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24 Heures au Bénin

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Updated: 1 week 6 days ago

Un locataire expulsé après 14 mois d'impayés soit 2,8 millions FCFA

Mon, 16/03/2026 - 12:40

Un commerçant exploitant d'un bar-restaurant à Akassato, commune d'Abomey-Calavi, a été expulsé du magasin qu'il occupait. Le tribunal de commerce de Cotonou a également condamné le commerçant à verser au propriétaire des lieux la somme de deux millions huit cent mille (2.800.000) FCFA, représentant 14 mois de loyers impayés.

M.K., l'exploitant d'un bar-restaurant, avait pris à bail un magasin situé à Akassato, dans la commune d'Abomey-Calavi, moyennant un loyer mensuel de 200 000 FCFA, payable par avance et par tranche trimestrielle de 600 000 FCFA.

Selon le propriétaire des lieux, depuis août 2024, le locataire n'a plus honoré ses obligations de paiement, accumulant une dette de trois millions six cent mille (3 600 000) francs CFA.

Malgré une mise en demeure adressée le 15 septembre 2025, M. K n'a pas régularisé sa situation.

Le 16 janvier 2026, le propriétaire saisit le Tribunal de commerce de Cotonou pour obtenir l'expulsion et la condamnation du locataire.

Dans son jugement rendu le 6 mars 2026, le tribunal a constaté que la mise en demeure était restée sans effet, bien que le défendeur ait pris l'engagement de régler sa dette.

Le juge a prononcé la résiliation du bail liant les deux parties et ordonné l'expulsion immédiate de M. K., ainsi que de tous les occupants des lieux loués.

Le tribunal a également condamné le locataire à payer la somme de deux millions huit cent mille (2 800 000) FCFA, correspondant aux loyers impayés pour la période d'août 2024 à septembre 2025, outre les intérêts de droit au taux légal à compter de la mise en demeure.

Le tribunal a assorti son jugement d'une exécution provisoire concernant la résiliation du bail et l'expulsion. Cependant, il a limité l'exécution provisoire de la condamnation pécuniaire à la moitié de la somme allouée, soit 1 400 000 FCFA.

La demande d'exécution provisoire sur minute a été rejetée, faute de justification d'un péril imminent ou d'une extrême nécessité, selon le jugement n° 017/2026/CJ2/S1/TCC du 06 mars 2026.
M. M.

Categories: Afrique, European Union

2 morts dans un accident impliquant un préfet

Mon, 16/03/2026 - 12:38

Un grave accident de la circulation survenu dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars sur l'axe Zinvié-Cotonou a causé la mort de 2 personnes.

A Zinvié, un véhicule tout-terrain de couleur bleue, portant une immatriculation officielle (corps préfectoral), roulait en direction de Cotonou vers 23 heures, samedi 15 mars 2026, lorsqu'il a percuté successivement deux piétons.

D'après plusieurs témoignages, la course du véhicule s'est achevée contre un poteau électrique non loin de la buvette ‘'La base''.

Les deux victimes ont succombé à leurs blessures.

L'occupant du véhicule identifié par les riverains comme étant un préfet en fonction, a été extrait de l'habitacle par une foule en colère avant l'intervention des forces de l'ordre.

Blessé au front lors de la collision, l'autorité administrative aurait été mise en sécurité alors que la tension montait sur les lieux du sinistre.
Une enquête sera ouverte sur ce drame.
M. M.

Categories: Afrique, European Union

Le garde rapproché du président Talon inhumé samedi

Mon, 16/03/2026 - 12:32

Le garde de corps du président de la République, Bessan Maurice Aïwanou a été conduit dans sa dernière demeure ce samedi 14 mars 2026. L'inhumation a lieu en présence des autorités politico-administratives, des membres de la famille, amis et collègues venus lui rendre l'ultime hommage.

Bessan Maurcie Aïwanou, garde de corps du chef de l'Etat Patrice Talon décédé le 10 février dernier, repose depuis ce samedi 14 mars 2026, dans sa dernière demeure à Akodéha, localité située dans la commune de Comé, dans le département du Mono.
Décoré à titre posthume pour les services rendus à la Nation, il a également reçu les honneurs militaires avant de rejoindre sa dernière demeure, dans une atmosphère empreinte d'émotion et de recueillement.
Agent de sécurité exerçant au sein du dispositif chargé de la protection du chef de l'Etat, Bessan Maurcie Aïwanou est connu pour sa loyauté, son professionnalisme et son sens élevé du devoir. Il laisse derrière lui, le souvenir d'un homme engagé au service de la sécurité et de la République. Paix à son âme !

Categories: Afrique, European Union

Internet Sans Frontières et l'UPMB mobilisent les médias pour les engagements du Bénin

Mon, 16/03/2026 - 12:30

Un atelier sur la consolidation des droits numériques et la liberté d'expression a réuni, jeudi 12 mars 2026 au centre Chant d'Oiseau, professionnels des médias, juristes, blogueurs et représentants de la HAAC, l'APDP et du CNIN. Organisé par Internet Sans Frontières, en partenariat avec l'Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) et Small Media, l'atelier vise à renforcer l'application des recommandations issues du 4e cycle de l'Examen Périodique Universel (EPU).

« Pilier fondamental de la démocratie, la liberté des médias garantit le droit d'informer et d'être informé sans censure ni représailles », a rappelé Qemal Affagnon, directeur Afrique de l'Ouest de Internet Sans Frontières. Il a souligné que le Bénin est actuellement engagé dans la mise en œuvre des recommandations du 4ᵉ cycle de l'EPU, notamment en ce qui concerne la révision de la loi 2017-20 portant Code du numérique.

Lors du 4ᵉ cycle de l'EPU, plusieurs États avaient critiqué cette loi, considérant certaines dispositions comme restrictives pour la liberté d'expression. Le gouvernement béninois s'était alors engagé à réviser

son arsenal juridique. « Bien que huit textes d'application aient été adoptés en juillet 2025, certaines dispositions ne protègent pas encore pleinement la liberté d'expression et dépassent parfois le cadre du droit national et des normes internationales », a précisé Qemal Affagnon. L'objectif de l'atelier, a-t-il insisté est de renforcer le rôle des médias dans la sensibilisation aux droits humains et de nourrir le dialogue sur les engagements pris par l'État béninois. « Rien n'est acquis. La défense des droits fondamentaux doit être un processus permanent », a-t-il averti.

Ghislaine Gnimassou, portant la voix des trois représentants de la HAAC à l'atelier, a rappelé que la HAAC sera au cœur de la stratégie nationale pour aider à respecter les engagements du Bénin en matière de liberté de la presse. Elle a souligné que la forte présence de l'institution à l'atelier reflète cette priorité.

Pour Rodolphe Adjaïgbé, représentant du Centre National d'Investigations Numériques (CNIN), l'atelier constitue également un espace pour « redynamiser le partenariat et clarifier notre position sur les textes en matière de cybersécurité et de régulation du numérique ». Il a réitéré l'engagement du CNIN à accompagner les médias et les institutions dans la mise en œuvre des textes législatifs.

Des travaux pratiques pour nourrir un plaidoyer

Dans son allocution introductive, le président de l'UPMB, Florent Hessou, a dressé un état des lieux de la liberté de presse au Bénin et présenté une lecture croisée du Code de l'information et de communication et du Code du numérique. Deux ans après le dernier EPU, la situation reste fragile pour la protection des journalistes. Il est urgent de traduire en réformes concrètes les engagements du Bénin, a-t-il plaidé.

Les participants ont ensuite été répartis en quatre groupes de travail axé sur les recommandations de l'EPU soutenues par le Bénin. Les résultats de ces travaux serviront de base à un plaidoyer auprès des autorités, afin de renforcer la liberté d'expression, protéger les professionnels des médias et promouvoir les droits numériques.

Selon les organisateurs, cette initiative vise faire ancrer durablement letriptyque droits humains – liberté de la presse – liberté d'expression au Bénin.
M. M.

Categories: Afrique, European Union

La riposte fulgurante du Bénin face au terrorisme

Mon, 16/03/2026 - 10:05

Le 7 mars 2026, le nord du Bénin a connu l'une des plus violentes confrontations armées contre les terroristes. Des groupes armés ont tenté d'assaillir le Lodge Pendjari, position militaire de l'opération Mirador, mais les assaillants se sont heurtés aux forces armées béninoises. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont lancé une contre‑offensive fulgurante qui a neutralisé 17 assaillants, au prix d'un soldat béninois tombé au champ d'honneur.

L'incident du 7 mars s'inscrit dans une série d'attaques perpétrées par le JNIM, groupe actif au Sahel, qui a déjà coûté la vie à 15 soldats lors d'une frappe à Kofouno, dans la nuit du 4 au 5 mars, à quinze kilomètres de la frontière nigérienne. Ces incursions venues du nord, montrent clairement que la maîtrise sécuritaire des pays voisins reste insuffisante. Cette pression constante oblige le Bénin à se doter de moyens de lutte efficaces telle que l'opération « Mirador », qui renforce chaque jour la défense du territoire.

Une menace djihadiste sous pression face aux FDS

Sur le terrain,le 7 mars, les unités d'élite ont immédiatement réagi, soutenues par des hélicoptères de combat qui ont fixé l'ennemi, permettant aux troupes au sol d'engager l'assaut final. Le bilan officiel fait état de 17 terroristes neutralisés et de la saisie de plus d'une dizaine de motos, principaux moyens de mobilité des groupes armés. Malgré la perte d'un soldat, l'opération a démontré la capacité de l'armée béninoise à contenir la menace et à protéger les populations du nord. Face à une menace transfrontalière en constante évolution, le Bénin montre qu'il sait se défendre et que la sécurité du pays repose désormais sur une coordination efficace entre les forces terrestres et aériennes et une armée qui monte en compétence, offrant ainsi une lueur d'espoir aux communautés locales.

