À moins de 12 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, zoom sur Clément Bassolé, chef de Service Digital à BRAKINA/SODIBO, formateur en marketing et communication digitale et télépilote professionnel de drone, dont le parcours raconte une décennie de transformation des métiers de la communication au Burkina Faso : de l'animation des premières communautés de marques à la stratégie digitale, au marketing d'influence, à la mesure de la performance et aujourd'hui à l'intelligence artificielle et à la production d'images aériennes.
Une page Facebook peut compter des milliers d'abonnés et ne générer presque aucune relation avec ses clients. Une entreprise peut publier chaque jour et rester invisible. Une marque peut dépenser beaucoup d'argent en publicité sans véritablement savoir à qui elle parle. Clément Bassolé le répète à sa manière sur les réseaux sociaux : le digital n'est pas d'abord une affaire de publications. C'est une affaire de stratégie, de connaissance du public et de cohérence.
Dans l'un de ses contenus consacrés aux petits commerces burkinabè, il insiste sur des choses qui paraissent presque banales : répondre rapidement à un client, afficher un numéro réellement joignable, faire circuler correctement l'information entre Messenger et WhatsApp, montrer des photographies authentiques des produits et tenir ses stocks à jour.
Pas de grandes théories. Du terrain. Car derrière les algorithmes, il y a toujours un client. Et derrière le client, une relation humaine. Cette philosophie résume assez bien le parcours de Clément Bassolé.
2014 : lorsque les métiers du digital cherchent encore leur place
Son parcours professionnel documenté commence en 2014. Clément Bassolé cofonde alors Geomancy 3.0, une agence spécialisée en e-communication et marketing digital. Il intervient comme consultant et formateur auprès d'institutions publiques et privées, analyse les besoins de ses clients, propose des solutions et assure leur accompagnement. Son CV mentionne également des missions de conseil auprès d'artistes comme Alif Naaba, Amzy et Patrick Kabré, ainsi que d'entreprises et organisations telles que Wakat, VADAE et Africa Études Architecture.
Nous sommes dans une période où Facebook prend une place croissante dans la communication des organisations burkinabè. Les entreprises commencent à comprendre qu'elles doivent être présentes sur Internet. Mais entre « avoir une page » et disposer d'une véritable stratégie numérique, il existe encore un fossé. Clément Bassolé choisit précisément de travailler dans cet espace.
De La Voix du Faso aux médias audiovisuels
Entre 2015 et 2016, il devient community manager de La Voix du Faso. Il assure la gestion éditoriale et l'animation des réseaux sociaux du média. L'année suivante, il rejoint Tam-Tam Groupe Presse, qui rassemble notamment WAT FM, 3TV et Tam-Tam Productions. Son rôle s'élargit. Il anime les plateformes numériques, mais travaille également comme photographe et infographe. Il traite et retouche des images, réalise des reportages photographiques et couvre des événements officiels.
Cette étape est importante pour comprendre la suite. Avant de devenir stratège digital, Clément Bassolé apprend à fabriquer du contenu. Il connaît la contrainte d'une photographie à produire rapidement. Le texte à publier. L'image à retoucher. La communauté à animer. Le commentaire auquel il faut répondre.
Cette expérience opérationnelle lui donnera plus tard une lecture différente du management digital : derrière une stratégie se trouvent toujours des personnes qui doivent concrètement produire, publier, répondre et mesurer.
2017 : entrer chez BRAKINA/SODIBO par le digital
En 2017, Clément Bassolé rejoint BRAKINA/SODIBO comme chargé de la communication digitale. Il participe à la conception et au déploiement des supports numériques des marques et assure une veille sur les nouveaux usages et les nouvelles plateformes. Des archives publiques de son travail permettent de mesurer la nature du chantier. Un rapport digital publié sous son nom en 2018 présente notamment la présence numérique de plusieurs marques de l'entreprise et des perspectives de développement pour leurs pages et sites Internet. Prezi
Le digital entre progressivement dans la mécanique marketing d'une grande entreprise. Il ne s'agit plus uniquement de publier quelques visuels. Les marques doivent construire des communautés, surveiller leur réputation, produire des contenus adaptés à chaque plateforme et comprendre ce qui fonctionne. Pour Clément Bassolé, cette entreprise deviendra une véritable école professionnelle.
Du community management au management digital
En 2018, il devient Digital Manager de BRAKINA/SODIBO. Il prend en charge le community management, l'e-réputation et le développement des communautés numériques des marques. Une autre dimension prend alors de l'importance : le marketing d'influence. Son CV indique qu'il contribue à mettre en place des partenariats avec plus de cent blogueurs et e-influenceurs. Ce chiffre raconte aussi l'évolution de l'écosystème numérique burkinabè.
Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, de nouvelles personnalités acquièrent la capacité de fédérer des communautés importantes. Les marques ne communiquent plus seulement à travers la télévision, la radio, l'affichage ou leurs propres pages. Elles doivent apprendre à travailler avec des créateurs de contenus et des influenceurs qui disposent de leur propre langage et de leur propre audience. Le métier change. Le responsable digital devient aussi organisateur d'un écosystème.
Parler à une cible plutôt qu'à tout le monde
Cette évolution apparaît dans les réflexions que Clément Bassolé partage lui-même sur LinkedIn. Dans une publication consacrée à la communication numérique, il critique les contenus génériques publiés sans stratégie et insiste sur la nécessité de réaliser un audit, de définir un plan d'acquisition, de choisir précisément sa cible et de parler dans ses codes.
Cette approche constitue l'une des différences essentielles entre communication traditionnelle et marketing digital. Sur Internet, il est possible de mesurer. Qui a vu un contenu ? Qui a interagi ? Quel canal fonctionne ? Quelle campagne produit un résultat ?
Le CV de Clément Bassolé mentionne d'ailleurs parmi ses compétences la stratégie digitale, les tableaux de bord de performance, les KPIs, le content marketing, le référencement, l'e-commerce et le Web Analytics. Le digital devient alors moins une affaire d'intuition qu'un cycle permanent : concevoir, publier, mesurer, comprendre et recommencer.
2023 : prendre la tête du Service digital
En 2023, Clément Bassolé franchit une nouvelle étape en devenant chef de Service Digital de BRAKINA/SODIBO. Il coordonne désormais une équipe de quatre personnes et pilote la stratégie digitale globale ainsi que l'e-réputation d'un portefeuille de 56 produits. Son périmètre couvre les sites Internet, les réseaux sociaux, WhatsApp et l'application mobile, avec également un community management en français et en anglais. Il définit les indicateurs de performance et rend compte des activités à la direction.
Le changement de fonction raconte bien la transformation du métier. En 2015, Clément Bassolé anime lui-même les réseaux sociaux d'un média. Huit ans plus tard, il dirige une équipe, suit des dizaines de produits et présente des indicateurs à une direction d'entreprise. Le digital a changé de place dans l'organisation. Lui aussi. Un portrait professionnel publié en juillet 2026 le présente d'ailleurs comme l'un des acteurs de la stratégie digitale de BRAKINA/SODIBO et retrace cette progression jusqu'à la fonction de chef de Service Digital.
Dix ans dans la même maison, mais pas dans le même métier
Sur son propre compte LinkedIn, Clément Bassolé a récemment consacré un long message à ses dix années au sein de BRAKINA. Ce qu'il en retient est moins une succession de postes qu'un apprentissage : les erreurs, les corrections, les moments de pression, les personnes rencontrées et les responsabilités progressivement assumées. Il évoque également l'envers du décor : les soirées, week-ends, déplacements et urgences qu'exigent parfois les métiers de la communication. Lire la suite
La deuxième édition de Le Faso Digital, prévue du 17 au 24 octobre 2026, enregistre le soutien de Wave Burkina. L'entreprise rejoint les partenaires de cette Foire virtuelle initiée par Lefaso.net pour mettre en lumière les solutions, les entreprises et les talents qui participent à la transformation numérique du Burkina Faso. Un engagement qui fait particulièrement écho aux enjeux d'inclusion financière et de démocratisation des usages numériques.
À quelques jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, la communauté des partenaires mobilisés autour de l'événement s'élargit. Wave Burkina accompagnera la deuxième édition de la Foire en qualité de sponsor.
Organisée entièrement en ligne du 17 au 24 octobre 2026, Le Faso Digital réunira entreprises, institutions publiques, startups, innovateurs, chercheurs, étudiants et citoyens autour du thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous ».
