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Updated: 1 week 5 hours ago

« Pénurie de farine de blé » : La BMCRF investigue auprès des maillons de la chaîne d'approvisionnement du marché

Wed, 12/08/2026 - 00:40

Au lendemain de la conférence de presse sur les mesures de lutte contre la hausse des prix des produits de grande consommation, et sur instruction d'ailleurs du ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, la Brigade mobile de Contrôle économique et de la répression des Fraudes (BMCRF) a effectué, ce mardi 11 août 2026 à Ouagadougou, une visite auprès des unités de production de farine de blé. L'objectif est de se rassurer et garantir l'approvisionnement du marché.

Cette sortie fait suite aux remontées d'informations et aux interpellations de consommateurs, signalant une rupture de pain dans certaines boulangeries ainsi qu'une pénurie de farine de blé sur le marché, explique la BMCRF, qui précise que l'objectif était de comprendre les causes réelles de cette situation et d'investiguer auprès des acteurs clés de la filière.

« Le Coordonnateur et ses équipes ont échangé avec les premiers responsables des unités de production. Ces derniers ont rassuré sur la disponibilité de la farine et confirmé que la cadence de production est maintenue à un rythme de 800 tonnes de farine de blé produites chaque jour à Ouagadougou, écoulées directement sans stockage et les usines fonctionnent en continu, 24 heures sur 24 », rend compte la Brigade mobile de Contrôle économique et de la répression des Fraudes (BMCRF) à travers sa page Facebook.

La Brigade informe que les investigations se poursuivront, afin de s'assurer que les acteurs qui enlèvent la farine de blé ne spéculent pas sur le marché au détriment des consommateurs.

Cette alerte intervient dans un contexte général où le gouvernement, à travers notamment le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, exhorte les consommateurs à la dénonciation des pratiques de spéculation, malveillantes des commerçants et à ne surtout pas se rendre complices de celles-ci (les dénonciations pouvant se faire via les numéros verts ci-après : 80 00 11 84/ 80 00 11 85/ 80 00 11 86).

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Categories: Afrique

Course au Secrétariat général de l'ONU : « Macky Sall se positionne comme le principal prétendant du continent africain pour succéder à António Guterres », foi de Dr Abassé Ouédraogo

Wed, 12/08/2026 - 00:37

Dans cette tribune parvenue à notre rédaction, l'ancien patron de la diplomatie burkinabè, Dr Ablassé Ouédraogo, revient sur ce qu'il qualifie de dernière ligne droite pour la course au Secrétariat général de l'ONU. Pour l'ancien Président du Conseil des ministres de l'OUA, ancien haut fonctionnaire des Nations-Unies, le candidat Macky Sall demeure pleinement engagé dans la course et conserve toutes ses chances. Tribune !

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Le nouveau Secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies (ONU), qui succédera à António Guterres, le 1er janvier 2027, sera officiellement nommé par la 81è Assemblée générale des Nations-Unies qui ouvre ses travaux le 8 septembre 2026, au siège de l'Organisation, à New-York.

La Charte des Nations-Unies stipule que la désignation du Secrétaire général s'effectue sur recommandation du Conseil de sécurité, nécessitant le vote favorable d'au moins neuf (9) de ses quinze membres, sans veto de l'un des cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie). Les membres non permanents représentant actuellement l'Afrique au Conseil de sécurité sont le Libéria, la République démocratique du Congo et la Somalie.

En prélude à cette désignation, un premier vote indicatif, ou « straw poll », s'est tenu le 30 juillet 2026. D'autres consultations suivront avant le choix définitif du Conseil de sécurité. Le vote indicatif vise à évaluer le rapport de force entre les prétendants. Exercice purement consultatif, il ne constitue ni une élection officielle ni une décision irrévocable. Son rôle essentiel est d'identifier et de lever les réticences des puissances disposant du droit de veto, tout en permettant aux candidats et à leurs partisans d'évaluer le chemin restant à parcourir. Le président Macky Sall se positionne comme le principal prétendant du continent africain pour succéder à António Guterres à la tête de l'ONU.

En dépit d'un premier vote indicatif peu favorable le 30 juillet dernier, le candidat Macky Sall demeure pleinement engagé dans la course et conserve toutes ses chances. Le processus de désignation reposant traditionnellement sur la recherche d'un consensus, Macky Sall prévaut d'un parcours diplomatique éprouvé au cours de ses douze années à la tête du Sénégal. Ce profil rassembleur apparaît en mesure d'emporter l'adhésion tant des puissances occidentales que de la Chine et de la Russie. Fort d'une solide expérience des négociations internationales, il entretient d'excellentes relations avec l'ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité grâce à une diplomatie mesurée et pragmatique. Cette posture lui offre un accès privilégié auprès de tous les acteurs clés ; toutefois, la décision finale appartiendra souverainement au Conseil de sécurité.

Fait notable, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officialisé, le 21 juillet 2026, le soutien du Sénégal à la candidature de Macky Sall, mobilisant ainsi le réseau diplomatique de l'État pour appuyer sa campagne. La capacité du candidat africain à diriger l'ONU ne suscite aucun doute, au regard de son parcours d'exception. Ancien Président de la République, Premier ministre, Président de l'Assemblée nationale du Sénégal, ministre, ainsi qu'ancien président de la CEDEAO et de l'Union africaine, Macky Sall possède une maîtrise approfondie de la gouvernance politique et institutionnelle. Ces qualités s'avèrent indispensables pour le futur Secrétaire général, appelé à restaurer la confiance au sein d'une communauté internationale en pleine mutation.

Dans le contexte géopolitique actuel, Macky Sall a su convaincre lors des auditions consacrées à sa vision des trois piliers des Nations Unies, à savoir la paix et la sécurité, les droits de l'homme, et le développement. Ses propositions de réformes structurelles visant à résorber les crises de confiance et de financement de l'Organisation démontrent sa capacité à rétablir le dialogue entre les grands acteurs mondiaux et à revitaliser le multilatéralisme.

La démarche stratégique de Macky Sall vise précisément à refonder la gouvernance mondiale autour de ce triptyque : paix, sécurité et développement durable. Lors des échanges interactifs d'avril et de juillet 2026, il a placé sa candidature sous le signe d'un multilatéralisme réinventé, destiné à redonner à l'ONU toute sa capacité d'action au service des nations. L'échéance décisive interviendra dans les toutes prochaines semaines. Il appartient désormais à Macky Sall et à ses appuis de redoubler d'efforts pour concrétiser cette ambition, afin de restaurer la confiance, la cohérence et l'équité dans les relations entre le Nord et le Sud. N'en déplaise aux courants afro-pessimistes qui invoquent le principe de rotation régionale (règle informelle qui ne figure nulle part dans la Charte), la dynamique engagée par le candidat Macky Sall demeure solide et prometteuse pour l'issue du processus de sélection.

Rappelons enfin que l'autorité et les responsabilités relèvent, en dernier ressort, de la volonté du Tout-Puissant. Que Dieu exauce nos vœux.

Ouagadougou, le 10 août 2026
Dr Ablassé OUÉDRAOGO
Ancien Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso
Ancien Président du Conseil des Ministres de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA)
Ancien Directeur général adjoint de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
Ancien Haut fonctionnaire des Nations-Unies

Categories: Afrique

Burkina/Tourisme interne : Et si vous mettiez le cap sur le Sanctuaire animalier de Ziniaré ?

Wed, 12/08/2026 - 00:34

Et si, ces vacances, vous choisissiez de re-découvrir le Burkina ? À quelques kilomètres de Ouagadougou, le Sanctuaire animalier de Ziniaré est une destination idéale pour une escapade en famille, entre amis ou simplement pour s'offrir un moment au contact de la nature.

Dans un contexte où le tourisme interne est fortement encouragé, visiter nos sites touristiques est aussi une manière de mieux connaître, valoriser et faire vivre les richesses de notre pays.

Le Sanctuaire animalier de Ziniaré offre aux visiteurs l'occasion de sortir du cadre habituel, de découvrir la faune avec les lionnes, les élands du Cap des waterbucks, des hyènes, des singes, des autruches, des hippopotames, etc., et de profiter d'un environnement propice à la détente.

Alors, pourquoi chercher loin ce que le Burkina nous offre à portée de route ? Prenons le temps de visiter nos sites, de consommer local et de faire du tourisme au Burkina.

Cette saison, faisons du tourisme interne une véritable aventure ! Découvrez dans cette vidéo les merveilles du sanctuaire animalier de Ziniaré.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Categories: Afrique

CAN féminine 2026 : Une préparation des Etalons perturbée par les primes, selon le sélectionneur Pascal Sawadogo

Wed, 12/08/2026 - 00:30

Après l'élimination du Burkina Faso dès la phase de groupe de la CAN féminine qui se tient actuellement au Maroc, le sélectionneur Pascal Sawadogo a livré, sur le plateau de l'émission « Intégral Foot » de la RTB du 10 août 2026, des révélations sur les difficultés rencontrées par son équipe avant son départ pour le Maroc. Au cœur de ses confidences : des désaccords autour des primes, un voyage manqué et une préparation perturbée.