Categories: Afrique, European Union

Plus de 3 000 réfugiés nigérians accueillis à Ségbana

Mon, 16/03/2026 - 09:56

Suite aux attaques perpétrées par des groupes armés dans leurs localités d'origine, plus de 3 000 personnes ont traversé la frontière depuis le Nigeria pour se refugier à Ségbana, dans le département de l'Alibori depuis la fin du mois de février 2026. Face à cet afflux soudain de personnes déplacées, les équipes de Médecins sans frontières (MSF) ont réalisé une évaluation rapide de la situation et déployé une intervention d'urgence afin de répondre aux besoins médico-humanitaires les plus immédiats.

Médecins sans frontières alerte sur une réponse d'urgence à Segbana. Dans cette commune du département de l'Alibori, plus de 3 000 personnes ont traversé la frontière du Nigeria pour y trouver asile après les attaques de groupes armés dans leurs localités d'origine.

Au centre de santé de Ségbana, MSF a renforcé les capacités de prise en charge en mobilisant du personnel médical et paramédical supplémentaire. Les équipes ont notamment été complétées par des infirmiers, une sage-femme, un laborantin, des aides-soignants, du personnel d'entretien et une psychologue chargée d'assurer un accompagnement psychosocial aux personnes affectées par les violences et le déplacement.

Selon les chiffres, du 4 au 9 mars 2026, 811 consultations ont été réalisées au dispensaire de Ségbana, dont 145 concernaient des enfants de moins de 5 ans. Le service de maternité a assuré 161 consultations et le suivi de 131 femmes enceintes. Au cours de la même période, les équipes ont assisté 21 accouchements, enregistré 19 hospitalisations et effectué 10 références vers des structures de santé plus spécialisées.

Cet afflux de patients selon l'organisation, représente une augmentation notable pour ce centre de santé, qui reçoit habituellement environ 500 patients par mois.

Parallèlement aux activités médicales, des actions ont été menées pour améliorer les conditions de vie des familles déplacées. Au total, 600 kits essentiels ont été distribués aux ménages. Chaque kit comprend notamment des serviettes hygiéniques, du savon, des pastilles de purification d'eau, des couvertures, des moustiquaires, des nattes, un bidon de 20 litres ainsi qu'un gobelet.

Les équipes ont également renforcé l'accès à l'eau potable et aux infrastructures d'assainissement. Des réservoirs d'une capacité de 5 000 litres ont été installés au centre de santé de Ségbana et au sein de la communauté pour assurer la disponibilité d'eau potable pour les patients et le personnel.

Par ailleurs, des opérations de vidange de fosses ont été réalisées au centre de santé et dans la communauté. Dans plusieurs habitations accueillant un grand nombre de personnes déplacées (parfois plus de 200), 17 toilettes ont été construites afin d'améliorer les conditions d'hygiène et de limiter les risques sanitaires.

Les équipes de Médecins sans Frontières poursuivent leurs activités à Ségbana afin de garantir l'accès aux soins et de répondre aux besoins urgents des populations déplacées.

F. A. A.

Categories: Afrique, European Union

La population du monde francophone dépasse la barre des 600 millions d'habitants

Mon, 16/03/2026 - 09:51

Après avoir dépassé celles de l'espace hispanophone et de l'ensemble Union européenne - Royaume-Uni, la population du monde francophone est désormais estimée à 602,2 millions d'habitants, au 1er janvier 2026. Une progression essentiellement due à l'Afrique francophone, dont l'émergence démographique s'accompagne d'une remarquable montée en puissance économique, en ayant notamment affiché la croissance la plus élevée du continent pour la douzième année consécutive en 2025.

Selon les données et projections publiées par l'ONU mi-2024, complétées par celles fournies par certains organismes nationaux de la statistique (notamment dans le cas des pays partiellement francophones), la population du monde francophone est estimée à 602,2 millions d'habitants au 1er janvier 2026, contre 590,0 millions début 2025. Avec une progression de 2,07 % (soit 12,2 millions d'habitants), l'espace francophone creuse notamment l'écart avec l'ensemble constitué par l'Union européenne et le Royaume-Uni, qu'il avait dépassé en 2018 (519 millions, hors territoires français d'outre-mer), et avec le monde hispanophone qu'il avait dépassé en 2011 (488 millions).

Le dynamisme de l'espace francophone

Cette estimation correspond à la population du monde francophone dans sa définition géographique la plus stricte et la plus sérieuse, qui ne tient compte que des pays et territoires réellement francophones, c'est-à-dire dans lesquels la population est en contact quotidien avec la langue française, à différents degrés, et où l'on peut « vivre en français ». Dans ces pays et territoires, le français est par conséquent, seul ou avec une langue locale partenaire, la langue de l'administration, de l'enseignement (pour l'ensemble de la population scolaire, au moins à partir d'un certain âge), des affaires et des médias, ou au moins la langue maternelle de la population, sous sa forme standard ou sous une forme créolisée (un peu comme l'arabe dialectal par rapport à l'arabe standard dans les pays du Maghreb).

Le monde francophone est donc un vaste ensemble rassemblant non moins de 33 pays, répartis sur quatre continents, et pour lequel ne sont donc comptabilisés que les parties francophones des pays partiellement de langue française, comme la Belgique ou le Canada (respectivement la Fédération Wallonie-Bruxelles et l'ensemble Québec-Acadie du Nouveau-Brunswick). Par ailleurs, l'espace francophone ne tient pas non plus compte d'un certain nombre de pays membres à part entière de l'Organisation internationale de la francophonie (mais ne remplissant aucun des critères nécessaires afin de pouvoir être considérés comme francophones, tels que le Liban, la Roumanie ou encore la Guinée-Bissau), ainsi que des nombreux pays et territoires non francophones à travers le monde où l'apprentissage du français est obligatoire pour tous les élèves, à partir du primaire ou du secondaire.

Ce vaste espace s'étend donc sur près de 16,3 millions de km2, soit près de quatre fois l'Union européenne tout entière. À cela, s'ajoutent de vastes territoires maritimes, et notamment la zone économique exclusive française, seconde plus grande au monde avec ses près de 10,2 millions de km2 (soit plus du double de la superficie terrestre totale de l'Union européenne). Les cinq premiers pays francophones sont aujourd'hui la République démocratique du Congo (ou RDC, 114,6 millions d'habitants), la France (69,7 millions, territoires ultramarins inclus, tous statuts confondus), l'Algérie (47,7), le Maroc (39,2) et Madagascar (33,1). Cette dernière est talonnée de très près par la Côte d'Ivoire, qui est sur le point de la dépasser (33,1 millions également).

Avec une croissance démographique de 2,07 % en 2025, et un taux de fécondité global de 3,94 enfants par femme (en légère baisse par rapport au taux de 4,01 observé l'année précédente), le monde francophone constitue l'espace linguistique le plus dynamique au monde. Il se classe devant l'espace arabophone, dont la croissance s'élève à 1,80 % et dont la population est estimée à 512,4 millions d'habitants début 2026 (avec un taux de fécondité global de 3,10 enfants par femme). Grâce à ce dynamisme, le monde francophone avait d'ailleurs dépassé en 2011 l'espace hispanophone, en progression de 0,71 % en 2025 et qui rassemble désormais 488,3 millions d'habitants (avec un taux de fécondité de 1,78 enfant par femme, et ayant donc aussi été récemment devancé par l'espace arabophone).

La croissance démographique du monde francophone devrait demeurer supérieure à celle des autres espaces linguistiques, et porter la population de cet ensemble à un peu plus d'un milliard d'habitants en 2060 (1,060 milliard, en se basant essentiellement sur les projections de l'ONU, contre 812 millions pour l'espace arabophone, et 541 millions pour l'ensemble hispanophone). Le rythme de cette progression est toutefois sur une tendance baissière, notamment du fait de la baisse continue du taux de fécondité en Afrique subsaharienne francophone, qui s'établit désormais à 4,90 enfants par femme, contre 4,98 en 2024 et non moins de sept enfants en 1975 (soit une diminution de près d'un tiers, mais qui demeure en bonne partie masquée par les conséquences démographiques de la hausse régulière de l'espérance de vie et de la chute de la mortalité pour toutes les classes d'âge).

Au passage, il convient toutefois de rappeler que l'espace francophone demeure assez largement sous-peuplé, même en tenant compte des territoires désertiques ou recouverts par de denses forêts équatoriales. À titre d'exemple, sa population actuelle n'est que 16 % supérieure à celle de l'ensemble Union européenne - Royaume-Uni, qui occupe pourtant une superficie près de quatre fois moins étendue. Autre exemple plus précis, la Côte d'Ivoire, pays le plus dynamique économiquement du continent africain (en tenant compte à la fois de ses taux de croissance économique et du niveau de richesse déjà atteint), ne compte que 33,1 millions d'habitants pour un territoire un tiers plus vaste que celui du Royaume-Uni, dans ses frontières européennes (et non deux ou trois fois plus petit, comme l'indiquent la plupart des cartes géographiques en circulation, terriblement déformantes de la réalité… et des esprits). Ce dernier ayant une population de presque 70 millions d'habitants, la Côte d'Ivoire devrait donc compter non moins de 92 millions d'habitants pour être aujourd'hui proportionnellement aussi peuplée.