À travers des stands virtuels interactifs, des conférences et panels, des masterclasses, des rencontres professionnelles et le Concours national d'innovation digitale, la Foire ambitionne de donner davantage de visibilité aux solutions qui transforment déjà les usages et d'ouvrir le débat sur les conditions nécessaires à la construction d'un numérique accessible au plus grand nombre.
Wave Burkina, un partenaire au cœur des nouveaux usages numériques
La participation de Wave Burkina prend tout son sens dans cette réflexion. En quelques années, les services financiers numériques ont profondément modifié les habitudes des populations. Transférer de l'argent, effectuer certains paiements ou réaliser différentes opérations financières à partir d'un téléphone fait désormais partie du quotidien de nombreux utilisateurs. Mais derrière cette évolution se pose une question essentielle : comment faire en sorte que l'innovation financière numérique bénéficie réellement au plus grand nombre ?
Cette interrogation rejoint directement le premier pilier de Le Faso Digital 2026 : l'Inclusion. Le développement de la finance digitale peut contribuer à rapprocher les services financiers de populations qui en étaient auparavant éloignées. Il peut également faciliter les transactions des petits commerçants, des entrepreneurs et de nombreux acteurs économiques. L'enjeu ne consiste toutefois plus seulement à donner accès à un service. Il s'agit également de développer les usages, d'améliorer l'expérience des utilisateurs, de renforcer leur autonomie et de construire la confiance indispensable à l'adoption durable des services financiers numériques. C'est sur ces questions que Le Faso Digital entend également ouvrir la discussion.
Mettre la fintech au cœur des débats
La présence de Wave Burkina ne se limitera donc pas à une visibilité de marque pendant la Foire. Le Faso Digital 2026 sera aussi une occasion de mettre en discussion les transformations provoquées par la fintech dans l'économie et dans la vie quotidienne. Comment aller au-delà du simple transfert d'argent pour construire une véritable inclusion financière ? Comment favoriser davantage l'utilisation du paiement digital dans les commerces et les petites entreprises ? Comment permettre aux femmes et aux jeunes entrepreneurs de tirer davantage parti des outils financiers numériques ?
Mais également : comment protéger les utilisateurs face aux fraudes et aux arnaques ? Comment développer l'éducation financière ? Comment renforcer la confiance dans des services qui occupent une place croissante dans les échanges économiques ? Autant de problématiques qui permettront de croiser les regards des fintech, des institutions publiques, des acteurs financiers, des spécialistes de la cybersécurité et des utilisateurs. Pour ce faire, Wave Burkina animera deux activités majeures : une conférence : “Du cash au paiement digital : comment accélérer l'adoption chez les commerçants et les PME ? L'expérience de Wave” et une masterclass sur : « Mon argent sur mon téléphone : 10 réflexes pour utiliser les services financiers numériques en toute sécurité ».
L'innovation doit aussi être synonyme de confiance
Cette question de la confiance occupera une place particulière. Plus les usages financiers se digitalisent, plus les utilisateurs doivent être sensibilisés aux risques qui peuvent les accompagner : tentatives d'escroquerie, usurpation d'identité, manipulation des utilisateurs, compromission des comptes et autres formes de fraude. Pour Le Faso Digital, il ne peut y avoir d'inclusion numérique durable sans confiance numérique. L'innovation ne doit donc pas seulement permettre d'effectuer des opérations plus rapidement ou plus simplement. Elle doit aussi s'accompagner d'éducation, de sensibilisation, de sécurité et de protection des utilisateurs.
La Foire entend ainsi contribuer à créer un espace où opérateurs, institutions, experts et citoyens peuvent discuter ensemble des conditions nécessaires au développement d'un environnement financier numérique plus inclusif et plus sûr.
Soutenir aussi ceux qui innovent
Le partenariat avec Wave Burkina s'inscrit également dans la volonté de Le Faso Digital de rapprocher les grandes entreprises et les innovateurs. Cette ambition trouve notamment son expression à travers le Concours national d'innovation digitale, dont l'appel à candidatures s'est achevé le 30 septembre dernier avec 208 solutions enregistrées dans des domaines très divers.
Parmi elles figurent notamment des projets consacrés à la finance et à l'inclusion financière, mais aussi au commerce et à l'entrepreneuriat, à l'éducation, à la santé, à l'agriculture, à la souveraineté numérique, aux services publics ou encore à l'environnement. Au-delà de la récompense que recevront les lauréats, l'enjeu est de contribuer à créer des passerelles entre les porteurs de solutions et les acteurs capables de les accompagner, de partager leur expérience avec eux ou de leur ouvrir de nouvelles opportunités.
Construire le Burkina digital ensemble
En rejoignant Le Faso Digital 2026 comme sponsor, Wave Burkina s'associe ainsi à une initiative qui veut faire du numérique un sujet qui dépasse le seul cercle des professionnels de la technologie. Car construire un Burkina digital pour tous suppose de réunir plusieurs forces : l'État et ses institutions, les entreprises, les opérateurs, les startups, les chercheurs, les universités, les partenaires, la société civile et les citoyens. C'est cette dynamique collective que Le Faso Digital souhaite mettre en lumière pendant huit jours.
Du 17 au 24 octobre 2026, les visiteurs pourront découvrir en ligne les entreprises et institutions participantes, leurs solutions et leurs innovations, suivre les différentes rencontres programmées et entrer en relation avec les acteurs présents dans la Foire.
Avec l'engagement de partenaires comme Wave Burkina, Le Faso Digital entend également rappeler une conviction : la transformation numérique ne prend tout son sens que lorsqu'elle crée des opportunités concrètes et les rend accessibles au plus grand nombre.
Le Faso Digital 2026
« Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous »
17–24 octobre 2026 — 100 % en ligne
Le Burkina digital se construit avec vous.
Une initiative de Lefaso.net.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce lundi 5 octobre 2026, à l'inauguration d'un complexe pédagogique comprenant notamment un amphithéâtre de 500 places au profit de la communauté universitaire de l'Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM). Réalisée dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), cette infrastructure témoigne de la volonté des plus hautes autorités de mettre fin aux conditions précaires d'apprentissage dans les universités du Burkina Faso.
Après l'université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, qui a inauguré un amphithéâtre de 1 000 places en septembre 2026, c'est au tour de l'IBAM de bénéficier d'un joyau architectural moderne. Répondant aux normes internationales, ce complexe pédagogique comprend au rez-de-chaussée, un amphithéâtre d'une capacité de 500 places, trois loges aménagées pouvant servir de bureaux, une salle de vidéoprojection, six laboratoires spécialisés, six bureaux administratifs, une cafétéria, un service de reprographie ainsi que deux locaux techniques.
Au premier niveau, on retrouve deux salles modulables d'une capacité de 210 places chacune et deux salles pouvant accueillir entre 80 et 90 personnes. Le deuxième niveau est composé de deux mini-amphithéâtres de 210 places chacun et de deux salles d'une capacité de 90 places chacune. Une salle de lecture ainsi que des espaces verts ont également été aménagés pour le confort des apprenants.
Ceux-ci n'ont pas caché leur satisfaction de pouvoir désormais étudier dans de meilleures conditions. Par la voix de leur représentante, Eva Benjamine Kazienga, ils ont exprimé leur profonde gratitude aux autorités pour les efforts consentis en faveur de l'amélioration de leur cadre d'apprentissage.
Eva Benjamine Kazienga, représentante des étudiants, a remercié les autorités pour l'amélioration des conditions d'apprentissage« Pour nous, étudiants, cet amphithéâtre de 500 places et les autres espaces constituent un nouveau cadre pour apprendre dans de meilleures conditions, interagir avec nos enseignants, développer nos compétences et nous préparer plus efficacement aux exigences de la vie professionnelle », a-t-elle affirmé.
Les étudiants ont également pris l'engagement de faire un usage responsable des infrastructures et des équipements mis à leur disposition.
Une volonté affichée d'améliorer les conditions d'études dans les universités
En inaugurant cet amphithéâtre, auquel viendront s'ajouter d'autres infrastructures similaires actuellement en construction dans les universités du Burkina Faso, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo s'est dit particulièrement fier des avancées enregistrées dans le secteur de l'éducation sous l'impulsion du chef de l'État.