Le parcours des Étalons dames s'est arrêté en phase de poules lors de la CAN féminine. Battues par la Côte d'Ivoire (4-1) lors de leur entrée en lice, les joueuses de Pascal Sawadogo avaient ensuite battu la Tanzanie (2-1) pour leur deuxième rencontre avant de s'incliner face à l'Afrique du Sud (1-0). Avec trois points, elles ont été éliminées à l'issue de la phase de groupes.

Au-delà des résultats sportifs, le coach des Étalons dames, invité à l'émission « Intégrale Foot » de la RTB, le sélectionneur Pascal Sawadogo a évoqué des difficultés liées aux primes qui, selon lui, ont profondément perturbé la préparation de son groupe.

Le coach de la sélection féminine du Burkina Faso a expliqué que le voyage de son équipe a été retardé d'une semaine à cause d'un désaccord lié aux primes avant le départ pour la CAN.
« Les filles ne voulaient pas car elles estimaient que les 500 000 francs CFA étaient insuffisants. Nous avons même raté notre vol, le dimanche, pour le Maroc à cause de cela. Donc, nous avons continué les négociations liées aux primes et c'est finalement dans la nuit du 15 au 16 que nous avons voyagé pour le Maroc », a laissé entendre le coach lors de son passage à l'émission sur la RTB.

Pascal Sawadogo a également confié que son équipe n'avait pas pu bénéficier de la préparation souhaitée. En raison de la situation liée aux primes, les joueuses seraient restées près d'une semaine sans entraînement.
« Quand nous sommes partis, nous n'avons même pas eu une équipe nationale contre qui jouer un match amical parce que tout le monde avait déjà fini son programme », a-t-il détaillé.

Au-delà de l'aspect financier, Pascal Sawadogo a insisté surtout sur l'impact psychologique de ces difficultés.
Pour lui, une joueuse qui entre sur le terrain avec des préoccupations liées à ses conditions de préparation ou à ses primes ne peut pas être pleinement concentrée sur sa mission sportive. « Le football n'est pas seulement physique, technique ou tactique. Si les filles jouent et que, dans leurs têtes, elles ne sont pas heureuses, c'est compliqué », a-t-il souligné.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Source : RTB

Categories: Afrique

Pétanque : Les Étalons médaillés à Abidjan célébrés par la Fédération

Wed, 12/08/2026 - 00:30

La Fédération burkinabè de pétanque (FBP) a organisé, le 8 août 2026 à Yagma, une cérémonie de célébration en l'honneur des Étalons boulistes ayant pris part à la compétition de la Zone 2 Afrique de l'Ouest de la Confédération africaine de sport pétanque, à Abidjan. La délégation burkinabè, conduite par l'entraîneur national Djibril Ouédraogo, est rentrée au pays avec deux médailles, dont une en or et une en bronze, ainsi que deux trophées. La Fédération a également associé à cette célébration les boulistes ayant participé à l'immersion patriotique.

La Fédération burkinabè de pétanque (FBP), avec à sa tête son président, Isidore Kientéga, et l'ensemble de son staff, a organisé, le 8 août 2026 à Yagma, une cérémonie de célébration des Étalons boulistes ayant pris part à la compétition de la Zone 2 Afrique de l'Ouest de la Confédération africaine de sport pétanque, à Abidjan.

Les Étalons Patrice Tiemtoré, Aziz Ouédraogo, Nestor Zoromé et Madi Tapsoba, conduits par l'entraîneur national Djibril Ouédraogo, ont regagné le pays avec deux médailles, dont une en or et une en bronze, ainsi que deux trophées. À cette occasion, la Fédération a associé à la célébration les boulistes qui sont allés accomplir l'immersion patriotique.

Le quatuor d'Étalons boulistes, de gauche à droite : Djibril Ouédraogo, l'entraîneur national, Patrice Tiemtoré, Madi Tapsoba, Aziz Ouédraogo et Nestor Zoromé.

Pour cette cérémonie, la grande famille bouliste a été conviée. On notait notamment la présence du président de la Ligue du Centre de pétanque, Adolphe Bamogo, du président de la Zone 2 Afrique de l'Ouest, Arsène Macaire Kaboré, des présidents de clubs et de districts, ainsi que des autorités coutumières et administratives.
Plusieurs interventions ont ponctué le cérémonial. Le Naaba Kougri de Cella, par ailleurs secrétaire chargé des relations de la FBP, a souhaité la bienvenue à tous ceux qui ont effectué le déplacement pour soutenir la Fédération dans cette initiative qu'il a qualifiée de louable. Selon lui, celle-ci vise à magnifier les athlètes et à dire bravo aux boulistes ainsi qu'aux membres de la FBP ayant accepté d'aller à l'immersion patriotique.

À ce sujet, le représentant des immergés patriotes, Adama Kagoné, du club Arc-en-ciel, a fait savoir que l'immersion s'est déroulée en deux phases : théorique et pratique. Elle a porté sur l'éveil et l'affermissement du sentiment patriotique, ainsi que sur les comportements de défense à adopter dans le contexte sécuritaire que vit le pays.

Les officiels à la cérémonie de célébration.

La compétition de pétanque d'Abidjan, elle, a concerné quatre spécialités : la doublette, la triplette, le tir de précision et le tête-à-tête masculin. Le Burkina Faso, par l'entremise d'Aziz Ouédraogo, s'est adjugé la médaille d'or en tir de précision et la médaille de bronze avec Madi Tapsoba en tête-à-tête masculin.

En rappel, le tournoi, qui s'est déroulé du 21 au 24 mai 2026, a regroupé le Bénin, le Burkina Faso, le pays hôte, la Côte d'Ivoire, le Niger, la Guinée et le Mali, avec environ une trentaine de joueurs.
La cérémonie de célébration avait connu deux reports pour des cas de force majeure. À l'occasion de cette rencontre, les Étalons ont solennellement présenté leurs trophées et leurs médailles à la FBP ainsi qu'à l'assistance.

Le contingent des membres de la FBP et des boulistes à l'immersion patriotique.

« Tout l'honneur revient à la Fédération burkinabè de pétanque, parce que nous sommes les premiers gagnants, et les plus grands gagnants. Étalons boulistes, soyez fiers de ce que vous avez accompli comme mission à Abidjan, chers immergés patriotes, soyez fiers d'avoir répondu à l'appel de la patrie pour accomplir un acte hautement citoyen », a salué le président de la FBP, Isidore Kientéga, à l'endroit des Étalons boulistes et des immergés patriotes.

Il a poursuivi en exhortant les boulistes à toujours viser l'excellence dans tout ce qu'ils font. Selon lui, ils ne le font pour personne, mais pour porter haut les couleurs de la nation.
En guise de récompense, la FBP a promis de faire un geste pour eux. Le cérémonial a pris fin autour d'un repas convivial.

Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)

Categories: Afrique

Burkina : L'association LYDIE vole au secours des pensionnaires de la Cour de solidarité de Paspanga avec des équipements d'une valeur d'environ 8,5 millions de FCFA

Wed, 12/08/2026 - 00:28

L'association LYDIE, bras social du Centre international d'évangélisation, a manifesté ce jour 11 août 2026, sa compassion envers les pensionnaires de la Cour de solidarité sise à Paspanga. Elle a remis du matériel d'une valeur d'environ 8,5 millions de FCFA, qui devrait permettre d'améliorer les conditions de vie de la soixantaine de femmes victimes d'allégations de sorcellerie qui y résident. Dr Hortense Karambiri, présidente de l'association LYDIE, a indiqué que ce geste vient saluer la résilience et la dignité de ces femmes qui malgré les épreuves qu'elles ont traversées ont su rester debout.

C'est à la faveur d'une visite à la Cour de solidarité en juin 2026 pour un apport en vivres et non vivres et après des échanges avec les pensionnaires qui ont permis de cerner leurs besoins, que Dr Hortense Karambiri a pris l'initiative de faire le présent don. Avec l'appui de personnes de bonne volonté, elle a au nom de l'association LYDIE offert ce jour du matériel qui va permettre d'améliorer considérablément les conditions de vie et le confort des pensionnaires de la cour. Le don se compose de 2 extracteurs d'air pour la salle de garde, 44 ventilateurs, deux climatiseurs, trois télévisions, 44 étagères métalliques de rangement, 62 matelas, des intrants pour la fabrication du soumbala, des cartons de savons ainsi que des plats et matériels divers. Les foyers qui servent pour la préparation des repas ont aussi été refaits.

Le don est composé de ventilateurs, de matelas, de télévisions, d'étagères de rangement, etc.