Les chiffres involontairement trompeurs de l'OIF

Par ailleurs, il est à noter que le chiffre d'environ 300 millions de francophones fréquemment avancé par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne correspond qu'au nombre de personnes ayant au moins une assez bonne maîtrise de la langue française. Ce chiffre est ainsi obtenu en ne comptabilisant, par exemple, que le tiers de la population ivoirienne et le quart de celle du Sénégal (en excluant notamment une bonne partie des personnes les plus âgées). Par conséquent, il ne traduit aucune réalité économique ou géopolitique, étant donné que seule la population totale doit être prise en compte pour l'évaluation de la taille du marché ou du poids géopolitique du pays concerné. De même, le critère retenu par l'OIF est largement inapproprié d'un point de vue social, pour la simple raison que de nombreuses choses de la vie courante se font en français dans les pays et territoires francophones (médias, internet, administration publique, documents commerciaux et comptables…), dans lesquels l'ensemble de la population est donc en contact quotidien avec la langue française, y compris dans les zones les plus reculées où le pourcentage de personnes ayant au moins une assez bonne maîtrise de la langue est moins élevé (en particulier chez les moins jeunes).

Toute statistique ne tenant pas compte de l'ensemble de la population des pays et territoires francophones, et diffusée à un large public (au-delà, donc, d'un nombre restreint de hauts fonctionnaires et de responsables politiques, en vue d'aider à l'élaboration des stratégies nationales en matière d'éducation), n'a donc pour seule et unique conséquence que d'induire en erreur les acteurs et décideurs économiques et politiques, ainsi que l'ensemble de la société civile, en dévalorisant considérablement à leurs yeux le monde francophone et la langue française. Une erreur d'appréciation dont peuvent même être victimes les organismes les plus prestigieux, à l'instar de l'organisme publique France Invest, qui publia en 2019 un Guide sur le capital-investissement destiné à de grandes entreprises (« Investir dans la croissance des entreprises en Afrique ») et dans lequel était rédigée, noir sur blanc, la phrase suivante au sujet de l'Afrique francophone, Maghreb inclus : « l'Afrique francophone regroupe 260 millions d'habitants » (alors qu'elle comptait déjà plus de 410 millions d'habitants). Plus grave encore, les données de l'OIF peuvent parfois être utilisées par certaines parties cherchant à dénigrer et attaquer la langue française, en faisant croire qu'elle ne concerne qu'environ 300 millions de personnes dans le monde.

Toute diffusion médiatique des chiffres publiés par l'OIF, sans explication préalable et suffisamment claire du critère utilisé, peut donc avoir de gravissimes conséquences économiques et géopolitiques, contraires aux intérêts de l'ensemble des pays et peuples de la grande famille francophone. Il est donc satisfaisant de constater que certains organismes ont récemment commencé à prendre leurs distances avec les données de l'OIF, à l'instar de la direction du MEDEF (principale organisation patronale française) qui n'avait utilisé que le chiffre relatif à la population totale de l'espace francophone lors de la première « Rencontre des entrepreneurs francophones » (REF), organisée en France en août 2021.

Enfin, il convient de rappeler que la connaissance de la langue française dépasse largement les frontières du monde francophone et de ses 602 millions d'habitants, le français étant la deuxième langue la plus enseignée au monde, après l'anglais. Son apprentissage est d'ailleurs obligatoire dans les établissements d'enseignement primaire et/ou secondaire d'un certain nombre de pays (comme en République dominicaine, au Costa Rica ou encore, désormais, dans tous les pays anglophones et lusophones d'Afrique de l'Ouest, ainsi qu'en Angola, dernier pays à l'avoir rendu obligatoire, dès le primaire à partir de la rentrée 2024). À la population du monde francophone, s'ajoutent donc quelques centaines de millions de personnes à travers le monde ayant une connaissance de la langue française, à divers degrés (chiffre en constante hausse et que l'on peut aujourd'hui estimer à plus de 350 millions, toutes générations confondues).

L'émergence démographique et économique de l'Afrique francophone

La progression démographique du monde francophone résulte essentiellement du dynamisme de l'Afrique francophone, qui a connu une croissance de 2,39 % en 2025 (2,73 % pour sa partie subsaharienne). La population de ce vaste ensemble de 25 pays a d'ailleurs dépassé la barre des 500 millions d'habitants en 2025, pour s'établir à 504,6 millions début 2026 (soit 83,8 % de la population de l'espace francophone). Pour rappel, l'Afrique francophone ne rassemblait que 74 millions d'habitants en 1950, soit à peu près autant que l'Allemagne seule, à ce moment-là (69,5 millions). Cette même année, la population du monde francophone était d'ailleurs estimée à seulement 129 millions d'habitants, soit 4,7 fois moins qu'aujourd'hui.

Ce dynamisme se traduit notamment par la montée en puissance des villes africaines, qui occupent désormais huit des dix premières places du classement mondial des métropoles francophones. La capitale de la RDC, Kinshasa, continue à dominer le classement avec son agglomération d'environ 15 millions d'habitants (chiffre variable selon les sources), devant la capitale française, Paris, qu'elle dépasse désormais largement (11,2 millions), et la ville d'Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire (6,7 millions). De son côté, la ville de Montréal, deuxième ville non africaine et capitale économique du Québec, arrive en septième position avec une population de 4,6 millions d'habitants.

Mais cet essor démographique s'accompagne également de l'émergence et de la montée en puissance économique de ce vaste ensemble qui réalise presque constamment les meilleures performances du continent en matière de croissance économique, tout en étant globalement la partie la moins touchée par l'inflation, la moins endettée, la plus industrialisée, ainsi que la partie la moins frappée par les inégalités, la criminalité et la corruption. Ainsi, et à partir des dernières données publiées par la Banque mondiale au mois de janvier, l'Afrique subsaharienne francophone, regroupant 22 pays, a été le moteur de la croissance économique continentale pour la douzième année consécutive en 2025, avec une progression globale de 4,9 %, contre 3,4 % pour le reste de l'Afrique subsaharienne. Sur la période de douze années allant de 2014 à 2025, la croissance annuelle de l'Afrique subsaharienne francophone s'est ainsi établie à 4,1 %, contre seulement 2,1 % pour le reste de l'Afrique subsaharienne.

Dans le même temps, et à partir des dernières estimations du FMI, l'Afrique subsaharienne francophone a continué d'afficher le niveau d'inflation le plus faible avec un taux estimé à seulement 4,0 %, contre 17,4 % pour l'Afrique subsaharienne non francophone (soit un taux annuel de 4,2 % pour la période 2014-2025, contre 19,8 %). Par ailleurs, et toujours selon les données du FMI, l'Afrique subsaharienne francophone a également affiché le niveau d'endettement le plus faible en Afrique subsaharienne, pour la neuvième année consécutive, avec une dette publique estimée à 51,6 % du PIB en 2025 (et la présence de seulement trois pays francophones parmi les dix pays subsahariens les plus endettés), creusant ainsi l'écart avec le reste de l'Afrique subsaharienne (64,6 %). Une triple performance majestueuse qui devrait d'ailleurs se répéter, encore une fois, en 2026, et des particularités que l'on observe également en Afrique du Nord, notamment avec des niveaux d'inflation et d'endettement plus faibles dans les pays francophones du Maghreb qu'en Égypte.

Sur les douze dernières années, l'Afrique francophone subsaharienne a donc connu une croissance économique supérieure à son rythme de croissance démographique, et même largement plus importante. À l'inverse, le reste de l'Afrique subsaharienne a connu une progression économique inférieure à sa croissance démographique, pourtant elle-même légèrement moins rapide que celle de la zone francophone.

Sur la période 2014-2025, sept des dix plus fortes croissances réalisées l'ont été par des pays francophones, à savoir la Côte d'Ivoire (6,3 %), la Guinée (6,1 %), le Niger (5,8 %), la RDC (5,8 %), le Bénin (5,7 %), Djibouti (5,6 %) et le Sénégal (5,5 %). Il convient là de noter que ce classement n'intègre pas le cas très particulier du Rwanda anglophone, qui ne peut plus être pris en compte dans les classements économiques africains étant donné que ses performances officielles sont largement faussées par le pillage massif des richesses de la RDC voisine, qui représentent désormais près de 50 % des exportations rwandaises de biens (et régulièrement accompagné de massacres de populations civiles). Un cas unique au monde, permis par une protection américaine… et par le silence de la quasi-totalité des pays africains. Par ailleurs, cette injustice n'empêche pas le Rwanda de demeurer parmi les pays les plus pauvres du continent, avec un PIB par habitant de seulement 1 000 dollars exactement en 2024 (classé 38e en Afrique, selon les dernières données disponibles auprès de la Banque mondiale, après intégration d'une mise à jour concernant le Soudan du Sud).

