Le mois de mars, dédié à la promotion des droits des femmes, s’est clôturé lundi 30 mars. Dans la ville de Beni, les organisations de personnes vivant avec handicap se disent satisfaites de l’intégration graduelle de leurs membres dans la communauté et de la reconnaissance de leurs droits. Toutefois, elles recommandent que le gouvernement priorise également la scolarisation des filles et femmes vivant avec handicap.
Les délégations du gouvernement congolais et des rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda, vont se retrouver le 9 avril prochain au Qatar, a rapporté mardi 1er avril la télévision française France 24.
L’objectif de la rencontre, selon ce média, est d’entamer des négociations directes entre Kinshasa et la rébellion en vue de trouver une issue à la guerre qui endeuille les populations de l’Est de la RDC et qui a contraint des millions de personnes à l’errance.
Plusieurs centaines de policiers ayant fui les affrontements dans leurs zones d’affectation se sont retrouvés à Uvira, siège provisoire des institutions de la province du Sud-Kivu. Logés au commissariat urbain de la Police nationale congolaise (PNC) à Uvira, ces policiers mènent une vie difficile, étant impayés depuis deux mois.
Revue de presse de mercredi 2 avril 2025
Deux sujets ont retenu l’attention des journaux parus ce mercredi 2 avril à Kinshasa : le décès tragique d’un policier de la circulation qui impliquerait la garde de la Première ministre, et la poursuite des consultations politiques.
Après la tragédie de Kočani et d'autres catastrophes meurtrières qui ont endeuillé la Macédoine du Nord, l'initiative citoyenne « Qui sera le suivant ? » réclame justice et manifeste la même défiance envers le pouvoir qu'envers l'opposition. C'est le système qu'elle veut changer.
- Articles / Radio Slobodna Evropa, Macédoine du Nord, Défense, police et justice, Société
Face aux violations massives des droits humains dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment les exécutions sommaires, violences sexuelles et enrôlements forcés d’enfants, l’ONU a appelé, mardi 1er avril, la communauté internationale à une réponse immédiate et coordonnée.
Le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, s'est adressé à la nation à travers un discours diffusé sur la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), ce mardi 1er avril 2025. Cette allocution a marqué le début du 2e trimestre de l'année et a été l'occasion pour le chef de l'État de faire un bilan du 1er trimestre tout en esquissant les perspectives. À l'issue de la montée des couleurs, le président du Faso a ainsi, rendu hommage aux forces combattantes, dénoncé l'impérialisme, et appelé à la vigilance sur le plan sécuritaire. « Nous sommes bien en révolution progressiste populaire », a entre autres annoncé le chef de l'État. L'intégralité de son discours ci-dessous.
Camarades,
Nous sommes le 1er avril, qui marque le début du deuxième trimestre de l'année 2025 et bien sûr la fin du premier trimestre. Je suppose que tous les chefs de bureau, chefs de service ont pu faire le bilan de ce premier trimestre et aussi se donner des perspectives pour le deuxième trimestre.
En tout état de cause, l'idée est de se sacrifier, de toujours donner le meilleur de soi-même pour le bonheur de notre peuple. J'invite tout un chacun à pouvoir se tracer de nouvelles lignes, donner le meilleur de soi-même tant au service mais aussi dans la vie courante pour que notre patrie puisse continuer de rayonner. Quant aux différentes forces combattantes sur le terrain, je tiens à leur rendre hommage ici pour l'exceptionnel travail qui a été fait tout le long du trimestre passé.
Nous avons pu progresser significativement sur le terrain, nous avons pu reconquérir des zones qui étaient sous emprise terroriste il y a 4-5 ans de cela. Nous avons pu libérer ces zones. D'autres zones sont en phase de consolidation actuellement, ce qui est donc un progrès très significatif.
Mais, il faut aussi appeler les autres forces dans les zones qui sont dans une relative accalmie à la vigilance et aux guets permanents parce que la perfidie de l'ennemi fait que lorsqu'on baisse l'attention, on peut souvent prendre des coups. J'invite donc tous ceux qui sont en posture de sécurité relative de pouvoir toujours être vigilants et ne pas se faire surprendre. Et aux autres forces vives de la nation, je les invite toutes à redoubler d'ardeur pour que 2025 soit une année couronnée de succès à tous les niveaux.
