'identité, souvent exigées par la réglementation , permettent de réduire l'usurpation en comparant systématiquement les justificatifs fournis. Ces dispositifs visent à protéger non seulement les utilisateurs mais aussi à garantir l'intégrité des flux financiers sur les plateformes. Des solutions de gestion de session, incluant la limitation de durée et la vérification périodique du contexte, ajoutent un niveau de sécurité complémentaire. Enfin, l'utilisation de l'empreinte numérique de l'appareil aide à limiter le risque d'accès non autorisés, même en cas de compromission d'un mot de passe.
Renforcement des paiements et contrôle des transactions
La sécurité des transactions passe par le chiffrement avancé des données échangées entre utilisateurs et plateformes. Les processus de tokenisation masquent les informations sensibles telles que les numéros de carte, limitant les risques en cas d'accès non autorisé. L'authentification forte du client (SCA), notamment via une authentification à double facteur et la validation par code unique, participe à renforcer la sécurité lors des paiements.
La diversification des moyens de paiement, allant du virement traditionnel aux solutions numériques, introduit de nouveaux défis pour les opérateurs. Il devient indispensable de mettre en place des contrôles supplémentaires afin d'assurer la traçabilité et de limiter la fraude sur l'ensemble des flux. La mise en œuvre du protocole 3D Secure pour les paiements par carte, la segmentation des flux de transactions et l'analyse comportementale des opérations en temps réel jouent un rôle clé dans la prévention du blanchiment et la détection d'activités suspectes. Les plateformes établissent des scores de risque pour chaque transaction afin d'identifier cellesnécessitant une vérification approfondie.
Comprendre le rôle de l'analyse de données et de l'infrastructure
L'utilisation d'outils d'analyse de données et de machine learning permet aujourd'hui de repérer rapidement les schémas de fraude, les comportements suspects ou l'usage de robots automatisés sur les plateformes. Ces algorithmes analysent en continu les interactions pour identifier des anomalies qui pourraient compromettre la sécurité collective. Par exemple, la détection de multiples échecs de connexion en peu de temps conduit à un blocage temporaire et à un examen approfondi de l'activité.
In this context, ensuring the robustness of the infrastructure also requires secure hosting solutions, network segmentation, and 24/7 monitoring by specialized operations centers. Regular penetration testing and bug bounty programs provide additional safeguards for quickly remediating any vulnerabilities. A patch management policy must be rigorously implemented to minimize the potential exploitation window for a vulnerability. Activity logs are maintained and analyzed to create audit trails in the event of an incident.
Governance, compliance and user engagement
An effective cybersecurity strategy relies on the responsible retention and logging of data to ensure traceability in the event of an investigation. Data minimization policies limit collection to what is strictly necessary, in with international security and privacy requirements. Platforms adopt the principle of privacy-by-design to ensure that confidentiality is built into the design of tools and services from the outset.
In this context, it is essential to prioritize the use of unique passwords, to be vigilant about links received, and to systematically verify platform addresses before entering your information. Keeping your devices up to date also the risks l associated with known vulnerabilities and fosters a safer online betting environment.
Consistently enabling multi-factor authentication, being wary of unexpected attachments, and raising awareness of digital security are recommended practices to minimize risk exposure for both users and operators. Regularaudits, internal training, and user engagement in incident reporting processes contribute to strengthening the resilience of the industry.
In conclusion
Technological advancements and evolving regulations now form the foundation of today's new online gambling environments. As practices diversify, cybersecurity remains a crucial pillar for maintaining trust and ensuring a secure digital framework for everyone.
This dynamic relies on technical solutions, control processes, and continuous vigilance against evolving threats.
In a sector exposed to diverse risks, the consistency of protective measures helps to limit incidents and preserve the integrity of services
Le processus électoral en vue du renouvellement des membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) connaît un nouveau rebondissement. À l'issue de l'ouverture des plis des candidatures ce mardi 28 juillet 2026, les deux listes encore en compétition ont été invalidées pour motif de doublons.