Par ailleurs, l'Afrique francophone est globalement la partie la plus industrialisée du continent, comme le démontrait déjà le dernier classement sérieux et exhaustif publié en la matière par la Banque africaine de développement en novembre 2022. Dans ce document, qui ne provient pas d'un cabinet de conseil ou d'un magazine à l'origine ou à la méthodologie potentiellement douteuse, et qui date déjà de quatre années (ne prenant donc pas en considération les dernières avancées réalisées par de nombreux pays francophones qui s'industrialisent à grande vitesse, comme la Côte d'Ivoire, le Bénin ou le Gabon), le Sénégal était déjà le pays le plus industrialisé de toute l'Afrique de l'Ouest (occupant la septième position sur le continent, devant le Nigeria, dans un classement dominé par l'Afrique du Nord et l'Afrique du Sud), la Côte d'Ivoire avait de son côté dépassé le Ghana (13e et 14e, respectivement), le Gabon, devenu pays le plus riche d'Afrique continentale, dépassait le Botswana (12e et 17e, le Botswana étant le deuxième pays le plus riche, et deuxième producteur mondial de diamants, après la Russie), et la RDC (16e) ou le Cameroun (24e) se classaient devant l'Éthiopie (25e), l'Angola (34e) ou encore le Rwanda (35e). Par ailleurs, il n'y avait qu'un seul pays francophone parmi les six derniers pays du classement (en intégrant le Soudan du Sud et la Somalie, si peu développés qu'ils n'étaient même pas mentionnés – nombreux sont les commentateurs qui ne prêtent guère attention à ce genre de « détail »).

Quant à l'Afrique du Nord francophone, le Maroc se plaçait en deuxième position continentale après l'Afrique du Sud, réduisant l'écart à un niveau si faible (0,9 %) qu'il est pratiquement certain qu'il occupe désormais la première place, compte tenu du déclin et de l'appauvrissement continus l'Afrique du Sud, un géant minier qui n'a réalisé qu'un taux de croissance annuel de 0,8 % en moyenne sur la période 2014-2025. Ce qui, au passage, démontre qu'il ne s'agit clairement pas d'un pays émergent, contrairement aux affirmations erronées de certains commentateurs ou agences de communication.

Le dynamisme francophone a notamment permis la réalisation d'un certain nombre d'exploits. Sans la moindre goutte de pétrole, le Sénégal, le Bénin et le Togo, qui ont réalisé des taux de croissance de 5,5 %, 5,7 % et 4,9 %, respectivement, sur la période 2014-2025, ont réussi à dépasser en matière de PIB par habitant le Nigeria, géant africain des hydrocarbures, n'ayant réalisé qu'un taux de croissance de 1,9 % sur la période (en affichant, respectivement, des niveaux de 1 773, 1 485 et 1 119 dollars en 2024, contre seulement 1 084 dollars). Le Nigeria, pays pétrolier et gazier ayant accumulé des centaines de milliards de dollars de revenus au cours des dernières décennies, mais qui affiche aujourd'hui le plus faible niveau d'espérance de vie au monde (estimée à 54,5 ans en 2023, selon les dernières données de la Banque mondiale), et dont la monnaie a perdu plus de 99,9 % de sa valeur par rapport au dollar depuis sa création en 1973 (divisée par près de 2 200 début 2026…), s'est également fait dépasser par le Cameroun (1 830 dollars, et qui a pourtant produit 20 fois moins de pétrole sur la décennie 2014-2023), et davantage encore par la Côte d'Ivoire, dont la production pétrolière a été non moins de 37 fois inférieure en 2024 (37 000 barils par jour seulement, contre 1,34 million pour le Nigeria, et un PIB par habitant de 2 728, le plus élevé d'Afrique l'Ouest continentale, malgré des richesses pétrolières et aurifères considérablement inférieures, également, à celles du Ghana voisin)

La Côte d'Ivoire, qui est d'ailleurs sur le point de dépasser quelques pays d'Amérique latine, a également réalisé l'exploit de passer devant l'Angola en matière de PIB par habitant, qui a pourtant extrait 31 fois plus de pétrole en 2024, et ce, en plus d'être également le quatrième producteur mondial de diamants (mais qui n'a connu qu'une croissance économique annuelle de 0,9 % seulement sur la période 2014-2025). Par ailleurs, la Côte d'Ivoire, où se construit actuellement la plus haute tour d'Afrique et du monde francophone (la Tour F, qui devrait être achevée en 2026 et culminer à une hauteur de non moins de 404 mètres, antenne incluse, dépassant également tous les gratte-ciel des pays de l'Union européenne), vient aussi de réaliser l'exploit de dépasser la Tanzanie en matière de PIB nominal (qu'elle dépassait déjà depuis longtemps en matière de PIB par habitant), malgré une population deux fois inférieure.

Avec une croissance annuelle inégalée de 5,6 % en moyenne sur la période 2014-2025, l'Afrique de l'Ouest francophone, dont fait notamment partie la Côte d'Ivoire, confirme ainsi son statut de plus vaste zone de forte croissance du continent. Une performance d'autant plus remarquable que cet ensemble n'en constitue pas la partie la plus pauvre, l'Afrique de l'Est étant globalement la partie la moins développée, la moins industrialisée, affichant les niveaux de PIB par habitant les plus faibles, de même que la partie globalement la moins stable du continent. Ce dernier point se manifeste notamment par le fait que l'Afrique de l'Est compte les pays ayant connu les conflits les plus meurtriers de la dernière décennie, proportionnellement à leur population (l'Éthiopie, le Soudan du Sud et le Soudan, actuellement ravagé par une guerre civile ayant déjà fait plus de 160 000 morts en moins de deux ans. Soit davantage que le nombre de victimes enregistré dans la totalité des conflits observés dans l'ensemble de l'Afrique subsaharienne anciennement française depuis 1960, tout comme la terrible guerre civile ayant récemment secoué l'Éthiopie et provoqué la mort d'environ 600 000 personnes en seulement deux ans, entre novembre 2020 et novembre 2022). Des conflits auxquels s'ajoutent un certain nombre de problèmes sécuritaires (terrorisme islamique en Somalie, dans le nord du Mozambique, en Ouganda…), de tensions interethniques, comme en Éthiopie (où elles avaient déjà provoqué la mort de nombreuses personnes avant même le début de la dernière guerre civile), ou politiques, comme en Tanzanie (où de récentes manifestations ont été cruellement réprimées, faisant plus de 1 000 morts en seulement six jours, fin 2025).

Par ailleurs, l'Afrique francophone constitue la partie du continent la moins touchée par les inégalités sociales, comme en attestent les dernières données disponibles auprès de la Banque mondiale (indice de GINI), qui indiquent la présence d'aucun pays francophone parmi les huit pays africains les plus inégalitaires. Une situation qui a elle-même d'importantes répercussions sur les niveaux de violence sociale et de criminalité, globalement bien plus élevés du côté anglophone du continent (comme au Nigeria, ou encore en Afrique du Sud où l'on compte plus de 25 000 homicides par année, soit un nombre de victimes supérieure à ce que l'on observe dans un certain nombre de guerres civiles à travers le monde).

Quant à la lutte contre la corruption, le dernier classement annuel publié par l'organisme Transparency International vient de démontrer que l'Afrique francophone est également la partie globalement la moins touchée par la corruption, aussi bien en Afrique subsaharienne qu'en Afrique du Nord. Il est d'ailleurs à noter que les cinq pays les plus corrompus du continent sont tous anglophones (Soudan, Érythrée, Libye, Somalie et Soudan du Sud, en dernière position). Des pays comme le Sénégal (classé 65e mondial sur non moins de 182 pays), le Bénin (70e) et la Côte d'Ivoire (76e), font ainsi mieux que l'Afrique du Sud (81e), devancent très largement des pays comme l'Éthiopie (96e), l'Angola (120e), le Kenya (130e) ou le Nigeria (142e), et se classent même devant des pays d'Europe de l'Est membres de l'Union européenne, ainsi que devant un grand nombre de pays d'Amérique latine, que l'Afrique de l'Ouest francophone vient d'ailleurs de dépasser, globalement, en matière de lutte contre la corruption. Une évolution remarquable, allant de pair avec le rattrapage économique en cours, et qui se matérialisera prochainement par le dépassement de certains pays latino-américains en matière de richesse par habitant, à commencer par des pays d'Amérique centrale.

Enfin, il convient de rappeler que les espaces UEMOA et CEMAC, qui recouvrent, respectivement, une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest francophone et de l'Afrique centrale francophone, constituent les zones les plus intégrées du continent. Ces deux exemples d'intégration poussée, loin devant les autres ensembles régionaux, démontrent d'ailleurs que le panafricanisme est avant tout une réalité francophone. Par ailleurs, et compte tenu de la double émergence démographique et économique de l'Afrique francophone, et du retour sur investissement considérablement supérieur et multidimensionnel (notamment pour des raisons linguistiques, comme le démontre l'exemple des touristes québécois qui sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les touristes américains à venir chaque année en France… et à y dépenser), il serait judicieux que ce vaste ensemble redevienne la priorité des politiques d'aide au développement des pays francophones du Nord, et en particulier de la France (dont l'effort financier bénéficie principalement aux pays d'Europe de l'Est membres de l'Union européenne, et ce, pratiquement sans le moindre bénéfice économique ou géopolitique…).

www.cermf.org

Categories: Afrique, European Union

Conflit entre taxi-motos et clients

Mon, 16/03/2026 - 09:39

À Cotonou, la hausse du prix de l'essence commence à peser sur les usagers des taxi-motos. Face à l'augmentation du coût du carburant, les conducteurs ont revu à la hausse le prix des courses. Ce que les clients ont du mal à accepter.

A Cotonou, tout comme dans d'autres localités du pays, les conducteurs de taxi-moto, communément appelés « zémidjans », disent subir de plein fouet l'augmentation du prix de l'essence. Pour ces travailleurs du transport urbain, la situation devient de plus en plus difficile, car leurs dépenses quotidiennes augmentent alors que les recettes restent presque inchangées.