Le Premier ministre s'est réjoui des efforts fournis pour améliorer la qualité de l'enseignement dans les universitésDes infrastructures modernes et fonctionnelles au profit des apprenants, ainsi que les efforts déployés pour la normalisation des années académiques, constituent autant d'acquis qui contribuent à donner un nouveau visage à l'enseignement supérieur et qui, espère le Premier ministre, feront de l'université burkinabè un véritable temple de l'excellence.
Pour préserver ces acquis, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a invité l'ensemble de la communauté universitaire à faire preuve d'ordre et de discipline. « Nous devons rester concentrés, comme l'a dit le camarade Président du Faso, et avancer dans l'ordre et la discipline afin de consolider ces acquis et de transformer structurellement tous les secteurs de la vie des Burkinabè », a-t-il martelé.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a quant à lui indiqué que la mise à disposition de cette infrastructure au profit de la communauté universitaire démontre la volonté des plus hautes autorités d'offrir à la jeunesse burkinabè un cadre digne, propice à une formation d'excellence, et de rompre définitivement avec les conditions précaires qui caractérisaient les campus universitaires.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, a invité le monde universitaire à cultiver l'excellence
La rentrée académique placée sous le signe de la résilience et de l'excellence
L'inauguration du complexe pédagogique a été couplée à la rentrée solennelle de l'année académique 2026-2027. Celle-ci se tient sous le thème : « De la résilience à l'excellence : l'université burkinabè se réinvente au service d'une nation prospère ». Selon le ministre de l'Enseignement supérieur, ce thème rappelle le devoir de la communauté universitaire envers le peuple burkinabè.
« Nous devons fortement impacter la société par la qualité des compétences qui sortent de nos universités et par nos résultats de recherche qui changent la vie des Burkinabè. Aujourd'hui plus que jamais, la RPP nous offre l'opportunité de nous épanouir dans nos campus et nos centres de recherche sans complexe. Soyons audacieux dans nos réflexions et cultivons l'excellence et l'humilité pour un meilleur impact sur la société burkinabè », a-t-il exhorté.
Les étudiants se sont engagés à prendre grand soin des infrastructures et des équipementsPr Adjima Thiombiano n'a pas manqué de féliciter les acteurs du monde universitaire pour les efforts consentis en vue de la normalisation des années académiques.
Le coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous a, pour sa part, annoncé l'inauguration prochaine d'autres amphithéâtres dans les universités publiques du Burkina Faso au cours de l'année académique 2026-2027. Au total, 12 amphithéâtres de grande capacité seront érigés pour le bonheur des étudiants.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Le dossier opposant le ministère public à l'ancien ministre Wendkouni Joël Lionel Bilgo et à son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré a de nouveau été appelé, ce lundi 5 octobre 2026, devant le pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso. Alors que l'affaire devait connaître une nouvelle étape dans son examen, une difficulté d'ordre procédural a conduit le tribunal à renvoyer une nouvelle fois le dossier.
Au cœur des débats, l'appel introduit par la défense contre la décision de la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso de se dessaisir du dossier au profit du pôle ECOFI. Cette décision, rendue le 18 septembre dernier, était intervenue après l'apparition, à l'issue d'enquêtes complémentaires, d'une nouvelle qualification de blanchiment de capitaux.
Initialement, Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré sont poursuivis pour des faits liés à l'« exercice illégal d'activités de promotion foncière » et à la « publicité d'activités de promotion immobilière sans autorisation préalable ». L'apparition du volet relatif au blanchiment de capitaux avait conduit le TGI à orienter le dossier vers le pôle spécialisé ECOFI. Mais la décision de dessaisissement fait l'objet d'un appel de la part de la défense. Or, au moment où le dossier relatif au blanchiment de capitaux est examiné par l'ECOFI, la Cour d'appel de Bobo-Dioulasso ne s'est pas encore prononcée sur cet appel.
Cette situation crée une difficulté procédurale. La décision de la Cour d'appel pourrait avoir une incidence sur la manière dont les différents volets de l'affaire doivent être traités. Lors de l'audience précédente, cette question avait déjà été soulevée par la défense, qui distinguait le dossier relatif aux infractions foncières de celui concernant le blanchiment de capitaux. Dans ce contexte, le pôle ECOFI a décidé de ne pas aller immédiatement au jugement du volet qui lui est soumis. Le tribunal a ainsi décidé le renvoi de l'affaire au 19 octobre 2026, dans l'espoir que la Cour d'appel ait, d'ici là, rendu sa décision sur l'appel formé contre le dessaisissement.
L'agent judiciaire attendu à l'audience
Un autre élément a également pesé dans la décision de renvoi. La nécessité de permettre la présence de l'agent judiciaire de l'État afin qu'il puisse prendre part à la procédure et défendre les intérêts de l'État dans le dossier. Le renvoi apparaît ainsi comme une mesure destinée à permettre au tribunal de disposer de l'ensemble des éléments procéduraux nécessaires avant de poursuivre l'examen de l'affaire. Il ne s'agit donc pas d'une décision sur le fond du dossier. À ce stade, le pôle ECOFI n'a ni établi la culpabilité ni prononcé la relaxe des prévenus. Le renvoi vise à attendre l'évolution de la procédure devant la Cour d'appel et à réunir les conditions nécessaires à la poursuite des débats.
L'affaire Lionel Bilgo connaît ainsi une succession de développements judiciaires depuis sa première audience. Le 18 septembre 2026, le TGI de Bobo-Dioulasso s'était dessaisi au profit du pôle ECOFI, en raison notamment de l'apparition du volet relatif au blanchiment de capitaux.
Le 21 septembre, le pôle ECOFI avait rejeté l'exception de nullité soulevée contre le second mandat de dépôt ainsi que la demande de liberté provisoire formulée par la défense. Le dossier avait alors été renvoyé au 5 octobre. Avec le nouveau renvoi décidé ce lundi, le dossier reste donc suspendu à deux évolutions : la décision de la Cour d'appel sur l'appel contre le dessaisissement et la présence de l'agent judiciaire de l'État à la prochaine audience.
En attendant, aucune décision n'est encore intervenue sur le fond du volet relatif au blanchiment de capitaux. La prochaine audience, fixée au 19 octobre 2026, devra permettre de déterminer la suite à donner à cette procédure, à la lumière de la décision de la juridiction d'appel.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Quand une personne se retrouve soudainement en danger, le premier réflexe est souvent de chercher de l'aide. Mais entre la survenue d'un incident, la capacité à donner l'alerte et l'arrivée effective d'un secours, plusieurs minutes peuvent parfois s'écouler. Dans une société où les solidarités familiales et communautaires jouent encore un rôle important, une question se pose : comment mettre cette solidarité en mouvement lorsque celui qui est en difficulté n'est plus en mesure de demander de l'aide ? C'est à partir de cette interrogation que « Sécurité+ », une application pensée pour raccourcir le temps entre le danger, l'alerte et la mobilisation des proches.
Au Burkina Faso, la question de la protection des personnes vulnérables reste une préoccupation importante. Les violences basées sur le genre, notamment, continuent de nécessiter des réponses en matière de prévention, de protection et de prise en charge. Les données de l'UNFPA indiquent notamment que 9,3 % des femmes et des filles ont subi des violences de la part d'un partenaire intime.
Dans le contexte humanitaire, l'organisation souligne également que les violences et les déplacements accroissent les risques auxquels sont exposées les femmes et les filles. Cependant, toutes les situations d'urgence ne sont pas liées aux violences. Un enfant peut se perdre. Une personne âgée peut être victime d'un malaise alors qu'elle est seule.
Un travailleur peut être confronté à un incident sur son lieu de travail. Une personne peut aussi se retrouver face à une agression et ne pas avoir la possibilité de téléphoner, de parler ou même d'expliquer où elle se trouve.
C'est précisément dans cet intervalle entre le danger et l'arrivée de l'aide que se situe la réflexion menée par un entrepreneur burkinabè, Kévin Moné. Plutôt que de partir d'une technologie pour chercher ensuite à lui trouver un usage, son équipe dit être partie d'une situation très concrète : que peut faire une personne lorsqu'elle a besoin d'aide, mais qu'elle n'est pas en mesure de la demander normalement ?
De cette réflexion est née Sécurité+, une application actuellement en phase de lancement, qui cherche à faciliter l'envoi d'une alerte vers des personnes préalablement choisies par l'utilisateur. L'idée paraît simple. Mais derrière cet outil se pose une question beaucoup plus large : la technologie peut-elle contribuer à organiser la solidarité sans se substituer aux services de secours, ni créer un faux sentiment de sécurité ?