Pas de liste encore valide pour l'élection du président et des membres du comité exécutif de la FBF en août prochain. Au terme de l'examen des listes de candidature enregistrées ce mardi 28 juillet 2026 au siège de la FBF à Porto-Novo, aucune liste n'a été déclarée valide. Et ce, en raison de doublons. Les noms de Labiou Amadou Djibril et du magistrat Yélinest Ahouéya figurent simultanément sur les deux listes. Une situation contraire aux règles électorales en vigueur.
Face à cette irrégularité, la commission électorale, présidée par Me Élie Vlavonou, a accordé un délai de 48 heures aux deux camps concernés pour reconstituer leurs listes. Les nouvelles candidatures devront être déposées au plus tard jeudi 30 juillet à 17 h 40.
Trois listes avaient été enregistrées à la clôture du dépôt des candidatures, samedi 24 juillet dernier. Il s'agit de « Ensemble, visons plus haut », présentée pour assurer la continuité ; « Ensemble, cap sur l'excellence », déposée par Euloge Ada ; et « Ensemble, structurons le présent pour construire l'avenir », portée par Cosme Adandozan, et qui s'est retiré de la course au dernier moment.
Avec l'invalidation des deux listes restantes, les candidats disposent désormais d'un délai supplémentaire pour se conformer aux exigences de la commission électorale avant la poursuite du processus.
F. A. A.
La République de Bulgarie considère qu'une "autonomie véritable sous souveraineté marocaine peut constituer une solution viable" à la question du Sahara marocain
La Bulgarie considère qu'une "autonomie véritable sous souveraineté marocaine peut constituer une solution viable" à la question du Sahara marocain. Cette position a été réaffirmée dans un communiqué publié à l'issue de l'entretien téléphonique tenu, mardi dernier, entre Mme Velislava Petrova-Chamova, cheffe de la diplomatie bulgare et son homologue marocain M. Nasser Bourita.
S'appuyant sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, "la Bulgarie reconnait qu'une autonomie véritable sous souveraineté marocaine peut constituer une solution viable au différend". Le communiqué souligne que "la Bulgarie réaffirme qu'elle considère la proposition d'autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme la base sérieuse, crédible et réaliste pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" à la question du Sahara marocain.
La position de cet Etat État d'Europe du Sud-Est s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Rabat et Sofia. Elle illustre la dynamique internationale créée sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, en soutien à la souveraineté du Royaume sur son Sahara et au Plan marocain d'autonomie.
Un agent de Police a été jugé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), pour des faits d'abus de fonction. Il lui est reproché d'avoir facilité les formalités de voyage à l'épouse du panafricaniste, Kemi Seba.
Un policier comparait à la CRIET pour abus de fonction. Après l'audience du 14 juillet dernier, le procès est renvoyé au 20 octobre prochain. Il est accusé d'avoir facilité le voyage de l'épouse du panafricaniste Kemi Seba, contre une récompense financière.
Selon les informations, l'épouse, de nationalité belge, devrait se rendre dans son pays à partir d'un vol à l'aéroport de Cotonou, alors que son visa est expiré. Mais une fois sur les lieux, elle estime que ce manquement allait empêcher son voyage. Son mari contacte le policier qui lui facilite les formalités contre une récompense de 30 000 francs CFA.
Le pot-aux-roses s'est révélé aux enquêteurs lors d'une enquête sur le dossier Kemi Seba. Une fouille du téléphone de son épouse a révélé les faits. Le policier aurait été sollicité à deux reprises. Interpellé, il a été présenté au parquet et placé sous mandat de dépôt.
Lors de l'audience du mardi 14 juillet, le ministère public a requis une peine de 24 mois de prison dont 12 ferme, à son encontre, et une amende d'un million de francs CFA. Pour le magistrat, l'agent de sécurité s'est rendu coupable d'abus de fonction en acceptant de l'argent en guise de récompense.
Le verdict est renvoyé au mardi 20 octobre 2026.
F. A. A.
Les éléments du commissariat du 1er arrondissement de Porto-Novo, ont procédé au démantèlement d'un réseau de malfrats spécialisés dans le cambriolage et le vol de motocyclettes.
Des membres d'un réseau de cambriolage et de vol de motocyclettes arrêtés à Porto-Novo, des suites d'une opération menée par les éléments du commissariat du 1er arrondissement.