Sur certains trajets très fréquentés, les tarifs commencent à évoluer. Par exemple, le tronçon Agla-Tokpa, autrefois fixé à 500 francs CFA, se négocie désormais entre 600 et 650 francs CFA selon plusieurs conducteurs. Une hausse que certains clients refusent d'accepter.
« Avant, avec 2 000 francs d'essence, on pouvait bien travailler une bonne partie de la journée. Mais aujourd'hui, on est obligé de mettre plus pour rouler. Si on ne revoit pas un peu les prix, on ne gagne rien », confie Armand, conducteur de taxi-moto rencontré au carrefour Agla.

Même son de cloche chez Sébastien, qui exerce ce métier depuis plus de cinq ans. Selon lui, les discussions avec les clients deviennent de plus en plus fréquentes. « Quand tu annonces 600 francs pour une course qui était à 500, certains refusent. Ils disent qu'ils ne savent pas que le prix a augmenté. Parfois, ils préfèrent attendre un autre conducteur », explique-t-il.

Pour les usagers, la hausse des tarifs est difficile à accepter. Clarisse, vendeuse au marché de Cococodji, estime que l'augmentation du tarif des courses complique son budget quotidien. « Nous aussi on souffre. Tout devient cher : la nourriture, le transport. Si le prix de chaque déplacement augmente, ça devient difficile », déplore-t-elle.

Entre la flambée du prix du carburant et la réticence des clients à accepter de nouveaux tarifs, les conducteurs de taxi-moto se retrouvent ainsi dans une situation délicate.

Beaucoup espèrent un retour rapide à la normale du prix de l'essence afin de continuer leurs activités sans conflit permanent avec les usagers.

Abdoul Warissou Ossan (stagiaire)

Categories: Afrique, European Union

Bénin de 2016 à 2026, Ce que je retiens

Mon, 02/03/2026 - 17:29

Lorsque, en décembre 2022, je consignais quelques réflexions sur la situation socio-économique et politique du Bénin, il ne s'agissait point d'assigner au réel une direction qu'il n'aurait pas encore empruntée, mais d'observer, avec la prudence qu'impose toute exigence intellectuelle, les manifestations initiales d'un processus dont la pleine intelligibilité ne pouvait relever que de la durée. Car il est dans la nature même des transformations nationales de ne se révéler qu'à ceux qui acceptent de les contempler avec le recul nécessaire, c'est-à-dire à distance des passions immédiates et des impatiences superficielles.
Or, la décennie qui s'étend désormais sous notre regard présente cette singularité d'avoir conjugué la persistance de l'ordre constitutionnel avec l'accélération d'une recomposition économique, institutionnelle et symbolique dont les effets excèdent déjà les contingences qui les ont vu naître.
Cette trajectoire ne s'est nullement déployée dans l'abri d'un environnement régional stable. Bien au contraire, les années récentes ont été marquées, en Afrique de l'Ouest, par des ruptures institutionnelles, des reconfigurations sécuritaires et des incertitudes dont l'onde de choc n'a épargné aucune conscience politique attentive. L'événement du 7 décembre 2025, qui porta un instant l'ombre de la discontinuité sur l'édifice républicain béninois, doit être appréhendé avec la gravité qu'exigent ces moments où l'histoire hésite. Que cette tentative ait trouvé sa résolution dans le maintien de la légalité constitutionnelle n'est pas un fait anodin : il atteste que l'État béninois, loin d'être une abstraction fragile, est devenu une réalité suffisamment intériorisée pour opposer à la tentation de la rupture la force silencieuse de sa propre légitimité.
De l'économie comme langage de la permanence :
Les mutations les plus profondes des nations se lisent rarement dans les proclamations ; elles se discernent dans la structure même de leurs équilibres économiques. À cet égard, les analyses de la Banque mondiale indiquent que la croissance du produit intérieur brut béninois, établie à 3,3 % en 2016, s'est élevée à 7,5 % en 2024, avec des perspectives de consolidation à un niveau supérieur à 7 %. Plus révélateur encore est le niveau de l'investissement, désormais supérieur à 35 % du produit intérieur brut, signe d'un État qui n'a point choisi la facilité de la préservation, mais l'exigence de la construction. Cette orientation a trouvé son prolongement naturel dans l'accès renouvelé aux marchés financiers internationaux, notamment à travers l'émission d'un Sukuk souverain de 500 millions de dollars, dont la portée excède sa seule dimension budgétaire — car emprunter avec crédibilité, pour une nation, c'est attester qu'elle inspire confiance au-delà d'elle-même.

La dette publique, qui s'établit autour de 50 % du produit intérieur brut, doit être comprise à l'aune de cette logique : non comme le signe d'une dérive, mais comme l'empreinte comptable d'une volonté d'édification.
De la transformation du territoire comme expression de la souveraineté :
L'autorité d'un État se manifeste également dans sa capacité à organiser son propre espace et à inscrire sa présence dans la géographie qu'il administre. Les infrastructures réalisées ou engagées au cours de la décennie écoulée — axes routiers, corridors logistiques, modernisation portuaire — participent pleinement de cette entreprise de structuration territoriale, qui est, au fond, une manière pour la puissance publique de rendre le territoire plus intelligible et plus habitable.
Le dédoublement de la liaison Sèmè-Porto-Novo, accompagné d'un nouvel ouvrage d'art destiné à abolir les lenteurs anciennes, constitue, à cet égard, un soulagement tangible pour nombre de béninoises et de béninois qui, par nécessité professionnelle ou par attachement légitime, empruntent quotidiennement cet itinéraire longtemps éprouvant. Il représente, par ailleurs, une opportunité historique pour Porto-Novo, dont l'accessibilité accrue crée les conditions préalables à un développement économique, administratif et symbolique plus conforme à son rang institutionnel.
Le Centre hospitalier international de Calavi, par l'ambition de son plateau technique et la portée de sa vocation, marque une étape supplémentaire dans l'affirmation d'une capacité sanitaire autonome, réduisant progressivement la dépendance extérieure en matière de soins spécialisés. Dans le même mouvement, les logements sociaux de Ouèdo traduisent l'effort de conciliation entre l'expansion urbaine, désormais irréversible, et l'exigence fondamentale de dignité résidentielle, qui demeure l'un des fondements silencieux de la stabilité sociale.
Il serait cependant intellectuellement périlleux de taire les tensions inhérentes à toute transformation d'envergure. La réorganisation du marché Dantokpa, l'un des plus importants pôles commerciaux de la sous-région ouest-africaine, a suscité des inquiétudes légitimes et des épreuves humaines qu'aucune analyse sérieuse ne saurait ignorer. Mais l'histoire économique enseigne, avec constance, que toute mutation structurelle suppose, à un moment donné, de substituer à l'ordre spontané, souvent saturé par sa propre croissance, un ordre repensé, conçu et structuré.
La véritable interrogation ne réside donc pas dans le principe de cette modernisation, mais dans sa pleine réussite. Les nouveaux marchés modernes, conçus comme instruments de désengorgement et de rationalisation — notamment le marché dit de « Gros », appelé à accueillir une part substantielle des activités commerciales — devront impérativement atteindre un niveau de vitalité économique au moins équivalent à celui des espaces qu'ils remplacent, et, au-delà, les surpasser. Car la légitimité ultime d'une réforme ne procède ni de son intention ni de son architecture, mais de sa capacité effective à recréer, dans un cadre renouvelé, les conditions de la prospérité qu'elle entend organiser.
De la culture comme réappropriation de soi, Du ciel retrouvé : Amazone
La renaissance culturelle observée à Ouidah, notamment à travers les Vodun Days et la restitution des 26 œuvres royales, procède d'une démarche plus profonde qu'une simple politique événementielle. La construction du musée internationale du Vodun à Porto-Novo n'est pas anodine — il s'agit de restaurer une culture, non un culte, culture longtemps jetée aux pilories. En clair, cette renaissance participe d'une réconciliation avec l'épaisseur historique de la nation, condition préalable à toute projection sereine dans l'avenir.
Retrouvé sa culture, oui, le Bénin veut retrouver également son ciel. L'accréditation d'une compagnie aérienne nationale « Amazone » s'inscrit dans cette même logique d'affirmation. Le retour d'un pavillon béninois dans l'espace aérien international ne saurait être réduit à une simple opération économique. Il constitue l'une de ces manifestations discrètes mais essentielles par lesquelles un État affirme sa continuité symbolique.
De la jeunesse comme dépositaire du temps à venir :
Toute œuvre politique véritable ne trouve sa pleine justification que dans sa capacité à se transmettre, c'est-à-dire à survivre à ceux qui l'ont initiée pour devenir un bien commun durable.
La perspective de l'élection présidentielle de 2026, organisée dans le respect scrupuleux du principe constitutionnel de limitation des mandats, ouvre à cet égard une séquence nouvelle, dont l'importance excède la seule alternance des personnes pour toucher à la continuité même de l'État. La figure de Romuald Wadagni, dont la responsabilité dans la conduite des finances publiques s'est exercée au cœur de cette décennie de transformation, incarne, pour une part significative de la jeunesse béninoise, la possibilité d'une continuité éclairée par le renouvellement, c'est-à-dire d'une fidélité aux acquis conjuguée à la promesse d'une intensification lucide des réformes.
Les résultats des élections législatives et municipales de janvier 2026 s'inscrivent, du reste, dans cette dynamique générationnelle. L'émergence de jeunes maires à la tête de collectivités majeures, notamment à Parakou et à Abomey-Calavi, ainsi que l'entrée de jeunes députés au sein de la représentation nationale, contribuent à faire naître une espérance nouvelle : celle d'un État dont la continuité ne serait pas la répétition du passé, mais son approfondissement conscient.
À l'examen des orientations esquissées par les deux candidats à l'élection d'avril 2026, il m'est permis de former, avec gravité mais sans réserve, l'espérance que le candidat Romuald Wadagni saura proposer un programme étoffé, à la mesure des fondations déjà posées, et capable de porter davantage encore le Bénin, monde de splendeurs — ce pays dont l'histoire, la culture et la stabilité composent déjà les linéaments d'une singularité ouest-africaine.
Car les nations qui s'élèvent durablement sont celles qui savent, au moment décisif, confier leur continuité à des mains capables d'en comprendre à la fois l'héritage et l'exigence.