Quand demander de l'aide devient difficile
C'est dans les situations où les gestes ordinaires deviennent difficiles que les promoteurs disent avoir identifié un besoin. « Une personne en situation de danger peut avoir besoin d'aide immédiatement, mais être incapable d'appeler, d'expliquer où elle se trouve ou de contacter plusieurs personnes à la fois », explique Kévin Moné. Une personne paniquée ne réagit pas nécessairement comme elle le ferait dans une situation normale. Elle peut ne pas pouvoir parler, ne pas savoir qui appeler en premier ou perdre de précieuses secondes à chercher une solution.
L'approche retenue par le promoteur consiste donc à réduire autant que possible le nombre d'actions nécessaires pour déclencher une alerte. Selon les fonctionnalités présentées, celle-ci peut notamment être activée par certains gestes sur le smartphone, sans que l'utilisateur ait besoin de passer un appel ou de parler.
L'objectif annoncé est de transmettre l'alerte à des contacts de confiance préalablement enregistrés et, lorsque les conditions techniques le permettent, de fournir des informations utiles comme la localisation. Mais le promoteur prend soin de préciser ce que l'outil ne prétend pas être. « L'objectif n'est absolument pas de remplacer les services de sécurité ou de secours, mais de faciliter et d'accélérer la circulation de l'alerte », souligne Kévin Moné.
Cette nuance est importante. Une application ne peut ni garantir qu'une agression n'aura pas lieu, ni assurer à elle seule l'intervention d'un secours. Son intérêt dépend de toute une chaîne : fonctionnement du téléphone, connectivité, réception de l'alerte, réaction des proches ou des personnes disponibles et, selon la situation, intervention des services compétents.
Une application qui devra encore démontrer son utilité
Sécurité+ est actuellement dans une phase de lancement, après des tests réalisés avec des utilisateurs. « Nous ne souhaitons pas présenter comme réels des cas d'intervention que nous n'avons pas encore documentés », affirme Kévin Moné. Cette prudence donne une autre dimension au projet. Elle signifie que la véritable épreuve commence maintenant : vérifier dans des conditions réelles la rapidité de transmission des alertes, la fiabilité du dispositif, l'expérience des utilisateurs et, surtout, la capacité de la chaîne d'assistance à fonctionner lorsqu'une personne a effectivement besoin d'aide.
Le promoteur de l'application, Kévin Moné est aussi le président du Salon panafricain de robotique et de l'intelligence artificielle.Autrement dit, le nombre de téléchargements ne suffira pas à mesurer l'intérêt social d'une telle initiative. La question sera plutôt de savoir ce qui se passe lorsqu'une alerte est réellement déclenchée. Derrière l'application, Kévin Moné dit vouloir surtout travailler sur une idée ancienne dans les sociétés africaines : la solidarité de proximité.
Une femme en difficulté peut compter sur sa famille. Un enfant peut être aidé par un adulte de confiance. Une personne âgée peut avoir besoin de son voisinage. Mais cette solidarité ne fonctionne que si ceux qui peuvent intervenir savent qu'une personne a besoin d'aide. « Nous ne voulions pas créer simplement une application de sécurité. Nous voulions réfléchir à une réalité profondément africaine : la solidarité et la responsabilité collective », explique-t-il. Le projet est ainsi pensé autour de quatre dimensions : la femme, l'enfant, la famille et la communauté. Mais faire de la communauté un acteur de l'alerte pose aussi une limite essentielle. Recevoir une notification indiquant qu'une personne est en danger ne signifie pas qu'il faut courir à sa rencontre, au risque de se mettre soi-même en danger.
Les promoteurs défendent donc une conception de la solidarité fondée sur l'alerte, la vigilance et l'orientation vers les personnes ou services capables d'intervenir. Le changement de comportement recherché tient en une phrase : passer de « ce n'est pas mon problème » à « si je peux aider sans me mettre moi-même en danger, je peux contribuer ».
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Un des premiers intellectuels africains et parmi les plus grands vient de s'éteindre à Dakar le 4 octobre 2026. Celui que le monde entier pleure est né en 1928 à Matam, ville située au nord-est du Sénégal, au bord du fleuve Sénégal dans le Fouta Toro et à la frontière de la Mauritanie. Cheikh Hamidou Kane s'est engagé très tôt pour l'Afrique, comme fondateur du Mouvement de libération national (MLN) avec Albert Tévoédjre et Joseph Ki-Zerbo. Après les indépendances, Cheikh Hamidou Kane occupera de hautes fonctions administratives comme gouverneur de Thiès et commissaire au plan.
Il intègrera le gouvernement sénégalais comme ministre du Plan tout en étant ami avec les dirigeants Mamadou Dia et Léopold Sédar Senghor. Avec la rupture survenue entre les deux, il quitte le gouvernement pour une carrière internationale à l'Unicef et au Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada. Ce n'est qu'à la libération de Mamadou Dia qu'il regagnera son pays où il sera encore appelé au gouvernement par le président Abdou Diouf cette fois. Son action ne se limitera pas seulement à la sphère publique puisqu'il sera parmi les créateurs de l'ONG Enda Tiers Monde avec Samir Amin et Jacques Bugnicourt.
Une œuvre littéraire “short but sweet”
Il a eu une action multidimensionnelle, mais celle qui lui subsistera à jamais, c'est son œuvre littéraire. La liste de sa production n'est pas longue, elle est “short but sweet” : deux romans. Celui qui restera pour l'éternité et que la terre entière lit avec émotion est l'Aventure ambiguë. Celle-ci a été traduite dans une trentaine de langues et est étudiée dans les universités, ayant fait l'objet de mémoires, thèses et d'adaptation cinématographique par Jacques Champreux avec Sidiki Bakaba comme personnage principal. C'est le classique de la littérature africaine qu'il a publié en 1961 aux éditions Julliard à Paris. Les questions posées par l'Aventure ambiguë sont toujours actuelles et universelles.
Ce roman évoque le choc de la rencontre entre l'Occident et l'Afrique. Cette réflexion aiguisée sur l'éducation traditionnelle et religieuse et l'enseignement occidental qui cohabitent et s'entrechoquent chez un même homme a convaincu les responsables de l'éducation des pays francophones de le mettre au programme scolaire. Il est dommage qu'avec le développement des littératures nationales, ce roman ne soit pas assez connu aujourd'hui, puisque les programmes scolaires privilégient aujourd'hui les auteurs nationaux. Qui est le peuple des Diallobé dans le roman ? Quel est son sort aujourd'hui dans les États modernes indépendants d'Afrique ? Le clan des Diallobé refusait l'école coloniale qui était laïque et ne proposait pas une éducation religieuse. Mais la Grande Royale, un personnage du roman, défendait le contraire pour faire face à la modernité.
Pour elle, à cette école, il y a une nouvelle arme que les Diallobé n'avaient pas et il fallait y aller pour : « apprendre l'art de vaincre sans avoir raison ». Qu'est-ce que ce nouvel art, sinon la science qui ne se soucie pas de qui a raison ou tort, mais qui est capable de vaincre la misère ? « Si je leur dis d'aller à l'école étrangère, c'est pour qu'ils apprennent à lier le bois au bois… et à vaincre le manque. » Pourtant c'est une déchirure face à ce choix aux conséquences considérables comme la perte des traditions et de la foi. « Est-ce que ce qu'ils apprendront vaut ce qu'ils oublieront ? » C'est accepter de mourir culturellement en allant à l'école coloniale pour vivre économiquement par le gain de la science.
Cheikh Hamidou Kane dit dans le roman parlant de l'école coloniale : « Du canon, elle tient son efficacité d'arme combattante. Mieux que le canon, elle pérennise la conquête. Le canon contraint les corps, l'école fascine les âmes. »
Ce roman est dense et son auteur, en plus de sa licence en droit, en a une en philosophie. Il a paru illisible pour certains quand il aborde des préoccupations métaphysiques, quand le personnage Samba, qui a eu très jeune une formation coranique, est confronté à la civilisation occidentale où la présence de Dieu n'est pas forte, et que sa foi chancèle. L'école transforme, “métamorphose” et l'Afrique ne peut plus être celle du passé. Les intellectuels et la population africaine ne sont plus comme leurs ancêtres de jadis. Comme le dit Cheikh Hamidou Kane : « Il nous apparaît soudain que, tout au long de notre cheminement, nous n'avons pas cessé de nous métamorphoser, et que nous voilà devenus autres. Quelquefois, la métamorphose ne s'achève pas, elle nous installe dans l'hybride et nous y laisse. »
Les questions de Samba Diallo se posent toujours, beaucoup de personnes errent et ne trouvent pas leur identité dans le métavers et ils disent comme lui : « Je ne suis pas un pays des Diallobé distinct, face à un Occident distinct, et appréciant d'une tête froide ce que je puis lui prendre et ce qu'il faut que je lui laisse en contrepartie. Je suis devenu les deux. Il n'y a pas une tête lucide entre deux termes d'un choix. Il y a une nature étrange, en détresse de n'être pas deux ».