Et à la masse populaire, j'invite les gens à la vigilance parce qu'aujourd'hui, plus que jamais, les apatrides, les ennemis de la Nation sont très actifs. Du côté de la lagune, ils sont réunis depuis plusieurs jours. Leur objectif, c'est de faire vivre au Burkina Faso les événements tragiques de 1987, oubliant que les époques ont changé.
Et nous sommes sur le pied de guerre. Nous les attendons de pied ferme, leurs mercenaires et leurs actions. Et je tiens à le dire, nous serons impitoyables !
Ils peuvent continuer à rêver, mais le Burkina Faso va poursuivre. Et c'est pourquoi, depuis Ziniaré, la dernière fois, j'invitais chacun à être très vigilant, à ne pas céder à la manipulation. Comme vous pouvez le constater, leur action se résume à la désinformation, la manipulation, la subversion.
Restons sereins sur notre objectif et ne pas nous laisser détourner, parce que nous serons aussi sans état d'âme pour ceux qui vont se laisser manipuler.
Seuls ceux qui sont cupides, ceux qui veulent tout pour eux-mêmes, peuvent se faire manipuler par les apatrides.
Restons concentrés et s'il faut qu'on le dise haut et fort ici, nous ne sommes pas dans une démocratie. Nous sommes bien en révolution progressiste populaire. Il faut que tout le monde comprenne cela. Et c'est d'ailleurs plus étonnant que ceux-là qui sont censés être les intellectuels, qui ont fait l'école, peuvent imaginer qu'un pays peut se développer dans la démocratie. C'est faux ! Qu'on nous cite un seul pays qui s'est développé dans la démocratie, ce n'est pas possible. La démocratie n'est que l'aboutissement. On passe forcément par une révolution et nous sommes bel et bien en révolution. Ceux qui ne l'avaient pas compris, on le dit encore haut et fort. Il faut que tout le monde incorpore cela et notre rôle de communiquer, d'expliquer, de faire comprendre ce que c'est-ce que notre révolution, nous allons continuer à le jouer.
Donc, cette question de démocratie ou de libertinage d'action ou d'expression, n'a pas sa place. Je l'ai dit une fois, autant que vous pensez que vous êtes libre de parler et d'agir, l'autre est libre de parler et d'agir également. Et là, nous déboucherons à une société de désordre.
Et comme d'ailleurs nous sommes en pleine célébration des journées d'engagement patriotique et de participation citoyenne, dont le thème est « l'ordre et la discipline ». On ne fait pas de révolution dans le désordre, c'est impossible. Et nous allons faire régner l'ordre et la discipline pour que nous puissions progresser. Parce que les réformes sociales, économiques, politiques, idéologiques ont besoin d'ordre et de discipline. Et chacun a son rôle à jouer.
Appropriez-vous donc la révolution parce que beaucoup de gens, depuis deux ans maintenant, ont embarqué dans le bateau par opportunisme. Nous sommes en train de surfer sur des vagues géantes. Nous sommes dans la tempête, nous sommes dans des vents de face très forts. Et ces gens-là ne pourront jamais rester dans la barque. Au fur et à mesure, ils vont tomber à l'eau et vous les verrez. Mais nous allons poursuivre parce que notre objectif, c'est de trouver les eaux calmes et de pouvoir naviguer paisiblement. Lorsqu'on va quitter la tempête, sur les eaux calmes, je pense que nous allons surfer sans problème.
Donc, j'invite tout le monde à la vigilance parce que l'ennemi sait recruter et il recrute encore des traîtres. Pas plus qu'il y a quelques jours, des traîtres ont été arrêtés ; et qui j'appelle traîtres : ce sont ceux-là qui sont parmi nous, qui continuent de travailler, d'être des agents pour des ambassades des pays impérialistes implantées au Burkina Faso. Certains ont été arrêtés et nous poursuivrons pour démasquer d'autres.
Ils sont là dans notre administration ; ils sont là dans les organisations de sociétés civiles ; ils sont là dans les organisations politiques et ils manipulent les autres pour les amener sur des chemins contraires au progrès de notre Patrie. Et c'est lorsqu'on les arrête qu'on se rend compte qu'ils sont effectivement des agents de ces pays impérialistes. Restons vigilants parce que notre révolution ne plaît pas à beaucoup de personnes !