Ladite opération, selon une source policière, a débuté le jeudi 23 juillet 2026 avec l'interpellation d'un membre présumé du réseau, retrouvé dans un couvent de féticheur au quartier Gbodjè. Son interrogatoire a permis aux enquêteurs d'identifier plusieurs complices présumés. Dès le lendemain, vendredi 24 juillet 2026 renseigne la source, un autre suspect a été interpellé à un autre point de rencontre.
Les investigations ont permis de relier le réseau à plusieurs faits, notamment le cambriolage d'une boutique au quartier Agatha, dans la nuit du 17 au 18 avril 2026, au cours duquel plusieurs pagnes ont été emportés, le vol par escalade d'une motocyclette Honda Dream à Djègan-Kpèvi en septembre 2025, ainsi que le vol d'une motocyclette Haojue à Honvié, et le cambriolage d'un domicile à Sèkandji.
L'enquête a également conduit les policiers au domicile d'une présumée receleuse au quartier Dédokpo à Akpakpa où des pagnes provenant du cambriolage d'Agatha ont été retrouvés. Les motocyclettes volées selon la Police, étaient revendues à Cotonou avec l'intervention présumée d'un receleur actuellement détenu à la Maison d'arrêt de Cotonou. Placés en garde à vue, les suspects seront présentés au Procureur de la République pour répondre de leurs actes.
L'enquête se poursuit en vue de l'interpellation des autres membres dudit réseau.
F. A. A.
Le président de la République, Romuald Wadagni, a reçu en audience, ce mardi 28 juillet 2026, l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote.
Le milliardaire nigérian, figure majeure du secteur privé en Afrique, est en visite au Bénin. Il a été reçu par le chef de l'Etat Romuald Wadagni ce mardi 28 juillet 2026. Les deux personnalités se sont entretenues dans la matinée, sans qu'aucune communication officielle n'ait, pour l'heure, précisé l'objet de cette rencontre.
Cette visite intervient quelques jours après le déplacement au Bénin du vice-président nigérian, Kashim Shettima, le vendredi 24 juillet 2026. Celui-ci conduisait une importante délégation composée notamment de gouverneurs, d'hommes d'affaires et d'investisseurs nigérians.
La présence successive de hauts responsables politiques et de grandes figures du monde des affaires nigérian s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales, notamment sur les plans économique et des investissements.
F. A. A.
La liste « Ensemble, structurons le présent pour conquérir l'avenir » ne participera plus à l'élection du président et des membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) pour la mandature 2026-2030. L'équipe de Akuété Cosme Adandozan Romanusa a notifié son retrait à la commission électorale à travers une correspondance en date du 26 juillet 2026.
Sur les trois dossiers en lice pour l'élection du président et des membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) pour la mandature 2026-2030, une liste de candidature se retire. Il s'agit de « Ensemble, structurons le présent pour conquérir l'avenir » de Akuété Cosme Adandozan Romanus. Son retrait a été notifié à la commission électorale à travers une correspondance, dimanche 26 juillet 2026, au lendemain de la clôture des dossiers de candidatures. Ce retrait selon la note, est motivé par des « convenances personnelles » et après « mûre réflexion ».
Avec le retrait de cette candidature, la liste « Ensemble, cap sur l'excellence » de Euloge Adda, sera face à « Ensemble, visons plus haut », portée par le bureau sortant.
L'examen et le traitement des dossiers devraient avoir lieu ce mardi 28 juillet 2026, au siège de la FBF à Porto-Novo.
F. A. A.
A Tissèrou, une localité de la commune de Pèrèrè, dans le département du Borgou, des chasseurs traditionnels ont tiré sur des jeunes filles le dimanche 26 juillet 2026. Le bilan fait état de 4 blessés.
Incident à Tissèrou. Dans cette localité de la commune de Pèrèrè, les chasseurs traditionnels ont ouvert le feu en début de soirée de dimanche 26 juillet 2026. Des coups de feu ont été entendus vers 20 h 30 selon les informations.
Malgré l'intervention du président local des chasseurs traditionnels pour mettre fin à ces tirs, les auteurs auraient poursuivi leurs agissements.
Su Tii Dera, une radio locale informe que lors d'une nouvelle détonation, 4 jeunes filles ont été atteintes par des projectiles, principalement aux membres inférieurs et à l'abdomen.