Cheikh Hamidou Kane repose en paix, toi qui as vécu fidèle à tes amitiés. On pense à Mamadou Dia et à Joseph Ki-Zerbo que tu as accompagné à Toma à sa dernière demeure. Le monde entier t'est reconnaissant et les lycéens qui ne comprenaient pas ton célèbre roman te remercient aujourd'hui pour la leçon. Va en paix vers ton Dieu, toi qui nous as prévenu que : « L'homme, toujours, voudra des prophètes pour l'absoudre de ses insuffisances. »
Sana Guy
Lefaso.net
Le marché de l'emploi est comme saturé et pour se dégoter un boulot, il faudrait être aussi rusé qu'un renard. Mais il est des pratiques qui se développent qu'il faudrait évoquer avec un sérieux des plus nerveux. C'est le phénomène du harcèlement sexuel.
Ce phénomène est répandu partout, et ne vous fiez pas aux titres. Ceux qui y sont évoqués ne sont que les menus fretins de cette discipline du développé couché, qu'aucun professeur d'éducation physique et sportive n'a jamais enseignée dans aucune classe d'aucune promotion, de cette terre bénie du Faso.
Quand bien même tous les enseignants et chefs d'entreprise ne seraient pas forcément des diesels, certains sont connus pour leur appétence à conduire de gros bolides. Le problème, c'est que les bolides en question sont nos sœurs qu'on voit à la maison.
En entreprise comme à l'école, les filles là souffrent, et si l'on n'ouvre pas l'œil le bon, cette affaire qui commence par l'envoi du CV et qui se termine sur le canapé, risque de devenir un véritable phénomène social, tant il a pris une tournure des plus abracadabrantesques.
Au départ, personne n'y prêtait attention. Même si les regards étaient souvent tournés vers la machine, personne n'osait prononcer le nom de cette partie du corps que les hommes semblent apprécier aussi fortement qu'ils en sont capables de tomber à la renverse, rien qu'à la simple vue.
Puis, sont arrivés comme un dromadaire sur un coq affrété par un crocodile, les réseaux sociaux. Et comme le monde est un village planétaire, le langage des voisins d'à côté a contaminé nos esprits résilients, qui peinaient déjà à se contenir du fait du peu de pudeur qui nous restait.
Et voilà qu'un jour, est arrivé d'on ne sait où, ce mot magique qui cristallise les attentions et hébète rien qu'à sa simple prononciation, avec tout son contenu salace qu'on lui connaît et l'excitation "deboutale" qu'on lui sait. Un mot de trois lettres, mais qui visiblement pèse plus lourd qu'il n'en a l'air en réalité : "Kra."
Dans certaines de nos administrations ou de nos sociétés, il y a des personnes qui semblent avoir été piquées par ce virus. Avant d'encadrer une étudiante, d'embaucher une compétence féminine ou même de lui offrir la chance d'un stage de trois mois, certains hauts placés exigent un préalable culinaire : le passage à la casserole. Tilê ta ri biigua !
La plupart du temps, le choix même de l'enfant sur l'entreprise se focalise sur le sérieux du premier leader qu'elle adoube pour son leadership. Techniquement, il est bon. Mais Jessica ne peut s'imaginer qu'après l'avoir accosté au sortir de ce colloque, son idole a marqué une fixette sur tout autre chose que son innocence et sa candeur puérile.
Le boss, qui n'a pas vraiment le temps car trop occupé à gérer les instances, semble visiblement accessible pour répondre à ses messages avec le dynamisme d'un sportif aux Jeux olympiques. La petite ne se doute pas une seule seconde des ambitions de celui qu'elle adule tant.
Puis vient ce moment où la rencontre doit se faire. Une fois le dossier déposé, le service RH ne peut gérer cette affaire qui dépasse désormais ses compétences. Il faut qu'elle rencontre « mano à mano » le Big boss. Et c'est une fois dans le bureau de ce dernier que l'atmosphère change subitement, comme la tendance d'un film où le bandit se retrouve nez à nez avec le brave.
"Le dossier est bon" selon le boss. Mais pour que le stage soit concluant, il faudrait changer la couleur de la chemise qui le contient. Le message paraît flou dans la tête de la petite, mais plus le boss développe, plus elle se rend compte de cet adage qui sonne comme une question : "Tu veux qu'on mange avant de manger, ou bien qu'on mange avant de manger ?"
Et voilà la petite machine dans un dilemme. Elle n'a jamais, du haut de ses quelques vingt ans et poussière, songé à coucher avec quelqu'un qui pourrait avoir l'âge de son père. Mais quand elle jette un regard dans le rétroviseur, qu'elle voit tout le beau monde qui compte sur ses frêles épaules, elle se demande si la beauté que Dieu lui a offerte n'est pas en vérité une malédiction.
Le mémoire doit lui permettre d'avancer. L'enseignant choisi est souvent de top niveau. Et si elle se hasarde à vouloir changer de directeur, les collègues de ce dernier risquent de ne pas s'aventurer dans une telle dynamique car, eux-mêmes, comptent sur le même enseignant pour avancer dans leurs travaux.
Finalement, elle se retrouve prise entre deux feux. Ça traîne, et pour le mémoire, et pour l'obtention d'un stage. Pendant ce temps, la pression à la maison se fait lourde. Et on ne peut dire à la "vieille" que pour avancer, les enseignants ou le chef d'entreprise demandent à me goûter avant comme une soupe de gésier.
En vrai, tout cela s'appelle du harcèlement sexuel. Et tant qu'on n'aura pas cette culture de la dénonciation, nos petites sœurs vont se faire sauter à la menthe, à la banane, au rabilé ou que sais-je encore. Derrière ces innocentes, il y a aussi celles qui courent derrière les mêmes enseignants ou chefs d'entreprise, dans l'optique d'obtenir d'eux des faveurs.
Si après vous vous retrouvez dans des positions de paiement difficiles, ne venez pas vous plaindre. Mais aux vieux qui considèrent nos sœurs comme des proies à dévorer, toutes les fois où votre vieux 9 millimètres sera au garde-à-vous, rappelez-vous que la cible que vous désirez abattre ressemble trait pour trait à celle que vous avez déposée à l'école avant de vous rendre au service.
Si cela ne suffit pas à vous dissuader, tirez ! Mais retenez simplement que l'éducation que vous pensez avoir inculquée à votre petite fille pour qu'elle ne tombe pas dans les pièges de la vie est la même que celle que le père de la petite que vous voulez "tuer" pense lui avoir inculquée. Si elle a cédé, n'allez pas penser que votre protégée échappera.
Ce qui est sûr, une chose est sûre : le renard passe-passe, chacun à son tour chez le mangeur Balthazar. À bon entendeur, salut !
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly, a effectué une sortie de terrain, ce lundi 5 octobre 2026 à Ouagadougou, pour constater l'application effective de la mesure relative au port du casque par les conducteurs d'engins à deux et trois roues. Cette sortie intervient après plusieurs jours d'opérations de contrôle et de répression du non-port du casque.
Le 1ᵉʳ octobre 2026 a marqué l'entrée en vigueur de la répression et de l'amende de 3 000 FCFA pour les usagers d'engins à deux et trois roues qui ne portent pas de casque.
Conduite par le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly, la sortie de terrain visait notamment à toucher du doigt les réalités et à faire le point des premiers jours de la répression.
Du 1ᵉʳ au 3 octobre, après l'entrée en vigueur de la mesure, 3 175 personnes ont été contrôlées dans la région du Kadiogo pour non-port du casque. Parmi elles, environ 1 601 d'entre elles ont réglé leurs contraventions sur place, ont présenté un casque et ont pu récupérer leurs engins. 1574 engins ont été conduits en fourrière. Et 17 autres engins mis en fourrière pour autres raisons, comme l'absence de carte grise par exemple.