Ces valets locaux et ces sous-préfets qui sont là à exécuter les ordres de leur maître, croyant pouvoir mettre fin à notre révolution, qu'ils comprennent que nous avons pris toutes les mesures et je le dis une fois de plus, nous serons impitoyables et sans état d'âme face à ceux-là qui pensent pouvoir se mettre au travers du développement de notre Patrie. Nous allons poursuivre notre révolution.
Nous allons développer nos infrastructures dans les secteurs de la santé, de l'éducation, et des routes. Nous allons développer notre industrie, transformer ce que nous voulons et consommer ce que nous avons transformé.
Camardes,
Restons concentrés, restons vigilants, traçons-nous des sillons pour le trimestre à venir et pour la suite de l'année et nous resterons sur ce chemin de la victoire. Nous continuerons de combattre sur le terrain, à reconquérir nos différentes zones. Je puis vous assurer que le progrès qui est fait, les terrains reconquis au cours de ce premier trimestre sont d'ordre stratégique et cela nous a permis d'aller nous implanter jusqu'à la frontière. Et ça, c'est très remarquable. Nous allons poursuivre dans ce sens, zone par zone, étape par étape, pour nettoyer le territoire et reconquérir l'entièreté de notre pays.
Je vous souhaite donc très bonne chance, bonne semaine, un bon trimestre. Et soyez ceux-là aussi qui véhiculent notre idéologie au sein de la masse populaire.
Dieu bénisse notre chère Patrie !
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons
Dans une adresse à la nation diffusée sur la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) ce mardi 1er avril 2025, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a appelé le peuple burkinabè à s'approprier pleinement la révolution en cours. Il a dénoncé l'opportunisme de certaines personnes qui, selon lui, ont embarqué dans le processus sans véritable engagement. « Beaucoup de gens, depuis deux ans maintenant, ont embarqué dans le bateau par opportunisme », a-t-il affirmé, avant d'illustrer la situation par une métaphore maritime.
« Nous sommes en train de surfer sur des vagues géantes. Nous sommes dans la tempête, nous sommes dans des vents de face très forts. Et ces gens-là ne pourront jamais rester dans la barque. Au fur et à mesure, ils vont tomber à l'eau et vous les verrez », a confié le président du Faso. Toutefois, il a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte jusqu'à ce que la stabilité soit atteinte : « Notre objectif, c'est de trouver les eaux calmes et de pouvoir naviguer paisiblement ».
Le chef de l'État a également mis en garde contre les actions de l'ennemi, qui continue, selon lui, de recruter des traîtres au sein de la nation. « Pas plus qu'il y a quelques jours, des traîtres ont été arrêtés », a-t-il déclaré, précisant que ces individus sont souvent des agents à la solde de puissances étrangères. Il a dénoncé leur infiltration dans différents secteurs : « Ils sont là dans notre administration ; ils sont là dans les organisations de sociétés civiles ; ils sont là dans les organisations politiques et ils manipulent les autres pour les amener sur des chemins contraires au progrès de notre Patrie ».
Le président a insisté sur la nécessité d'une vigilance accrue, affirmant que la révolution en cours, dérange de nombreux acteurs extérieurs et leurs relais locaux. « Notre révolution ne plaît pas à beaucoup de personnes ! ». Il a par conséquent averti que le gouvernement ne fera preuve d'aucune clémence envers ceux qui complotent contre le pays. « Nous avons pris toutes les mesures et je le dis une fois de plus, nous serons impitoyables et sans état d'âme face à ceux-là qui pensent pouvoir se mettre au travers du développement de notre Patrie ».
En tout état de cause, le Capitaine Ibrahim Traoré a réaffirmé son engagement à mener la révolution jusqu'à son terme, malgré les oppositions et les turbulences.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a exhorté chaque Burkinabè sur la nécessité du sacrifice et du dépassement de soi. C'était lors de son allocution diffusée sur la RTB, ce mardi 1er avril 2025. « L'idée est de se sacrifier, de toujours donner le meilleur de soi-même pour le bonheur de notre peuple ». Il a ainsi invité tous les citoyens à adopter une nouvelle dynamique de travail et d'engagement, tant dans leurs fonctions que dans leur vie quotidienne, afin de contribuer à l'épanouissement de la nation.