Permettre aux 57 femmes logées à la cour de vivre dignement, tel est l'objectif de l'association LYDIE. “Nous voulons à travers ce geste dire à ces mamans qu'elles ont de la valeur. Leur vie est une expression de résilience, de courage. Nous avons vu des dizaines de mamans qui ont passé des années difficiles mais qui nous enseignent aussi une leçon de vie, celle de tenir ferme quelle que soit la situation. Nous voulons leur dire aussi que Dieu ne les a pas oubliées et Il passe par des individus et des structures pour les assister ”, a laissé entendre Dr Hortense Karambiri. Pour elle, le matériel remis représente' une dignité retrouvée, des outils d'autonomie et d'espérance. Dr Karambiri n'a pas manqué d'inviter les citoyens ainsi que les structures, à apporter assistance et soutien aux personnes vulnérables.

Dr Hortense Karambiri, présidente de l'association LYDIE a indiqué que ce don vise à améliorer les conditions de vie des pensionnaires de la Cour de solidarité

Le don a été réceptionné par le secrétaire général du ministère de la Famille et de la solidarité, Emile Zabsonré. Il a traduit la reconnaissance des bénéficiaires à l'association LYDIE pour ce geste de générosité. “Cet appui traduit un engagement concret en faveur de la dignité humaine, de l'inclusion sociale et de la solidarité envers les personnes les plus vulnérables. Il contribue également à renforcer les conditions d'accueil et d'accompagnement des pensionnaires et à consolider les initiatives visant leur autonomisation”, a-t-il relevé. Emile Zabsonré a émis le vœu que la collaboration entre l'association LYDIE et la Cour de solidarité se poursuive pour le grand bonheur des pensionnaires.

Emile Zabsonré, secrétaire général du ministère de la Famille qui a réceptionné le don, s'est réjoui du geste de l'association LYDIE.

Créee en 1985 sous la révolution, la Cour de solidarité de Paspanga est un cadre de protection et de solidarité pour les personnes en situation de vulnérabilité et d'exclusion sociale. En plus de l'hébergement, les pensionnaires bénéficient d'accompagnement psychosocial, de médiation pour le retour dans leurs familles d'origine et d'initiation à des activités génératrices de revenus. Ce sont actuellement 57 femmes qui y sont accueillies.

Les foyers qui servent pour la préparation des repas ont aussi été refaits.

Armelle Ouédraogo/Dominique Ouédraogo
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Categories: Afrique

Étalons U20 : Une génération à accompagner vers le haut niveau

Wed, 12/08/2026 - 00:27

En remportant le tournoi UFOA-B U20 le dimanche 9 août 2026, les jeunes Étalons ont franchi un cap important et offrent une nouvelle source de satisfaction au football burkinabè. Au-delà de ce sacre, cette génération ambitieuse mérite une attention particulière. Car si ces jeunes ont réussi leur examen sur le terrain, le football burkinabè doit désormais tout mettre en œuvre pour accompagner leur progression et leur permettre de confirmer au plus haut niveau.

Il y a des victoires qui font plaisir. Et puis il y a celles qui écrivent l'histoire d'un peuple résilient depuis des décennies. Qualifiée d'office pour la CAN U20, cette équipe d'Oscar Barro a remporté le tournoi avec cette particularité que les Burkinabè connaissent bien : vivre de fortes émotions pendant 90 minutes avant de nous offrir, peut-être, le sourire. Stress, espoir, inquiétude et, finalement, la récompense.
Mais derrière ce bonheur historique, une question mérite d'être posée : que va-t-on faire de cette génération ? Car le football des jeunes ne doit pas être une simple conquête de trophées. Il doit constituer une étape dans la construction d'une équipe nationale compétitive.

Ces jeunes viennent de franchir un cap très important dans l'histoire du football burkinabè. Ils ont défendu les couleurs nationales, joué sous pression et géré les exigences d'une compétition internationale. Oscar Barro et ses poulains ont surtout démontré que, malgré les menaces, le Faso reste toujours debout et qu'il existe, au pays des Hommes intègres, des talents capables de porter demain les ambitions des Étalons.

Parce qu'après le trophée, les félicitations et les belles photos, il faudra revenir au quotidien : l'encadrement individuel, les entraînements, les championnats et surtout le temps de jeu. Le football est incroyable et a parfois une drôle de manière de traiter ses jeunes talents. On les présente le dimanche comme les futurs Messi ou Ronaldo, puis on les oublie presque, ou carrément, le lundi matin.

Ils n'ont pas seulement gagné un match : ils ont corrigé une équipe nigériane et déchiré une page du mauvais souvenir de la CAN 2013. Cette génération envoie un message fort aux Étalons A et mérite un véritable suivi, bien au-delà d'un titre de champion de l'UFOA-B. Les meilleurs méritent la récompense, mais doivent progresser dans des conditions optimales et intégrer progressivement le haut niveau.
Dans le football moderne, le sacre des U20 n'est pas une fin. C'est le début d'une histoire. Le Burkina Faso dispose aujourd'hui d'une génération combattante qui a déjà goûté à la victoire. À présent, il faut lui apprendre à durer et à aller plus loin.

Devons-nous célébrer ce titre ? Bien sûr que oui. La jeunesse a gagné et elle mérite des tonnes d'applaudissements. Mais pendant que les Burkinabè sont heureux et que les joueurs soulèvent le trophée, les responsables du football devraient, eux, commencer à réfléchir à la prochaine étape.
Un trophée peut remplir une armoire. Mais une génération bien formée peut remplir toute une histoire.

Ismaël Ouédraogo (stagiaire)
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Categories: Afrique

Afrique du Sud : L'activiste panafricain Kémi Seba voit sa comparution repoussée au 23 septembre 2026

Wed, 12/08/2026 - 00:25

Alors que sa comparution devant le Tribunal était attendue pour ce mardi 11 août 2026 en Afrique du Sud où il est dans des liens de détention depuis avril 2026, l'activiste panafricain, Kémi Seba, voit son audience repoussée au 23 septembre 2026. Ce renvoi, qui intervient après plusieurs autres s'explique, selon plusieurs confrères internationaux, par une panne d'électricité survenue dans la prison où il est détenu, empêchant ainsi son transfert au Tribunal.

L'activiste béninois Kemi Seba n'a donc pas comparu ce mardi 11 août 2026 devant le tribunal sud-africain ; une panne d'électricité dans son lieu de détention pénitentiaire due à de mauvaises conditions météorologiques a, selon des médias, empêché son transfert au Tribunal (des publications indiquent, depuis quelques heures, qu'un froid intense frappe une grande partie du pays). Conséquence, l'audience consacrée notamment à la demande de son extradition du Bénin, son pays d'origine, a été reportée au 23 septembre 2026.

En rappel, l'activiste béninois, Kemi Seba (à l'état civil, Stellio Gilles Robert Capo Chichi alias) a été arrêté en Afrique du Sud, le 13 avril 2026, en compagnie de deux autres personnes, dont son fils, pour des « faits présumés de facilitation d'entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo ». Le 15 avril, à la suite d'une comparution, il est placé en détention provisoire, en attendant la suite de la procédure.

En Afrique du Sud, il est donc poursuivi pour des faits liés à une tentative présumée de sortie illégale du territoire en direction du Zimbabwe, avec des documents considérés comme irréguliers. Au même moment, son pays d'origine (né franco-béninois, Kémi Seba a été déchu de sa nationalité française en juillet 2024), le Bénin, a formulé une requête d'extradition suite à un mandat d'arrêt international lancé contre lui en décembre 2025 dans le cadre du coup d'Etat manqué du 5 décembre 2025 (https://lefaso.net/spip.php?article142879), pour « apologie de crimes contre la sûreté de l'État » et « incitation à la rébellion ».

L'audience du 23 septembre 2026 devrait donc situer le panafricaniste sur les charges et la demande de son extradition vers le Bénin.

Considéré par certains comme un révolutionnaire, un leader panafricain, le président de l'ONG Urgences panafricanistes est connu pour ses mobilisations dans des capitales africaines, dont Ouagadougou, où son dernier séjour remonte à juin 2024 (https://lefaso.net/spip.php?article130919).

Lire aussi : Bénin : Le célèbre activiste panafricain, Kémi Seba, arrêté en Afrique du Sud

O.L.

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Categories: Afrique

Footballeurs africains en Europe : la nouvelle hiérarchie 2025-26

Wed, 12/08/2026 - 00:23

Qui domine réellement le football africain en Europe cette saison, et pourquoi ce classement évolue vite.

Les footballeurs africains les plus performants de ces dernières années dans les principaux championnats européens

Un continent, cinq championnats, une évidence qui s'impose match après match. Le football africain ne se résume plus à quelques noms isolés dispersés dans les grandes équipes ; il forme un bloc régulier de performeurs, capable de peser sur un titre de champion comme sur une bataille de milieu de tableau. La CAN 2025, remportée par le Maroc pour la première fois en cinquante ans, a servi de révélateur collectif avant le retour en club. Repérer ces trajectoires en amont, comme le fait sur Foot-Africa.com le suivi éditorial spécialisé, éclaire pourquoi certains transferts explosent.