Aussitôt alertée, la Police s'est dépêchée sur les lieux pour le constat. A l'arrivée des forces cde l'ordre, le principal suspect a pris la fuite en abandonnant son arme. Plusieurs de ses compagnons ont été interpellés pour les besoins de l'enquête.
Après les premiers soins, les victimes ont été transférées au centre de santé de Pèrèrè pour une prise en charge médicale.
Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur cette affaire et situer les responsabilités.
Le principal suspect est activement recherché.
F. A. A.
Deux frappes de drones attribuées à l'armée nigérienne ont endeuillé une cérémonie funéraire, vendredi 24 juillet. En l'absence d'explications officielles, les circonstances du ciblage restent à établir.
Une cérémonie de deuil frappée depuis le ciel
Vendredi 24 juillet, des habitants de Chinagodrar, dans le nord de la région de Tillabéri, s'étaient réunis pour présenter leurs condoléances à une famille endeuillée. La cérémonie a basculé dans l'effroi lorsque deux frappes de drones attribuées à l'armée nigérienne ont atteint le rassemblement.Selon les informations rapportées par RFI auprès de sources locales, six personnes ont été tuées sur place et plusieurs autres blessées. L'une d'elles, évacuée vers le Centre de santé intégré de Banibangou, a succombé à ses blessures. Le bilan provisoire s'élève ainsi à au moins sept morts.Les autorités nigériennes n'ont, à ce stade, fourni aucune explication sur l'objectif de l'opération. Rien ne permet de déterminer si un membre présumé d'un groupe armé se trouvait parmi les personnes rassemblées. La nature civile de l'événement et le nombre de victimes exigent pourtant une clarification urgente.
Deux frappes au cœur des interrogations
Le déclenchement de deux frappes constitue l'un des principaux points à éclaircir. Visaient-elles des objectifs différents ? La seconde a-t-elle atteint le même rassemblement ? A-t-elle été lancée alors que des habitants tentaient déjà de secourir les premières victimes ?Aucun élément disponible ne permet de privilégier l'une de ces hypothèses. Il appartient donc aux autorités de publier la chronologie de l'opération.L'enquête devra établir la nature des renseignements ayant conduit au ciblage, la durée de la surveillance aérienne et le statut des personnes initialement visées. Elle devra également identifier le drone et les munitions employés, déterminer si les risques pour les civils ont été correctement évalués et préciser les mesures prises pour secourir les blessés. Ces informations permettront de savoir si les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution ont été respectés.
Au moins 24 civils tués en moins de sept mois
La tragédie de Chinagodrar survient après une autre frappe controversée dans la région. Le 6 janvier 2026, un drone militaire avait atteint le marché de Kokoloko, tuant au moins 17 civils, dont quatre enfants, et blessant 13 personnes, selon Human Rights Watch. Trois combattants de l'État islamique au Sahel auraient également péri. Ces deux événements portent à au moins 24 le nombre de civils tués en 199 jours dans des frappes attribuées aux forces nigériennes. Ce bilan minimal ne mesure pas l'ensemble des conséquences de la campagne aérienne. Il permet néanmoins d'apprécier le coût humain de deux des opérations les mieux documentées de l'année. Après le bombardement de Kokoloko, Human Rights Watch avait écrit aux autorités nigériennes pour leur transmettre ses conclusions. L'organisation n'avait reçu aucune réponse lors de la publication de son enquête.
Une guerre conduite dans l'opacité
Le silence entourant ces opérations fragilise la crédibilité des bilans officiels et prive les familles de la possibilité d'obtenir reconnaissance, réparation ou indemnisation. Cette opacité dépasse les seules frappes aériennes. Après l'embuscade du 17 juillet sur l'axe Bankilaré-Téra, le ministère nigérien de la Défense avait annoncé la mort de 16 soldats. D'autres informations faisaient état d'au moins 47 militaires tués, soit un bilan près de trois fois supérieur. À Chinagodrar, les victimes du 24 juillet étaient venues accompagner une famille dans son deuil. Sept morts attendent désormais que l'État établisse les circonstances dans lesquelles ils ont été frappés.