Le chef de l'État a également rendu un hommage appuyé aux forces combattantes engagées sur le terrain, saluant leur bravoure et leur efficacité. « Je tiens à leur rendre hommage ici pour l'exceptionnel travail qui a été fait tout le long du trimestre passé », a-t-il déclaré. Il a souligné les avancées significatives enregistrées dans la lutte contre le terrorisme, notamment la reconquête de zones qui étaient sous emprise ennemie depuis plusieurs années. « Nous avons pu progresser significativement sur le terrain, nous avons pu reconquérir des zones qui étaient sous emprise terroriste il y a entre 4 et 5 ans de cela. Nous avons pu libérer ces zones », a présenté le président du Faso.
Cependant, il a tenu à rappeler que la vigilance restait de mise, même dans les zones où la situation semble plus calme. Il a mis en garde contre la menace persistante de l'ennemi, qui pourrait surprendre. « La perfidie de l'ennemi fait que lorsqu'on baisse l'attention, on peut souvent prendre des coups », a-t-il alerté. Il a donc exhorté toutes les forces de défense et de sécurité à maintenir un état d'alerte permanent et à ne jamais se laisser surprendre.
Le Capitaine Ibrahim Traoré a de ce fait, lancé un appel aux forces vives du pays, les encourageant à redoubler d'efforts pour que l'année 2025 soit marquée par des succès dans tous les domaines. « Je les invite toutes à redoubler d'ardeur pour que 2025 soit une année couronnée de succès à tous les niveaux ».
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Inaugurée en novembre 2024, la crèche de l'université Norbert Zongo de Koudougou a accueilli ses premiers pensionnaires en février 2025. Réalisé par la Fondation Go Paga, grâce à l'appui financier de Coris Bank International, l'établissement est un véritable exutoire pour les étudiantes mères. Longtemps confrontées à l'absence d'une crèche, nombre d'entre elles étaient contraintes d'amener leurs enfants en classe pendant les cours.
Lundi 24 mars 2025. Il est 16h à l'université Norbert Zongo. Après une dure journée, Agueratou Tall, étudiante en L2 lettres modernes, est impatiente de récupérer son enfant à la crèche. Avant, elle doit montrer patte blanche, en présentant la carte scolaire du petit, âgé de deux ans. C'est la règle. Quand elle aperçoit Ridwane Trésor arriver aux bras d'une des monitrices, le regard de la jeune mère s'illumine. Elle l'enlace d'une étreinte affectueuse, puis direction Réo. C'est dans cette ville distante d'une quinzaine de kilomètres de Koudougou, la cité du cavalier rouge, que vit la jeune étudiante et son époux.
Une bouée de sauvetage …
Si Agueratou a inscrit son enfant à la crèche de l'université, c'est parce qu'elle n'a personne d'autre pour s'en occuper. Elle l'emmenait en cours, comme elle a fait avec son fils aîné, quatre ans plutôt. Une situation intenable qui lui a coûté deux années blanches, car il lui était difficile de jongler entre les études et la garde de son enfant. « Cette crèche est la bienvenue, car nous avons l'esprit tranquille lorsque nous suivons les cours. Nous savons que nos enfants ne craignent rien », confie-t-elle, un sourire timide illuminant son visage.
Les enfants sont réunis ici sous ce hangar à leur arrivée ce mercredi matinAida Ouédraogo, étudiante en Licence 3 de Sciences économiques et de gestion, partage le même soulagement. Elle dit avoir inscrit son enfant à la crèche afin de pouvoir mieux suivre les cours, préparer les devoirs et les concours de la fonction publique. « Avant l'existence de la crèche, je préférais rester à la maison avec l'enfant puisqu'il dérangeait beaucoup en classe. À cause de cela, j'ai repris la Licence 1 en 2023. Je ne pouvais pas suivre les cours, encore moins les travaux dirigés. Mais, depuis que j'ai inscrit mon enfant à la crèche, je note de nombreux changements. Il arrive petit à petit à chanter et à compter. Il parle un peu mieux le français », témoigne la jeune étudiante, dont le mari en fin d'études de géographie est toujours en quête d'emploi.