Des trajectoires individuelles qui redéfinissent les standards

Achraf Hakimi incarne ce basculement. Sacré meilleur joueur africain de l'année par la CAF fin 2025, le latéral marocain a ouvert le score en finale de UCL, gagnée avec un score de 5-0 contre l'Inter Milan, a été remportée par le PSG. son premier sacre européen. Il rejoint un cercle restreint de double vainqueurs avec deux clubs différents, aux côtés de Seydou Keita et Samuel Eto'o.

Mohamed Salah ignore les pronostics sur sa fin de cycle et reste l'un des générateurs d'occasions les plus constants du Big 5. Sadio Mané, souvent annoncé sur le déclin, a démenti ce récit en menant le Sénégal vers un nouveau titre continental, distingué meilleur joueur du tournoi.

Une nouvelle génération qui prend le relais

Derrière ces figures installées, une vague plus jeune redistribue les cartes chaque week-end. Yan Diomande, ailier ivoirien du RB Leipzig, termine la première partie de saison en tête des notes africaines du Big 5. Antoine Semenyo, révélé à Bournemouth, rivalise en tête des buteurs avec le Camerounais Karl Etta Eyong, tandis que Bryan Mbeumo s'est vite adapté au poste d'avant-centre à Manchester United.

Cette montée en puissance se lit aussi dans les données avancées : le nombre de joueurs africains dépassant la moyenne de leur poste en actions progressives a presque doublé depuis 2022. Quelques repères :

● Hakimi, double vainqueur de la Ligue des champions
● Mané, meilleur joueur de la CAN 2025
● Diomande, meilleure note moyenne africaine du Big 5
● Semenyo, parmi les meilleurs buteurs de Premier League

Ce que cette dynamique change pour les clubs européens

Les recruteurs ne cherchent plus un profil ponctuel mais une filière entière, du Nigeria au Sénégal en passant par le Maroc, avec des transferts dépassant régulièrement soixante-dix millions d'euros. Ce rééquilibrage touche aussi les postes défensifs, longtemps délaissés au profit de l'attaque.

Cette accélération s'explique par cinq facteurs :
● Formation locale renforcée dans plusieurs fédérations
● Passerelles nord-européennes via des clubs intermédiaires
● Visibilité accrue de la CAN auprès des recruteurs
● Diversification des postes occupés en club
● Confirmation statistique par les données avancées

En résumé

La saison 2025-26 confirme une bascule plus qu'elle ne l'annonce : les footballeurs africains occupent des rôles décisifs, du sacre en Ligue des champions aux classements de buteurs. Entre Hakimi, Salah et la génération montante emmenée par Diomande ou Semenyo, le continent aligne une profondeur de talents rarement observée.

Categories: Afrique

Camp vacances Faso Mêbo 2026 : 514 jeunes campeurs réunis dans la 5e région militaire

Wed, 12/08/2026 - 00:00

La deuxième édition du Camp vacances Faso Mêbo a été officiellement lancée ce mardi 11 août 2026 sous le patronage régional du gouverneur Babo Pierre Bassinga, et sous le parrainage régional du Commandant de la 5e Région militaire, le Lieutenant-colonel Sosthène Coulibaly, et la bénédiction du Chef de canton de Dédougou.

L'initiative réunit 514 enfants, âgés de 10 à 15 ans, et sous le slogan : « Je m'instruis et je participe à la construction de ma Nation. La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons ! ».

Selon le Coordonnateur régional de l'Agence Faso Mêbo dans les régions de Bankui et du Sourou, représentant le directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Lieutenant Oumarou Ouédraogo, les 514 campeurs sont composés de 490 inscrits sur la liste générale et 24 issus des pupilles de la Nation.

Pour le gouverneur Babo Pierre Bassinga, cette initiative contribue à former des jeunes capables de participer au développement du Burkina Faso, en leur transmettant le savoir, le savoir-faire et le savoir-être.

Le parrain régional, le Lieutenant-Colonel Sosthène Coulibaly a, pour sa part, expliqué que l'encadrement mettra l'accent sur le civisme, le patriotisme et la connaissance du pays, afin de préparer ces jeunes à devenir des acteurs de développement.

Prévu du 11 au 20 août 2026, le camp vacances vise à inculquer aux jeunes campeurs des valeurs de patriotisme, de civisme, de discipline, de rigueur et de travail prônées par la Révolution progressiste populaire. Pendant ces dix jours, les campeurs seront appelés à vivre, apprendre et travailler ensemble, dans un esprit de discipline, de solidarité et de patriotisme, avec pour ambition de faire d'eux des citoyens engagés dans la construction du Burkina Faso.

Lefaso.net
Source : DAJC/AFM

Categories: Afrique

Le week-end, c'est à l'Oasis Saint Michel de Tintilou

Tue, 11/08/2026 - 22:59

Besoin de changer d'air, de vous détendre et de passer un bon moment ? Faites vos valises et venez profiter d'un week-end de détente, de loisirs et de beaux moments à partager

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In Memoriam : Marie-Bernadette KAFANDO, épouse KIENTEGA

Tue, 11/08/2026 - 19:30

1er août 2025-11 août 2026.
Voilà un an déjà que notre regrettée mère Marie-Bernadette KAFANDO, épouse KIENTEGA a été arrachée à notre affection. En ce douloureux anniversaire, les familles KIENTEGA et KAFANDO vous demande d'avoir une pensée pieuse à son égard et vous demande de vous unir en prière pour le repos éternel de son âme.

Des messes seront dites pour le repos de son âme selon le calendrier suivant
Dimanche 9 août 2026 à 7H30 à la cathédrale de l'Immaculée Conception
Dimanche 16 août à 9H00 à la cathédrale de l'Immaculée Conception
Dimanche 9 août 2026 à 9H00 à l'orphelinat Sainte Thérèse de Loumbila chapelle
Mardi 11 août à 7H30 à la chapelle des rédemptoristes à Dassasgo.
Samedi 15 août à l'église de la Sainte Trinité à Dédougou

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Décès de Catherine PARE épouse YAMEOGO : Remerciements et faire part

Tue, 11/08/2026 - 19:00

SA MAJESTE NAABA SAAGA 1er, CHEF DE ISSOUKA ;
La grande famille YAMEOGO à Issouka, Koudougou, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et en Allemagne ;
Les grandes familles PARE, KI à Kissan, Bounou, Toma, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou ;

Feu Laurent YAMEOGO, époux de la défunte ; ses enfants :
Marthe, Ragomnisamba Julienne, Rakiswendé Désiré Jean Rodrigue Mamadou, Wendlassida Adélaïde Armande Noëlla, Guettawendé Edwige Ammonoria, Wendsomdé Evariste Sosthène, Wëndtoin Sylviane Eléonore, Wendpagnangdé Serge Hermann, Sombé-Wënddin Estelle Stéphania Clémence ; Boinzem-Wendé Eméry Sylvère Laurentin, Gisèle ;

Les grandes familles OUEDRAOGO, ZONGO, NANA, ZOMA, BAMBARA, YOUL, SOW, TOE, ZAN à Koudougou, Bobo-Dioulasso, Tenkodogo, Ouagadougou, Toma ;

Les familles alliées et amies :
SANOU, MILLOGO, YAMYAOGO, TRAORE, SEELIG, TIOLE, GODERDZISHVILI, KI, GUE, MENSAH, BOUGOUMA, OUANDORAH, SAWADOGO, KEUMURIAN ;
La Communauté des Sœurs de Notre Dame du Lac Bam, à Kongoussi ;
La Communauté des Sœurs de Notre Dame de la Consolation, à Safané
Les petits enfants et arrières petits-enfants :
Achille, Joëlle, Irène, Jean-Philippe, Sonia, Déborah, Enoch, Aaron, Uriel, Annia, Adam, Eléonore, Ariella, Charles, Aïda, Maguide, Daniel, Elise, Elisée, Catherine ;

réitèrent leur profonde gratitude et leur sincère reconnaissance aux nombreux parents, amis, voisins et connaissances pour leur élan de compassion, de fraternité, d'amitié et de solidarité lors du rappel à Dieu le jeudi 02 octobre et de l'inhumation le jeudi 09 octobre 2025 de

Madame YAMEOGO née PARE Catherine
Précédemment Conseillère pédagogique à Bobo-Dioulasso,
dans sa 71e année

Elles vous informent que la célébration de la Grand-messe tenant lieu de funérailles chrétiennes aura lieu les 21 et 22 août 2026 à Bobo-Dioulasso, selon le programme suivant :

Vendredi 21 août 2026 :
20 heures : Veillée de prière au domicile familial sis à Yéguéré, Secteur 10.
Samedi 22 août 2026 :
09 heures : Grand-messe de requiem au Sanctuaire Notre Dame de la Salette, suivie de la bénédiction de la tombe au domicile familial.
Elles vous invitent à vous unir à elles dans la prière et le recueillement, en mémoire de la très chère défunte.