En somme, la gouvernance Talon aura marqué des esprits, au Bénin comme au delà de nos frontières . Elle juxtapose routes neuves et controverses démocratiques, ratios budgétaires maîtrisés et dettes accrues, croissance rapide et inclusion graduelle. Presque dix ans après, le Bénin apparaît transformé — mais toujours traversé par cette interrogation fondamentale : comment convertir cette transformation en horizon collectif partagé ? C'est peut-être là que réside la substance véritable de la décennie : dans cette tension féconde entre l'élan et l'équilibre, entre la mesure des chiffres et l'épaisseur humaine qu'ils tentent — imparfaitement de raconter.

Me Mickaïl Jr BADAROU

Categories: Afrique

La HAAC renforce les capacités des journalistes sur la couverture des élections

Mon, 02/03/2026 - 17:22

Une formation itinérante sur la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026 s'est ouverte ce lundi 2 mars 2026 à l'hôtel Sossa, à Cotonou. Organisée par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie, cette formation réunit des professionnels des médias de la zone sud.

Du 2 au 5 mars, des journalistes participent à une session de renforcement des capacités consacrée à la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026. Selon le Secrétaire général de la HAAC, il s'agit de rappeler les règles professionnelles du métier tout en se mettant à jour en fonction du type d'élection concerné, afin d'éviter les erreurs parfois constatées lors des précédents scrutins. François Awoudou a insisté sur la nécessité de s'adapter aux spécificités des scrutins, notamment en matière de contentieux électoral.

Les médias, acteurs clés de la paix et de la démocratie

Procédant au lancement officiel des travaux, le Vice-président de la HAAC a salué la forte mobilisation des journalistes. « Les élections, surtout présidentielles, constituent toujours un moment crucial dans la vie d'une nation. Dans ce contexte, le rôle du journaliste dépasse la simple diffusion de l'information », a déclaré Mohamed Barré.

À l'approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, il a rappelé que les médias ont une responsabilité majeure dans la consolidation de la paix, de la transparence et de la confiance publique. « Il s'agit de garantir aux citoyens une information fiable, vérifiée, pluraliste et accessible afin qu'ils puissent exercer leur droit de vote en toute connaissance de cause », a souligné le Vice-président de la HAAC.

Face aux risques de désinformation, de manipulation et de discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale, la couverture des élections exige rigueur professionnelle, équilibre dans le traitement de l'information et strict respect des textes en vigueur.

Des thématiques clés au programme

Pendant quatre jours, les participants approfondiront plusieurs thématiques essentielles, notamment : le rôle des médias en période électorale ; la feuille de route du reporter en période électorale ; les défis de la logistique électorale.
Les échanges porteront également sur la centralisation des résultats électoraux dans le cadre de la présidentielle ; le contentieux électoral de l'élection présidentielle devant la Cour constitutionnelle du Bénin ; le contentieux répressif et les infractions électorales ; la gestion des réseaux sociaux ; le traitement des sources et les exigences déontologiques.

Au-delà des communications, les organisateurs entendent faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de partage d'expériences entre journalistes issus d'organes de presse aux réalités diverses. Le Vice-président de la HAAC a exprimé le vœu que cette initiative contribue à renforcer le professionnalisme des journalistes et à faire de l'élection présidentielle de 2026 un modèle de transparence et de maturité démocratique.

Categories: Afrique

Il risque cinq ans de prison pour outrage public à la pudeur via Internet

Mon, 02/03/2026 - 16:59

Au Bénin, le Tiktokeur Valère Noukonmè arrêté pour avoir publié en direct sur TikTok des actes sexuels risque désormais cinq ans de prison ferme pour outrage public à la pudeur et escroquerie via internet. C'est la réquisition du ministère public à la CRIET après la découverte de présumées données à caractère cybercriminel dans le téléphone du prévenu.

De présumées données à caractère cybercriminel retrouvées dans le téléphone d'un tiktokeur après son arrestation pour avoir diffusé en direct sur TikTok des actes sexuels. C'est l'histoire du tiktokeur Valère Noukonmè qui a été interpellé en octobre 2025 par les agents du Centre national d'investigations numériques (CNIN). Cette arrestation est liée à la publication en direct sur Tiktok de vidéos à caractère sexuel, avait indiqué le CNIN dans un communiqué. Au cours de sa garde à vue, l'analyse de son téléphone portable va permettre aux enquêteurs de la police de découvrir de présumées données à caractère cybercriminel.

Présenté au parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le tiktokeur est placé en détention préventive. Il est ensuite poursuivi pour deux chefs d'accusation. Il s'agit des charges « d'outrage public à la pudeur et d'escroquerie via internet ». Jeudi 12 février 2026, son procès s'est poursuivi devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, le prévenu ne reconnaît pas les faits. Il a essayé de se dédouaner sans succès.

Cinq ans de prison ferme requis par le parquet spécial

Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné que le tiktokeur Valère Noukonmè s'adonnait aux actes d'escroquerie en ligne et faisaut notamment dans l'escroquerie de plan love et plan cul. Le parquet spécial de la CRIET a souligné que le live tiktok confirme les données cybercriminelles à caractère érotique retrouvées dans son téléphone.

Pour ces faits, le ministère public a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet et d'atteinte à la pudeur. Il a requis cinq (5) ans de prison ferme et une amende d'un million FCFA contre le tiktokeur. La confiscation de son téléphone mis sous scellé a été également sollicitée par le parquet. Le délibéré de son procès est fixé au jeudi 2 avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

https://www.libre-express.bj/justice/4934/criet-arrete-pour-un-direct-dune-video-a-caractere-sexuel-un-tiktokeur-risque-5-ans-de-prison-apres-des-donnees-cybercriminelles-retrouvees-dans-son-telephone

Categories: Afrique

La Finlande appuie l'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine

Mon, 02/03/2026 - 15:26

La Finlande a affirmé, dimanche 1er mars 2026, à Rabat, qu'"une autonomie véritable sous souveraineté marocaine pourrait constituer une solution des plus réalisables" pour le règlement de la question du Sahara marocain.

La position de la Finlande sur le Sahara marocain a été exprimée dans un Communiqué conjoint adopté à Rabat à l'issue de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, qui effectue une visite officielle au Maroc.

La Finlande a "réitéré son soutien au Plan d'autonomie présenté par le Maroc", le considérant comme une bonne base sérieuse et crédible en vue de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable, précise le Communiqué.

Les deux chefs de diplomatie ont "salué l'adoption de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies" et réaffirmé leur soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel visant à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à la question du
Sahara marocain.

Categories: Afrique

La Belgique réaffirme son soutien à l'Initiative d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine

Mon, 02/03/2026 - 14:19

Le Royaume de Belgique a réaffirmé, lundi 2 mars 2026, son soutien clair et constant à l'Initiative d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine. Bruxelles considère ce plan comme "la base la plus adéquate, sérieuse, crédible et réaliste" pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce différend régional autour du Sahara.

La position de Bruxelles sur le différend régional autour du Sahara a été exprimée lundi dernier par le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur du Royaume de Belgique, Maxime Prévot, à l'issue de sa rencontre à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita.

Au cours de l'entretien, M. Prévot a également souligné que ce soutien s'inscrit dans la continuité de la position exprimée dans la Déclaration conjointe signée à Bruxelles le 23 octobre 2025 et dans la reconnaissance de l'importance existentielle de cette question pour le Royaume du Maroc et place résolument la région du Sahara dans le cadre de la souveraineté et de l'unité nationale du Maroc.

Le ministre belge des Affaires étrangères a souligné qu'il entend agir en conséquence sur les plans diplomatique et économique et que cette position de la Belgique s'inscrit dans le respect du droit international.
Il a aussi annoncé que l'Ambassadeur belge à Rabat sera invité à effectuer prochainement une visite dans la région du Sahara afin de préparer et soutenir plusieurs initiatives économiques, comme la visite d'entreprises belges et l'organisation de foires économiques des trois agences régionales.

Concernant l'extension de la couverture consulaire des ressortissants belges résidant au Sahara et aux Belges de passage dans la région, le chef de la diplomatie a réitéré que son Consulat Général à Rabat est compétent pour le Royaume du Maroc dans son ensemble sans distinction régionale, y compris pour la région du Sahara.

La visite de M. Prévot s'inscrit dans la dynamique positive que connaissent les relations entre le Royaume du Maroc et le Royaume de Belgique, marquées par un dialogue politique régulier et une volonté partagée d'approfondir un partenariat stratégique, fondé sur le respect mutuel et la convergence des vues sur les questions d'intérêt commun.

Categories: Afrique

Des agents de la SBEE poursuivis pour vol de courant

Mon, 02/03/2026 - 14:09

A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis une peine de 5 ans de prison contre un propriétaire de boutique et deux agents de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE). Les mis en cause sont poursuivis dans une affaire de vol de courant de la SBEE à Kpassè, dans la ville de Ouidah.