Contrairement à ces deux étudiantes mères, Fernandette Ouédraogo, étudiante en Licence 3 Linguistique, a inscrit son fils Nolan, 2 ans et demi, pour l'aider à surmonter un retard de langage. « Jusqu'à présent, il ne sait pas dire maman ou papa. Souvent, quand tu l'appelles, il ne réagit pas à son prénom. J'ai consulté un pédiatre qui m'a conseillé de l'amener dans un lieu où se trouvent d'autres enfants. Je l'ai donc inscrit ici. Auparavant, il n'aimait pas jouer avec les autres enfants. Mais à présent, ça va un peu. », note la jeune mère.
Fernandette Ouédraogo, étudiante en Linguistique a inscrit son enfant à la crèche à cause d'un retard de langage… pour “l'égalité des chances et contre le stress”
Pour le président de l'université Norbert Zongo, Pr Issa Moumoula, l'importance de cette crèche n'est plus à démontrer. À l'en croire, elle offre une égalité des chances entre filles et garçons vis-à-vis de la poursuite des études à l'université. « Quand on prend un couple d'étudiants, avec une étudiante mère, le jeune homme a toutes les chances d'aller suivre ses cours. La garde de l'enfant revient entièrement à la maman, qui peine à suivre ses cours. La crèche offre donc une certaine égalité de chance. Et d'un point de vue psychologique, je dirais que la crèche réduit aussi le stress et l'anxiété. Quand la mère est assurée que l'enfant est dans de bonnes conditions, elle a vraiment toute sa tête pour suivre correctement ses études en classe », note le président Moumoula, le tout premier professeur titulaire en Psychologie au Burkina.
Un havre de paix et d'apprentissage
D'une capacité d'accueil de 60 nourrissons, la crèche de l'université Norbert Zongo est conforme aux normes nationales et même internationales. Elle offre aux pensionnaires un environnement stimulant pour leur développement social et émotionnel. Si la crèche est tant appréciée des étudiantes, c'est en grande partie grâce au travail qu'abattent les monitrices, des professionnelles reconnues pour leur patience, douceur, capacité d'écoute et bonne humeur. Réparties dans les trois unités d'accueil que compte la crèche, ces six monitrices ont un quotidien rythmé par la mise en place d'activités conçues pour stimuler le développement psychomoteur, cognitif et langagier des tout-petits.
Farida Natacha Tapsoba, la responsable de la crèche« Les différentes activités proposées aux enfants sont la motricité fine, la motricité globale, les activités d'éveil au langage à travers les chants, la poésie et la comptine. Il y a un bac à sable et une aire de jeux où les enfants peuvent jouer à du trampoline et au basket. Et puis, il y a les activités de vie pratiques qui consistent à apprendre à l'enfant à vivre en société : comment s'identifier, savoir dire son nom, dire merci, dire pardon, etc. », explique Farida Natacha Tapsoba, la responsable.
De la panique au tollé
La crèche de l'université Norbert Zongo a une histoire, qui remonte au 2 mars 2023. Une panique s'empare des étudiants, après qu'une salamandre est tombée du toît de la salle polyvalente du conseil régional, qui sert de salle pédagogique à l'université.
« Il y avait des enfants. Il s'en est fallu de peu pour que ce jour-là, on assiste à un drame. Cela m'a été rapporté. Déjà, des enseignants n'admettaient pas les étudiantes avec des bébés à leurs cours. Je me suis dit qu'il était temps de prendre une note pour rendre cela officiel. », se remémore le président de l'université.
Sur l'aire de jeu de la crèche, on trouve une balançoire, un trompoline et un panier de basketCette note d'information qui interdit à toute personne accompagnée d'un nourrisson ou d'un enfant, l'accès aux salles de cours, travaux dirigés, travaux pratiques et évaluation, a fait couler beaucoup d'encre et de salive, à l'époque des faits. Mais le Pr Moumoula s'est défendu en arguant que l'un des objectifs était de protéger les enfants des dangers potentiels en classe. « Les enfants étaient exposés. Il y avait des risques de tous ordres. Il y en a qui jouaient à mettre les mains dans les prises… Beaucoup n'ont même pas compris les termes de cette note. Ils ont pensé qu'une fois sur place à l'université, ils trouveraient des sentinelles au niveau des différentes entrées pour refouler les étudiantes mères ».
C'est dans cette atmosphère tendue que le président de l'université est auditionné par la commission Genre de l'Assemblée législative de transition qui tenait à comprendre les motivations d'une telle note. « J'avais fait savoir que c'était une prise de responsabilité qu'il fallait faire. Je ne regrette pas d'avoir pris la décision. Je pense avoir été compris par la commission ».