« Seuls meurent ceux que l'on oublie !
Maman, tu demeures toujours vivante dans nos cœurs... »

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Burkina/Énergie : Le ministre Yacouba Zabré Gouba lance la mise en exploitation des infrastructures du projet “PEDECEL”

Tue, 11/08/2026 - 15:51

Le ministre de l'énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présidé la cérémonie officielle de mise en exploitation des infrastructures réalisées dans le cadre du Projet d'électrification et de développement des connexions à l'électricité (PEDECEL). L'évènement s'est tenu ce lundi 10 août 2026 à Réo, dans la région du Nando, en présence du ministre chargé de la justice, Edasso Rodrigue Bayala et du ministre délégué chargé des ressources animales, Dr Amadou Dicko. L'on note aussi la présence de la ministre déléguée auprès du ministère des Affaires étrangères, et du ministre secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara. Le PEDECEL bénéficie de l'appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID).

À travers ces nouveaux ouvrages, le gouvernement entend renforcer la couverture du réseau électrique, faciliter l'accès des ménages à l'électricité grâce à un mécanisme de paiement échelonné et soutenir le développement économique et social des territoires. La cérémonie officielle de mise en exploitation des infrastructures du PEDECEL a consacré ainsi l'entrée en service d'ouvrages destinés à améliorer durablement la desserte électrique des populations. Mis en œuvre par la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL), le PEDECEL s'inscrit dans la perspective de l'accès universel à l'électricité.

Accéder désormais à l'électricité à partir de 3000 francs CFA

Le projet vise notamment à étendre et densifier les réseaux de distribution, particulièrement dans les zones périurbaines et rurales, tout en renforçant les capacités opérationnelles de la société nationale d'électricité. Ainsi, le PEDECEL apporte une innovation majeure. Désormais, un ménage qui souhaite accéder au service peut commencer avec 3 000 francs CFA, au lieu de devoir mobiliser immédiatement environ 140 000 francs CFA. Le solde est ensuite payé progressivement par mensualités, sur une période pouvant aller jusqu'à trois ans.

Pour le ministre de l'énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, ce mécanisme apporte davantage de souplesse aux ménages et doit contribuer à améliorer sensiblement le taux d'électrification du pays

Le principe est de rendre l'électricité accessible aujourd'hui, tout en permettant au bénéficiaire de supporter progressivement le coût du raccordement. Cette facilité de paiement donne une dimension sociale aux investissements réalisés dans les réseaux. Les infrastructures ne sont plus seulement des ouvrages techniques. Mais elles deviennent un moyen de rapprocher concrètement le service public des ménages qui en étaient jusque-là éloignés.

Dans la cité de Réo, les effets du projet sont déjà mesurables. La ville a bénéficié de 70 kilomètres de lignes basse tension et de 78 foyers d'éclairage public solaire. Le nombre de postes de distribution publique est quant à lui, passé de 7 à 13. Ces infrastructures viennent renforcer un réseau appelé à accompagner non seulement les besoins domestiques, mais également les activités économiques et les services sociaux de base.

Pour le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo, la cérémonie marque ainsi bien plus qu'une simple réception d'ouvrages. Elle symbolise le passage de la phase de réalisation à celle du service concret rendu aux populations. « La mise en œuvre du PEDECEL produit déjà des résultats concrets », a-t-il relevé, avant de présenter le bilan enregistré à l'échelle du projet.

« 10 localités ont été mises sous tension, 19 684 ménages ont été raccordés, 33 kilomètres de lignes moyenne tension et 631 kilomètres de lignes basse tension ont été réalisées », Souleymane Ouédraogo, directeur général de la SONABEL

Le PEDECEL financé à plus de 76 milliards de francs CFA

À cela s'ajoutent la réalisation de 56 postes de distribution HTA/BT et de 500 foyers d'éclairage public solaire. À travers ces réalisations, le PEDECEL entend rapprocher davantage le service public de l'électricité des populations et renforcer la couverture du réseau de distribution.

Le PEDECEL couvre 65 communes urbaines et rurales réparties dans dix régions administratives du Burkina Faso. Son coût total est estimé à 76,526 milliards de francs CFA, pour une mise en œuvre qui doit se poursuivre jusqu'en décembre 2028, avec le concours financier du gouvernement burkinabè, de la Banque africaine de développement (BAD)et de la Banque islamique de développement (BID).

L'électricité contribue au fonctionnement des entreprises, au développement des activités génératrices de revenus, à l'amélioration des services sociaux de base et à l'émergence de nouvelles opportunités pour les jeunes et les femmes. Elle constitue également un levier important pour accompagner l'industrialisation recherchée par le Burkina Faso. Le ministre a par ailleurs insisté sur la portée de l'éclairage public.

Le ministre de l'énergie, Yacouba Gouba reçoit un présent symbolique offert par les fils et filles de Réo conformément aux coutumes et traditions de la localité

Les 78 foyers solaires installés à Réo ne constituent pas uniquement un dispositif d'éclairage urbain. Ils participent également, selon lui, à la lutte contre l'insécurité dans les centres urbains et périurbains. « Dès lors qu'il y a de l'électricité, c'est une vie qui démarre », a résumé Yacouba Zabré Gouba. Et avec l'éclairage public, souligne-t-il, c'est aussi un environnement plus sécurisé et davantage propice aux activités qui se crée.
Pour Sindi Issaka Zagré, président de la délégation spéciale de Réo, l'extension du réseau électrique constitue un levier important pour le développement de la commune et l'amélioration des conditions de vie des populations.

Une électricité stable et fiable devrait, selon lui, favoriser les activités économiques, contribuer à réduire les inégalités et améliorer le quotidien des habitants. Il salue également l'installation de foyers d'éclairage public dans la ville ainsi que les différentes activités connexes réalisées dans le cadre du projet. À cela s'ajoute l'innovation majeure dans l'accès aux services électriques, à travers le paiement différé des frais d'abonnement, qui devrait simplifier les démarches des usagers et renforcer l'inclusion financière.

Le président de la délégation spéciale de Réo, Sindi Issaka Zagré, a par ailleurs exprimé sa reconnaissance au ministre en charge de l'énergie pour sa présence, ainsi qu'à la SONABEL pour son expertise et son engagement dans la réalisation des travaux

Il a également salué l'accompagnement des partenaires techniques et financiers et l'implication des acteurs locaux, notamment les membres du comité de suivi et de gestion des plaintes. Tout en se réjouissant des avancées enregistrées, Sindi Issaka Zagré estime toutefois que le chemin reste à parcourir pour assurer une couverture électrique plus large de la commune. « De nombreuses zones de notre commune restent encore non couvertes », relève-t-il, plaidant ainsi pour une extension du réseau aux quartiers périphériques et aux zones rurales de Réo.

Il invite également les populations à continuer de respecter les consignes et à s'impliquer dans les actions de sensibilisation afin de faciliter la réalisation des futurs travaux. Convaincu que l'énergie constitue un levier essentiel du développement, il formule le vœu que cette nouvelle extension du réseau et les services qui l'accompagnent contribuent à apporter davantage de prospérité, de confort et d'opportunités à l'ensemble de la population de Réo.

Bako Badiou (à gauche) et Irénée Yelemou (à droite), bénéficient déjà des services d'électricité offerts à travers le PEDEL. Ils expriment leur gratitude aux autorités et sont satisfaits de la qualité du service

À Réo, la mise en exploitation des infrastructures du PEDECEL traduit donc une volonté de passer des investissements à leurs effets concrets sur le quotidien des populations. Pour la SONABEL, cette étape ouvre désormais la phase de l'exploitation effective des ouvrages et de leur intégration dans le patrimoine opérationnel de l'entreprise. Le directeur général a salué l'engagement du gouvernement, mais également l'accompagnement des autorités administratives, coutumières et religieuses, des populations, des partenaires financiers, des entreprises, des bureaux d'études et de contrôle ainsi que des équipes de la SONABEL et de l'unité de gestion du PEDECEL.

La cérémonie a également été ponctuée de plusieurs prestations artistiques, apportant une note festive et chaleureuse à ce rendez-vous consacré à l'accès à l'électricité. Des artistes ont animé les différentes séquences de l'événement, au grand plaisir des participants et des populations présentes.

Ces intermèdes culturels ont contribué à donner à la cérémonie une atmosphère conviviale, tout en mettant en valeur la richesse artistique locale

L'ambition affichée est désormais de faire en sorte que ces infrastructures tiennent toutes leurs promesses. C'est-à-dire, éclairer davantage les foyers, soutenir les activités économiques, renforcer les services sociaux, améliorer la sécurité et ouvrir de nouvelles perspectives de développement.

À Réo, le PEDECEL ne marque donc pas simplement l'achèvement d'un chantier. Il matérialise une étape supplémentaire dans la volonté de faire de l'électricité un service public plus proche, plus accessible et davantage au service du développement. Et pour les populations bénéficiaires, le changement pourrait tenir en un chiffre ; 3 000 francs CFA pour franchir désormais le premier pas vers l'électricité.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Forum humanitaire de l'AES : Le Premier ministre appelle à construire un modèle sahélien fondé sur la souveraineté et la résilience

Tue, 11/08/2026 - 12:51

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d'ouverture de la deuxième édition du Forum humanitaire de la Confédération des États du Sahel (AES), couplée à la deuxième réunion des ministres chargés du Genre de l'espace confédéral.

