La direction du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) s’est dite consternée par l’abattage, samedi 18 juillet, d’un gorille de Grauer dans le village de Musisi, au territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu. Dans un communiqué publié, lundi 20 juillet, le PNKB qualifie cet acte d’atteinte grave à ce patrimoine naturel national et réaffirme son engagement à protéger la faune sauvage de cette aire protégée.
Revue de presse du mardi 21 juillet 2026
L’annonce du Dialogue national inclusif et les réactions qu’elle suscite continuent de faire l’actualité dans la presse parue ce mardi 21 juillet.
Le général Eddy Kapend, commandant de la 22ᵉ Région militaire, a ordonné le week‑end dernier le retrait des militaires du site minier de Kisankala (province du Lualaba). Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’interdiction formelle de la présence des forces armées sur les sites miniers, rappelée par le gouvernement.
Face aux incendies récurrents qui ravagent plusieurs quartiers de Bukavu, l’ONG Appui aux femmes démunies et enfants marginalisés (AFEDEM), avec l’appui de Start Network, a organisé une formation de deux jours pour 60 relais communautaires de la zone de santé d’Ibanda.
Après plusieurs mois d’accalmie, les jeunes délinquants connus sous le nom de Zabalo ont refait surface dans le quartier Masengu Kanyinda, commune de Diulu à Mbuji‑Mayi. Leur retour ravive la peur des habitants, particulièrement des femmes revenant du marché, souvent ciblées pour le vol de sacs, téléphones et autres biens.
À la tombée de la nuit, les Zabalo occupent certaines rues. Les victimes ciblées : femmes, jeunes filles, personnes âgées et passants porteurs d’objets de valeur.
Plus d’une centaine de ménages déplacés et de familles d’accueil ont reçu depuis vendredi des semences agricoles à Lubero‑Centre, grâce à un projet financé par le Fonds humanitaire de la RDC. Cette initiative vise à relancer les activités agricoles et à renforcer la sécurité alimentaire des populations affectées par les violences.
Lors d’une rencontre avec les responsables des sociétés de gardiennage à Lubumbashi, le commissaire provincial de la police du Haut‑Katanga, le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba, a rappelé le cadre légal régissant les activités des sociétés privées de sécurité en RDC.
La 23ᵉ édition de la Coupe du monde de football, disputée aux États‑Unis, au Canada et au Mexique, a marqué un tournant : pour la première fois, 10 nations africaines étaient présentes, et 9 d’entre elles ont franchi le premier tour.
A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), un conducteur de taxi-moto communément appelé « zémidjan », a été condamné à une peine de 10 ans de prison dont 7 ferme. Il est reconnu coupable pour viol sur une fille mineure âgée de 10 ans.
Un taxi-moto condamné par la CRIET pour une affaire de viol sur mineure. Le mis en cause selon l'Institut national de la femme (INF), a abusé sexuellement d'une fillette de 10 ans.
Les faits, selon l'INF, remontent au 10 juin 2025 à Ekè, dans la commune de Sèmè-Podji. La victime, envoyée par sa mère pour acheter de la farine, croise sur son chemin le nommé E. S, un voisin de quartier très connu. Ce dernier, abuse de cette proximité, et la conduit dans sa chambre, puis commet l'irréparable avec elle.
Une procédure judiciaire a été ouverte, et le prévenu fut condamné en janvier, à une peine de 10 ans de prison dont 7 ferme. Il doit aussi payer une amende de 1 million de francs CFA, 500 000 francs CFA de dommages et intérêts à la victime, et le franc symbolique pour l'INF.
Espérant une réduction de sa peine, le prévenu interjette appel de cette décision. La chambre d'appel de la CRIET, lors d'une audience le 20 mai 2026, confirme la décision en première instance en toutes ses dispositions.
F. A. A.
La sixième édition du Championnat national scolaire a pris fin samedi 18 juillet à Grand-Popo, au terme de plusieurs jours de compétitions.
L'édition 2026 du Championnat national scolaire a notamment été marquée par la distribution, pour la première fois, de chaussures de sport adaptées aux différentes disciplines pratiquées.
Organisée par le ministère des Sports et de l'Engagement civique, à travers l'Office Béninois du Sport Scolaire et Universitaire (OBSSU), la compétition est présentée comme un cadre de détection des jeunes talents et de préparation des futures sélections nationales.
Autre moment fort de la manifestation, la participation des sélections nationales féminines U17 et U20, invitées d'honneur. Plusieurs de ces joueuses sont issues des classes sportives mises en place dans les établissements scolaires. Leur présence a suscité un vif enthousiasme parmi les élèves, à quelques semaines de la participation historique des Amazones U20 à la Coupe du monde féminine de la FIFA.
« Je suis particulièrement heureux que cette cérémonie se déroule en présence de nos Amazones U20, qui représenteront prochainement le Bénin à la Coupe du monde féminine de football U20 de la FIFA. Leur parcours est une preuve éclatante que le talent, lorsqu'il est accompagné par le travail, la discipline et la persévérance, peut conduire des terrains de nos écoles jusqu'aux plus grandes compétitions internationales », a déclaré le ministre des Sports et de l'Engagement civique, Benoît Dato.
Le ministre a également adressé un message d'encouragement aux jeunes sportifs. « Le Chef de l'État et son Gouvernement comptent sur vous. Vous êtes la relève. Rien ne vous manquera », a-t-il assuré.