La crèche favorise l'égalité des chances, selon le Pr Abdou Moumoula, président de l'université Norbert ZongoGo Paga et Coris Bank International à la rescousse
C'est dans ce tumulte que l'université, à la recherche de solutions, entra en pourparlers avec des acteurs privés de la ville de Koudougou, qui souhaitent apporter leur contribution à la problématique liée à la garde des enfants des étudiantes mères. Déjà sur le front de l'autonomisation et l'épanouissement des familles et des FDS et des VDP tombés au front, l'ONG Go Paga, tel un phare dans la tempête, décide de jouer sa partition, avec le soutien financier de Coris Bank International.
Une commission est rapidement mise en place. Elle est composée de représentants de l'université, du Centre régional des œuvres universitaires de Koudougou, des Sapeurs-pompiers, des étudiants. A l'issue des différentes rencontres de la commission, un site a été choisi et la première pierre posée. « Nous sommes restés en contact avec l'ONG Go Paga depuis le début de la construction jusqu'à l'achèvement de l'infrastructure », témoigne le Pr Moumoula.
La crèche a été inaugurée le 21 novembre 2024“L'université ne participe pas financièrement à la gestion de la crèche”
Pour le moment, l'université Norbert Zongo, à en croire son vice-président, ne participe pas financièrement à la gestion de la crèche. Toutefois, à travers la vice-présidence chargée de la professionnalisation et des relations université-entreprise, elle apporte sa contribution au bon fonctionnement de l'établissement.
« Les universités ne sont pas préparées à gérer des crèches. C'est la toute première expérience que nous avons dans notre pays, qu'une crèche soit logée dans une université. Ce n'est donc pas l'université qui gère directement la crèche. C'est la fondation Go Paga qui s'occupe de la gestion. Nous, nous l'appuyons à travers justement le soutien technique et la prise en charge de certaines charges, par exemple, le nettoyage, le gardiennage, la maintenance de l'électricité et de la plomberie. On peut dire que c'est Go Paga qui gère la crèche avec l'appui de l'université », a laissé entendre le Pr Mahamoudou Oubda.
Dr Mahamoudou Oubda, vice-président chargé de la professionnalisation et des relations université-entreprise à l'UNZ305 étudiantes mères recensés à l'université Norbert Zongo
Le ministère en charge de l'enseignement supérieur pourrait définir à l'avenir le canevas exact de gestion de cette crèche ou de celles prévues dans les universités publiques. Pour l'instant, le Pr Moumoula a laissé entendre que les réflexions se poursuivent pour mettre en place un modèle économique viable afin que la crèche puisse s'autofinancer. La capacité d'accueil de la crèche étant limitée à 60 places, il est temps de penser à des perspectives d'extension, car un recensement initié par la vice-présidence chargée de la professionnalisation et des relations université-entreprise, en collaboration avec les délégués des promotions, a permis de dénombrer 305 nourrissons de 3 mois à 3 ans à l'université Norbert Zongo.
Appel aux bonnes volontés
En attendant, la crèche a des besoins en termes de sécurité, qui sont en cours d'être réglés, à en croire la gestionnaire. Cela concerne l'installation des caméras et d'alertes sonores. La crèche envisage également d'introduire des activités d'arts plastiques. L'université reste ouverte aux potentiels donateurs à l'image de la directrice de la Générale de la gastronomie ou des étudiants de l'Institut universitaire de technologies qui ont déjà fait parler leur cœur.
A l'image de l'étudiante Aida Ouédraogo, des centaines d'étudiantes mères espèrent une extension de la crèche afin de permettre au plus grandMême si le tarif en vigueur (5000 F à l'inscription et 7 500 F par mois par enfant) est abordable, le président de l'université reconnaît qu'il reste inaccessible à certaines étudiantes. Il a confié que l'université travaille à nouer des partenariats avec certaines bonnes volontés qui pourraient éventuellement parrainer des enfants pour une ou deux années académiques, afin de multiplier les chances de certaines étudiantes de pouvoir suivre sereinement les cours et éviter les décrochages académiques.