Au lieu de brancher directement ses appareils sur le compteur que la SBEE lui a attribué, un propriétaire de boutique sise à Kpassè dans la ville de Ouidah, a préféré piquer directement sur un poteau électrique. Avec ses 19 congélateurs selon les déclarations à la barre, il ne payait en moyenne que la somme de 15 000 francs CFA de facture. Ceci, avec la complicité d'un technicien de la SBEE et un agent releveur qui n'a pas cru devoir dénoncer la manœuvre.
Le pot aux roses a été découvert et les trois personnes mises aux arrêts. A la barre, le propriétaire de boutique n'a pas nié les faits mis à sa charge. Il a expliqué avoir bénéficié de l'appui du technicien et de l'agent releveur. Un second releveur, également poursuivi, a en revanche bénéficié d'une réquisition favorable.
Le parquet a demandé la restitution de la caution de 500 000 francs CFA versée pour sa mise en liberté provisoire.
Le préjudice causé à la société distributrice de courant électrique au Bénin, est estimé à environ 23 millions de francs CFA.
Dans ses réquisitions, le ministère public demande à la Cour de condamner le propriétaire de boutique et ses deux complices à une peine de 5 ans de prison ferme, et une amende de 2 millions de francs CFA d'amende. Le propriétaire de la boutique, principal accusé dans le dossier, devra payer selon les réquisitions du substitut du procureur, la somme de 23 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts à la SBEE. Le délibéré est attendu à la mi-mars.

F. A. A.

Categories: Afrique

La dangereuse montée des rodéos motorisés à Cotonou

Mon, 02/03/2026 - 12:14

Depuis quelques semaines, un phénomène préoccupant prend de l'ampleur dans la ville de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Il s'agit des rodéos à motos où de groupes de jeunes roulent à grande vitesse sur les grands axes routiers, le plus souvent sans casque de protection, et en violation flagrante des règles de sécurité et de conduite urbaine.

Le phénomène de rodéos urbains à motos qui prend de l'ampleur dans la ville de Cotonou doit attirer l'attention de la hiérarchie policière et des autorités au plus haut niveau. Celles-ci doivent prendre les mesures urgentes pour mettre fin à cette trouvaille de la jeunesse béninoise qui présente de gros risques d'accident.
Les soirées en week-end, il est récurrent de voir les jeunes rouler en groupe sur les grands axes routiers, notamment le boulevard de la Marina, en s'adonnant à des dépassements anarchiques et risqués, ainsi qu'à des démonstrations risquées au milieu du trafic urbain. Fait assez grave au regard du danger qu'il présente.
Ce qui retient aussi l'attention dans ce phénomène de rodéo à motos, c'est la présence de jeunes adolescents et parfois mineurs parmi les clowns de rodéo. On se demande ainsi comment des parents ont pu laisser des enfants de cet âge sortir de la maison, sans casque de protection pour s'adonner à ces spectacles sur la voie publique.
La Police, dans son rôle de maintien de l'ordre et de sécurité des personnes et des biens devrait agir au plus vite pour le bonheur de tous.

F. A. A.

Categories: Afrique

La BAD investit 6,5 millions d'euros dans le fonds Saviu II

Mon, 02/03/2026 - 11:57

Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé, le 27 février 2026 à Abidjan, une prise de participation de 6,5 millions d'euros au capital du fonds Saviu II afin de soutenir des start-up technologiques en phase d'amorçage et de première levée de fonds institutionnelle, majoritairement en Afrique de l'Ouest et du Centre francophone

Le Groupe de la Banque investira 4,5 millions d'euros en capitaux propres ainsi que deux millions d'euros sous la forme d'une tranche de couverture de première perte pour le compte de la Commission européenne dans le cadre du Programme Boost Africa. Cette participation de l'institution panafricaine permettra au fonds Saviu II d'accorder la priorité aux entreprises à forte composante technologique ou numérique.

Le fonds de capital-risque Saviu II a pour objectif de réaliser au moins 60 % de ses engagements dans les pays francophones d'Afrique de l'Ouest et du Centre : la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Bénin, le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso et le Mali. Il peut également co-investir en Afrique de l'Est dans des entreprises technologiques prometteuses disposant d'une équipe et d'un modèle commercial solides, ayant pour stratégie de pénétrer le marché des pays francophones d'Afrique de l'Ouest et d'établir une forte présence dans la région.

Saviu II, le second véhicule d'investissement du Saviu Partners, prévoit notamment d'investir entre 500 000 euros et trois millions d'euros dans une vingtaine de start-up « B2B » technologiques ou à vocation technologique, en phase d'amorçage ou de première levée de fonds institutionnelle.

De plus, le fonds consacrera une enveloppe dédiée aux investissements de préamorçage, en apportant des tickets par entreprise pour des prises de participation minoritaires, généralement en co-investissement avec des studios, incubateurs ou autres partenaires de l'écosystème.

À propos du Saviu Partners

Créé en 2018, le fonds Saviu Partner a acquis une solide expérience en matière d'accompagnement des start-up technologiques en phase de démarrage en Afrique de l'Ouest et du Centre francophone. Le premier véhicule d'investissement du gestionnaire de fonds indépendant, Saviu I, lancé en 2018 avec une capitalisation de dix millions d'euros, illustre la stratégie d'investissement axée sur « l'amorçage et le développement » adoptée par le gestionnaire. Cette approche consiste à investir dans des start-up à fort potentiel et à leur fournir un soutien pratique dans des domaines tels que le développement commercial, le recrutement, l'expansion internationale et la levée de fonds. Le fonds Saviu I a investi dans 12 start-up basées principalement dans les pays francophones d'Afrique de l'Ouest.

Categories: Afrique

L'armée livre forages et salles de classe dans les 2KP

Mon, 02/03/2026 - 11:56

L'armée béninoise renforce son action sociale dans le nord du pays. Dans la région dite des 2KP, plusieurs villages disposent désormais d'eau potable. Des infrastructures scolaires ont aussi été livrées.

Depuis le 27 février 2026, les habitants de Makrou, Yinkinin, Becket et d'autres localités des communes de Kouandé et Kérou ont accès à de nouveaux forages.

Les ouvrages sont équipés de pompes solaires d'une capacité de 1.500 watts. Ils doivent améliorer l'approvisionnement en eau dans cette zone confrontée à des défis sécuritaires.

A Pehunco, le CEG 1 a reçu un module de trois salles de classe.

Plus de 400 tables et bancs ont été installés pour les élèves.

Ces réalisations ont été offertes par les Forces armées béninoises (FAB). Elles s'inscrivent dans les actions civilo-militaires de l'opération Mirador, déployée dans l'Atacora. Le projet a bénéficié de l'appui du Département américain de la Défense, de l'ONG Spirit of America et de Strategic Stabilization Advisors.

La cérémonie de remise s'est tenue à Pehunco. Elle a été précédée d'une visite des installations conduite par le colonel Adamasso Valère, commandant adjoint de l'opération Mirador, aux côtés du colonel Tassou Abdou Wassiou, responsable des actions civilo-militaires.

« Nous célébrons un pacte de confiance entre l'armée béninoise et les populations que nous avons pour mission de protéger », a déclaré le commandant adjoint. Selon lui, la sécurité durable « se construit avec les populations et pour les populations ». Il a souligné qu'aucune armée ne peut obtenir de résultats durables sans l'adhésion des communautés.

Autorités locales, chefs traditionnels et élèves ont pris part à la cérémonie. Le maire de Pehunco, Orou Maré Koto, a salué un geste « fort » en faveur du développement local. Le représentant du préfet de l'Atacora, Mohamed Bawa Cissé, a estimé que ces infrastructures contribuent à renforcer la résilience des habitants dans un contexte sécuritaire sensible.

Créée en mars 2025, la cellule des actions civilo-militaires de l'opération Mirador se veut un cadre permanent de concertation entre l'armée, les autorités et les communautés. L'objectif est de répondre aux besoins essentiels tout en consolidant la confiance dans les zones exposées aux menaces terroristes.

Categories: Afrique

Plusieurs étals scellés dans les marchés modernes à Cotonou

Thu, 26/02/2026 - 08:33

Dans plusieurs marchés modernes de Cotonou, des étals ont été scellés pour non-paiement des redevances. Entre la mévente persistante et l'obligation de s'acquitter des frais dans les délais, de nombreux commerçants disent être à bout de souffle et appellent les autorités à revoir à la baisse les droits d'occupation.

Le constat effectué, lundi 23 février 2026, dans les marchés de Wologuèdè et de Cadjèhoun laisse transparaître une ambiance peu reluisante. Dans ce marché, les alliées sont presque vides de clients. Les vendeuses, assises derrière leurs étals, attendent désespérément des acheteurs. « La vente est très difficile. Les clients viennent au compte-gouttes. On ne vend pas comme il faut », confie l'une d'elles.

Même son de cloche à Cadjèhoun, où une dizaine d'étals de produits divers sont scellés. Des rubans rouges de balisage sont apposés sur certains étals pour non-paiement de redevances. Pour plusieurs commerçants, cette situation aggrave davantage leurs difficultés financières.

Un étal scellé dans le marché moderne de Wologuédé (Cotonou)

Depuis juin 2024, le gouvernement béninois procède à l'ouverture des infrastructures marchandes construites aux normes et standards internationaux. Les occupants y exercent leurs activités économiques dans un cadre plus moderne, sain et sécurisé.