« L'analyse des données nous fait remarquer que depuis le premier jour, les gens ont pris conscience et ont commencé à appliquer cette mesure. Aussi, en sortant, ça nous permet de toucher du doigt, de voir réellement et de nous rendre compte que près de 95 % des usagers de la route qui circulent avec des engins à deux ou trois roues portent des casques », a indiqué le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly.
Le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly.Il a informé que les amendes sur le non-respect du port du casque ont permis de générer 3 561 000 francs CFA au profit des caisses de l'État.
Le contrôleur général de police Aguima Abdoulaziz Yonly a rappelé que l'objectif demeure la mesure sur le port du casque vise avant tout la protection des usagers de la route tout en invitant les populations à adopter durablement le port du casque. « Porter le casque de sécurité, c'est se protéger soi-même d'abord et protéger sa famille », a-t-il déclaré, considérant également cette pratique comme un acte civique.
Le directeur régional de la police nationale a cependant annoncé que la répression va s'étendre bientôt aux passagers. « Pour le moment on était au contrôle du conducteur et on profitait pour sensibiliser le passager qui ne porte pas de casque. Mais il y aura un moment où on dira opération bouclier double tête pour prendre en compte le passager aussi qui est à bord. Et la répression va se poursuivre jusqu'à ce que nous parvenions vraiment à protéger la population », a-t-il expliqué.
Quelques motos d'usagers n'ayant pas porté leur casque.Sur le terrain, les policiers saluent l'adhésion des usagers
Au rond-point de la cour du Moogho Naaba, le sergent-chef de police Drissa Traoré en poste sur place s'est dit satisfait du constat effectué sur le terrain. Selon lui, les actions de sensibilisation menées ces derniers jours semblent avoir porté leurs fruits.
« On peut dire qu'à l'heure où on est, on est satisfait par rapport au port du casque. Vu le travail qui est abattu sur le terrain avec la sensibilisation, on sent que les usagers ont compris le message. Beaucoup portent maintenant le casque », a-t-il expliqué. Il estime que le taux de respect pourrait dépasser les 95 %. « Dans les vagues qui viennent, on peut constater que deux à trois vagues arrivent et on a tendance à voir qu'ils sont tous en casques », a-t-il relevé.
Drissa Traoré, sergent-chef de police.Au quartier Gounghin, autre point d'arrêt du directeur régional de la police et de son équipe, le constat dressé est également encourageant. La majorité des usagers rencontrés portaient leurs casques. Quelques-uns ont cependant été interpellés pour non-respect de la mesure ou pour avoir mal porté leurs casques.
Le sergent-chef de police Valentin Bassolé relève lui aussi une évolution positive. « En termes de bilan, on a constaté qu'en tout cas, vraiment, les gens portent de plus en plus le casque », a-t-il indiqué.
Selon lui, certains usagers continuent néanmoins de trouver des excuses pour justifier le non-port du casque. « Ceux qui ne l'ont pas porté disent souvent : “Je ne suis pas loin, je suis sorti prendre quelque chose et revenir” », rapporte-t-il.
Le sergent-chef de police Valentin Bassolé.Malgré ces récalcitrants, le policier estime que le message est désormais mieux compris par les usagers. « Il faut dire que la leçon est passée. On a constaté ce matin qu'il y a beaucoup de personnes qui ont porté le casque », a-t-il affirmé.
Pour la police, l'objectif est désormais de maintenir les efforts de sensibilisation et de contrôle afin d'inscrire durablement le port du casque dans les habitudes des usagers de la capitale.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
La police nationale, à travers le commissariat central de police de Bobo-Dioulasso, a animé, ce lundi 5 octobre 2026, une conférence de presse consacrée au bilan à mi-parcours de l'opération « Bouclier tête ». Lancée le 1ᵉʳ octobre dernier dans sa phase répressive, l'opération a déjà permis de contrôler 2 866 usagers dans les trois provinces de la région du Guiriko.
La phase de sensibilisation est désormais révolue. Après plusieurs semaines consacrées à l'information et à la sensibilisation des usagers sur le port obligatoire du casque, la police nationale est passée à la répression depuis le 1ᵉʳ octobre 2026. Quatre jours après le début de cette phase, les premiers chiffres ont été communiqués à la presse. Face aux journalistes, le directeur provincial de la Police nationale du Houet, Aboubakary Siribié, représentant le directeur régional de la Police nationale du Guiriko, a indiqué que l'opération « Bouclier tête » se poursuit sur l'ensemble des trois provinces de la région.
2 866 usagers contrôlés en quatre jours
Du 1ᵉʳ au 4 octobre 2026, 2 866 usagers ont été contrôlés pour non-port du casque. Parmi eux, 2 001 ont été verbalisés sur place, après avoir payé leurs contraventions et présenté un casque. En revanche, 854 engins ont été saisis et conduits en fourrière, notamment lorsque leurs conducteurs n'avaient pas payé la contravention ou n'étaient pas en mesure de présenter un casque. À ces chiffres s'ajoutent 11 engins mis en fourrière pour d'autres motifs, notamment pour des irrégularités liées aux pièces administratives. Au total, le montant des amendes forfaitaires dressées au cours de cette période s'élève à 6 012 000 francs CFA.
Une vue des journalistes présents à la conférence de presse de la Police nationaleLa Police nationale précise par ailleurs que les contrôles ne se limitent pas au port du casque. Ainsi, lorsqu'un usager commet une autre infraction au cours de l'opération, celle-ci peut également faire l'objet d'une verbalisation. La police cite notamment le cas d'un usager qui, en plus de l'infraction liée au casque, a été verbalisé à 12 000 francs CFA pour acrobatie sur la voie publique.
Le taux de port du casque passe de 94 % à 98 %
Pour les responsables de la Police nationale, les premiers résultats de l'opération traduisent une évolution notable du comportement des usagers. Selon Aboubakary Siribié, le taux de port du casque dans la région du Guiriko était estimé à 94 % avant le début de la phase répressive. Au 4 octobre, ce taux serait passé à environ 98 %. « Nous sommes vraiment satisfaits », a-t-il déclaré, estimant que le casque constitue avant tout un moyen de protection des usagers, particulièrement en cas d'accident de la circulation. La Police nationale entend donc maintenir la pression afin d'inscrire durablement le port du casque dans les habitudes des usagers.
Le directeur provincial de la Police nationale du Houet, Aboubakary Siribié, invite la population au port du casqueInitialement prévue du 1ᵉʳ au 6 octobre, la phase de répression ne devrait toutefois pas prendre fin à cette date. Le directeur provincial de la Police nationale du Houet a indiqué que les contrôles se poursuivront au-delà du 6 octobre, conformément aux orientations de la hiérarchie. « Après le 6, l'opération va toujours se poursuivre », a-t-il assuré, précisant que les forces de sécurité restent dans l'attente de nouvelles instructions pour la suite du dispositif. La police reconnaît toutefois faire face à certaines difficultés, notamment en matière de moyens humains et matériels. Elle assure néanmoins poursuivre les opérations avec les moyens disponibles.
Le port du casque, « non négociable »
Pour les forces de sécurité, le message est désormais clair : « Tout conducteur d'engin à deux roues circulant sur la voie publique doit porter un casque, aussi bien le jour que la nuit ». La police a également insisté sur le cas des élèves et des enfants transportés sur des engins à deux roues, à la faveur de la rentrée scolaire.
Les parents sont appelés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer leur protection. « La vie de ces enfants, c'est l'avenir », a souligné le responsable de la police, invitant les parents à veiller au port effectif du casque.
Le taux de port du casque passe de 94 % à 98 % dans le Guiriko, selon les conférenciersLe conférencier a indiqué également que le mot d'ordre demeure inchangé. C'est-à-dire, « le port du casque est obligatoire et non négociable ». Il appelle ainsi les usagers à s'approprier cette mesure, non pas seulement pour se conformer aux exigences des forces de sécurité, mais surtout pour réduire les conséquences des accidents de la circulation, notamment les traumatismes crâniens. Avec 2 866 contrôles effectués en quatre jours et un taux de port du casque annoncé à près de 98 %, l'opération « Bouclier tête » entend donc franchir un nouveau cap, à savoir faire du casque un réflexe permanent chez les usagers de la route dans la région du Guiriko.