Depuis son lancement, le Championnat national scolaire enregistre une progression constante de ses effectifs. Après 864 participants en 2022, puis 1.080 en 2024, la compétition a atteint cette année le seuil record de 1.488 élèves-athlètes.
M. M.
La Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) a condamné, vendredi 17 juillet 2026, un ancien comptable du Centre de santé de la Police républicaine à cinq ans de prison ferme pour détournement de deniers publics.
Reconnu coupable d'avoir détourné plus de 43 millions de francs CFA au préjudice de l'Etat, un ancien comptable du Centre de santé de la Police républicaine a été condamné à 5 ans d'emprisonnement ferme par la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET).
Le jugement a été rendu, vendredi 17 juillet 2026, selon Libre-express. Les investigations ont établi qu'une somme de plus de 43 millions de francs CFA avait été soustraite des caisses publiques de la structure sanitaire.
Au cours du procès, le ministère public avait défendu la thèse d'un détournement caractérisé et requis une peine plus sévère à l'encontre du prévenu.
Après examen des faits et des éléments versés au dossier, la juridiction spécialisée a retenu la culpabilité de l'ancien comptable.
M. M.
Le quartier Zongo, dans la ville de Glazoué, département des Collines, a été le théâtre d'un incendie ravageur dans la matinée de ce lundi 20 juillet 2026. Aucune perte en vie humaine n'est à déplorer, mais des blessés et d'importants dégâts matériels sont enregistrés.
Incendie à Zongo, un quartier de Glazoué, dans la matinée de ce lundi 20 juillet 2026. Les flammes selon nos sources, se sont déclarées peu avant 8 heures, et ont embrasé plusieurs installations électriques, des ateliers d'artisans, une boutique de prêt-à-porter ainsi que plusieurs habitations.
Le bilan humain fait état de deux blessés dont un cas grave, pris en charge dans un hôpital. Les causes de l'incendie ne sont pas encore identifiées. Selon l'Agence de béninoise de protection civile (ABPC), des bidons d'essence frelatés entassés dans un entrepôt serait à l'origine du drame. Une enquête devrait être ouvrir pour situer les responsabilités et faire la lumière sur cet drame qui a plongé les populations dans la stupeur et le désarroi en ce début de semaine.
F. A. A.
Invité du Grand format de Bip radio, dimanche 19 juillet 2026, Luc Gnacadja a dévoilé l'un des marqueurs de son projet de ville : faire de l'eau, longtemps perçue comme une menace à Cotonou, un atout majeur pour le développement et l'adaptation.
« Cotonou est née aux confluences de l'eau, (...) c'est la ville au rivage de l'eau. Cette confluence a créé des vulnérabilités. Ces vulnérabilités ont certainement amené les populations à la nommer "Coutonou", la ville au rivage de la mort. J'ai l'ambition d'en faire, sans lui changer de nom, "Guétonou" ». C'est par cette formule que le maire Luc Gnacadja a présenté sa vision pour la ville de Cotonou, dimanche 19 juillet 2026, lors de l'entretien Grand format de Bip radio.
Selon les explications du maire de Cotonou, les politiques urbaines ont longtemps été guidées par une volonté de combattre l'eau, alors que l'histoire montre les limites d'une telle approche. « Nous n'allons pas combattre l'eau. L'histoire nous enseigne qu'on n'a jamais gagné contre l'eau. Nous avons été dans une sorte de réflexe défensif par rapport à l'eau. Moi, je voudrais que nous fassions de l'eau un partenaire, un outil, une alliée de croissance et de résilience », a expliqué Luc Gnacadja.
Pour le maire, Cotonou est une ville lacustre. Sur ses 165 quartiers, près d'un tiers comprend des habitats lacustres et « en toute saison, on a près de 12 000 maisons qui sont dans l'eau ». « Ceux qui ont les pieds dans l'eau en toute saison » sont des Cotonois légitimes ; il faudra donc « construire aussi la ville pour eux ».
« Quand nous avons compris cela, nous allons gouverner la ville autrement. Nous allons investir dans nos aménagements autrement. Nous allons prévenir et maintenir les infrastructures naturelles de l'eau autrement », a ajouté le maire.
Agir autrement ...
Cette vision doit aussi se traduire par des décisions concrètes, selon l'édile de Cotonou. Dès son arrivée à la tête de la mairie, les prévisions météorologiques annonçant une saison des pluies précoce l'ont conduit à modifier le calendrier des travaux d'assainissement. « Ma première sortie en février a été de changer le programme de curage. Il était prévu comme d'habitude, un peu plus tard. Nous avons entrepris de curer les caniveaux plus tôt ». Pour illustrer l'impact de cette décision, Luc Gnacadja évoque les fortes précipitations enregistrées le 7 mars. « C'était pratiquement un mois de pluie en une journée. Mais deux heures après, dans la plupart des zones pavées et aménagées, l'eau était partie parce que les caniveaux étaient en état de rendre leur service. C'est cela, le changement que je veux », a indiqué le maire.
Luc Gnacadja entend aussi transformer le fonctionnement de l'administration afin d'anticiper les risques plutôt que d'y répondre dans l'urgence. Il affirme avoir engagé, durant les cent premiers jours de son mandat, un travail d'identification des dysfonctionnements qui ralentissent l'action publique.
Le maire a rappelé que la résilience de Cotonou dépend aussi du comportement des habitants. Selon lui, les déchets ménagers et les gravats déversés dans les caniveaux réduisent les capacités d'écoulement des eaux et aggravent les inondations.
Marc MENSAH