Fredo Bassolé
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Koudougou, 28 mars 2025 - La salle de conférence du Conseil régional du Centre-ouest a abrité le vendredi 28 mars 2025 un atelier de restitution des conclusions de la COP 29, organisé par la Croix-Rouge burkinabè en collaboration avec le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD). Cette rencontre visait à expliquer les décisions de cette conférence internationale sur le climat et ses implications pour le Burkina Faso.
L'atelier a connu la participation du président du comité provincial de la Croix-Rouge du Boulkiemdé, de la représentante de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (FICR) et du représentant du secrétaire permanent du Conseil national pour le développement durable (CNDD). Leurs interventions ont été suivies d'échanges nourris entre les participants venus des différentes structures concernées.
Les acquis de la COP 29 pour le Burkina
La conférence de Bakou a enregistré plusieurs avancées significatives. Parmi celles-ci, l'engagement des pays développés à revoir à la hausse leur soutien financier aux nations vulnérables dépasse désormais le seuil symbolique des 100 milliards de dollars annuels. Autre progrès notable : la clarification des règles du marché carbone dans le cadre de l'Article 6 de l'Accord de Paris, ce qui ouvre des perspectives intéressantes pour le Burkina Faso en matière de projets de compensation carbone.
Le Fonds pertes et dommages, créé lors de la COP 27, devrait enfin devenir opérationnel. Ce mécanisme est important pour les pays africains comme le Burkina qui subissent de plein fouet les effets du changement climatique, avec des phénomènes de plus en plus fréquents de sécheresses et d'inondations.
Des retombées concrètes pour le Centre-ouest
Les décisions prises à Bakou auront des implications directes pour la région du Centre-ouest. Les participants ont particulièrement insisté sur les projets de construction de barrages et de systèmes d'irrigation pour faire face aux sécheresses récurrentes. Les programmes de reboisement, essentiels pour lutter contre l'avancée du désert, pourraient également bénéficier de ces nouveaux financements climatiques.
La question de l'accès aux fonds climatiques internationaux a fait l'objet de débats animés. Les acteurs locaux ont souligné la nécessité de simplifier les procédures pour permettre aux communes et aux organisations de la société civile de bénéficier plus facilement de ces ressources.
Préparer dès maintenant la COP 30
L'atelier a également servi de cadre pour préparer la participation du Burkina Faso à la prochaine conférence climatique prévue en 2025 à Belém, au Brésil. Les organisateurs ont insisté sur l'importance d'une mobilisation en amont et de façon concertée de tous les acteurs pour porter efficacement les priorités nationales.
La qualité des échanges et la pertinence des interventions ont été saluées par les participants comme par les organisateurs. Reste maintenant à transformer ces discussions en actions concrètes pour renforcer la résilience des populations du Centre-ouest face aux défis climatiques.
La Croix-Rouge burkinabè a réaffirmé son engagement à accompagner ce processus, en collaboration avec l'ensemble des partenaires techniques et financiers. L'atelier s'est achevé sur une note d'espoir, avec la conviction partagée que les décisions de la COP 29 pourraient marquer un tournant dans la lutte contre les effets du changement climatique au Burkina Faso.
Le jour de la fête du Ramadan, 75 jeunes, dont 9 filles, ont été interpellés à Ouagadougou pour des infractions routières, notamment des acrobaties sur la voie publique, des violations des feux tricolores et une circulation à contresens. C'est ce qu'a rapporté l'Agence d'information du Burkina (AIB) sur sa page Facebook, ce mardi 1er avril 2025.
En guise de sanction, l'AIB précise que ces jeunes ont été conduits sur un chantier où ils ont participé au nivellement d'un tronçon de 500 mètres destiné à être pavé. Par ailleurs, une sensibilisation aux valeurs civiques, comme l'ordre et la discipline, leur a été dispensée.
Selon l'AIB, cette mesure éducative semble avoir porté ses fruits, les jeunes ayant présenté leurs excuses et promis d'adopter une conduite plus responsable à l'avenir.
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Plus de 33 milliards de francs CFA ont été mobilisés entre le 1er janvier et le 23 mars 2025. C'est le bilan du premier trimestre de l'année, dressé par le Gouvernement sur les différentes contributions au Fonds de soutien patriotique (FSP). Ces chiffres ont été rendus publics ce mardi 1er avril 2025, depuis la page Facebook officielle, du Service d'information du gouvernement (SIG). Les détails dans le tableau ci-dessous.