Romuald Dofini
Lefaso.net
La XVè législature espagnole échoit finalement par anticipation et par la force d'une question qui s'est révélée cruciale : le logement. Contraint, le Premier ministre espagnol a annoncé dans la matinée de ce lundi 5 octobre 2026, la dissolution du Parlement et la convocation d'élections législatives anticipées le 29 novembre 2026 (alors qu'elles devaient se tenir à la mi-2027). Cette démarche radicale intervient après le rejet par le Parlement des décrets contre la crise du logement.
Tout est parti vite, les éléments s'étant enchaînés pour aboutir à cette « démarche radicale » de proclamation d'un scrutin législatif anticipé programmé au dimanche 29 novembre 2026. En clair, une dissolution du Parlement. Cette décision fait suite au rejet, vendredi, 2 octobre, de mesures que le gouvernement avait présentées pour tenter de sortir l'Espagne de la crise du logement.
Ce rejet a constitué un sérieux revers pour le dirigeant, ravivant les doutes quant à la capacité de son gouvernement, minoritaire, à se maintenir jusqu'aux législatives qui étaient prévues pour la mi-2027.
La crise du logement qui touche l'Espagne a été récemment exacerbée après l'expulsion à Madrid, de Maricarmen Abascal, une femme de 87 ans. La situation a déclenché une vague de manifestations et l'installation d'un campement de militants en plein cœur de Madrid, explique actu.fr.
MariCarmen est donc devenue le symbole de toute une génération de locataires ne pouvant plus assumer les hausses sauvages de loyer lors du renouvellement des baux.
« Cette habitante de Madrid a été contrainte de quitter l'appartement où elle vivait depuis sept décennies, après le rachat de son logement par une société d'investissement qui souhaitait augmenter son loyer de 275 %. Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid et dans des dizaines de villes espagnoles pour réclamer un logement digne. Comme dans de nombreux pays européens, la pénurie de logements abordables constitue l'un des principaux problèmes sociaux en Espagne, où les plateformes de location touristique et les fonds d'investissement sont accusés de faire grimper les prix en achetant des biens immobiliers et en réduisant l'offre disponible pour les résidents », présentent des médias locaux, qui précisent également qu'après huit années au pouvoir, le Premier ministre Pedro Sánchez est déjà affaibli par des scandales de corruption impliquant plusieurs personnes de son entourage proche, notamment son épouse et son frère, ainsi que des collaborateurs-clés de son Parti socialiste.
Face à l'émotion collective suscitée donc par cette affaire dite « Maricarmen Abascal », le gouvernement Pedro Sánchez a voulu légiférer (sans succès), en publiant deux décrets très ambitieux contenant des mesures comme l'encadrement des loyers, la limitation des baux à usage touristique, le durcissement des conditions d'expulsion ou encore l'interdiction de louer chaque chambre à un prix qui, cumulé, dépasserait celui de l'appartement entier.
Désormais, les cartes sont à rebattre, et pour des observateurs, le Premier ministre Pedro Sánchez pourrait s'en tenir aux législatives anticipées du 29 novembre 2026 avec une majorité, en ce sens que des facteurs politiques et la configuration économique qui fait de l'Espagne « l'une des économies affichant la meilleure croissance en Europe » plaident, entre autres, en sa faveur.
Mais, l'enjeu de ces joutes électorales n'étouffe nullement l'équation : comment résoudre cette crise de logement ?
O.L.
Lefaso.net
Sources : actu.fr, equinoxmagazine.fr
Le gouvernement dit constater avec regret, la récurrence de fausses informations et manipulations vidéos générées par l'Intelligence Artificielle (IA) diffusées sur les réseaux sociaux et plateformes numériques à des fins malveillantes. La dernière en date fait état du lancement d'une plateforme dénommée IA Prime Aura pouvant générer des revenus.
A travers un communiqué du 5 octobre 2026 par son service d'information, le gouvernement dément formellement le lancement d'une initiative dénommée IA Prime Aura pouvant générer des revenus. « Cette information est fausse et n'est aucunement liée à une activité du gouvernement burkinabè. (…). Ces contenus malveillants utilisent de manière usurpée l'image, la voix et l'identité de plusieurs personnalités publiques dans le but d'induire l'opinion en erreur, d'attribuer aux membres du gouvernement des propos, intentions ou activités dénués de tout fondement, et de porter atteinte à la crédibilité de l'action publique », alerte le communiqué.
Le gouvernement dénonce fermement ces pratiques malveillantes, irresponsables et attentatoires à la cohésion nationale et dit se réserver le droit d'engager des poursuites judiciaires contre les auteurs et les relais de ces fabrications.
Le gouvernement appelle donc l'ensemble de la population burkinabè à la plus grande vigilance et à faire preuve de discernement, à ne pas se laisser piéger par ces artifices numériques. Il invite enfin les populations à toujours se référer aux canaux et pages officiels d'information.
Lefaso.net
L'Union africaine a convoqué, dimanche 4 octobre 2026 à El Alamein, en Égypte, sa VIIIè réunion de coordination de mi-année des Communautés économiques régionales et des mécanismes régionaux. Cette assise vise à permettre aux différentes structures africaines d'harmoniser leurs actions et de coordonner la mise en œuvre du programme d'intégration continentale. Ce rendez-vous qui a fait l'actualité en ce week-end, a mobilisé de nombreux dirigeants africains qui ont passé au peigne fin les défis du continent, au regard surtout des fortes attentes des populations africaines. Les échanges ont abouti en un appel à accélérer l'intégration du continent et à passer des ambitions aux projets concrets. Le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine (UA), a particulièrement alerté sur l'impact des conflits sur le développement tandis que l'hôte de la réunion, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a, lui, insisté sur le respect de la souveraineté et le bon voisinage.
Les échanges ont donc porté sur, particulièrement, la mise en œuvre de l'Agenda 2063, le renforcement de l'intégration économique africaine, l'opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et le thème de l'Union africaine pour 2026, consacré à l'accès durable à l'eau et aux systèmes d'assainissement sûrs, rapporte africanews.com.
La rencontre a, une fois de plus, rappelé aux dirigeants la nécessité de faire face aux défis réels de leurs populations, notamment en accélérant les investissements dans les infrastructures, telles que les routes, les chemins de fer, les réseaux énergétiques, les ports et les infrastructures numériques.
Pour le président en exercice de l'Union africaine (UA), Évariste Ndayishimiye, il y a lieu pour le continent de renforcer ses capacités de production et de transformation. Autrement, la création d'un vaste marché africain ne suffira pas à elle seule à stimuler le développement ; l'Afrique doit également être capable de produire, de transformer ses matières premières et d'en tirer davantage de valeur sur son propre territoire. « Mais le chef de l'UA a surtout mis en garde contre les conséquences de l'insécurité sur les ambitions de développement africaines. Évariste Ndayishimiye a notamment évoqué les situations en République démocratique du Congo et au Soudan, dénonçant des crises humanitaires particulièrement graves. Il a appelé à renforcer les mécanismes africains de prévention des conflits et à passer de l'alerte précoce à une véritable action précoce », rendent compte plusieurs médias internationaux.
Un autre enjeu majeur de la réunion a été, selon africanews.com., le financement du développement, relevé par le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, pour qui, le continent devait renforcer son architecture financière et mobiliser davantage de ressources africaines pour financer ses propres priorités.
L'objectif est surtout de réduire les obstacles au financement des infrastructures et de renforcer la souveraineté économique du continent. « Les dirigeants africains souhaitent également clarifier la répartition des responsabilités entre l'UA, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux, afin d'éviter les doublons et de concentrer les efforts sur des résultats concrets. Le président égyptien a, de son côté, insisté sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États africains. Il a appelé au règlement des différends par le dialogue, la consultation, la coopération et le respect du droit international, notamment lorsqu'ils concernent les frontières ou les ressources naturelles partagées. Le chef de l'État égyptien a également insisté sur la gestion concertée des ressources en eau transfrontalières. Selon lui, celle-ci doit respecter les règles du droit international, le principe de bon voisinage et l'obligation de ne pas porter préjudice aux autres États. Cette position intervient alors que l'Égypte et l'Éthiopie sont engagées depuis plusieurs années dans un différend autour du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne et de la gestion des eaux du Nil », lit-on chez africanews.com, d'où il ressort également que la question de l'eau a été réaffichée au cœur des priorités africaines, se positionnant comme indispensable à la santé, l'agriculture, l'énergie et à l'industrie.
Les ressources hydriques partagées doivent être, selon l'UA, gérées dans un esprit de solidarité et de coopération, au service du développement durable et des populations africaines.