Réunissant des délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ces deux rencontres traduisent la volonté des États membres de renforcer leur coopération face aux défis humanitaires, tout en accordant une place centrale à la résilience des communautés et à l'autonomisation des femmes.

À l'ouverture des travaux, le Chef du Gouvernement a rendu hommage à la vision et au leadership des Chefs d'État de l'espace confédéral, engagés dans la consolidation d'une souveraineté fondée sur les réalités et les aspirations des peuples du Sahel. Le couplage du Forum humanitaire avec la réunion des ministres chargés du Genre s'inscrit, selon lui, dans cette dynamique et traduit une approche intégrée associant action humanitaire, relèvement, résilience, inclusion sociale et égalité de genre.

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Burkina : Le ministre chargé du commerce dénonce la spéculation et les hausses injustifiées des prix

Tue, 11/08/2026 - 12:25

Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge Poda, a animé, ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, une conférence de presse consacrée aux mesures de lutte contre la hausse des prix des produits de grande consommation.

Lefaso.net

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Décès de CISSE TINTO Moussa : Remerciements

Tue, 11/08/2026 - 09:30

Les grandes familles CISSE TINTO, OUEDRAOGO et GUIRO à Ouahigouya, Bobo Dioulasso, Ouagadougou, Mali et Côte d'Ivoire et États Unis ;

Les familles alliées TINTO, CONSIMBO, KAMBOU, KOUMSONGO, TRAORÉ, SEDEGO, SOBGO, SEMDE, SAWADOGO, OUELGO, KINDO, KEITA, NABALOUM et COULIBALY ;

La veuve SAWADOGO Sanata et ses enfants à Abidjan
Tiennent à exprimer leur profonde reconnaissance :
À la Directrice de Champy Meso Finance et son personnel,
Au Directeur Général de JINCHENG Moto SA et son personnel,
Aux voisins et jeunes du quartier Niénèta à Bobo Dioulasso
A toutes les personnes

Qui leur ont apporté réconfort, affection et soutien lors du rappel à Dieu de leur fils, frère, neveu, oncle, époux, parent, amis et beau-père,
CISSE TINTO Moussa
Précédemment à Abidjan, République de la Côte-d'Ivoire.

Décès survenu le Mardi 28 juillet 2026 à Ouagadougou.

L'inhumation à eu lieu le mercredi 29 juillet à Bobo Dioulasso.

Le Doua a eu lieu le 02 août 2026 au domicile familial sise à Niènèta

Dans cette épreuve douloureuse, de par vos prières, par vos paroles de réconfort, par vos visites, vous avez su adoucir notre chagrin et nous accompagner dans cette période difficile.

Puisse le Seigneur, dans sa grande miséricorde, répandre sur vous ses bénédictions, vous garder sous sa protection, vous récompenser abondamment et vous rendre au centuple tout l'amour et la bonté que vous nous avez témoignés.

Inna lillahi wa inna illayhi radjihounn.
A Allah nous appartenons et vers lui nous retournerons.

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Hausse des prix des produits : Le ministre Serge Poda appelle les consommateurs à refuser toute complicité

Tue, 11/08/2026 - 00:23

Le ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, Serge Poda, a animé, ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, une conférence de presse sur les mesures de lutte contre la hausse des prix des produits de grande consommation. Pour l'occasion, le ministre a appelé, d'une part les opérateurs économiques au strict respect de la règlementation en vigueur et à l'abandon des pratiques spéculatives et, d'autre part les consommateurs à jouer un rôle de veille et à ne surtout pas être complices des pratiques malveillantes.

La disponibilité des produits de grande consommation et la stabilité des prix constituent, rassure le ministre, l'une des priorités de l'action gouvernementale, en raison de leur impact direct sur le pouvoir d'achat des populations. « À ce titre, plusieurs mesures ont été prises et des actions menées par le gouvernement à travers le renforcement du dispositif juridique de régulation des prix, l'intensification des contrôles économiques, la surveillance accrue des circuits de distribution, la réglementation des prix de plusieurs produits de grande consommation ainsi que l'amélioration de la coordination entre les différentes structures de contrôle », présente Serge Poda, relevant qu'en dépit des efforts consentis par le gouvernement, il s'observe « avec regret », la persistance de tensions sur certains marchés.

« Des phénomènes de spéculation, de rétention de stocks et de hausse injustifiée des prix continuent d'être signalés, notamment pour les huiles alimentaires, le ciment, les motocycles, le savon, les œufs, le poisson et la viande de bœuf », cite le ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat.

Selon le conférencier, la surveillance périodique du marché révèle des prix supérieurs aux prix plafonds fixés par la réglementation. À titre illustratif, le ministre indique qu'au mois de juillet 2026, les hausses allant jusqu'à 18,33 % pour le sucre SOSUCO granulé, 16, 67% pour les œufs et plus de 16% pour le savon ont été constatées. « Pour les produits dont les prix ne sont pas fixés par voie réglementaire, comme la viande de bœuf et le poisson, ils ont également connu une tendance haussière, dépassant parfois 20% d'augmentation annuelle pour le cas du poisson chinchard. Ces variations s'expliquent non seulement par des facteurs externes, mais aussi par des facteurs internes. Concernant le poisson, il faut noter que la hausse des prix découle de la réduction de l'offre mondiale, de la forte consommation et des pratiques spéculatives des acteurs sur le marché du poisson. En ce qui concerne les motocycles, même avec la tendance baissière des prix en raison de l'amélioration de l'offre et des actions de contrôle, il faut noter que des motocycles restent toujours inaccessibles pour le citoyen lambda, au regard des pratiques spéculatives des acteurs. S'agissant du ciment, il est constaté une baisse de l'offre liée à des difficultés d'approvisionnement en clinker et à une forte demande de la population. À ces éléments explicatifs s'ajoutent les pratiques spéculatives de certains acteurs véreux profitant de cette situation. Quant à la viande de bœuf, la hausse du prix constatée ces trois dernières années résulte d'une faiblesse de l'offre nationale en bétail », détaille le ministre Poda.

Face à cette situation, dit le conférencier, le gouvernement a pris de nombreuses actions. Il s'agit de la déclaration des lieux de stockage rendue obligatoire pour éviter les pratiques clandestines à des fins de spéculation ; de l'intensification du contrôle des prix, des stocks et des lieux de stockage des produits de grande consommation ; de la suspension temporaire de l'exportation de certains produits comme le riz, le niébé, les céréales et le bétail sur pied ; de la conduite de l'opération spéciale de vente de certains produits de grande consommation à l'occasion du jeûne musulman, du carême chrétien et de ventes promotionnelles par la société d'État « Faso Yaar ». À ces actions s'ajoutent la réduction des délais de validité des autorisations spéciales d'importation de douze mois à six mois pour éviter les comportements opportunistes des importateurs ; la suspension de l'exportation de certaines matières premières afin de permettre aux unités industrielles de disposer de la matière première ; le renforcement du suivi de la production et des circuits de distribution du ciment pour rendre disponible le produit et lutter contre la spéculation.

La fixation des prix de vente de certains produits de grande consommation tels que le riz, les huiles alimentaires, le ciment, le poisson de production locale ; le renforcement de la régulation du secteur des cycles, motocycles et cyclomoteurs par l'instauration de l'agrément pour la fabrication/le montage, l'importation et la distribution des motocycles et leur soumission à autorisation spéciale d'importation pour mieux organiser le secteur et réguler le marché ; la nationalisation de la SOSUCO et la SN-CITEC ; le renforcement du dialogue entre les acteurs économiques et la partie gouvernementale ; l'information et la sensibilisation des commerçants et des consommateurs dans les différentes régions du pays sont autant d'actions entreprises par le gouvernement.

Des actions que l'autorité entend intensifier à travers des contrôles et des circuits de distribution ; l'assainissement des circuits de distribution par la réduction des intervenants de la chaîne de distribution ; le renforcement du maillage territorial au niveau des grands centres, des régions et des provinces en matière de contrôle. Il y a également l'amélioration de l'offre nationale grâce au développement de la production agricole et industrielle ; le renforcement des sanctions à l'encontre des contrevenants (fermetures des lieux de vente en apposant la mention ‘'fermé pour non-respect de la règlementation'', retrait de titre ou d'autorisation d'exercer) ; la réquisition des contrevenants pour la réalisation des travaux d'intérêt commun.

Le gouvernement prévoit, en outre, la commercialisation de certains produits à travers les points de vente des structures étatiques comme « Faso Yaar » et la SONAGESS en cas de persistance des perspectives ; la reconnaissance des acteurs exemplaires et patriotes dans leurs secteurs d'activité ; le renforcement de la collaboration avec les organisations de défense des droits des consommateurs ; la modernisation des outils de suivi des marchés et des contrôles par la digitalisation ; la possibilité de l'intervention de l'État dans la distribution de certains produits stratégiques.