Dans les marchés urbains de Cadjèhoun, Aïdjèdo, Gbégamey, Mènontin, Midombo, Tokplégbé, Wologuèdè, Ganhi et Hlazounto, les occupants d'étals doivent s'acquitter d'une redevance de 600 FCFA par jour, soit 18 000 FCFA par mois. Ce montant couvre également l'eau, l'électricité, la sécurité, le nettoyage et l'assurance.

Après quelques mois de gratuité, le paiement des redevances a démarré en 2025. Face à la baisse des taux de recouvrement, l'Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) a renforcé les mesures disciplinaires. Par une décision en date du 28 janvier 2026, portant renforcement des mesures disciplinaires, de contrôle et de sécurisation de la collecte des redevances dans les marchés urbains et régionaux, l'ANaGeM a durci les sanctions.

L'article 2 de ladite décision stipule : « Tout étal ou espace marchand scellé pour non-paiement de redevances est strictement interdit d'exploitation, d'occupation ou d'utilisation commerciale directe ou indirecte jusqu'à la régularisation complète de la situation administrative et financière de son titulaire. Toute activité commerciale exercée sur un étal scellé est réputée d'occupation frauduleuse et constitue une infraction grave aux procédures de l'ANaGeM ».

« Si on ne vend pas, comment payer ? »

Sur le terrain, les commerçants disent comprendre la nécessité de payer les redevances, mais dénoncent un manque de flexibilité face à la réalité économique actuelle. « Si on ne vend pas, ce sera difficile pour nous de payer les redevances. C'est 18 000 FCFA et même si tu restes devoir 1 000 FCFA, ta marchandise est scellée », explique une vendeuse sous anonymat.

Un étal scéllé dans le marché moderne de Cadjèhoun (Cotonou)

« Ils avaient déjà scellé mon étal. Après avoir payé, ils ont enlevé le ruban rouge de scellés. Nous sommes même endettés. On ne vend pas. Eux-mêmes peuvent descendre pour voir si nous vendons ou pas », suggère-t-elle. Certains marchands disent espérer une amélioration dans la vente avec l'installation progressive des occupants du grand marché Dantokpa dans les nouveaux marchés.

D'autres évoquent les charges supplémentaires liées au transport. « Je quitte Abomey-Calavi pour Wologuèdè. Tu prends le transport pour venir ici, mais tu ne vas rien vendre. J'ai des produits périssables et si on scelle ma marchandise comment vais-je faire ? », s'interroge B. A, vendeuse de produits divers.

Les doléances des marchands

Face à cette situation, les occupants d'étals formulent plusieurs doléances. Ils demandent principalement une diminution des redevances ou, à défaut, une révision progressive des montants. « Nous proposons qu'ils fixent un prix plus abordable et qu'ils augmentent à la longue », suggère dame Vignon.

Pour eux, le scellement systématique n'est pas la solution. « Si on scelle ton étal, comment peux-tu vendre et trouver de l'argent pour payer ? », déplore-t-elle. En attendant une réaction des autorités, les occupants des étals continuent de lutter, chaque jour, pour concilier survie économique et obligations administratives.

Categories: Africa, Afrique

La CCI Bénin outille les entreprises pour l'export

Thu, 26/02/2026 - 08:32

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin) a organisé, le mardi 24 février 2026 à son siège à Cotonou, une rencontre thématique sur le thème « Se préparer à l'export », dans le cadre de sa série de sensibilisation intitulée « Comment exporter ».

Animée par Irène ANANI AMEGBEDJI, point focal de l'activité à la CCI Bénin, la session a mis l'accent sur l'importance d'une préparation rigoureuse avant toute démarche d'exportation. Huit points clés ont été développés, notamment : l'engagement du dirigeant, le diagnostic de l'entreprise, l'étude de marché, l'adaptation du produit au marché cible, la maîtrise des règles du marché visé, le développement des compétences à l'export, l'identification des besoins de financement ainsi que les accords de distribution. Philippe TOKPANPOU, coordonnateur du PROPEX/ITC Bénin, a rappelé la nécessité d'anticiper les défis liés à l'exportation afin d'éviter les imprévus.

Les entreprises NATURA et WAPACK ont également partagé leurs expériences avec les participants. La session a connu la présence d'acteurs de l'écosystème entrepreneurial, notamment l'APIEx et l'ADPME.
Pour Rachidi LAWANI, gérant d'une société familiale, cette première rencontre a permis aux chefs d'entreprise de mieux comprendre les préalables à l'exportation. Convaincu par les connaissances acquises, il a exprimé ses remerciements à la CCI Bénin pour ses efforts en faveur de l'essor des PME au Bénin et s'est dit prêt à participer aux trois sessions restantes prévues en mai, août et novembre 2026.

F. A. A.

UBA, La Banque Africaine qui conquiert le monde

Wed, 25/02/2026 - 19:08

Il fut un temps où la banque africaine rima avec fragilité et dépendance.
United Bank for Africa (UBA) a choisi de réécrire cette histoire. Présente dans 20 pays africains et 4 centres financiers mondiaux, gérant 45 millions de clients et plus de 30 000 milliards de nairas d'actifs, UBA n'est plus simplement une
banque nigériane : c'est le portail financier de l'Afrique vers le monde...

Au commencement était…

L'histoire de UBA commence en 1948, bien avant les indépendances africaines. C'est en cette année-là que la British and French Bank Limited (BFB), filiale de la Banque Nationale de Crédit de Paris, avec des participations de
S.G. Warburg & Co. et Robert Benson & Co. ouvre ses portes au Nigéria. Une naissance franco-britannique sur le sol africain, emblématique de l'internationalisme qui va marquer l'ADN de la banque.
Le 23 février 1961, dans le sillage de l'indépendance, la BFB se transforme en United Bank for Africa. L'institution prend son envol : en 1970, elle est la première banque nigériane à s'introduire en bourse, sur le Nigerian Stock Exchange. En
1984, elle ouvre une succursale à New York, ancrant précocement sa vocation internationale.
Le tournant décisif survient en 2005. Tony Elumelu, à la tête de la Standard Trust Bank, orchestre la plus grande fusion bancaire de l'histoire de l'Afrique subsaharienne en absorbant UBA. Ce rapprochement crée un mastodonte financier qui va, en l'espace de cinq ans seulement, se transformer d'une
banque mono-pays en institution panafricaine présente dans 19 pays du continent.
Depuis lors, les acquisitions s'enchainent : Continental Trust Bank, Trade Bank, City Express Bank, Metropolitan Bank, African Express Bank, Gulf Bank, Liberty Bank… avant que la banque ne déploie ses drapeaux au Cameroun, en Côte
d'Ivoire, en Ouganda, au Gabon, au Tchad, et bien au-delà. En 2022, UBA s'installe à Dubaï. Aujourd'hui, le groupe opère dans 20 pays africains et 4 places financières mondiales (États-Unis, Royaume-Uni, France, Émirats arabes unis).

Ce que UBA vend et qui rend la promesse crédible

La proposition de valeur de UBA tient en une formule : « La banque africaine de renommée mondiale ». Une formule qui transcende le slogan pour décrire une réalité opérationnelle. UBA ne se contente pas de revendiquer une présence panafricaine. Elle la rend utile et concrète pour ses clients.

La couverture géographique comme infrastructure

Pour un exportateur sénégalais souhaitant ouvrir un compte à Nairobi, un industriel camerounais cherchant un financement en dollar à New York, ou une PME congolaise voulant recevoir un virement d'Europe, …UBA est l'institutioncapable de centraliser ces opérations sous un même toit. La banque est la
seule institution d'Afrique subsaharienne à détenir une licence bancaire aveccollecte de dépôts aux États-Unis, ce qui lui confère un avantage considérable dans le clearing en dollars et le financement du commerce international.
Une offre complète du « particulier » à « l'entreprise »UBA s'adresse à tous les segments de marché. Ses lignes de métiers couvrentla banque de détail et la banque de masse (comptes courants, épargne,crédit à la consommation), la banque d'entreprise et la banque commerciale pour les PME et ETI, la banque corporative et d'investissement pour les grandes entreprises et États, ainsi que les services de trésorerie et de marchés financiers.
Les secteurs stratégiques prioritaires incluent le pétrole et le gaz, le financement d'infrastructures, l'agriculture, les matières premières et les exportations.

La transformation digitale comme levier de masse

En 2024, plus de 70 % des transactions du groupe ont été traitées via l'application mobile UBA. Le groupe bancaire a déployé depuis 2010 des solutions comme Africash (transfert d'argent instantané entre agences) et (facilitation des paiements interbancaires). Sa stratégie digitale lui
permet d'atteindre les populations non bancarisées ; un marché colossal dans un continent où des centaines de millions de personnes n'ont toujours pas accès aux services financiers formels. Le portefeuille de prêts aux PME a crû de
27,4 % en 2024 dans cette logique d'inclusion financière.
Une philosophie de valeurs : le « Customer First »
Les 3 valeurs cardinales de UBA qui servent de terreau à la philosophie Costumer First (priorité au client) sont réunies sous le vocable de 3E : Esprit d'entreprise, Excellence et l'Exécution. Elles ne sont pas des abstractions d'entreprise. Elles structurent les processus internes, la formation des
collaborateurs et les critères d'évaluation des managers. L'objectif Être l'institution financière leader incontestée et dominante en Afrique. Sa mission :« servir de modèle aux entreprises africaines en créant une valeur supérieure
pour toutes les parties prenantes. »
“Nous ne construisons pas seulement une banque. Nous construisonsl'infrastructure financière du siècle africain ”
, déclarait avec force convictionM. Tony Elumelu, Président du Conseil d'Administration du Groupe UBA.

Suite de l'article à suivre…

Categories: Africa, Afrique

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