Les acteurs humanitaires présents à Goma ont alerté, mardi 28 janvier, sur les conditions de vie précaires des familles déplacées ayant trouvé refuge dans différents quartiers cette ville.
Les marchands du marché central de la ville de Kisangani (Tshopo) ont dénoncé mardi 28 janvier le pillage de leurs marchandises par des manifestants. Ceux-ci sont descendus dans les rues pour dénoncer la présence du pays par le Rwanda. Les autorités appellent la population à s’exprimer ou à manifester leur soutien aux FARDC dans le strict respect de l’ordre public.
Le pape François s’est dit préoccupé, mardi 28 janvier, par la situation dans l’Est de la RDC. Dans un message diffusé par la Télévision catholique (KTO), le prélat catholique a demandé à toutes les parties prenantes aux conflits à cesser les hostilités pour aider la population civile de Goma. Le pape François dit continuer à prier pour la paix dans l’Est de la RDC.
Les activités ont progressivement repris ce mercredi 29 janvier à Kinshasa, après les manifestations de la veille, qui ont entrainé le pillage de certains commerces et ambassades. Sur plusieurs routes, les débris des pneus brûlés ont été enlevés, libérant le passage des usagers.
Le général de corps d'armée Ulisses De Mesquita Gomes du Brésil est nommé commandant de la Force de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé sa nomination mardi 28 janvier.
Depuis ce mercredi matin 29 janvier, un calme relatif s’observe dans la ville de Goma au Nord-Kivu, après plusieurs jours passés sous tension à la suite d'affrontements entre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda et les Forces armées de la RDC (FARDC) et leurs alliés.
C’est depuis la veille au soir que des détonations ont cessé de résonner, à part quelques coups de feu sporadiques entendus tôt ce mercredi matin dans certains coins, notamment aux quartiers Katindo et Kasika.
La Première ministre Judith Suminwa a condamné fermement, mardi 28 janvier, « les actes inacceptables de violence et de vandalisme », notamment à l'encontre des ambassades de France, de Belgique, des États-Unis, de l’Ouganda, du Kenya ainsi que des commerces.
Ces actes sont « totalement intolérables », a-t-elle souligné, selon une dépêche de la Primature.
Les activés socio-économiques ont été paralysées mardi 28 janvier dans la ville de Bunia (Ituri), à la suite des appels à manifester contre l’agression rwandaise, lancés sur les réseaux sociaux par des personnes anonymes.
Le même mardi, les artères principales de Bunia étaient désertes, avec une faible circulation de personnes et de véhicules.
Plusieurs maisons de commerce, les marchés, les banques et certaines écoles n'ont pas ouvert leurs portes.
Le ministère de la Défense et nationale et des Anciens combattants annonce ce mercredi 29 janvier, la nomination du général-major Evariste Somo Kakule gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, sous état de siège.
« Par ordonnance présidentielle du mardi 28 janvier, le général-major Evariste Somo Kakule, est nommé gouverneur militaire du Nord-Kivu », annonce le compte X du ministère de la Défense.
Revue de presse du mercredi 29 janvier 2025
Les manifestations de Kinshasa pour dénoncer l’agression rwandaise et l’attaque de Goma est le sujet qui est largement commenté par la presse parue ce mercredi.
L’armée sudafricaine a annoncé mardi 28 janvier, le décès de trois militaires sud-africains, tués dans des combats contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, à l’aéroport de Goma au Nord-Kivu.
Ces nouveaux décès portent à 13 le nombre de soldats sudafricains tués en une semaine, sur différents fronts.
Le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Daniel Bumba, interdit toutes les manifestations publiques à partir de ce mercredi 29 janvier.
Il a pris cette décision quelques heures après l’organisation par la population, des manifestations publiques qui ont causé des dégâts matériels énormes, avec notamment des attaques ciblées contres certaines ambassades accréditées en RDC, dont l’ambassade des USA, de la France, du Kenya, de l’Ouganda, de l’Afrique du Sud et Rwanda.
Le Gouvernement a noté, mardi 28 janvier, plus de 500 mille nouveaux déplacés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, en ce mois de janvier, à la suite de la guerre menée par le Rwanda et ses supplétifs.
La Commission européenne a annoncé, mardi 28 janvier, l’octroi de l’aide humanitaire de 60 millions d’euros à la RDC pour 2025.
Selon un communiqué parvenu à Radio Okapi, cette aide de l’UE a été remise à la suite des derniers développements intervenus dans l'Est du pays et vise à renforcer l'aide d'urgence, en particulier en faveur des populations nouvellement déplacées à Goma et ses environs.
Le Gouvernement congolais a exprimé, mardi 28 janvier, ses regrets à la suite des actes de vandalisme que les manifestants aient commis contre les locaux de certaines représentations diplomatiques, basées à Kinshasa.
Le ministère des Affaires étrangères a lancé ce message dans un communiqué dont une copie est parvenue le même mardi à Radio Okapi.
Le gouverneur de la province du Mai-Ndombe, Lebon Nkoso Kevani a invité, lundi 27 janvier, les communautés du territoire de Bolobo à vivre dans la paix.
Il s’agit des ethnies Teke, Nunu et Tende.
Cet appel de paix intervient au lendemain de violents affrontements survenus entre ces ethnies ayant occasionné un mort et 4 blessés graves.
Le diplomate kenyan en poste à Kinshasa a exprimé, mardi 28 janvier, son inquiétude face aux attaques perpétrées contre les locaux des ambassades du Kenya, de l'Ouganda et de la RSA.
Ces manifestants exprimaient leur ras-le-bol à la suite du conflit qui écume dans la partie Est de la RDC.
Au total, 250 nouveaux cas de lèpre ont été enregistrés en 2024 dans la zone de santé de Moba, province du Tanganyika. Ce bilan a été dressé ce mardi 28 janvier à Radio Okapi par le superviseur du programme de lutte contre la lèpre et tuberculose de la zone de santé de Moba, Philippe Ndaïle.
Dans un communiqué publié mardi 28 janvier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’alarme de l’impact dévastateur sur la population civile des affrontements armés en cours autour et dans la ville de Goma. Ils occasionnent un afflux massif de blessés par balles et par munitions explosives dans les structures soutenues par le CICR, notamment l'hôpital CBCA Ndosho à Goma.