Le gouvernement réitère l'appel aux acteurs économiques à faire preuve de responsabilité dans l'exercice de leurs activités, au strict respect de la règlementation en vigueur et à l'abandon des pratiques spéculatives.

« L'inflation a amorcé une tendance baissière, sinon, elle a stagné… »

Le gouvernement exhorte également les consommateurs à jouer un rôle de veille en ne se faisant pas complices des pratiques malveillantes. « Si vous êtes un consommateur, vous savez très bien qu'un prix est fixé, que nous travaillons toujours à lutter contre ceux qui fixent les prix de façon exagérée, et vous acceptez d'aller en connivence avec le commerçant, s'il vous donne une facture où il met le prix réglementé et derrière, vous acceptez de payer un prix supérieur, vous voulez qu'on fasse quoi ? Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ! Au contraire, vous devez non seulement refuser de payer à ce prix, ensuite collecter l'information et immédiatement la reporter avec tous les éléments, pour qu'à l'instant T, nous puissions faire une descente là-bas. Ou bien que nous passions par des consommateurs aussi, que nous-mêmes allons commissionner, pour aller faire le test et prendre ces commerçants véreux, la main dans le sac et les mater ! », réagit le ministre à une question posée sur fond de cas d'illustration.

Pour Serge Poda, il ne sert à rien de jouer le jeu malveillant avec le commerçant, pour ensuite entrer chez soi et appeler les émissions interactives pour se plaindre. Tant que des consommateurs continueront à entretenir cette situation, avise le ministre, il y aura toujours des opérateurs malveillants qui vont s'y adonner « parce que la situation devient normale, elle n'est plus anormale ».

« Il faut qu'à un certain niveau, il y ait un acteur qui dise ‘'non'', pour permettre aux actions du gouvernement qui sont engagées de pouvoir avoir des effets », interpelle-t-il.

Commentant subséquemment, le ministre explique qu'« en toute honnêteté, la tendance générale des prix des produits de grande consommation est baissière ».

« Quand vous prenez les statistiques au niveau du ministère de l'Industrie et du commerce, les statistiques sur l'inflation au niveau de l'INSD (Institut national de la statistique et de la démographie), et même les statistiques au niveau de la BCEAO, l'inflation a amorcé une tendance baissière, sinon, elle a stagné. Ce qu'il faut noter aussi, c'est que dans la durée, dans le temps, les prix des produits ne peuvent pas être statiques ; ils peuvent baisser, augmenter, en fonction de la situation internationale… », a-t-il démontré.

Sur une préoccupation relative à la hausse du prix du gasoil, intervenue il y a quelques heures, le patron du département de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, tout en reprenant en compte les motifs donnés par le président du Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures, rassure : « Nous ne souhaitons pas, et nous ne tolérerons pas, qu'un acteur s'adonne unilatéralement à une répercussion démesurée des prix de certaines prestations, du fait de l'augmentation légère du prix du gasoil. Sinon, il entrera dans le statut de ces opérateurs véreux qui s'adonnent à des spéculations inexpliquées, et donc, nous verrons pour pouvoir mater cela avec toute la rigueur ».

O.L. et Elysée Nikiéma
Lefaso.net

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Ouagadougou/Pollution de l'air : « Les concentrations de particules fines dans certaines zones dépassent largement les recommandations de l'OMS », alerte le lieutenant-colonel Idrissa Ouédraogo

Tue, 11/08/2026 - 00:17

Invisible mais omniprésente, la pollution atmosphérique représente aujourd'hui un défi majeur de santé publique. Dans le cadre du Programme de formation en épidémiologie de terrain (FETP), le lieutenant-colonel Idrissa Ouédraogo, inspecteur des eaux et forêts et expert en faune, a consacré ses recherches à l'évolution des concentrations des matières aérodynamiques PM2,5 et PM10 dans l'air à Ouagadougou. Son étude, menée à partir des données du système national de surveillance de la qualité de l'air, met en évidence des niveaux de pollution largement supérieurs aux recommandations nationales et à celles de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, il revient sur les principaux enseignements de ses travaux, leurs implications pour la santé publique et les actions à envisager pour améliorer la qualité de l'air que respirent les Ouagalais. Le lieutenant-colonel Idrissa Ouédraogo est inspecteur des eaux et forêts, expert en faune et chef de service des aménagements des aires de protection faunique à la Direction générale des eaux et forêts. Désormais certifié épidémiologiste de terrain de niveau intermédiaire, il œuvre également au renforcement de la surveillance des maladies à l'interface entre la santé humaine, animale et environnementale, conformément à l'approche « Une seule santé ».

Lefaso .net : Vous faites partie de la cohorte 2026 du Programme de formation en épidémiologie de terrain (FETP). Que représente cette formation dans votre parcours ?

Lieutenant-colonel Idrissa Ouédraogo : Avant d'intégrer la formation de niveau intermédiaire, j'intervenais déjà dans le Programme de formation en épidémiologie de terrain (FETP) en tant que mentor au niveau de la base. Cette expérience m'a permis de mesurer toute l'importance de ce programme dans le renforcement de la surveillance des maladies et de la réponse aux urgences sanitaires.

Dans le domaine de la faune, nous sommes de plus en plus confrontés à des maladies émergentes, dont plusieurs trouvent leur origine dans les interactions entre les animaux, l'environnement et l'homme. Il nous est donc apparu indispensable de renforcer nos compétences en épidémiologie afin de mieux contribuer à la mise en place d'un système efficace de surveillance des maladies au niveau de la faune. Lorsque cette opportunité de formation s'est présentée, je n'ai pas hésité à la saisir. Aujourd'hui, je suis convaincu qu'elle constitue un véritable atout pour améliorer la détection précoce des maladies animales et renforcer les mécanismes de prévention dans une approche intégrée de la santé.

Le lieutenant-colonel Idrissa Ouédraogo est inspecteur des eaux et forêts, expert en faune et chef de service des aménagements des aires de protection faunique à la Direction générale des eaux et forêts.

Pourquoi avoir choisi de travailler sur la pollution de l'air à Ouagadougou ?

Au départ, ce choix n'était pas arrêté. Dans le cadre de la formation, chaque participant devait identifier une problématique de santé publique à partir de données de surveillance disponibles, puis élaborer un protocole de recherche. En explorant différentes thématiques, nous nous sommes rapidement rendu compte que la pollution de l'air constituait un enjeu majeur de santé publique, mais qu'elle restait encore peu étudiée à partir des données nationales. Nous avons alors échangé avec le directeur du Laboratoire d'analyse de la qualité de l'environnement (LAQE), qui nous a indiqué que des données de surveillance existaient déjà et pouvaient être exploitées afin d'analyser l'évolution de la qualité de l'air à Ouagadougou.

C'est ainsi que nous avons orienté notre étude vers l'analyse de ces données, en nous intéressant plus particulièrement aux particules fines PM2,5 et PM10. Au regard de la littérature scientifique, ces particules sont reconnues comme étant parmi les polluants atmosphériques les plus nocifs pour la santé humaine. Elles sont associées à de nombreuses maladies respiratoires, cardiovasculaires et à d'autres affections chroniques. Il nous a donc semblé pertinent d'évaluer leur évolution afin de mieux comprendre le niveau d'exposition des populations.

Que sont les particules PM2,5 et PM10 et pourquoi sont-elles dangereuses ?

L'air que nous respirons est constitué d'un mélange de gaz et de particules en suspension. Parmi les gaz, on retrouve notamment le dioxyde de carbone (CO₂), le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre, l'ozone troposphérique ainsi que plusieurs composés organiques volatils. À côté de ces gaz, l'air contient également des particules solides extrêmement fines appelées particules aérodynamiques. Ces particules sont classées selon leur diamètre. Les PM10 correspondent à des particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres, tandis que les PM2,5 sont encore plus petites, avec un diamètre inférieur à 2,5 micromètres.

En raison de leur très faible taille, elles peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et atteindre les poumons, voire la circulation sanguine. Les nombreuses études scientifiques consultées dans le cadre de notre recherche montrent que ces particules sont impliquées dans plusieurs problèmes de santé, notamment les infections respiratoires, les maladies cardiovasculaires et cardio-respiratoires. Elles aggravent également l'état de santé des personnes souffrant déjà de maladies chroniques. C'est ce qui explique l'attention particulière accordée aujourd'hui aux PM2,5 et aux PM10 dans les politiques de surveillance de la qualité de l'air.

Comment avez-vous procédé pour mesurer la présence de ces particules dans l'air de Ouagadougou ?

Notre étude ne consistait pas à installer nous-mêmes des équipements de mesure. Nous nous sommes appuyés sur les données du système national de surveillance de la qualité de l'air mis en place par la direction du Laboratoire d'analyse de la qualité de l'environnement (LAQE). Ce dispositif repose sur plusieurs équipements spécialisés. Il y a notamment le DustTrak, un appareil portatif qui est installé sur un site précis afin de mesurer, en temps réel, les concentrations des différents polluants présents dans l'air. Le laboratoire expérimente également des capteurs EcoSmart, qui fonctionnent de manière continue.