« Au-delà de la question de l'eau, les différents intervenants ont souligné le lien étroit entre paix, sécurité, intégration économique et développement. Pour l'Union africaine, l'instabilité et les conflits compromettent directement les efforts d'intégration du continent. À New Alamein, les dirigeants africains ont ainsi affiché une même volonté : transformer les engagements politiques en réalisations concrètes. Pour Mahmoud Ali Youssouf, la deuxième décennie de l'Agenda 2063 doit s'accompagner d'un nouvel élan politique, d'une meilleure coordination entre les institutions africaines et de moyens financiers suffisants. Abdel Fattah Al-Sissi a, lui aussi, appelé à dépasser la simple coordination des politiques africaines pour parvenir à des projets communs ayant un impact concret sur les populations », ont relayé les confrères.
O.L.
Lefaso.net
Les Étalons footballeurs ont regagné Ouagadougou ce lundi 5 octobre 2026, en provenance de Buenos Aires, après avoir disputé un match amical international face à l'Albiceleste d'Argentine.
Ils ont été accueillis à leur arrivée à l'aéroport international de Ouagadougou par une délégation gouvernementale conduite par Mme la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara. Elle avait à ses côtés, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko ; le secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara ; l'ambassadeur pour le Sport, le Charles Kaboré, ainsi que le président de la Fédération burkinabè de football, colonel Oumarou Sawadogo.
La cheffe de délégation a, au nom du gouvernement, salué l'engagement, le courage et la détermination des Étalons, qui ont dignement représenté le Burkina Faso lors de cette confrontation internationale. Elle a relevé la portée symbolique et patriotique de leur participation, au-delà du résultat sportif.
« Nous sommes fiers de vous. Vous avez posé un acte historique, un acte patriotique. Au-delà du score, nous voyons une victoire parce que nous avons pu relever le défi, nous avons respecté notre parole », a déclaré Mme la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara.
À travers cet accueil, le gouvernement a également exprimé sa reconnaissance aux joueurs et à l'ensemble de l'encadrement, pour avoir répondu présents à ce rendez-vous international. La participation des Étalons à Buenos Aires aura ainsi constitué une occasion de porter les couleurs du Burkina Faso et de contribuer à son rayonnement sur la scène internationale.
« Merci d'avoir répondu présents au moment où le pays avait besoin de vous », a-t-elle situé.
Lefaso.net
Source : DCRP/MSJE
La Loterie Nationale du Bénin vous donne les résultats du TIERCE / QUARTE/QUINTE+ DU LUNDI 05 OCTOBRE 2026
Arrivée de la course : 03-07-09-13-11
Tous Partants
TIERCE
Gain dans l'Ordre : NEANT (00)
Gain dans le Désordre : 21.300 FCFA (33)
QUARTE
Gain dans l'Ordre : NEANT (00)
Gain dans le Désordre : 86.800 FCFA (06)
QUINTE+
Gain dans l'Ordre : NEANT (00)
Gain dans le Désordre : 43.800 FCFA (08)
Bonus : 7.500 FCFA (31)
PARI SIMPLE / PARI COUPLE
03 Gagnant : 3.500 FCFA (02)
03 Placé : 1.000 FCFA (02)
07 Placé : NEANT (00)
09 Placé : 1.000 FCFA (03)
03-07 Gagnant : NEANT (00)
03-07 Placé : 52.500 FCFA (01)
03-09 Placé : 3.250 FCFA (16)
07-09 Placé : 2.750 FCFA (19)
MASSE PARTAGÉE : 1.975.350 FCFA
MONTANT DU JACKPOT DU VENDREDI 09 OCTOBRE 2026 : 755.221 FCFA
MONTANT DE LA TIRELIRE DU MARDI 27 OCTOBRE 2026 : NEANT
CAGNOTTE « 4+1 » ORDRE DU SAMEDI 10 OCTOBRE 2026 : 1.522.267 FCFA
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DIGITAL 20H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 20H N°239 a livré son verdict !
Lundi 05 Octobre 2026
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RÉSULTAT : 20 • 57• 25 • 52 • 51
Félicitations aux heureux gagnants !
Pas encore cette fois ? Gardez le sourire.
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Jouez dans les points de vente ou : Tapez *590# ou rendez-vous sur lnbloto.bj
Jouez avec modération et responsabilité. Le jeu doit rester un plaisir.
A TOI DE JOUER #XòGbɔnAlɔkpaVo
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Le carnet d'audiences de ce lundi 5 octobre 2026 du président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, a été sportivement teinté, avec des entrevues accordées au champion d'Afrique WBA des poids moyens, « Le Percuteur », et aux Étalons U15 filles, médaillées d'argent à la Coupe d'Afrique scolaire. Partis lui présenter leur moisson, ces Etalons ont été félicités par le chef de l'Etat, qui les a exhortés également à maintenir le cap.
Introduit par Mme la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, le boxeur professionnel Hamed Abel Nikiéma alias « Le Percuteur », est allé présenter au chef de l'État, sa ceinture de champion d'Afrique WBA des poids moyens, remportée le 3 juillet 2026 à Ouagadougou.
« Le camarade président du Faso a accueilli avec beaucoup de satisfaction, cette victoire et a félicité le champion », a, selon la Direction de la communication de la Présidence du Faso qui rend compte, soutenu Mme la ministre en charge des Sports, à l'issue de l'audience.
Le champion, « Le Percuteur », a, lui, exprimé sa « fierté » d'être reçu par le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, pour lui présenter « la ceinture du peuple ».
Cette audience a été également l'occasion pour le ministère en charge des Sports, de traduire la gratitude des acteurs de la boxe au chef de l'État, pour ses actions qui ont permis de préparer l'athlète et d'organiser une compétition digne de ce nom.
Le président du Faso a également accordé une audience aux Étalons U15 filles, récemment médaillées d'argent à la Coupe d'Afrique scolaire U15 filles, disputée en avril 2026 au Zimbabwe.
Également accompagnées par la tutelle, à savoir Mme la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, et le président de la Fédération burkinabè de Football (FBF), Oumarou Sawadogo, les jeunes footballeuses sont allées présenter leur trophée et médaille au chef de l'État, à la suite de leur parcours remarquable conclu par une finale contre le Ghana.
« Félicitations pour le combat qui a été mené. (…). Je sais que vous n'avez pas bénéficié de toutes les conditions optimales pour préparer cette compétition. Pourtant, vous vous êtes battues avec hargne et plaisir, en honorant dignement le drapeau du Burkina Faso », a adressé le président Ibrahim Traoré, rendant hommage à ces jeunes joueuses pour leur patriotisme, leur combativité et leur hargne de vaincre.
Conscient des défis structurels qui entravent l'essor de la discipline, le président du Faso a reconnu les maux qui minent le football burkinabè et a annoncé la prise de mesures fortes dans les prochains jours, afin de redresser la situation, rapporte la Direction de la communication.
Le président a, par ailleurs, exhorté les jeunes sportives à maintenir une rigueur exemplaire dans leurs études, tout en continuant de cultiver leur passion pour le ballon rond.
Au terme de l'audience, Mme la ministre chargée des Sports ainsi que la capitaine de la sélection, Oumou Aïssata Belem, ont exprimé leur profonde gratitude au chef de l'État, pour son soutien constant en faveur du sport burkinabè et de la promotion de la jeune fille.
Lefaso.net
Source : DCRP Présidence du Faso
Après plusieurs jours de perturbations, la plateforme MonEntreprise.bj est de nouveau accessible. L'APIEx prévient toutefois d'un possible allongement des délais de traitement des dossiers.
La plateforme MonEntreprise.bj fonctionne à nouveau après les difficultés techniques enregistrées ces derniers jours. L'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) annonce la reprise du traitement des formalités et invite les usagers à poursuivre leurs démarches en ligne.
Cette remise en service devrait toutefois s'accompagner de délais supplémentaires. Les dossiers qui étaient en attente pendant la période de perturbation devront être régularisés, tandis que de nouvelles demandes continueront d'affluer. L'APIEx explique que ce volume à résorber pourrait ralentir temporairement le traitement des dossiers.
L'agence assure que ses équipes restent mobilisées pour rétablir un fonctionnement normal du service. Elle présente par ailleurs ses excuses aux usagers pour les désagréments liés à l'interruption et les remercie pour leur patience.
Pour toute demande d'information ou d'assistance, les usagers peuvent contacter la hotline de l'APIEx au +229 01 52 83 66 66.
M. M.