Ces capteurs enregistrent les concentrations des différents polluants atmosphériques et transmettent automatiquement les données vers une plateforme de stockage, à partir de laquelle elles peuvent être extraites et analysées. Pour notre recherche, nous avons procédé à un échantillonnage raisonné. Les mesures disponibles n'étant pas réalisées de façon continuent sur tous les sites, nous avons retenu uniquement les stations où les données avaient été collectées pendant au moins deux années consécutives. Cette approche nous a permis d'étudier l'évolution des concentrations dans le temps.

Les concentrations moyennes journalières des PM10 à Kossodo et au rond-point de la Patte d'oie de 2023 et 2024 en fonction des seuils nationaux et OMS.

Nous avons également choisi des sites présentant des caractéristiques différentes afin de comparer l'influence de plusieurs facteurs environnementaux. Ainsi, le rond-point de la Patte d'oie représentait une zone fortement soumise au trafic routier, Kossodo une zone à forte activité industrielle, tandis que le Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo constituait un site moins directement exposé à ces sources de pollution. Cette diversité nous a permis de mieux apprécier les variations spatiales des concentrations de particules fines.

Les niveaux de pollution observés à Ouagadougou sont-ils préoccupants ?

Oui, les résultats obtenus sont préoccupants. À partir des données recueillies, nous avons réalisé plusieurs représentations graphiques afin d'observer l'évolution des concentrations des particules fines selon les périodes et les différents sites de mesure. Les analyses montrent clairement que les niveaux enregistrés à Ouagadougou dépassent largement les valeurs recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et, dans certains cas, les normes nationales existantes. Pour les PM2,5, l'OMS recommande une concentration journalière ne dépassant pas 15 microgrammes par mètre cube d'air.

Or, au cours de certaines campagnes de mesure, nous avons enregistré des concentrations pouvant atteindre près de 600 microgrammes par mètre cube, soit plusieurs dizaines de fois la valeur recommandée. S'agissant des PM10, la recommandation de l'OMS est fixée à 45 microgrammes par mètre cube, tandis que la réglementation nationale prévoit une limite de 300 microgrammes par mètre cube. Pourtant, certaines mesures effectuées à Ouagadougou ont dépassé 1 000 microgrammes par mètre cube.

Ces résultats montrent que les habitants de la capitale sont régulièrement exposés à des concentrations élevées de particules fines. Il convient toutefois de replacer ces données dans leur contexte. Le Burkina Faso est un pays sahélien fortement influencé par les poussières désertiques provenant du Sahara, notamment pendant certaines périodes de l'année. Cette situation naturelle contribue à augmenter les concentrations de particules dans l'air. Néanmoins, les activités humaines, en particulier le trafic routier, les émissions industrielles et d'autres sources de pollution urbaine, viennent accentuer ce phénomène. C'est l'ensemble de ces facteurs qui explique les niveaux observés dans notre étude.

Quelles catégories de personnes sont les plus exposées ?

Toutes les personnes qui vivent à Ouagadougou respirent cet air et sont donc concernées par cette pollution. Cependant, certaines catégories de la population présentent une vulnérabilité beaucoup plus importante. Les jeunes enfants figurent parmi les plus exposés. Leur organisme est encore en développement et leurs systèmes respiratoire et cardiovasculaire demeurent particulièrement sensibles aux effets des particules fines. Une exposition prolongée peut avoir des conséquences importantes sur leur santé. Les personnes âgées constituent également un groupe à risque.

Avec l'âge, les capacités de l'organisme à faire face aux agressions extérieures diminuent, ce qui augmente la sensibilité aux effets de la pollution atmosphérique. Enfin, les personnes vivant avec des maladies chroniques, notamment les maladies respiratoires ou cardiovasculaires, sont particulièrement vulnérables. Chez elles, l'inhalation de fortes concentrations de particules fines peut aggraver l'évolution de la maladie, provoquer des complications ou entraîner des épisodes aigus nécessitant une prise en charge médicale.

C'est pourquoi la surveillance de la qualité de l'air représente un véritable enjeu de santé publique. Elle permet non seulement d'informer les populations, mais aussi de mieux protéger les personnes les plus fragiles face aux risques liés à la pollution atmosphérique.

Votre recherche fait-elle des recommandations ou propose des solutions pour permettre de réduire cette pollution de l'air ? Au niveau individuel, que peut faire chacun pour participer à réduire cette pollution ?

Il n'existe malheureusement pas de solution miracle pour éliminer la pollution de l'air. L'air est un élément en mouvement permanent ; on ne peut pas l'arrêter pour le dépolluer avant de le remettre en circulation. La meilleure stratégie consiste donc à agir sur les sources de pollution et à modifier nos comportements afin de réduire les émissions de polluants dans l'atmosphère.

Notre étude formule plusieurs recommandations. La première est de renforcer le couvert végétal dans la ville de Ouagadougou. Nous avons constaté que les sites les plus végétalisés présentaient généralement des concentrations de particules fines plus faibles. Les arbres jouent un rôle important en limitant la dispersion des poussières et en améliorant la qualité de l'air.

Nous recommandons également aux autorités de poursuivre les actions visant à réduire les émissions liées au trafic routier, notamment en renforçant le contrôle des véhicules les plus polluants et en encourageant des modes de transport plus durables. Au niveau individuel, chacun peut aussi contribuer à améliorer la qualité de l'air. Nous encourageons les populations à privilégier, lorsque cela est possible, les transports en commun, le covoiturage ou les déplacements non-motorisés afin de limiter le nombre de véhicules en circulation.

Notre étude montre d'ailleurs que le rond-point de la Patte d'Oie enregistre les concentrations les plus élevées parmi les sites étudiés. Cette situation s'explique principalement par l'intensité du trafic routier, mais aussi par le faible couvert végétal dans cette zone. Ces observations confirment l'importance de conjuguer les efforts de végétalisation et de réduction des émissions pour améliorer durablement la qualité de l'air. En définitive, la lutte contre la pollution atmosphérique est une responsabilité collective. Les pouvoirs publics, les collectivités, les entreprises et chaque citoyen ont un rôle à jouer pour préserver un air plus sain.

« Les résultats mettent en évidence une pollution atmosphérique préoccupante, caractérisée par des concentrations élevées, des variations spatio-temporelles marquées et une non-conformité généralisée aux lignes directrices de l'Organisation mondiale de la santé ».

Après cette recherche, quelles sont vos perspectives de recherche ou d'actions dans le sens de la pollution de l'air ?

Cette étude constitue une première étape. Elle nous a permis de décrire les niveaux de pollution atmosphérique à Ouagadougou et d'identifier les principaux sites où les concentrations de particules fines sont les plus élevées. La suite logique consiste désormais à mieux mesurer les conséquences sanitaires de cette exposition. Notre principale perspective est d'établir une corrélation entre les concentrations de PM2,5 et PM10 et les données relatives aux maladies respiratoires enregistrées dans les formations sanitaires de Ouagadougou. Les connaissances scientifiques montrent déjà que ces particules fines favorisent les infections respiratoires et aggravent les maladies cardio-respiratoires, en particulier chez les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec des maladies chroniques.

Toutefois, il est important de disposer de données locales afin de mieux quantifier cet impact dans le contexte burkinabè. Nous souhaitons donc approfondir cette recherche en analysant les données sanitaires disponibles afin d'évaluer le lien entre les épisodes de forte pollution atmosphérique et l'évolution des maladies respiratoires dans la capitale. Ces résultats pourraient constituer une base scientifique utile pour orienter les politiques publiques de prévention et de protection de la santé des populations.

Avez-vous un message à adresser aux habitants de la ville de Ouagadougou sur la qualité de l'air qu'ils respirent ?

J'aimerais rappeler que l'air est une ressource vitale. Nous respirons chaque jour sans toujours prêter attention à sa qualité, alors qu'elle influence directement notre santé et notre bien-être. La pollution atmosphérique favorise de nombreuses maladies, notamment les affections respiratoires et cardio-respiratoires. Ses effets sont particulièrement préoccupants chez les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec des maladies chroniques. Il est donc essentiel que chacun prenne conscience de cet enjeu. Au-delà des actions attendues des pouvoirs publics, chaque citoyen peut contribuer à améliorer la qualité de l'air. Planter des arbres, préserver les espaces verts, privilégier les transports en commun lorsque cela est possible et adopter des comportements plus respectueux de l'environnement sont autant de gestes qui participent à réduire les émissions de particules fines.

Je lance donc un appel à tous les habitants de Ouagadougou : faisons de la lutte contre la pollution atmosphérique une responsabilité collective. En agissant ensemble, nous pouvons contribuer à offrir aux générations actuelles et futures un environnement plus sain et un air de meilleure qualité à respirer.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

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